Canton d'Hautmont

Hautmont

14 000 hab. (Hautmontois), 1 227 ha dont 220 de bois, chef-lieu de canton du département du Nord dans l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe, 16 km au nord de celle-ci, au sud-ouest de Maubeuge. La commune est traversée par la Scarpe canalisée et forme une conurbation industrielle avec les sites métallurgiques de Maubeuge, Louvroil et Aulnoye-Aymeries. L'ancienne abbaye bénédictine conserve des bâtiments du 18e s. Hautmont a aussi un fort de 1880, un cimetière militaire, et une cité du Bois du Quesnoy dessinée par D. Honegger dans les années 1950-1960.

La ville est dotée de trois collèges publics, un lycée professionnel public, un centre d'aide par le travail. Elle n'avait que 1 000 hab. au milieu du 19e s.; elle est passée à 5 000 en 1872, 15 000 en 1911. Elle est restée à ce niveau pendant quatre décennies, puis est montée à 16 200 hab. en 1975; sa population diminue depuis et a perdu 1 800 hab. entre 1999 et 2010. Le maire est depuis 1989 Joël Wilmotte, entrepreneur, UMP, également conseiller général du canton.

Plusieurs cités sont réunies dans une «zone urbaine sensible» des Cités, également «zone de rénovation urbaine», qui traverse la ville en diagonale du NO au SE, de part et d'autre de la Sambre; elle groupe 6 500 hab. sur 112 ha. Hautmont a été atteinte en août 2008 par une violente tornade, qui a détruit plusieurs centaines de maisons. Elle reste un lieu d'industrie: forges Dembiermont (270 sal.), appartenant au groupe Forgital, d’origine italienne mais domicilié au Luxembourg ; tubes d’acier Arcelor-Mital (200 sal, racheté en 2007 à Vallourec.); articles en céramique Edelweiss (35 sal.), engrais Scotts (35 sal.). Hautmont a un groupe de magasins Intermarché (25 sal.), Leroy-Merlin (120 sal.), Decathlon (40 sal.), But (30 sal.) , Kiabi (25 sal.); travaux piublics Eiffage (35 sal.) et Lanthier (30 sal.), Recyclage des Vallées (25 sal.), collecte d'ordures Avesnois Environnement (30 sal.).

Le canton a 19 000 hab., 7 communes, 4 710 ha dont 391 de bois. Neuf-Mesnil (1 300 Neufmesnilois, 121 ha) est juste au nord d'Hautmont et à l'écart de la vallée de la Sambre; elle accueille les constructions Cerri (50 sal.) et l'atelier de mécanique Assistech (40 sal.). La commune, qui n'avait que 250 hab. en 1850, était passée à 2 000 en 1901 et s'est lentement dépeuplée depuis. Toutes les autres communes sont dans le Parc régional de l'Avesnois. Boussières-sur-Sambre (530 Boussiérois, 328 ha), à 2 km au SO d'Hautmont, fleuri (trois fleurs) est la seule sur la rive gauche de la Sambre. Son village est fleuri (trois fleurs) et son nom était Boussières jusqu'en 1931. Sa population a très peu varié tout au long du 20e siècle.

Saint-Rémy-du-Nord (1 200 Saint-Rémysiens, 591 ha) est à 2 km au sud d'Hautmont dans la vallée du ruisseau d'Éclaibes, qui conflue avec la Sambre à Hautmont en amont de la ville. Elle s'est nommée Saint-Rémy-Malbâti durant tout le 19e s. et a fini par obtenir de changer de nom en 1912; elle avait alors 1 000 hab., a crû jusqu'en 1962 (1 400 hab.) et perd des habitants continûment depuis. Elle accueille le traitement de surfaces DEM (30 sal.) et Flamme-Assainissement (50 sal.).

Limont-Fontaine (580 Limontois, 678 ha) et Éclaibes (290 Éclaibois, 489 ha dont 150 de bois) sont un peu plus au sud et en amont. Limont est dans cette même vallée, tandis que Fontaine est un village sur le plateau au nord de Limont. Limont-Fontaine a des carrières CBS (30 sal.) et une part de la réserve naturelle du bocage de Marache (7 ha). Longtemps assez stable autour de 600 hab., le nombre de ses habitants diminue depuis 1990 (-30 de 1999 à 2005). Éclaibes reste assez stable; elle a un étang et quelques bois, et quelques restes d'un château féodal à tours et douves.

Beaufort (990 Beaufortois, 1 276 ha), plus étendue, occupe le sud-est du canton; le village est à 6 km au SE du chef-lieu près de la source du ruisseau d'Éclaibes, et conserve les ruines d'une tour sarrasine (donjon du 12e s.); la N 2 traverse la commune avant d'arriver à Maubeuge. Les pépinières de Beaufort emploient 30 salariés à l'aménagement d'espaces verts. La population communale est très stable depuis 1960; elle a culminé à 1 300 hab. en 1861.