Cantons du Mans

Mans (Le)

146 700 hab. (Manceaux) dont 4 700 à part, 5 281 ha, préfecture de la Sarthe et ancienne capitale du Maine. Elle est à peu près à la longitude du méridien de Greenwich. Ce fut d'abord un chef-lieu gaulois sous le nom romain de Sindunum ou Cenomani, du nom du peuple gaulois des Cénomans qui occupait le pays et qui s'est altéré en Celmans puis «le Mans». L'ancien centre forme autour de la place de la République un demi-cercle sur la rive gauche de la Sarthe, limité par le tracé de boulevards. La partie septentrionale, sur une butte, fut le site d'une ville gauloise délimitée par un mur de forme rectangulaire (520 m sur 220) dont il reste de nombreuses traces, et de la ville romaine, que l'on reconnaît à son plan quadrillé; c'est le Vieux Mans, où subsistent de nombreux trésors architecturaux. La cathédrale romano-gothique (de 1158 au 13e s.) à vaste abside se tient à l'extrémité nord-est de cet ensemble, au bord de la vaste esplanade des Jacobins, aménagée en 1792, qui sert de promenade et s'orne du théâtre (rénové en 1959) et du musée de Tessé (beaux-arts) au centre d'un grand jardin.

Le Vieux Mans est riche en maisons anciennes de la Renaissance, surtout dans la rue Bérengère et la Grande Rue; l'une d'elles abrite le musée de la Reine Bérengère (céramiques et des arts et traditions populaires). De la vieille ville, une «tranchée» avec tunnel donne accès au vieux pont d'Yssoir, le premier en date à enjamber la Sarthe; deux autres ponts le relaient un peu plus en aval. Des extensions successives, au sud, se sont faites autour de la place de la République qui donne accès à une dizaine de rues en étoile, puis au sud-est autour de la préfecture, flanquée d'un jardin, d'un lycée et d'un collège, d'une cité administrative. Palais des congrès et médiathèque complètent au bord de la Sarthe cette extension méridionale du centre, que ferment tout au sud la gare, assortie d'un «technopole» dit Novaxis puis, au confluent de l'Huisne et de la Sarthe, de l'hôpital psychiatrique d'Oyon.

L'espace urbanisé de la commune s'étend assez loin vers l'est à Yzeuville, où sont un jardin des plantes et un jardin d'horticulture, et toute une série de quartiers périphériques: Croix-de-Pierre au nord, autour de l'ancienne abbaye Saint-Vincent, avec le parc de Banjan; Villaret et Meslier au nord-est, Gazonfier à l'est, ainsi que les Sablons sur la rive droite de l'Huisne. Le grand pont sur l'Huisne à Pontlieue fixe l'axe de la N 138 vers Tours, et de là s'ouvre vers un large éventail de rues qui organise tout l'espace bâti au-delà de la rivière. On y distingue vers l'est un secteur d'espaces verts, de sports et d'enseignement (Bruyères et Californie) avec la Chambre de commerce, au sud un gros centre commercial (Glonnières), au sud-ouest le Parc des expositions. La N 23 sert de rocade et de limite à cet ensemble.

Au sud de la rocade, la commune se prolonge par un vaste espace vert où ont été dessinés l'hippodrome, le circuit du Mans et le circuit Bugatti, ainsi qu'un Technoparc et, plus à l'ouest, l'aérodrome du Mans. Toute la partie qui longe la Sarthe rive gauche est occupée par les usines Renault, la gare de triage et le marché de gros, et diverses zones d'industrie. La commune du Mans est moins étendue sur la rive droite de la Sarthe, et moins peuplée. Vers le nord y ont pris place un échangeur et un centre commercial (les Gallières); du côté de l'ouest sur l'axe de la N 157 vers Laval, l'hôpital général et le grand campus universitaire, assorti d'un autre technopole, occupent de vastes étendues. Quatre «zones urbaines sensibles», principalement en grands ensembles de collectifs, ont été reconnues: Bellevue au nord-est, partagée avec Coulaines; l'Épine au nord-ouest, au nord des hôpitaux; la vaste zone des Sablons sur la rive droite de l'Huisne; Ronceray-Glonnières au sud.

