Cantons de Calais

Calais

74 600 hab. (Calaisiens) dont 940 à part, 3 350 ha, sous-préfecture du Pas-de-Calais, sur le littoral de la mer du Nord. De 1347 à 1558, elle fut une possession anglaise. La vieille ville, qui correspond à l'ancienne ville forte, est dans une île entourée par les bras de la rivière de Guînes. Celle-ci fixa à son embouchure le premier Calais, petit port de pêcheurs. La rivière se confond ici avec le canal de Calais à Saint-Omer, aménagé en bassins côté est. Cette cité a été très atteinte par un bombardement britannique en février 1945, puis reconstruite. La place d'Armes et la tour du Guet (13e s.) au nord, le parc Richelieu et le musée des Beaux-arts et de la Dentelle au sud, y encadrent l'église Notre-Dame (13e-14e s.). Un phare de 57 m et la colonne Louis XVIII, qui rappelle l'arrivée du nouveau roi en 1814, se dressent au nord-est dans le quartier de marins de Courgain.

À l'ouest, de l'autre côté d'une branche du canal, se voient l'ancienne citadelle (16e s.) et ses bastions; au-delà vers l'ouest subsiste le fort Nieulay du 16e s. Au nord se déploie le port de Calais, organisé autour d'un avant-port que domine le fort Risban du 16e s., siège du Yacht-Club. Le bassin Ouest est réservé à la plaisance (300 anneaux), qui a enregistré 4 000 nuitées en 2007 (dont 62% aux visiteurs britanniques). Le petit port de pêche est au bassin du Paradis, sur la rive nord de la vieille ville. Les installations du terminal Transmanche ont pris place à l'est, autour d'un grand bassin à marée et au terminus de l'autoroute A 26, tandis que la plage, protégée par une longue digue, est du côté occidental et se poursuit par Blériot-Plage (commune de Sangatte). Quatre stations de pompage des wateringues sont à Calais et environs, sur le canal des Pierrettes (9 m3/s), le canal de Calais (8 m3/s), la Batellerie (4 m3/s) et le canal de Marck (3,3 m3/s).

Au sud de la ville ancienne, et à l'ouest du canal, a été aménagé le nouveau centre-ville, tout près de la gare centrale et autour du parc Saint-Pierre, avec l'hôtel de ville de style flamand mais du 20e s., dont le beffroi culmine à 75 m, le musée de la Guerre. Le monument des Bourgeois de Calais par Rodin célèbre le dévouement de six bourgeois qui, corde au cou, s'étaient offerts au sacrifice en 1347 pour sauver la ville du massacre, et qui furent épargnés à la demande de la reine d'Angleterre. Le théâtre est un peu plus au sud; non loin, la Cité internationale de la Dentelle et de la Mode, d'allure très moderne, ouvre en 2009 sur le site d'une ancienne usine Boulart.

Les grands équipements, centres commerciaux, hospitaliers, de sports, université et centre culturel Gérard Philipe, la zone industrielle de Beau Marais, le gros échangeur A 16-A 26 sont du côté oriental de la ville, dans la commune de Calais, tandis que le terminal du tunnel sous la Manche se tient à l'ouest, mais dans la commune de Coquelles. Le quartier du Beau Marais est une «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» de 168 ha et 16 100 hab., érigée en zone franche urbaine de 174 ha. De l'autre côté de la ville vers l'ouest, une autre «zone urbaine sensible», également «zone de rénovation urbaine», correspond au quartier du Fort Nieulay (62 ha, 4 500 hab.).

Calais est une ville fleurie (trois fleurs) et dispose de sept collèges publics et deux privés, six lycées publics dont trois professionnels, deux lycées privés dont un professionnel. L'enseignement supérieur y est représenté par un site de l'Université du Littoral de la Côte d'Opale, dont le siège est à Dunkerque; à dominante scientifique, il associe un IUP de biologie, un IUP de génie des systèmes industriels, un IUT partagé avec Boulogne et des DUT de génie électronique et informatique industrielle, plusieurs licences de sciences, informatique et mathématique, licences professionnelles d'électricité-électronique, imagerie numérique, réseaux et télécommunications, structures métalliques, masters d'électronique, ingénierie numérique, informatique, mathématiques, environnements, sports. La ville a aussi une scène de théâtre nationale (le Channel).

