Canton d'Orthez

Orthez

11 100 hab. (Orthéziens) dont 820 à part, 4 586 ha dont 1 434 de bois, chef-lieu de canton des Pyrénées-Atlantiques dans l’arrondissement de Pau à 40 km NO de la capitale, sur le Gave. L’ancienne Ortessum, carrefour de routes, est devenue capitale de la vicomté de Béarn à la fin du 13e s. Elle a été remaniée et fortifiée un siècle après sous Gaston Fébus, avant de s’effacer devant Pau à la fin du 15e s. Orthez est devenu ensuite un fief protestant, où s’illustra notamment la famille Reclus. La ville a un centre monumental, avec vieux pont et donjon du château de Gaston Fébus (tour Moncade), et plusieurs belles places; elle fait partie des «plus beaux détours» et offre deux musées, un d'histoire du protestantisme à la maison Jeanne d'Albret, un de la poésie à la maison Chretsia où habita Francis Jammes. Orthez est surtout un centre de services avec un hôpital public de 140 lits, clinique et hôpital privé (60 lits, 80 sal.), santé mentale, une clinique (45 sal.); quatre lycées dont trois publics, quatre collèges dont deux privés, un lycée agricole public. La ville avait aussi un club de basket réputé, plusieurs fois champion de France, mais qui est devenu palois pour élargir son public, sous le nom d’Élan béarnais Pau-Orthez.

Elle a aussi quelques usines: matériel médical Lépine (Smith & Nephew Orthopaedics Sanortho, 50 sal.), tissages Moutet rénovés (20 sal.), boulangerie de l'Épi Béarnais (30 sal.), travaux publics Eiffage (100 sal.). Mais la papeterie des Gaves a été fermée en 2006 après son rachat par le groupe espagnol Saica, ainsi que les fabriques de pullovers Jerdac et de vêtements pour enfants Moncade qui appartenaient au groupe Petit Boy de Nay, racheté par l'allemand Asiatex hormis ces ateliers; ces établissements représentaient ensemble 185 emplois en 2004. Dans le secteur tertiaire se signalent plusieurs établissements: une société d’informatique (GFI Chrono Time, 95 sal.), la banque Pouyanne (40 sal.), comptabilité Audit Adour (30 sal.); un hypermarché Leclerc (190 sal.) et un Intermarché (95 sal.) et un Bricomarché (35 sal.), un Conforama (25 sal.), des négoces de quincaillerie (Mesplède, 45 sal.) et de matériel de bureau (Actuel Buro, 35 sal.).

Orthez est à la tête d'un territoire étendu, au sud du Gave et encore plus au nord. Au sud, que traverse l'autoroute A 64, les Sources, Départ et Montalibet sont les principaux quartiers de rive gauche, complétés au sud par les pavillons disséminés de Magret; l'A 64 y a une aire de repos. La zone industrielle des Saligues est sur la rive gauche en amont; au-delà s'ouvre la base de loisirs au bord du lac d'Orthez. À l'ouest, Saint-Suzanne est un village sur les deux rives du Lée, qui conflue peu après avec le Gave; le château de Baure et les terrains de sports des Fontaines sont sur la rive gauche du Lée près du confluent.

Deux ponts traversent le Gave, outre celui de l'autoroute en aval; mais le seul échangeur autoroutier est à l'extérieur de la commune, au sud-est. Sur la rive droite à l'est de la ville s'est dévbeloppé le quartier des Soarns, qui a sa zone industrielle. Le finage monte un peu au nord-est sur les collines, englobe la basse vallée élargie du Rontrun suivie par la D 933 et où a trouvé place le lycée professionnel. Il contient juste au nord de la ville le lac du Grec dans un vallon, et englobe un bel ensemble de collines au nord, dont la crête est suivie par la D 56 puis la D 947 vers l'ouest; sur les bas reliefs à l'ouest de la ville, passés les grands lotissements de Saint-Bernard, s'est étoffé le quartier de Castétarbe et un centre commercial a pris place au bord de la N 117.

La commune a absorbé en 1974 sa voisine du sud-ouest Sainte-Suzanne; sa population est longtemps restée autour de 6 500 hab., puis est passée à 8 400 en 1962, 11 000 en 1975 et 1982 (sdc), avant de se réduire un peu; elle a repris 200 hab. entre 1999 et 2008. L’aire urbaine d’Orthez est donnée pour 12 600 hab., l’unité urbaine pour la commune seulement. La majorité municipale est de gauche; le maire est Bernard Molères, socialiste. La communauté de communes du canton d’Orthez correspond exactement au canton et siège au chef-lieu.