Le Mans a largement profité de l'apparition du chemin de fer (1854) à une assez courte distance de Paris, qui la plaçait parmi les «villes de la couronne». Elle a ainsi pu tirer parti d'une série d'initiatives qui ont compté dans son développement. La plus ancienne fut celle de la famille d'industriels Bollée, d'abord fondeurs de cloches, qui se sont lancés ensuite dans la fabrication de véhicules à vapeur (1875) puis à pétrole (dès 1896), orientant en partie la ville vers les transports et les sports mécaniques: les succès des voitures Léon Bollée ont entraîné les essais aéronautiques de Wilbur Wright dès 1908 sur le camp d'Auvours, puis l'invention du circuit et des 24 Heures du Mans en 1923, et même l'installation de Renault en 1936, première forme de décentralisation parisienne.

Le groupe Renault occupe toujours de grandes surfaces au sud de la ville sur la rive gauche de la Sarthe, en direction du circuit automobile. Il est principalement représenté par sa filiale Auto-Chassis (2 400 sal.), auxquels s’ajoutent les tracteurs Claas Tractor (Renault Agriculture, 650 sal.) et le grand garage Renault (170 sal.); Dura Automotive (états-unien, 140 sal.) fabrique des systèmes de commande, la SNT (120 sal.) des systèmes de transmission, Demarais (160 sal.), Gruau (115 sal.) et Altia (110 sal.) des carrosseries; mais Dupont Coatings (peintures pour automobilesà a disparu. Une autre réussite fut celle des Mutuelles du Mans, comparable à celle des mutuelles de Niort. Ses principaux éléments sont la Mutuelle du Mans avec MMA-Iard, 2 900 et 420 sal.) et MMA-Vie (1 000 sal.), Mondial Assistance (310 sal.), la réassurance XL-Ré Europe (110 sal.); assurances Aviva (70 sal.).

Dans les usines et ateliers figurent aussi les fabriques d’appareils de réception Ericsson ex-Philips (320 sal.), héritière d’une usine qui eut plus de 2 500 salariés; de peintures d’art Lefranc-Bourgeois (240 sal., au britannique ColArt); d’appareils d’éclairage LCX Leblanc Chromex (130 sal.); la mécanique Chastahnier-Delaize (SMB, 120 sal.), les menuiseries Duval (bois et plastique, 100 sal.) et Duval Metalu (75 sal.). S’y ajoutent dans divers domaines les plastiques Amkey (120 sal.), Maine-Fermetures (55 sal.) et GMD (SIA, 75 sal.), Ternois-Fermetures (55 sal.), Fimor (50 sal.); les pansements et implants Smith & Nephew (170 sal.), les couettes et duvets Drouault (170 sal.); les cartonnages CEC (50 sal.); maintenance d'automobiles Le Hello (110 sal.). L’agro-alimentaire est surtout représenté par la laiterie Yoplait (430 sal.), installée en 1966 et qui traite 100 000 t par an, et à un moindre degré par la charcuterie Cosme (125 sal.).

Dans la finance et les services se distinguent BNP Paribas (180 sal.), la Banque Populaire d el'Ouest (120 sal.) et la Société Générale (120 sal.), la Banque de France (55 sal.); la SNCF (750 sal.), EdF (360 sal.); placements Icare (50 sal.), comptabilité Fiteco (55 sal.) et Strego (55 sal.), gestion immobilière Mancelle-Habitation (65 sal.) et Foncière Lelièvre (50 sal.); informatique Sephira (80 sal.) et Safig (85 sal.), ingénierie pharmaceutique Seripharm (80 sal.), analyses médicales Biomaine (65 sal.); formation d'adultes Gereso (55 sal.), Pigier (50 sal.); conseil en logistiique Happychic (50 sal.); travail temporaire Adecco (220 sal.). Le Mans accueille aussi les centres d’appels B2S (350 sal.), Téléperformance (460 et 210 sal.), SAIM (60 sal.).

