Canton d'Haubourdin

Haubourdin

14 600 hab. (Haubourdinois) dont 110 à part, 631 ha, chef-lieu de canton du département du Nord dans l'arrondissement de Lille, 5 km OSO de la préfecture. La commune est traversée par le canal de la Deûle et va au sud jusqu'au marais d'Haubourdin dans le quartier de la Canteraine («Chante-Grenouille»), au nord jusqu'à l'A 25. Elle a deux collèges publics et un privé, deux lycées publics dont un professionnel, un institut médico-éducatif (65 places), deux maisons de retraite et un centre de semi-liberté depuis 1984 (60 places); gare, nécropole nationale. Le quartier du Parc, au nord et en bordure ouest du canal de la Deûle, est classé en «zone urbaine sensible» sur 34 ha (3 100 hab.). La majorité municipale est à droite depuis 1965; le maire est Bernard Delaby, divers droite.

Haubourdin abrite une grosse fabrique de produits amylacés Cerestar, passée en 2003 d’Eridania-Béghin-Say au groupe Cargill (380 sal.) et qui serait la première amidonnerie d’Europe, ainsi que le tissage de coton Frémaux-Delorme (linge de lit du groupe Cotonflor, 290 sal.). De moindre taille sont la menuiserie Alexandre (45 sal.), la robinetterie REG (30 sal.), la métallerie Chaumeca Gohin (40 sal.), les plastiques Newmat (30 sal.). La ville a un aussi un magasin Castorama (170 sal.), des négoces de produits chimiques Quaron (35 sal.), de textiles Desforges (Textile de Maison, 35 sal.); vente à domicile C&F (40 sal.), location de bennes BTS (40 sal.); et, dans le bâtiment, constructions Scarna (140 sal.) et Eiffage (35 sal.), couverture Battais (45 sal.), plâtrerie SDI (50 sal.), revêtements CRI (45 sal.), réseaux et canalisations SET (45 sal.), assainissement Mille (35 sal.), démolitions Cardem (40 sal.). Haubourdin a eu 3 000 hab. au milieu du 19e s., 8 400 vers 1900 et a poursuivi sa croissance assez régulièrement jusqu'en 1999; mais elle aurait perdu plus de 500 hab. de 1999 à 2010. Le canton a 52 500 hab., 5 communes, 3 829 ha. Il comprend les communes de Loos, Emmerin, Santes et Wavrin.


Emmerin

3 200 hab. (Emmerinois), 491 ha, commune du département du Nord dans le canton d'Haubourdin, juste au sud du chef-lieu. Son territoire doit accueillir un tronçon de la Lino (Liaison intercommunale Nord-Ouest) et une partie du parc Eurasanté de Loos. Elle accueille un Intermarché (40 sal.), et le parc de la Deûle au sud dans les anciens marais. La commune s'est tenue autour de 1 600 hab. entre 1856 et 1954, puis sa population a augmenté gagnant encore 180 hab. de 1999 à 2010.


Loos

21 600 (Loossois) dont 490 à part, 695 ha, commune du département du Nord dans le canton d'Haubourdin, juste au sud-ouest de Lille. Le nom dérive de lucus, bois sacré. Le finage s'étire du NO au SE à partir de la rive droite de la Deûle; il est traversé par l'A 25, la voie ferrée et le canal de la Deûle. La ville a un beffroi néoflamand de 38 m à quatre échauguettes, devant l'hôtel de ville du 19e s.; le château Crépy (19e s.) et son parc sont aménagés en centre de loisirs. Un vieil établissement pénitentiaire se tient encore dans une ancienne abbaye cistercienne fondée en 1147 et transformée en prison dès 1817 (centre de détention régional, 270 places).

Loos, qui honore depuis la géante Margot la fileuse, a deux collèges publics, deux lycées publics dont un professionnel, un lycée privé, une université populaire depuis 1965, un centre culturel (Espace François Mitterrand) et le théâtre du Square, un nouveau centre aquatique Neptunia. Loos a aussi un centre hospitalier (150 lits en tout, moyen et long séjour), trois instituts médico-éducatifs totalisant 440 places et une École supérieure d'ostéopathie (45 sal.).

