Canton de Grande-Synthe

Grande-Synthe

21 200 hab. (Grand-Synthois) dont 240 à part, 2 144 ha, chef-lieu de canton du département du Nord dans l’arrondissement de Dunkerque, 7 km à l’ouest de celle-ci. La commune a 5 km de littoral, longés par le bassin Maritime du port de Dukerque, et s’étend sur 7 km vers l’intérieur jusqu’au canal de Bourbourg, ce qui lui vaut d’être traversée par la N 1, l’autoroute A 16 (échangeur) et la voie ferrée. C’est un gros centre industriel ; près de la côte s’est installée la puissante usine sidérurgique de la Sollac (groupe Arcelor-Mittal), employant 3 300 personnes ; elle produit 6,5 à 7 Mt d’acier par an et 2,2 Mt laminés à froid. Elle est accompagnée par la tôlerie Sollac-Mardyck (700 sal.) du même groupe, l'ingénierie Arcelor Systems (180 sal.), Arcelor Mittal Logistics (transport, 30 sal.) et Arcelor Packaging (boîtes de boisson, 200 sal.).

Une autre zone industrielle est au sud de la Grande-Synthe, en bordure de la gare de triage et du canal. Elle accueille l’aciérie GTS du groupe allemand Dillinger (tôles fines, 600 sal.), Europipe du groupe allemand Mannesmann qui fabrique des tubes (170 sal.), et plusieurs unités du groupe états-unien Harsco, qui fait de l’entretien d’usines et du traitement de déchets, dont les atelier de mécanique Multiserv (190 et 135 sal.), Harsco Metal Mills (115 sal.), la location de matériel Solomat (95 sal.) et un nettoyage (50 sal.), donc au total près de 600 emplois.

Parmi les autres établissements en métallurgie et mécanique : usine de ferromanganèse Glencore (100 sal., reprise en 2012 de Rio Doce du groupe brésilien CVRD), mécanique Ortec (groupé états-unien Ametek, 70 sal.) et CMI MCF (40 sal., au groupe Cockerill, donc Arcelor-Mittal), métalleries Isocab (55 sal.), Etmi (35 sal.), découpage Cisatol (40 sal., Arcelor-Mittal), machines-outils Accessoires de Presses (ADP, 30 sal.), traitements de surfaces Bozel (25 sal.). Grande-Synthe a aussi des ateliers de L’Air Liquide (50 sal.) et une fabrique de condiments du groupe états-unien Campbell (100 sal.); boulangerie le Synthois (30 sal.).

La ville accueille un gros centre commercial autour d’un hypermarché Auchan (530 sal.), flanqué de magasins Boulanger (110 sal.), Leroy-Merlin (100 sal.), Decathlon (75 sal.). Dans les services et le bâtiment apparaissentles installations électriques Opteor (60 sal.) et Actemium (35 sal.), l’isolation Kaefer Wanner (Sertisol, 210 sal.), les finitions de bâtiment Deco Peinture (40 sal.), l’installateur de réseaux Sade (75 sal.) ; ingénieries Sofresid (55 sal.) et Socotec (30 sal.), conditionnement à façon Sotralim (55 sal.), Bureau Veritas (50 sal.), restauration d’entreprise Sodexho (50 sal.); négoce de fournitures Looten (40 sal.), transports Cotrans (60 sal.) et manutention portuaire du Terminal de l’Escaut (STEM, 45 sal.).

L’habitat de Grande-Synthe est entièrement d’après 1945. La ville bénéficie d’une médiathèque, d’un Palais du littoral (théâtre et concert) ouvert en 2007. Le lac de Puythouck (130 ha) offre une base de voile. La ville est très fleurie (4 fleurs, grand prix), avec de nombreux jardins et un verger pédagogique. Elle a trois collèges publics et un privé, deux lycées publics dont un professionnel, deux centres d’aide par le travail, une polyclinique (210 lits, 400 sal.). Elle a reçu un parc éolien de 5 mâts (12 MW). Un ensemble de quartiers Europe, Albeck, Anciens Jardiniers forme une «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» de 112 ha et 9 200 hab. dans la partie nord de la commune.

Grande-Synthe n’avait pas 1 000 hab. en 1900, et seulement 1 500 hab. en 1954. Sa population a crû très rapidement à partir de 1960, passant à 12 600 hab. en 1968, 24 300 en 1975. Elle a culminé à 26 200 hab. (sdc) en 1982 et avait perdu 3 000 hab. en 1999. Il semble qu’elle en ait encore perdu 2 000 de 1999 à 2010. Le maire est Damien Carême, informaticien, socialiste et également conseiller régional. Le canton a 31 100 33 000 hab. (contre 34 800 en 1999), 2 communes, 2 285 ha. La deuxième commune est Dunkerque, dont une fraction était déjà dans le canton et qui y a ajouté l'ancienne Fort-Mardyck.


Fort-Mardyck

ancienne commune de 141 ha, et 3 800 hab. en 1999, dans le canton de Grande-Synthe, 6 km à l’ouest de Dunkerque. Situé entre Grande-Synthe et Saint-Pol-sur-Mer, son territoire n’occupe qu’un quadrilatère entièrement urbanisé entre Grande-Synthe et les installations sidérurgiques littorales. Pour le reste, lae territoire est surtout résidentiel, avec quelques ateliers ; parc de loisirs avec zoo, sur 2 ha. L'habitat était issu d’une petite colonie sur le site d’une ancienne forteresse espagnole, construite en 1622, rachetée en 1662 et dont les défenses furent rasées dès 1670, à quelques restes près. Un hameau de marins pêcheurs y fut ensuite établi, dont la concession ne fut abolie qu’en 1962 ; d’abord orientés vers la pêche locale, ils ont participé au 19e s. à la saga des pêcheurs d’Islande. La commune a été créée en 1793, puis rattachée à Mardyck en 1800, à Grande-Synthe en 1830, enfin recréée en 1867 avec un millier d’habitants, passés à 2 000 dans l’entre-deux-guerres, et culminant à 4 800 hab. en 1975 ; la population a sensiblement diminué ensuite. En 2010, Fort-Mardyck disparaît des listes de communes: la fusion avec Dunkerque a été entérinée.