Cantons de Cambrai

Cambrai

33 300 hab. (Cambrésiens) dont 900 à part, 1 812 ha, sous-préfecture du département du Nord, 60 km au SSE de la préfecture. Elle fait partie des «villes d'art et d'histoire» et fut une Camaracum gallo-romaine. La ville ancienne est sur la rive droite de l'Escaut et commande une étoile de routes. Après avoir succédé à Bavay au 5e s. comme chef-lieu, et être passée dans le royaume franc de Clovis, elle devint évêché en 620, fit partie de l'Empire au traité de Verdun (843) et devint une principauté ecclésiastique. La population s'insurgea à plusieurs reprises contre ses autorités en cherchant à s'imposer comme commune franche, et Cambrai ne fut intégrée au royaume de France qu'en 1678. L'industrie textile y avait évolué vers la fabrication de batistes, «toilette» de lin et spécialité locale. Son centre fut détruit au moment de la retraite des Allemands en 1918 et la reconstruction fut menée sous la direction de Pierre Leprince-Ringuet; elle subit encore de graves dommages lors de la Seconde Guerre mondiale.

Dans un lacis de rues serré elle conserve un hôtel de ville avec beffroi des 15e et 18e s., des tours et portes des 15e et 16e s., une cathédrale (1703, à campanile séparé) et une église (ancienne abbatiale Saint-Géry) sur fondations romaines, des maisons anciennes dont la Maison espagnole à pans de bois (16e s.) et plusieurs hôtels particuliers des 16e et 18e s, un musée de l'ancien collège des jésuites (17e s.). La place Fénelon, la sous-préfecture (ancien palais archiépiscopal) et le théâtre sont à l'emplacement du premier castrum romain et de la cathédrale gothique disparue. Au nord, le palais de justice s'appuie sur un reste d'anciens remparts. La citadelle du 17e s. est au sud-est, entourée de vastes jardins avec un étang et le palais des Grottes. Vers le sud-ouest, le quartier de Cantimpré a une zone industrielle et un port de plaisance avec parc.

Le canal de Saint-Quentin suit le cours de l'Escaut vers l'ouest; au-delà, d'autres zones d'activité sont dans les communes de banlieue, notamment en bordure de l'A 2. Cambrai conserve les châteaux de Selles, ancien château fort du 12e au bord de l'Escaut, remanié au 18e s.) et de Ranette (18e s.), le cercle philosophique et culturel Thémis (18e s.). L'ancien hôpital Saint-Julien abrite l'école de musique dans ses bâtiments du 18e s. Le parc du château de la Motte-Fénelon et plusieurs cimetières militaires sont également à Cambrai, qui est une ville fleurie (trois fleurs) et où se tient un festival de musique classique. Les Pierres Jumelles sont deux menhirs.

Cambrai est aussi connue pour ses bonbons, en principe à la menthe avec une rayure de caramel, dits bêtises et inventés vers 1830 à la suite d'une erreur de manipulation, d'où leur nom. La maison Afchain en maintient la tradition et propose un musée. Cambrai a quatre collèges publics et deux privés, quatre lycées publics dont deux professionnels, trois lycées privés dont un professionnel et des éléments d'enseignement supérieur sous la forme d'une antenne de l'université de Valenciennes-Hainaut-Cambrésis (sciences et technologie, IUT) et de Lille (droit et administration d'entreprises); elle a aussi une école supérieure d'art et un lycée agricole privé (Leap). Cambrai est dotée d'un centre hospitalier de 850 lits dont 310 médicaux, des cliniques Sainte-Marie (135 lits), Saint-Roch (140 sal., 150 lits), du Cambrésis (60 sal., 50 lits), de deux instituts médico-éducatifs (85 et 65 places), deux centres d'aide par le travail. Elle a un tribunal de grande instance. La base aérienne de Cambrai (BA 103), en voie de suppression, est en banlieue (v. ci-dessous Niergnies).

