Cantons d'Héricourt

Héricourt

10 800 hab. (Héricourtois) dont 250 à part, 1 808 ha dont 577 de bois, chef-lieu de canton de la Haute-Saône dans l'arrondissement de Lure, 26 km au SE de celle-ci dans la vallée de la Lizaine. La ville participe aux bassins industriels de Montbéliard, qui n'est qu'à 8 km au sud, et de Belfort, 12 km au NE. Elle est desservie par la voie ferrée et par la N 83 et offre un musée-espace d'exposition au nom de Frédéric Minal, ouvert en 1923, avec expositions et théâtre. Au nord se dresse la butte du mont Vaudois, couronnée par un fort. À son pied et au nord du centre-ville, le quartier des Chenevières est classé «zone urbaine sensible».

Les échanges quotidiens de travailleurs des bassins industriels font surtout d’Héricourt une ville de résidence ouvrière; mais la ville a ses propres usines, surtout en métallurgie: métallerie Devillers-Oxycoupage (220 sal.), mécanique et automatismes Cinetic Automation (ETFA, 100 sal.), composants électroniques A2E (90 sal.), ferrures et serrures Souchier (85 sal.), matériels de transport Packmat (30 sal.) et de levage Gaussin (Manugistique, 25 sal.), traitement de surface APA (35 sal.), recyclage métallique Eska (CFF, 40 sal.); emballages en bois Someca (25 sal.); constructions Pozzi (55 sal.); installations électriques Prévot (20 sal.); négoce d'aliments pour animaux Royal Canin (25 sal.); transports Carminati-Fariney (55 sal.). Héricourt a un centre commercial Leclerc (150 sal.) avec Bricomarché (25 sal.), un supermarché U (35 sal.); un collège et un lycée publics, un collège privé; un centre d’aide par le travail.

La commune s’est agrandie en fusionnant avec Saint-Valbert, au nord-ouest, en 1808; puis en 1972 avec Byans à l’ouest et Bussurel au sud, sur la Lizaine. Elle avait 6 200 hab. en 1901, 6 800 en 1954 et a crû jusqu’en 1982 puis s’est stabilisée, mais a encore augmenté de 400 hab. entre 1999 et 2008. La majorité municipale est traditionnellement à gauche. Le maire est Jean-Michel Villaumé, socialiste, également député, ancien enseignant et ancien conseiller général. La communauté de communes du Pays d’Héricourt groupe 20 communes (19 900 hab.).

Les 2 cantons ont 20 600 hab. (19 300 en 1999), 22 communes et 16 399 ha dont 8 487 de bois (plus de 50%); la partie méridionale est dans les basses collines du fossé de Montbéliard; la partie septentrionale, très boisée, correspond à un bloc permotriasique du prolongement des Vosges; entre les deux se dressent les buttes des crêts formant l’alignement du mont Vaudois. À l’extrémité NE, Châlonvillars (1 310 Châlonvillais, 760 ha dont 225 de bois) a une métallerie (Métal Est, 40 sal.); grande fontaine-lavoir restaurée; la commune fait déjà partie de l’agglomération de Belfort et croît avec elle: elle n’avait que 540 hab. en 1968, et a encore gagné 120 hab. de 1999 à 2008. Entre temps, elle avait absorbé sa petite voisine du sud Mandrevillars (220 Mandrevlais, 303 ha), mais la fusion n’a duré que de 1972 à 1988. Mandrevillars a gagné 80 hab. de 1999 à 2008.

À l’extrémité SO des cantons, Saulnot (770 hab., 2 673 ha dont 1 606 de bois) anime un petit bassin dominé par la table de grès du petit massif de Saulnot, qui prolonge les reliefs vosgiens porte la forêt de Granges et monte à 522 m; il est traversé par le GR 59. La commune s’est agrandie en 1997 en fusionnant avec Corcelles et Gonvillars, au sud; elle avait déjà intégré Malval, au NO, dès 1812; elle a gagné 50 hab. de 1999 à 2008; travaux publics Surleau (groupe Sacer, 95 sal.).