Calais a un centre hospitalier de 850 lits dont 410 médicaux, deux cliniques des Deux Caps (110 et 100 sal., 80 et 70 places), des instituts médico-éducatifs (150 et 80 places), quatre centres d'aide par le travail, plusieurs maisons de retraite dont la Roselière (250 places). La ville est dotée d'un tribunal d'instance. Elle a aussi un casino Touquet's du groupe Partouche (55 sal.), une scène nationale de théâtre le Channel aux anciens abattoirs, une école nationale de musique et de danse.

La ville de Calais reste un centre de l’industrie de la dentelle, de longue tradition et perfectionnée par les Anglais au 19e s. ; mais elle subit une dure crise. Cette activité avait pour chef de file Noyon (230 sal.), société familiale depuis 1919), mais ses effectifs sont en baisse. Noyon (qui avait 450 sal. en 2005) a absorbé en 2006 les dentelles Darquer, qui occupaient 200 salariés. Desseilles Lace (75 sal.), qui a perdu aussi beaucoup d’emplois, est passé en 2001 de l’états-unien Sara Lee au néerlandais Fenway, puis à Lauma (de Liepaja en Lettonie) en 2006, enfin a trois de ses cadres en 2011, mais est en grande difficulté fin 2012. Codentel est le fruit de l’association des sociétés Peeters et Perrin et Albert Aubert et emploie 60 personnes. Les autres dentelliers sont de moindre dimension. La teinturerie Bellier (filiale de Noyon) devenue Color Biotech (70 sal., contre 120 en 2005) par association avec la teinturerie Desseilles, traite la maille en plus de la dentelle. À Calais est également l’atelier de confection des Productions Calaisiennes (SPC, 100 sal.) qui a été racheté par le groupe Marck, spécialiste d’uniformes.

Les autres branches ont pris largement le dessus et représentent un ensemble fort large et assez étoffé : fils et câbles électriques Alcatel Submarine (430 sal.) et ACF Draka Comteq (120 sal., néerlandais) ; engrenages et chaînes Schaeffler ex-Brampton Renold (allemand, 290 sal.); colorants Tioxide (280 sal., à l’états-unien Huntsman, acquis par le néerlandais Basell en 2007), Calaire Chimie (150 sal., chimie fine pour pharmacie et agrochimie, au groupe belge Tessenderlo), produits chimiques Interor (115 sal.) et Synthexim (40 sal.) ; piles Graftech ex-Ucar (250 sal., états-unien) ; jeux et jouets Meccano (70 sal., ex-britannique passé au japonais Nikko), mécanique Endel (100 sal.), médicaments Merck (80 sal.), meubles de bureau Roches (80 sal.) et menuiserie Dufeutrelle (35 sal.), instruments scientifiques Wartsila (45 sal.) et équipements de contrôle Baron (40 sal.), métalleries LK (65 sal.) et Rogliano (35 sal.), câbles Nexans (40 sal.); édition de journaux Nord Littoral (75 sal.).

Calais a deux hypermarchés Auchan (450 sal.) et Carrefour (190 sal.); magasins Carrefour Market (55 et 40 sal.), Intermarché (45 sal.), Match (60 sal.), Leroy-Merlin (100 sal.), Metro (45 sal.), Brico-Dépôt (45 sal.), Bricoman (40 sal.), Decathlon (30 sal.), négoces France-Boissons (70 sal.) et fournitures Lefranc (40 sal.), électroménager Tresco (35 sal.), transports de voyageurs Calais Opale Bus (STCE, 120 sal.). Dans les services et le bâtiment figurent le génie thermique ESN (85 sal.), les installations électriques Eutotelec (45 sal.) , le traitement des eaux Eau et Force (Lyonnaise, 70 sal.) ; constructions Eiffage (220 sal.) et SPIE (65 sal.), plâtrerie Lanusse (65 sal.), couverture Coexia (55 sal.), travaux publics Eurovia (80 sal.) et Marmin (60 sal.), nettoyages GSF (190 sal.), Socanet (100 sal.), Agenor (85 sal.), Atout Clean (40 sal.), recyclage Opale Environnement (70 sal.), gardiennages Loomis (65 sal.) et Eamus Cork (50 sal.). EDF signale 125 sal., la SNCF 900. Calais a également un gros centre d’appels Armatis (600 sal., fonds de pension états-unien) à l’emplacement de l’ancienne biscuiterie LU.