La principale usine, CMD, s’occupe de mécanique pour automobiles (transmissions, 290 sal.) ; le sigle vient de Citroën-Messian-Durand, entreprise héritière d’une usine Messian fondée à Cambrai en 1922, reprise par Citroën en 1962 et entrée au groupe PSA en 1977 puis cédée à CIF (Ferry Capitain) en 2005. Cambrai conserve des fabriques de textiles Cardon (Tradilinge, 150 sal., linge de maison) assorti d'un négoce Tradi Boutique, Calitex (30 sal., linge de table), mais Miersman (linge de nuit) est descendu à 20 sal. (110 en 2005) ; menuiseries Sipa (85 sal.), Horizons (50 sal.), SRCM (Vanesse, 40 sal.), métallerie Petrometalic (30 sal.); transformation de légumes Florette de la coopérative Agrial (150 sal.).

Dans le secteur tertiaire figurent un hypermarché Cora (270 sal.), des magasins Match 70 sal.), Carrefour Market (45 sal.), Brico-Dépôt (70 sal.), Boulanger (40 sal.), Gedimat (40 sal.), les conditionnements à façon Qualiservice (75 sal.) et Sopalor (35 sal.), négoce de plomberie Desenfans (85 sal.); constructions Ramery (120 sal.), étanchéité Sepic (60 sal.), installations thermiques Farasse (45 sal.), transports de voyageurs Goddyn (65 sal.) et Cambrésis Bus (35 sal.), transports de fret Boursier (45 sal.), garages, ambulances SOS24 (40 sal.), SNCF (120 sal.); électricité et gaz EdF-GdF (70 sal.) et ERDF (40 sal.) ; service des eaux Veolia (45 sal.), nettoyage GSF (240 sal.), ordures Sita (55 sal.) ; coopérative agricole Grainor du groupe Unéal (60 sal.); comptabilité Cogefis (30 sal.).

Cambrai avait 15 000 hab. au début du 19e s., 26 000 à la fin. Elle a intégré en 1971 sa voisine Morenchies, qui avait à peine 50 hab.; sa population a culminé en 1975 à 39 000 hab., puis est vite redescendue à 33 000 et se maintient à ce niveau. La municipalité a une majorité de droite depuis 1977; le maire de Cambrai est François-Xavier Villain, non inscrit ex-UMP, avocat, également député. La communauté d'agglomération de Cambrai associe 24 communes et 62 000 hab. L'Insee lui donne une «unité urbaine» de 47 100 hab., une «aire urbaine» de 66 000 hab. L'arrondissement a 161 200 hab., 7 cantons, 116 communes, 90 158 ha.

Les 2 cantons ont 62 300 hab., 30 communes, 17 326 ha. Au nord, quatre communes sont au bord de la Sensée et en partagent lacs et marais. Aubencheul-au-Bac (480 Aubencheulois, 320 ha) est à l'angle NO du canton Ouest, face à Aubigny-au-Bac; elle offre une ancienne brasserie d'architecture originale de Pierre Leprince-Ringuet (fin du 19e s.) et un pigeonnier du 18e s. Sa population a crû de 1962 (340 hab.) à 1990 et se maintient depuis. C'est à Aubencheul que le futur canal Seine-Nord-Escaut doit faire sa jonction avec le canal Dunkerque-Escaut. Fressies (570 Fressinois, 473 ha) est un peu en aval, à 11 km NNO de Cambrai; sa population croît depuis 1975 (360 hab.). Hem-Lenglet (590 Hemilangletois, 494 ha) est un peu plus à l'est, face à Féchain, en terrain marécageux à étangs, où se pratique le maraîchage; elle a perdu des habitants entre 1968 et 1999 mais en a regagné 110 depuis.

Paillencourt (1 000 Paillencourtois, 756 ha), en aval, à 10 km NNE du chef-lieu, est également parsemée d'étangs d'anciennes tourbières; Cambrai Charpentes (40 sal.). Le village est le siège de la communauté de communes de Sensescaut, qui rassemble 6 communes et 3 600 hab. La commune a eu près de 1 300 hab. au milieu du 19e s. et a baissé jusqu'à 950 hab. dans l'entre-deux-guerres; sa population se maintient depuis à ce niveau.