Le bâtiment et les services associés incluent les installations électriques Clémessy (300 sal.), Vinci (Opteor, 100 sal.), Garczynski Traploir (85 sal.), R. Marteau (75 sal.), Cegelec (70 sal.), SGTE Power (70 sal.), Anfray (50 sal.) et thermiques Scetec (140 sal.) et Garanka (Bûcheron, 70 sal.); constructions Sadrin-Rapin (100 sal.), GEPS (55 sal.), peinture en bâtiment Vallée (470 sal.) et Lucas (85 sal.), travaux publics Heulin (groupe Eurovia, 110 sal.) et Screg (55 sal.); nettoyages Ouest-Nettoyage (200 sal.), Samsic (160 sal.), GSF Auriga (250 sal.), nettoyages urbains NCI (160 sal.), Orléanaise SOA (100 sal.), MCV (70 sal.), SOS (70 sal.); gardiennages MTG (200 sal.), SPI (200 sal.), SPGO (140 sal.), Brinks (55 sal.).

Le secteur des transports comprend principalement les transports urbains Setram (560 sal.), les transports de voyageurs STAO (150 sal.), de fret Calberson (400 sal.), Savin (200 sal.), STEF (180 sal.), Mory (140 sal.), Toupies (85 sal.). La presse est représentée par Le Maine Libre (70 sal.), les sports par Le Mans Union Club (110 sal.). Les centres commerciaux comprennent les hypermarchés Carrefour (340 sal.) au sud, Leclerc au NE (280 sal.), Castorama (110 sal.), des supermarchés Carrefour (85 et 70 sal.), Super-U (100 sal.) et Intermarché (60 sal.), ainsi que les entrepôts Logidis du groupe Carrefour (390 sal.) et, en centre-ville, les magasins des Galeries Lafayette (85 sal.) et Fnac (80 sal.), Point P (60 sal.), Metro C&C (60 sal.); mais d’autres centres commerciaux sont dans les communes de banlieue.

Le commerce est également représenté par les négoces de tabacs Altadis (130 sal.), de quincaillerie Foussier (120 sal.), de bois et matériaux Wolseley (Foussier Panofrance, 110 sal.), de produits métalliques Thyssenkrupp (100 sal.), d’appareils électriques Tabur (GMT, 80 sal.), de matériaux Tendances Eco (85 sal.), de produits de pharmacie Alliance (80 sal.), d'équipements d'automobiles AD Normandie-Maine (65 sal.), de dispositifs médicaux BSN Medical (65 sal.), de fournitures industrielles Dorise (60 sal.), d'articles de ménage Anaxis (60 sal.), d'électroménager GPdis (Léger, 55 sal.); pompes funèbres OGF (60 sal.).

Le Mans est devenue une ville universitaire de 10 000 étudiants, dont 8 600 à l’Université du Maine, qui comprend aussi des enseignements de droit et économie et l’IUT de Laval: 2 500 en lettres et sciences humaines, 2 500 en sciences, 1 800 en droit et sciences économiques (avec Laval), 600 à l’IUT du Mans, 160 à l’Ensim (École nationale supérieure d’ingénieurs du Mans), 150 au Centre universitaire d’éducation permanente. Le Mans accueille également une École supérieure des géomètres et topographes (ESGT), un Institut supérieur des matériaux (Ismans), une École supérieure des beaux-arts, un Institut technologique européen des métiers de la musique, et deux institutions de la Chambre de commerce, l’Institut supérieur de commerce automobile et l’École supérieure de commerce et de réparation automobile (Escra).

Le centre hospitalier régional et universitaire a 3 800 employés et dispose de près de 1 800 lits, auxquels s’ajoutent ceux des cliniques du Pré (350 sal.), de Pontlieue (155 lits, 320 sal.), du Tertre Rouge (130 lits, 200 sal.), Victor Hugo (60 lits, 80 sal.), Delagenière (75 lits), des centres médico-chirurgicaux CMCM (450 sal.), Saint-Cosme et Sainte-Croix (200 et 130 sal., 95 et 150 lits); maisons de retraite Serience (Korian, 65 sal.), Emera (55 sal.), le Montheard (55 sal.). La ville a 16 collèges publics et 4 privés, 9 lycées publics dont 4 professionnels et 13 lycées ou assimilés privés dont 9 professionnels.