Le port a fixé la réparation navale Socarenam (40 sal.), la manutention du Port de Calais (SMPC, 50 sal.) ; transports Walon (50 sal.), CTL (55 sal.), RDV (50 sal.), C Transports (35 sal.), Carpentier (35 sal.); conditionnement Ateliers du Channel (45 sal.). Le port assure près de 40 000 mouvements de navires par an et dispose de huit postes de roulage (ro-ro). De très loin le plus actif des côtes françaises pour le trafic transManche, il voit passer plus de 10 millions de passagers par an, 2 millions de voitures et près de 2 millions de camions, et a manipulé plus de 40 Mt de fret transManche (18 Mt aux entrées, 22 Mt aux sorties) plus 800 000 t au port de commerce. Il l’emporte ainsi sur le trafic du tunnel sous la Manche, tant en passagers qu’en camions. Jusqu'à 50 traversées sont assurées certains jours, par trois compagnies: P&O (Peninsular & Oriental, 270 sal., d'origine britannique mais détenue depuis 2006 par le port de Dubaï), LDLines-DFDS Seaways (300 sal.) qui associe le groupe danois DFDS (82%) et l'armement Louis Dreyfus (18%) , My Ferry Link, coopérative ouvrière qui a repris les actifs de SeaFrance (400 sal.), filiale de la SNCF en dificulté et liquidée en 2012.

Calais avait 10 000 hab. en 1830, 13 500 en 1881 ; elle a alors fusionné avec sa banlieue Saint-Pierre-de-Calais, qui était beaucoup plus peuplée (33 000 hab.) ; le nouvel ensemble a atteint 60 000 hab. en 1902 ; sa population a culminé à 78 800 hab. (sdc) en 1975 puis a fluctué en baisse ; elle aurait perdu 3 600 hab. entre 1999 et 2010. Dirigée par des maires communistes depuis 1971, Calais a changé de majorité municipale et élu pour maire en 2008 Natacha Bouchart (UMP), directrice en école privée, également conseillère régionale ; elle avait obtenu la collaboration de Philippe Blet, alors socialiste et qui est devenu adjoint au maire et président de la communauté d’agglomération. Calais est le siège de la communauté d’agglomération du Calaisis, qui réunit 5 communes et 97 200 hab. L’«unité urbaine» Insee serait de 97 600 hab., l’«aire urbaine» de 126 600 hab. L’arrondissement a 118 000 hab., 5 cantons, 28 communes, 30 985 ha.

Les 4 cantons de Calais ont 103 800 hab., 12 communes, 16 204 ha. Le canton de Calais-Est ne comprend que la commune de Marck. Celui de Calais-Sud se divise entre Coulogne et Les Attaques. Plus étendu, celui de Calais-Ouest comprend Sangatte et Coquelles limitrophes de Calais. Sur la côte, Escalles (310 Escallois, 729 ha) est au-delà de Sangatte, à 12 km OSO de Calais, au fond d'une valleuse qui débouche juste au sud du cap Blanc Nez, falaise de 134 m de haut et site sauvegardé, qui serait fréquenté par près de deux millions de visiteurs annuellement. On y voit le monument de la Patrouille de Douvres et des restes de bunkers, le musée du Transmanche, des traces de voie romaine au hameau du Tapcul. Escalles n'avait que 150 hab. en 1975 et a donc mieux que doublé ce nombre ensuite, mais sa population n'augmente plus depuis 1990.

Peuplingues (710 Peuplinguois, 1 043 ha) est un village-rue sur le plateau à 9 km OSO de Calais. L'A 16 longe son territoire par l'est et l'entrée du tunnel sous la Manche se situe sur son territoire, au nord-est du village; travaux publics LBS (40 sal.). Sa population augmente un peu depuis les 410 hab. de 1975 (+120 hab. depuis 1999). Bonningues-lès-Calais (650 Bonninguois, 849 ha) est à 11 km au sud-ouest de Calais, de l'autre côté de l'A 16 et abrite le gros centre d'interconnexion électrique des Mandarins. Elle avait 220 hab. dans l'entre-deux-guerres et croît depuis (+70 hab. de 1999 à 2010). Le village accueille le siège de la communauté de communes du Sud-Ouest du Calaisis, qui réunit 9 communes et 7 500 hab.

Trois communes plus proches de Calais étirent leurs finages sur le plateau vers le sud-ouest. Fréthun (1 150 Fréthunois, 792 ha) est à 4 km au sud-ouest de Calais et a reçu la gare internationale et les connexions ferroviaires proches du tunnel sous la Manche, dont elle partage certaines installations avec Coquelles. La gare associe une station du TGV, une gare de voyageurs de TER, une gare de fret et des parcs d'attente. Fréthun avait 760 hab. en 1975 et croît depuis, gagnant plus de 100 hab. entre 1999 et 2004.