Estrun (460 Estrunois, 282 ha) est une petite commune au confluent de la Sensée et de l'Escaut, marqué par le Bassin Rond qui fut longtemps un rendez-vous de mariniers, et qui sert de base de loisirs avec centre de voile. Son finage est traversé par l'A 2 et conserve les traces d'un oppidum dit camp de César et un château. Le nom de la commune s'est écrit Étrun au 19e s. et jusqu'en 1994, où il a repris officiellement une forme plus ancienne; il semblerait dérivé d'un strum évoquant des eaux torrentielles. Le village a perdu des habitants de 1931 (600 hab.) à 1999 et en aurait regagné 250 en 2010, soit +58% !

Iwuy tient l'angle nord-est du canton Est. Thun-l'Évêque (670 Thun-Épiscopiens, 569 ha) et Thun-Saint-Martin (540 Martiniens, 603 ha) se font face de part et d'autre de l'Escaut à 8 km au NE de Cambrai. La première, rive gauche, est traversée par l'A 2 (péage), et a un port avec des silos sur l'Escaut; elle fut Thun-l'Escaut en 1793. Longtemps assez stable, sa population a crû de 130 hab. entre 1999 et 2010. La seconde, Thun-les-Marais en 1793, est traversée par la N 30 et la voie ferrée (sans gare) et conserve deux châteaux dont celui du Sart, assorti d'un moulin à eau restauré; elle aussi a gagné 60 hab. de 1999 à 20010.

Eswars (360 Eswarsiens, 278 ha), Ramillies (600 Ramilliens, 511 ha) et Tilloy-lez-Cambrai (600 Tilloysiens, 332 ha) sont de petites communes de la rive gauche de l'Escaut au nord-est de Cambrai, respectivement à 6, 5 et 2 km de la ville. Eswars conserve une passerelle sur l'Escaut. Ramillies a une maison arts déco des années 1930, et un cimetière britannique; elle a gagné 80 hab. de 1999 à 2010. Tilloy, contiguë à Cambrai, en a reçu une fabrique de colle industrielle du groupe Minnesota (3M, 210 sal.) et les transports Les Hébihens (C-Log, 50 sal.), un Intermarché (35 sal.) ; elle a des cimetières canadien et britannique, un pigeonnier du 18e s. Tilloy a repris en 1962 la précision «lez Cambrai» qu'elle avait déjà adoptée momentanément en 1913 puis oubliée. Proche de Cambrai, elle a crû assez sensiblement depuis les 380 hab. de 1962, mais curieusement en aurait perdu après 1999. Escaudœuvres leur fait face sur la rive droite.

Six petites communes s'interposent dans les basses collines entre l'agglomération de Cambrai et les villages de la Sensée: Abancourt (460 Abancourtois, 567 ha) et Bantigny (480 Bantignois, 317 ha) côté nord, Sancourt (200 Sancourtois, 388 ha), Blécourt (370 Blécourtois, 358 ha) et Cuvillers (210 Cuvillois, 283 ha) plus proches de Cambrai. Toutes ont gagné quelques habitants depuis 1999, mais elles étaient plus peuplées au milieu du 19e s. Cuvillers, qui fut anéantie en 1914-1918, est le siège de la communauté de communes de l'Ouest Cambrésis, qui rassemble 10 communes et 4 400 hab. Sancourt est traversée par la N 43 vers Douai et a un cimetière britannique. Blécourt s'orne d'une grosse ferme du 18e s (Valicourt).

À l'ouest de Cambrai, le peuplement est plus dense dans les communes de Neuville-Saint-Rémy, Raillencourt-Sainte-Olle, et Proville; toutefois, Sailly-lez-Cambrai (430 Saillysiens, 328 ha) à 5 km ONO de la ville, et Haynecourt (600 Haynecourtois, 592 ha) 3 km plus loin, sont restés de petits villages. Sailly, devenue lez-Cambrai en 1962, a un cimetière canadien, une grosse ferme du 18e s. (Lucas), une fabrique de vêtements médicaux et prothèses Cereplas (100 sal.), une base des entrepôts Lidl (130 sal. Haynecourt abrite un cimetière britannique et une maison à tourelles et porche du 20e s. Dotée en 1999 de 420 «comptés à part» (disparus de la statistique en 2009), elle hébergeait une partie du personnel de la BA 103, qui doit être prochainement supprimée. Ces communes ont perdu des habitants entre 1950 et 1980 puis ont eu tendance à en reprendre un peu ensuite.

