Canton de Fauquembergues

Fauquembergues

1 000 hab. (Fauquemberguois), 713 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l'arrondissement de Saint-Omer, 23 km au sud-ouest de celle-ci, dans la vallée de l'Aa. Le village a une église en partie du 13e s. à tour fortifiée, un collège public. La commune a eu 1 100 hab. à son maximum (1881), 790 hab. au minimum (1931) et a gagné 120 habitants entre 1999 et 2010. La communauté de communes du canton de Fauquembergues correspond bien au canton et siège au chef-lieu.

Le canton a 9 800 hab., 18 communes, 18 649 ha dont 1 294 de bois. Il s'étire sur 26 km du NO au SE dans les collines de l'Artois, assez éventées pour accueillir plusieurs parcs éoliens. Il n'a que de petites communes, qui étaient un peu plus peuplées au 19e s. que de nos jours, mais dont la décroissance est généralement stoppée depuis les années 1980; la plupart ont vu leur population augmenter depuis 1999. Cinq d'entre elles sont dans le bassin de l'Aa au nord-ouest, autour du chef-lieu. Thiembronne (770 Thiembronnois, 2 285 ha dont 265 de bois) tient l'angle NO du canton. Une file de maisons presque continue y peuple la petite vallée de la Thiembronne, affluent de l'Aa; le gros hameau d'Écouire est au nord-ouest, en direction du bois de Thiembronne. La commune a eu plus de 1 000 hab. au 19e s.; elle en a gagné 140 de 1999 à 2010.

Merck-Saint-Liévin (600 Merckois, 1 185 ha) dessine également une file continue, mais en aval du chef-lieu le long de l'Aa; église du 15e s., anciens moulins à eau du 19e s. Avroult (560 Avroultois, 478 ha) est au contraire sur le plateau à 6 km au NE du chef-lieu, sur la route de Saint-Omer. La commune a été créée à partir de la précédente en 1834, avec 350 hab.; restée longtemps stable avec toutefois un creux autour de 1970 (280 hab.), sa population s'est mise à croître lentement; constructions Laridant (35 sal.).

Saint-Martin-d'Hardinghem (320 Saint-Martinois, 668 ha) est juste en aval de Fauquembergues; château d'Hervane (18e s., parfois écrit Hervarre) avec parc, anciens moulins. Renty (590 Rentysiens, 1 367 ha dont 280 de bois) est également dans la vallée de l'Aa, 3 km au SO du chef-lieu.; elle conserve des moulins à eau et l'ancien château de Valtincheux (18e s.); un bois est au nord-ouest, le hameau d'Assonval au sud et celui de Rimeux à la pointe méridionale, avec une ancienne rampe de lancement de V1. La commune a fusionné avec Assonval (200 hab.) en 1822, et a culminé peu après à 900 hab.; elle a regagné 140 hab. de 1999 à 2010.

Les abords de la Lys dans le canton se partagent entre quatre communes. Audincthun (670 Audincthunois, 1 526 ha dont 166 de bois) tourne le dos au chef-lieu sur le versant gauche de la Lys. La commune comprend au sud le gros hameau de Wandonne, intégré en 1822 avec ses 300 hab. et sa motte féodale, et conserve un moulin du 17e s. Sa population a gagné 80 hab. entre 1999 et 2010. Dennebrœucq (320 Dennebrœucquois, 373 ha) est un village-rue qui s'allonge sur la rive de la Lys à 5 km au SE du chef-lieu; le Moulin de la Tour (45 sal.) y offre musée et parc d'attractions (Dennlys Parc, 100 000 visiteurs par an).

Reclinghem (190 Reclinghemois, 605 ha) est juste à l'est mais à l'écart de la rivière. La commune a reçu la plupart des éoliennes du parc de la Haute-Lys (19 machines de 1 500 kW et d'un diamètre de 70 m), 6 autres étant à Vincly juste au sud, dans le canton de Fruges; le parc est équipé par Poweo pour une puissance totale de 37,5 MW et une production annuelle supposée de 84 GWh. Coyecques (600 Coyecquois, 1 389 ha) est au bord de la Lys à 7 km à l'est du chef-lieu et son finage s'étend des deux côtés de la vallée. Elle a un moulin de 1861, et accueille le parc éolien du Mont du Ponche (4 hélices, 9 MW).

Deux villages se tiennent sur le plateau à l'est de la Lys: Beaumetz-lès-Aire (230 Bellomessins, 443 ha) à 13 km ESE du chef-lieu, Laires (330 hab., 864 ha) un peu plus loin vers l'est. Le nom du premier, qui est éloigné d'Aire-sur-la-Lys, aurait évidemment dû s'écrire lès-Laires. Bomy (610 Bomynois, 1 463 ha) est en contrebas, mais encore dans les collines, dans la vallée de la Laquette, 12 km à l'est du chef-lieu. Il fait figure de «village de charme» et s'orne d'un château du 18e s., avec parc. Laires a un gardiennage (LPS, 40 sal.).

Trois villages s'alignent au pied du long talus de l'Artois, le long du Surgeon. Erny-Saint-Julien (330 Ernisiens, 541 ha) est à 14 km à l'est du chef-lieu au débouché de la Laquette. Fléchin (520 Fléchinois, 1 099 ha) est à 4 km au sud-est d'Erny et divisé entre le hameau de Cuhem au nord et le village principal au sud, doublé par le hameau de Boncourt. Cuhem et Boncourt ont été absorbées en 1822, ce qui a doublé la population de Fléchin, qui s'est élevée ensuite à 700 hab. en 1866 et a retrouvé ce niveau en 1930, avant de faiblir jusqu'en 1999 et de reprendre 50 hab. en 2010. Febvin-Palfart (540 Febvinois, 1 451 ha), la commune la plus orientale du canton, est 4 km plus loin également au pied du talus, mais son finage va plus loin au sud sur le plateau aux hameaux de Livessart et de Palfart; église (inscrite) du 16e s.

Enfin Enquin-les-Mines (1 100 Enquinois, 1 110 ha) et Enguinegatte (480 Enguinegattois, 892 ha) sont très en avant du talus sur le bas plateau. La première, sur la Laquette, contient les hameaux de Serny au nord et de Fléchinelle à l'est, anciennes communes intégrées en 1822 avec 350 hab. Fléchinelle eut, à l'extrême pointe occidentale du périmètre houiller, une fosse à charbon de 1858 à 1928, apparemment peu rentable et marquée par des faillites, dont reste un terril boisé mais sur le territoire de Ligny-lès-Aire. La mention «les Mines» date de 1905. La population d'Enquin a culminé entre 1900 et 1925 (1 400 hab. en 1921) puis a diminué jusqu'en 1882 (820 hab.); elle augmente depuis (+170 hab. de 1999 à 2010). Enguinegatte, au nord, s’étire par le hameau de Basse-Boulogne jusqu’au second talus qui domine la plaine de la Lys ; elle s'est accrue de 80 hab. dans le même temps.