Elle accueille de nombreuses entreprises, notamment en biologie médicale avec une fabrique de médicaments Bayer (740 sal.), les produits pharmaceutiques Diagast (130 sal.), filiale de l’Établissement français du Sang, le matériel médical HMS (Home Medical Service, 85 sal.) et Ph.Maillard (30 sal.), ; plus la recherche-développement en biopharmacie Genfit (115 sal.) et LFB (30 sal.). S'y ajoutent les Produits chimiques de Loos (ex-Kuhlmann, 170 sal.), passé au groupe belge Tessenderlo ; appareils d'éclairage Biolume (70 sal.), meubles de cuisine RV (60 sal.), menuiserie et agencement de magasins Cuppens (50 sal.) et Roger (30 sal.); carrosserie Nord Benne (30 sal.), métalerie TEI (35 sal.) ; l’informatique Oxya (120 sal.) et Ayxo (100 sal.). Loos a un supermarché Match (65 sal.), un négoce de combustibles DCA Mory (55 sal.) ; travaux publics J. Lefebvre (100 sal.) et Eurovia (40 sal.); crédit-bail CMV (70 sal.), intérim Adecco (210 sal.), nettoyage Cleaning (110 sal.), nettoyage urbain Veolia (30 sal.).

La ville a connu une forte croissance au 19e s., passant de 1 000 hab. au début à 4 100 en 1846 et 6 500 en 1901, a atteint 14 900 hab. en 1954 et culminé à 21 500 en 1975; elle se tasse depuis et a baissé de 180 hab. entre 1999 et 2010. Le quartier des Oliveaux, à l'ouest, forme une «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» de 66 ha et 6 600 hab. La zone franche de Lille-Sud déborde un peu au nord-est de la commune (L'Épi de Soil). Le maire est Daniel Rondelaere (socialiste), ancien professeur.


Santes

5 700 hab. (Santois), 757 ha, commune du département du Nord dans le canton d'Haubourdin, 3 km au SO du chef-lieu. Son habitat s'étire en rue dans le sens NO-SE; le canal de la Deûle borde la commune à l'est et le port de Santes y a été aménagé en 1972 au nord-est, avec des entrepôts agro-alimentaires et environ 700 emplois sur 100 ha. La ville dispose d'une gare et a une église protégée (15e au 19e s.), les châteaux de la Râche (17e s.) et du Parc (19e s.); au sud, le parc de la Gîte est un élément du parc de la Deûle. Santes avait 1 500 hab. vers 1840, 2 500 en 1911 et sa population n’a pas cessé de croître; elle aurait augmenté de 700 hab. entre 1999 et 2010.

Les activités sont principalement du secteur tertiaire et plus spécialement du secteur des transports. Santes accueille sur 11 ha l’entreprise de conditionnement à façon et entreposage EGTN (Générale de Transports du Nord, 120 sal.), passée de la famille Cochez au groupe Cap Holding de la famille Fabry ; les transports Dentressangle (170 sal.), Pacquet (45 sal.), TSN (40 sal.), Wenderbecq (35 sal.), BP (30 sal.) ; travaux publics Screg (95 sal.), étanchéification Smac (85 sal.), constructions Freyssinet (40 sal.), fondations Keller (35 sal.), réseaux pour fluides Axeo (70 sal.) et Sogea (50 sal.), nettoyage urbain Esterra (210 sal.). En outre, menuiserie et agenceent de magasins Ruyant (30 sal.).


Wavrin

7 700 hab. (Wavrinois), 1 355 ha, commune du département du Nord dans le canton d'Haubourdin, 8 km au SO du chef-lieu. Son territoire atteint au sud la Deûle et son canal et participe au Parc de la Deûle; la ville a deux gares sur la voie ferrée de Lille à Béthune. La N 41 passe au nord du finage, qui s'orne du château de la Vallée. La croissance de la population a été assez régulière, de 2 000 hab. au début du 19e s. à près de 4 000 à la fin, 5 000 en 1960 ; elle est restée étale de 1999 à 2010.

La ville offre le centre culturel du Moulin, un festival de marionnettes ; elle a deux collèges publics et un privé, un lycée professionnel public, un institut médico-éducatif (65 places) ; machines pour l'agro-alimentaire Demarle (90 sal.), menuiserie métallique Delebecque (30 sal.), travaux publics Duflot (30 sal.); supermarché Carrefour (30 sal.), négoces de fournitures Houssin (30 sal.) et Faber (30 sal.). Une zone d’activités est établie au bord du canal sur le site de l’ancienne centrale thermique des Ansereuilles, fermée en 1986 ; le parc vert des Ansereuilles fait partie du parc de la Deûle.