Nielles-lès-Calais (240 Niellois, 249 ha) est à 5 km au SSO de la ville; son finage s'allonge en pointe vers le sud-ouest jusqu'au-delà de l'ancienne Leulène. Le hameau de Basse-Nielles, au nord-est, jouxte les marais de Fréthun. . Saint-Tricat (700 hab., 735 ha) est un peu plus loin, à 7 km SSO de Calais; son finage est traversé au sud par la voie ferrée vers Boulogne et la ligne du TGV de Lille. Sa population augmente aussi depuis 1975 (460 hab.). Le nom est une altération de Saint-Nicaise. Le territoire inclut au sud-ouest les hameaux de Leulingue, où passait la Leulène, et s'étend au nord-est dans les marais.


Attaques (Les)

2 000 hab. (Attaquois), 2 081 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Calais-Centre, 8 km au SSE de Calais. Le nom vient d’estaque, donc pieu ou pilotis. Elle est traversée par le faisceau formé par l’A 26, la N 43, le canal de Calais à Saint-Omer, la voie ferrée Calais-Lille (gare) et, au sud, par les canaux du Vinfilet et de la Rivière du Haut-Banc. La commune a été créée en 1835 à partir de Marck, avec 1 200 hab. Elle a dépassé 1 800 hab. au début du 20e s., puis a fluctué légèrement autour de ce niveau ; elle a gagné 170 hab. depuis 1999. Son habitat est dispersé en plusieurs hameaux, dont à l’est le Pont d’Ardres sur le canal de Saint-Omer, et les Cappes, où ont été fouillés des restes de l’ancienne abbaye de la Capelle (1090-1346); fabrique d'équipements d'emballage Équilibre (35 sal.), nettoyages ISS (450 sal.) et Derichebourg (150 sal.).


Coquelles

2 300 hab. (Coquellois), 877 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Calais-NO, juste au sud-ouest de Calais ; un moulin à vent de 1756 a été restauré et inscrit. Coquelles a reçu le terminal principal d’Eurotunnel desservant le tunnel sous la Manche, et les installations logistiques et commerciales associées : le parc d’affaires Eurotunnel et le parc d’activité des Terrasses, les services d’Eurotunnel (1 500 sal.), une cité Europe et un ensemble de magasins d’usines Marques Avenue. Coquelles a un hôtel Holiday Inn au tunnel (30 sal.), une clinique privée des Deux Caps ouverte en 2006 (180 sal.) et un projet de thalassothérapie ; un complexe de salles de cinéma Gaumont; elle offrait déjà 450 chambres d’hôtel en 1999 et passe à 850. La commune n’avait guère que 400 hab. vers 1850 et a crû d’abord lentement, atteignant 970 hab. en 1954 ; puis plus rapidement, passant les 2 000 hab. en 1981 ; elle a perdu 90 hab. de 1999 à 2010.

Banlieue active, elle a un atelier d'emballages plastiques Plastella (30 sal.), un hypermarché Carrefour (290 sal.), des magasins Toys R US (30 sal.), Conforama (45 sal.), Go Sport (30 sal.); H&M (30 sal.) et New Look (30 sal.) ; négoces de fournitures industrielles Aprolis (50 sal.), de tabacs Aelia (Euroshop, 65 sal.) ; installations électriques Opteor (GTIE, 40 sal.) et installations thermiques Missenard (30 sal.), travaux publics Eiffage (Appia, 110 sal.), ascenseurs Otis (55 sal.) ; nettoyage GOM (190 sal.), publicités Adrexo (80 sal.) et Mediapost (45 sal.), gardiennages Mondial Protection (80 sal.) et Townsend (25 sal.); transports Euro Cargo Rail (130 sal.).


Coulogne

5 900 hab. (Coulonnois) dont 230 à part, 916 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Calais-Centre, juste au SSE de Calais dans la plaine maritime. Elle est traversée par le canal de Calais à Guînes et le canal de Calais à Saint-Omer, ainsi que par la voie ferrée de Calais à Lille. La N 43 et l’A 16 frôlent son territoire au nord-est. L’écluse Carrée, dite aussi pont à Quatre Faces (1787), est sur le canal de Saint-Omer. Coulogne a un collège public, et un lycée agricole privé ; location et blanchisserie Localinge (Elis, 140 sal.), constructions Etra (30 sal.), transports par cars Veolia (120 sal.), gardiennage SAS (60 sal.). La commune avait 700 hab. vers 1850 et croît depuis les années 1880 ; elle a atteint 2 000 hab. en 1912, 4 000 en 1965; mais elle aurait perdu 130 hab. de 1999 à 2010.