Le Mans propose à la visite le musée de Tessé (art et histoire, avec une galerie de l’antiquité égyptienne; le musée de la Reine Bérengère, le musée Vert (histoire naturelle), le musée Automobile de la Sarthe, le Centre du patrimoine de facture instrumentale (instruments de musique). La ville dispose de plusieurs salles de spectacle dont un théâtre municipal, l’Espal (palais des congrès et de la culture), le théâtre de l’Éphémère qui utilise le deuxième théâtre municipal (Paul-Scarron), une grande salle moderne Antarès (8 000 places) aux Hunaudières. Le Mans offre plusieurs festivals dont Cité Chanson et Europa Jazz, plus un festival de musique classique à l’abbaye de l’Épeau, et les Chimériques avec la Nuit des Chimères, ainsi que des manifestations de cirque, photographie, musique be-bop. Les 24 Heures automobiles du Mans ont lieu en juin et sont précédées par les 24 Heures moto en avril sur le circuit Bugatti.

La municipalité a depuis 1977 une majorité de gauche; elle est dirigée depuis 2001 par Jean-Claude Boulard, socialiste, ancien député, sociologue, qui a succédé à Robert Jarry, maire durant 24 ans, haut personnage communiste puis, dissident, fondateur d’un Mouvement de la gauche progressiste. La commune du Mans a eu 50 000 hab. en 1875, 100 000 en 1946 et a culminé à 152 300 (sdc) en 1975; sa population diminue depuis et a perdu environ 4 000 hab. de 1999 à 2009. L’Insee fixe l’unité urbaine du Mans à 207 900 hab., l’aire urbaine à 338 400 hab. La communauté urbaine Le Mans-Métropole groupe 9 communes et 184 800 hab.

Le pays du Mans associe la communauté urbaine et les communautés de communes de l’Antonnière, du Bocage Cénomans, de l’Orée de Bercé-Belinois, des Portes du Maine, des Rives de Sarthe, du Sud-Est du pays Manceau, soit 256 100 hab. dans 48 communes (811 km2), et siège au Mans; il est présidé par le maire du Mans, comme la communauté urbaine. L’arrondissement a 260 200 hab. (363 200 en 1999), 12 cantons, 48 communes, 837 km2. Il était le plus étendu de la région jusqu'en 2006, où il a été amputé de six cantons au profit de l'arrondissement de Mamers, de cinq affectés à celui de La Flèche. Les 9 cantons du Mans totalisent 199 800 hab. pour 18 communes, 37 618 ha.

Les 24 heures du Mans

Le circuit des 24 Heures du Mans a été souvent remanié. De grands travaux au cours de l'hiver 2005-2006 ont livré une nouvelle configuration de 13 650 m inaugurée en 2006. Il emprunte la nationale 138 sur environ 5 km entre l'échangeur de la N 23 (rocade sud du Mans) et la ville de Mulsanne, notamment par la fameuse ligne droite des Hunaudières; puis, du virage de Mulsanne, s'oriente vers l'ouest et remonte vers le nord par des tronçons de la D 140 et de la D 139 à la limite de la commune d'Arnage, frôle l'aéroport et englobe le circuit Bugatti; celui-ci est utilisé pour des essais et pour les 24 Heures moto, très contourné et long de 4 180 m. L'épreuve, toujours organisée par l'Automobile-Club de l'Ouest, existe depuis 1923. Le cap des 2 000 km parcourus a été passé dès la première année, celui des 4 000 en 1953, celui des 5 000 en 1967; le record actuel est de 5 335 km, en 1971. Cela représente une moyenne de plus de 220 km/h; le record absolu de vitesse, établi en 1988, a été de 405 km/h sur la ligne droite des Hunaudières.

Les tribunes du public sont dans la partie nord du circuit, proches du musée de l'Automobile. Le périmètre du circuit inclut l'hippodrome et le centre de spectacle Antarès dans la partie nord, ainsi que le château des Hunaudières au centre, dans la commune de Mulsanne au bord du ruisseau de Roule-Crottes, qui vient de Parigné-l'Évêque, file vers l'ouest, traverse le circuit puis Arnage où il conflue avec la Sarthe, rive gauche; et, tout au sud, le golf du Mans à Mulsanne. Une troisième épreuve existe au Mans: les 24 Heures en patins à roulettes…


Aigné

1 560 hab. (Aignéens), 1 259 ha, commune de la Sarthe dans le canton NO du Mans, 12 km NO de la préfecture; elle est associée à Saint-Saturnin et La Milesse dans la communauté de communes de l’Antonnière; entreprise de découpage Tech-Laser (30 sal.), œufs du groupe LDC (par Sovopa-Huttepain, 50 sal.). La commune n’avait pas 500 hab. en 1962; elle s’est mise à croître sensiblement après 1975 et a gagné 190 hab. de 1999 à 2009.


