Canton d'Amance

Amance

710 hab. (Amançois), 1 754 hab., chef-lieu de canton de la Haute-Saône dans l’arrondissement de Vesoul, 28 km NNO de la préfecture, au bord de la Superbe, dans un finage entouré de bois; restes de remparts avec tour du 14e s., quartier d emaisons Renaissance au Bourg. Son principal employeur est la tréfilerie de Conflaney-Industries (110 sal.). La foire de l’ouillotte, localement réputée, s’y tient en août; l’ouillotte est le nom local de l’oie. La population est inférieure au millier d’habitants atteint au 19e s., et a encore baissé de 70 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton a 4 800 hab. (5 100 en 1999), 13 communes et 14 825 ha dont 5 719 de bois; il est limité à l’ouest par le cours de la Saône, au sud par celui de son affluent la Lanterne et s’étend surtout sur le plateau du trias moyen. Le talus de côte qui borde celui-ci, au nord, est dominé par le mont aux Pies (346 m) au-dessus de Saponcourt (60 hab., 489 ha) et Pôlaincourt-et-Clairefontaine (790 Pôlaincourtois, 2 140 ha dont 864 de bois), 11 km au nord d’Amance. Celle-ci comprend le village de Pôlaincourt au nord, l'écart de Clairefontaine au sud dans un vallon tributaire de la Superbe, qui abrite le château de Clairefontaine, du 17e s., issu d'une abbaye cistercienne devenue faïencerie, ensuite hôpital psychiatrique. Pôlaincourt accueille une fabrique d’outillage agricole (Quivogne, 160 sal.). La population, supérieure à 1 000 hab. au milieu du 19e s., s’était réduite à moins de 500 hab. en 1936; elle est remontée à 1 200 en 1982 mais diminue depuis, et a perdu à nouveau 120 hab. de 1999 à 2008.

Saint-Remy (660 800 Saint-Rémois, 908 ha dont 431 de bois), sur le plateau qui domine la rive gauche de la Superbe à 5 km NE d’Amance, a été nettement plus peuplée que le chef-lieu; elle abrite un beau château du 18e s., qui fait partie du même établissement hospitalier spécialisé que Clairefontaine et en héberge le siège et la partie principale, au sud du village. Le nombre d’habitants de Saint-Remy a beaucoup fluctué: 730 hab. en 1886, 150 en 1936, plus de 1 000 au lendemain de la dernière guerre et 1620 en 1975, puis une forte chute qui a réduit sa population de plus de moitié; elle a encore baissé de 140 hab. entre 1999 et 2008; ces variations sont en partie liées à celle de la population hospitalière, qui n’est pas comptée à part.

Faverney (1 070 Favernéens, 1 823 ha dont 712 de bois), 6 km au SE d’Amance, dans la vallée de la Lanterne, occupe le sud du canton. Faverney a des restes d’une abbaye fondée au 8ee s. (abbatiale des 13e et 18e s.) et a eu un certain rôle historique, dont lui restent de belles maisons anciennes et des casernes. Le village est classé dans les «petites communes comtoises de caractère», soigne et célèbre ses onze puits et fontaines et il s’y tient un festival musical. Il est doté d’un collège public. L’écart de Port-d’Atelier, au SO, fut un lieu de bifurcation de la voie ferrée Paris-Mulhouse, en direction d’Aillevillers; la disparition de cette liaison depuis 1991 réduit Port-Atelier à une halte de TER, mais une petite zone d’activités y a été établie. Faverney abrite une carrière (Granulats de Franche-Comté, 50 sal.), un équipement de carrières (IECS, 25 sal.) et un négoce interentreprises de produits de fête (Fleur d'Argile, 50 sal., groupe Prime); ele a gagné une trentaine d'habitants après 1999; elle a été désignée comme siège de la communauté de communes de la Saône-Jolie (17 communes, 7 900 hab.), qui inclut Port-sur-Saône.