Fontaine-Notre-Dame (1 700 Fontenois, 1 052 ha), 6 km OSO de Cambrai sur la route vers Bapaume (N 30), est un peu plus étoffée. Son finage suit à l'est le canal de Saint-Quentin; un échangeur de l'A 2, de la N 30 et de la rocade de Cambrai se déploie au nord-est de la commune. Celle-ci accueille l'ennoblissement textile de la Blanchisserie Bardusch (180 sal.), les transports Nord Express (70 sal.) et Socatrans (35 sal.); peinture et finitions SREP (35 sal.), petite fabrique de bêtises de Cambrai Despinoy. La commune s'est nommée Fontaine-la-Montagne en 1793, et sa population a atteint 2 100 hab. vers 1890; elle a gagné 40 hab. de 1999 à 2006.

Six autres communes flanquent Cambrai à l'est et au sud. Naves (620 Navois, 519 ha) est à 7 km au NE, sur la D 111 qui reprend la chaussée Brunehaut vers Bavay; c'est une commune fleurie (trois fleurs); elle a eu 1 000 hab. en 1841 et se tient aux alentours de 600 hab. depuis 1926. Cagnoncles (550 Cagnonclais, 623 ha) est juste au sud de la précédente et accueille une entreprise de location de matériel agricole et de travaux publics (Legrand, 90 sal.) et un atelier de pavages et bordures (Paveurs réunis, 30 sal.). Son finage est réputé pour la qualité de ses prés et elle conserve un ancien relais de diligences. Sa population a décliné de 1872 (870 hab.) à 1999, mais vient de reprendre 80 habitants entre 1999 et 2010.

Cauroir (580 Cauroisiens, 561 ha) est à 5 km à l'est de la ville et a une fabrique de chaudières (Ygnis, 80 sal.), d'anciennes maisons ouvrières liées à une sucrerie disparue, un pigeonnier du 18e s. Elle a gagné des habitants de 1954 (450 hab.) à 1982 (640 hab.), en a perdu ensuite mais en aurait regagné 60 entre 1999 et 2010. La mairie entend doter le village d'un «parc rural du Grand Riot» avec promenade et jardin écologique. Awoingt (710 Leus, 631 ha), à 4 km ESE de Cambrai, est le lieu d'une grosse laiterie Candia (Sodiaal, 250 sal.) et a un cimetière britannique. Sa population a crû après 1968 (350 hab.) et aurait augmenté de 140 hab. entre 1999 et 2010. Le gentilé, issu d'un surnom (les loups), n'est pas expliqué.

Vers le SSE, Niergnies (520 Niergniens, 437 ha) à 4 km de Cambrai et Séranvillers-Florenville (330 Séranvillerois-Florenvillois, 724 ha) à 8 km se partagent la vaste emprise de l'aérodrome de Cambrai, ouvert en 1931 et agrandi en aérodrome militaire de l'Otan jusqu'en 1950. Il a de ce fait une piste de 2 500 m en dur, plus une en bitume de 900 m et deux gazonnées de 800 et 680 m. Il est utilisé par la base militaire n°103, qui doit être supprimée, ainsi que par un aéroclub et le vol à voile. Séranvillers a un ancien relais de poste et conserve un atelier de fabrication de la tome de Cambrai, affinée à la bière. Séranvillers et Florenville ont fusionné en 1964. Florenville n'avait alors que 70 hab. et n'en a jamais eu beaucoup plus. Séranvillers seule a eu jusqu'à 600 hab. en 1836 et seulement 150 en 1962. Ensemble, elles ont crû de 1962 à 1990 et ont perdu quelques habitants depuis. Niergnies, à son minimum en 1954 (300 hab.), a retrouvé des habitants ensuite, mais plafonne depuis 1990.