Arnage

5 400 hab. (Arnageois) dont 250 à part, 1 076 ha, commune de la Sarthe dans le canton SO du Mans, 9 km au sud de la préfecture sur la rive gauche de la Sarthe. La commune a été créée en 1853 par association de sections de trois communes voisines. Son territoire est contigu à celui du Mans, longé à l’est par le circuit automobile et possède une gare. Il englobe une partie de l’aérodrome du Mans (codes LME, LFRM), étendu sur 140 ha qui est doté d’une piste en bitume de 1 430 m et une en herbe de 970 m, d’un petit aéroport et d’un aéroclub; le trafic a été de 6 400 passagers par an en 2010 et 2011 (9 400 en 2007) dont 2 500 en vols internationaux, et de 23 000 mouvements d'avions dont 900 commerciaux, 5 000 en voyages privés et 17 000 en aéroclub. Résidentielle et industrielle à la fois, la commune accueille 3 700 emplois, mais dont 500 seulement sont tenus par des résidants.

Les principales entreprises sont orientées vers l’équipement de l’automobile: GKN Driveline (Glaenzer-Spicer, 560 sal., joints de cardan), les deux usines du groupe AFE toutes deux issues de la société Amédée Bollée: Mancelle de fonderie (165 sal.) et fonderie d’alliages Le Segment AB (30 sal.); pompes Flowserve (ex-Ingersoll-Dresser, 280 sal.); mécanique (Alta, 80 sal.), produits abrasifs (L’Abrasienne, 35 sal.), armatures à béton Allians (25 sal.), appareillages de climatisation Axima (20 sal.).

Arnage y ajoute des négoces de matériel de travaux publics CCMB (40 sal.) et Loxam (20 sal.), de matériel agricole Claas (30 sal.), de bois et matériaux Wolseley (Réseau Pro, 35 sal.), d'électroménager Cocelec (20 sal.) et Deco (20 sal.); maçonnerie Lefèvre (20 sal.), travaux publics Eiffage (70 sal.), nettoyage urbain et canalisations GT (95 sal.); transports Sotrapid (Dupont et Lhuillery, 165 sal.), Frigo7 Locatex (35 sal.), SDV (30 sal.), transports par cars STAO (75 sal.).

La commune a un collège et un lycée professionnel publics, un supermarché U (80 sal.); un plan d’eau de 14 ha offre des équipements de loisirs. Arnage n’avait que 1 000 hab. environ durant la première moitié du 20e siècle; elle est passée à 2 300 en 1954, 5 000 en 1975. Mais elle aurait perdu 400 hab. entre 1999 et 2009.


Bazoge (La)

3 700 hab. (Bazogiens), 2 287 ha, commune de la Sarthe dans le canton NO du Mans, 13 km au NNO de la préfecture sur la route d’Alençon; un grand bois sur le plateau, une gare à 2 km du village; production d’œufs de la Sacofel (groupe LDC, ex-Huttepain, 45 sal.) au Bois des Hogues, travaux publics Cosnard (45 sal.), imprimerie Ouest Affiches (55 sal.), couvertures de piscines Hydra Systèmes (20 sal.). La population communale était de moins de 1 200 hab. dans les années 1930, 1 300 en 1968 et a crû ensuite; elle a augmenté de 800 hab. entre 1999 et 2009.