Marck

9 700 hab. (Marckois) dont 130 à part, 3 155 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Calais-Est, 6 km à l'est de Calais. Le finage, de grande taille pour la région, s'étend sur plus de 8 km du nord au sud et, au nord, inclut 4 km de plages; derrière les dunes s'étire le hameau des Hemmes de Marck, au nord-est du finage. Un peu plus au sud a été aménagé l'aérodrome de Calais-Dunkerque, doté d'une piste souple de 1 500 m et d'une piste gazonnée de 1 050 m et utilisé par l'aéroclub de Calais-Marck et celui de la Côte d'Opale. Son origine remonte à 1902 et il servit de base aux tentatives de traversée de la Manche, dont la première réussite fut celle de Louis Blériot le 25 juillet 1909, mais à partir des Baraques de Sangatte; aussi porte-t-il le nom de l'aviateur. Passé ensuite aérodrome militaire, il fut réaménagé pour l'activité civile en 1954; il sert en partie à l'aviation d'affaires et enregistre 18 000 mouvements par an, mais seulement quelques dizaines à titre commercial.

Au centre, la commune est traversée par le canal de Marck, la N 1, l'A 16 et la voie ferrée de Calais à Dunkerque. La commune a une station de pompage des Wateringues, dite Canal de Marck (3,3 m3/s ). Au sud, la plaine maritime est drainée par le wateringue des Cappes. La ville a un collège public, une maison de retraite, mais peu d’entreprises : textile Riechers Marecot (30 sal.); supermarché Carrefour (30 sal.), aménagements paysagers SAEE (50 sal.), travaux ferroviaires ETF (50 sal.); transports Dentressangle (175 sal.). L’église de Marck, qui date de 1961 et a de beaux vitraux modernes, a été inscrite en 2002. Marck avait 3 000 hab. au début du 19e s., puis la commune des Attaques en a été détachée en 1835 avec 1 200 hab. Marck n’a retrouvé 3 000 hab. qu’en 1910 et n’est passée qu’à 3 700 en 1954 ; sa principale croissance est postérieure, elle se prolonge, la commune ayant gagné 640 hab. de 1999 à 2010


Sangatte

4 800 hab. (Sangattois) dont 100 à part, 1 428 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Calais-Nord-Ouest. Le nom équivaut à un passage dans le sable, comme l'anglaise Sandgate. La voie romaine dite Leulène, venant de Thérouanne, aboutissait à Sangatte. Le centre villageois est à 8 km à l'ouest de Calais, mais Sangatte occupe plus de 8 km de côte et son habitat comporte une agglomération secondaire proche de Calais, au nord-est, autour du fort Lapin (édifié en 1690 et ruiné) et de Blériot-Plage. Celle-ci succède au hameau des Baraques, d'où partit Blériot pour sa traversée victorieuse de la Manche le 25 juillet 1909; le nom des Baraques venait d'un centre d'accueil des pestiférés de Calais établi en 1624.

La moitié nord de la commune est en plaine, tandis que la partie sud-ouest monte sur les collines de l'Artois, atteignant 151 m au mont Hubert, qui domine Escalles et qui est prolongé sur la côte par le cap Blanc-Nez. La ville a un collège public et accueille des équipes des travaux publics Colas (40 sal.) et du transporteur de fonds Brinks (30 sal.). Sangatte a 300 résidences secondaires, 300 places de camping, mais n'est pas une véritable station balnéaire. La population de la commune a augmenté constamment depuis le début du 19e s. : 1 000 hab. en 1845, 2 000 en 1890, 3 000 en 1960. Elle s'est encore accrue de 650 hab. entre 1999 et 2010.

Sangatte s'est illustrée de 1999 à fin 2002 comme lieu d'hébergement provisoire des nombreux migrants sans papiers visant l'Angleterre; le baraquement d'accueil du «centre de rétention» a été rasé mais le problème demeure et les candidats à l'entrée en Angleterre sont nombreux autour de Calais. Le tunnel passe à peu près à la hauteur du centre-ville, mais sort sur le territoire de Peuplingues au sud-est. Il reste quelques traces de deux tentatives de percement du tunnel sous la Manche, qui eurent lieu en 1875 et en 1975. Le musée consacré à l'histoire du tunnel est dans la commune voisine d'Escalles.