Escaudœuvres

3 400 hab. (Scaldobrigiens), 664 ha, commune du département du Nord dans le canton de Cambrai-Est, 4 km au NE du chef-lieu sur la rive droite de l’Escaut ; son territoire est traversé par une chaussée Brunehaut vers Bavay, la N 30 et la voie ferrée vers Valenciennes (gare). Le nom est formé sur Scaldis (l’Escaut) et briga, la forteresse, d’où le gentilé un peu savant. La ville a passé les 2 000 hab. en 1873, puis a lentement progessé jusqu’en 1982 (4 200 hab.) avant de perdre des habitants, dont 310 entre 1999 et 2010. Commune de banlieue, elle accueille un centre commercial avec un hypermarché Auchan (320 sal.), les travaux publics Eiffage (120 sal.), charpentes CPN (30 al.). Une sucrerie Tereos (100 sal., plus autant de saisonniers), fabrique 140 000 t/an de sucre et 100 000 t de sirop pour la distillerie d’Origny, à partir de la production de 16 500 ha (1 350 associés-coopérateurs).


Iwuy

3 200 hab. (Iwuysiens), 1 275 ha, commune du département du Nord dans le canton de Cambrai-Est, 10 km au NE du chef-lieu au confluent de l’Escaut et de l’Erclin et au passage de la N 30 et de la voie ferrée vers Valenciennes (halte). Elle partage un échangeur de l’A 2 avec Hordain. Elle a un collège public, une église du 18e s. à haut clocher (51 m) bichrome, un parc et un pavillon de chasse du 18e s. ; cimetière militaire britannique. Les principaux ateliers sont ceux des pièces de moteurs d’automobiles Wimetal (40 sal.), des articles de ménage et moules Unis (45 sal.). D’une tradition de rempaillage de chaises est issu un carnaval de la chaise. La population communale a culminé à près de 4 000 hab. en 1886 et a un peu diminué depuis, à part un maximum secondaire vers 3 600 hab. au cours des années 1960. Elle a perdu 100 hab. entre 1999 et 2010.


Neuville-Saint-Rémy

3 800 hab. (Neuvillois), 237 ha, commune du département du Nord dans le canton de Cambrai-Ouest, sur la rive gauche de l’Escaut juste face à Cambrai. Elle se signale par une tour d’un moulin du 17e s., une maison de retraite (55 sal.), le conditionnement à façon et décoration sur verre et plastiques Sobaudes (65 sal.), les installations électriques Greselle (50 sal.) et Duez (40 sal.); publicité Mediapost (65 sal.). Sa population a passé les 1 000 hab. en 1861, les 2 000 en 1960 et a culminé à 4 100 en 1982 mais baisse depuis (-230 hab. de 1999 à 2010).


Proville

3 400 hab. (Provillois), 631 ha, commune du département du Nord dans le canton de Cambrai-Ouest, juste au sud-ouest du chef-lieu. Le finage se tient pour l’essentiel entre la plaine de l’Escaut, occupée par le canal de Saint-Quentin, la N 44 à l’est, et la rocade de Cambrai au sud-ouest. Le bourg a une médiathèque, le parc écologique et de promenade du Bois Chenu le long de l’Escaut, un centre d’aide par le travail et une zone industrielle ; magasin Conforama (40 sal.), conditionnement à façon Vercris (50 sal.), lignes électriques EITF (70 sal.), installations thermiques Mulard (30 sal.), revêtement CRM (40 sal.); publicité Adrexo (75 sal.). La commune n’avait que 500 hab. au milieu du 19e s., 800 en 1962 ; sa population a fait un bond entre 1970 et 1982 et culminé à 3 700 hab. en 1982, puis un peu baissé, perdant encore 130 hab. entre 1999 et 2010.


Raillencourt-Sainte-Olle

2 400 hab. (Raillencourtois), 709 ha, commune du département du Nord dans le canton de Cambrai-Ouest, à l’ouest du chef-lieu sur la route d’Arras. Sainte-Olle a été rajoutée à son nom en 1974. Le finage associe deux unités distinctes, Sainte-Olle à 3 km de Cambrai, où passe l’A 2, Raillencourt à 6 km. La commune a des cimetières britanniques, et pour entreprises principales les usiens de pièces plastiques Antolin (280 sal.) et de cconserves Soleco (Légumière du Cotentin, 130 sal.), l’imprimerie Langlet (100 sal.), la menuiserie Sipa (55 sal.); logistique Columbia Sportswear (100 sal.) ; supermarché Carrefour (40 sal.). La population communale est passée de 700 hab. vers 1830 à 1 500 en 1911, a un peu baissé ensuite et jusqu’en 1954 (1 300 hab.) puis a augmenté (+60 hab. de 1999 à 2010.)