Le canton d’Orthez a 16 900 hab. (16 200 en 1999), 13 communes et 18 332 ha dont 4 210 de bois; limitrophe du département des Landes, il suit la vallée du gave de Pau jusqu’à Puyoô, mord à peine au sud sur les collines de l’Entre-Deux-Gaves et s’étale en revanche au nord sur les collines entre le Gave et le Luy de Béarn, dans la vallée duquel il déborde; N 117, voie ferrée et A 64 suivent le Gave. À l’extrémité occidentale, le relais d’Orthez est pris par Puyoô. En amont d’Orthez à 6 km, Castétis (620 hab., 906 ha) est un ancien castelnau (citadelle) qui conserve un château 1600 dit des Trois Poètes car il reçut Lamartine, Vigny et Francis Jammes; négoce de matériel agricole Agrivision (35 sal.). La commune a une partie de la plaine du Gave, une large secteur du bas plateau sur lequel est posé le village et que traversent trois ruisseaux; elle a perdu plus de 50 habitants après 1999.

Trois autres communes sont à l'est du canton. Balansun (240 hab., 1073 ha dont 380 de bois) est sur une colline 3 km au nord de Castétis, et son finage est relativement accidenté dans les collines; centre de vacances de Barrau à l'ouest. Sallespisse (610 Sallespissiens, 1 518 ha) est un village à 7 km NE d'Orthez, perché sur une colline au pied de laquelle passe la D 933, ancienne route nationale 133 allant vers Mont-de-Marsan et même Bergerac. Le finage se partage entre collines au sud et plaine du Luy de Béarn au nord. Sault-de-Navailles (840 Saultois, 2 226 ha dont 378 de bois), 11 km au NE d’Orthez sur la D 933, est le seul village situé au-delà du Luy de Béarn, également sur la D 933, au confluent du Luy et d'un vallon de rive droite. Le village s'étire le long de la route et se double sur la rive gauche du Luy d'un hameau de carrefour, Marcadieu, où s'est établie la coopérative agricole; fabrique de salaisons Michel Dupuy (40 sal.). Le finage occupe l’angle nord-est du canton en dessinant deux cornes sur les collines, et comprend au sud un large secteur de la plaine du Luy. La commune a des restes d’un ancien château féodal (tour du 11e s.) et le château des Vignes du 17e s. à l'ouest sur le plateau.

Trois communes composent la parte septentrionale du canton. Bonnut (690 Bonnutiens, 2 201 ha dont 410 de bois) est à 8 km au nord d'Orthez sur une pouge ente la plaine du Luy à l'est et la vallée de l'Ousseau à l'ouest; au nord, au pied des collines, ont pris place les installations de la coopérative agricole. Saint-Boès (380 hab., 949 ha dont 370 de bois) est sur une autre pouge 6 km au NO d'Orthez, empruntée par la D 947 et par la D 315; le finage est entièrement dans les collines. Saint-Girons-en-Béarn (160 hab., 520 ha) est un peu plus loin, à 11 km NO, son petit territoire étant également restreint aux collines; «en Béarn» a été ajouté en 2006.

Ramous (470 Ramousiens, 758 ha) est juste à l'est de Puyoô à 12 km ONO d'Orthez sur la N 117 et la voie ferrée; son territoire est limité au sud par le Gave et monte au nord sur les collines; sa population a gagné 50 hab. de 1999 à 2008. Baigts-de-Béarn (820 Batchois, 1 353 ha dont 335 de bois), à 6 km ONO d’Orthez sur la rive droite du gave, a une fabrique d’aliments du bétail du groupe Guyomarc’h (SFNA, 50 sal.); le village (on prononce Batch, «de Béarn» a été ajouté en 1936) est près du Gave, entre la N 117 qui le longe et la «Route Vieille» (D 415) qui passe un peu plus au nord. Le finage n'a guère de plaine mais s'étend largement sur les collines, où est le château Bellevue. La populaion s'est accrue de 60 hab. entre 1999 et 2008.

Deux communes seulement sont au sud du Gave. Juste au sud de Baigts sur la rive gauche, Salles-Mongiscard (310 hab., 584 ha), 7 km à l'ouest d'Orthez, n'a pas de vrai centre et disperse se smaisons dans les collines; l'A 68 traverse son territoire en longeant la rive gauche du Gave. La commune accueille les transports Mesplés (135 sal.). Lanneplaà (310 hab.) est plus au sud, plus engagée dans les collines, avec un village peu étoffé et à l'écart des rouets, 6 km au SO d'Orthez.


Puyoô

1 200 hab. (Puyolais), 932 ha dont 279 de bois, commune des Pyrénées-Atlantiques dans le canton d’Orthez, à 14 km ONO du chef-lieu. La bourgade est sur la rive droite du gave de Pau à 5 km au nord de Salies-de-Béarn; bifurcation ferroviaire vers Bayonne et vers Dax, centrale hydroélectrique; fabriques de matériel agricole Otech (50 sal.) et de chaussures et semelles Confort Pulman (40 sal., groupe FLD Francis Lavigne). Assez bien équipée en commerces et services, elle forme une petite conurbation de 2 500 hab. avec Ramous (470 hab., 758 ha) à l’est et avec Bellocq sur la rive gauche, dans le canton de Salies-de-Béarn. Les trois communes avaient fusionné de 1972 à 1983. Le territoire de Puyoô est limité au sud par le cours du Gave de Pau, et s'étend au nord sur le massif de collines entre la plaine du Gave et le cours de son affluent le ruisseau de Lataillade.