Changé (Sarthe)

6 300 hab. (Changéens), 3 506 ha dont 1 070 de bois, commune de la Sarthe dans le canton du Mans-Est-Campagne, 7 km ESE de la préfecture; base de loisirs des bois de Changé à l'ouest, maison de retraite Medotels Artémis (Korian, 45 sal.), plusieurs châteaux dont celui de la Paillerie au sud (19e s.) et celui de la Buzardière à la limite orientale, près du bois de Loudon (15e et 18e s.); un lycée professionnel. Changé est traversée par la rocade du Mans qui se confond avec la N 23 et, plus à l'est, par l'autoroute A 28 vers Tours. La ville avait déjà 2 900 hab. en 1841; sa population est descendue à 2 030 en 1931, puis est remontée; elle s’est accrue de 900 hab. entre 1999 et 2009.

Elle accueille plusieurs zones d'activité au sud-ouest le long de la N 23, et quelques établissements notables: fabriques de charcuterie Chevallier (130 sal.) et LBC (Luissier-Bordeau-Chesnel, 30 sal.) et négoce de charcuterie de l’Alliance Océane et Charcutière (75 sal.); fabrique de lunettes J. Denis (30 sal.), atelier Précision mécanique du Lorouer (CMC, 20 sal.); installations électriques Sygmatel (25 sal.) et Télélec Réseaux (30 sal.); plomberie Secop (35 sal.), travaux publics R. Papin (20 sal.); maintenance d'électroménager Barbé-Devaux (20 sal.), négoce de matériel Manuser (20 sal.);; magasin Super-U (60 sal.), transports Ducros (35 sal.).


Chapelle-Saint-Aubin (La)

2 240 hab. (Capellaubinois), 593 ha, commune de la Sarthe dans le canton NO du Mans, 5 km au NO de la préfecture. Elle contient au nord-ouest un échangeurs des autoroutes A 81 vers Rennes et A 11 (Océane), et à l'est dans la vallée de la Sarthe, rive droite, une zone d'activités traversée par la N 138 et les voies ferrées (Zone industrielle Nord du Mans). Il s'y trouve un centre commercial autour de l’hypermarché Auchan (560 sal.) avec service de réparation Serval du même groupe (90 sal.) et plusieurs magasins dont Decathlon (55 sal.), H&M (55 sal.), Boulanger (50 sal.), Conforama (50 sal.), Kiabi (45 sal.), Darty (30 sal.), Toys R'US (25 sal.), Go Sport (20 sal.), Distrimusic (20 sal.), Point P (20 sal.) ainsi que des restaurants et négoces: fournisseurs d'eau Fabre (45 sal.), France-Boissons (30 sal.), surgelés Thiriet (25 sal.), mobilier Thirel (20 sal.).

La commune, dont le territoire jouxte celui du Mans, avait 500 hab. en 1931, 600 en 1960, 920 en 1982 et a changé de dimension ensuite; mais elle n’a gagné que 100 hab. de 1999 à 2009. Elle accueille une fabrique d’aliments pour la volaille reprise par LDC à Huttepain (60 sal.); maçonneries Fournigault (210 sal.) et Pavy (60 sal.), plâtrerie SPPM (90 sal.), constructions Geoxia (20 sal.); transports Heppner (150 sal.) et TDT (25 sal.); nettoyage Atest (90 sal.); aide à domicile Maison et Services (40 sal.), centre d’aide par le travail (Catmanor Adgesti, 100 sal.) et jardins et espaces verts par handicapés Adiph AEV (35 sal.).


Coulaines

7 600 hab. (Coulainais), 393 ha, commune de la Sarthe dans le canton du Mans-Nord-Campagne, en banlieue nord du Mans. C'est une ville fleurie, ornée d'une église romane du 11e siècle avec tour hourdée du 15e. Elle accueille une zone d'activités et diverses petites entreprises de matériel médical (Villard, 50 sal.), reliure (Atelier Saint-Luc, 35 sal.), un négoce de textiles FDG (25 sal.); ingénierie Mach Tel (40 sal.).

Le principal employeur est le centre de télésurveillance et gardiennage CTCAM du Crédit Mutuel (250 sal.). Coulaines a un collège public, un supermarché Carrefour (25 sal.). La commune n’avait que 700 hab. vers 1900, 920 en 1936, 1 500 en 1962; elle est passée rapidement à 7 400 (sdc) dès 1975 et s’y tient à peu près depuis, mais a perdu 50 hab. de 1999 à 2009. Au sud, le grand ensemble d’habitation Bellevue forme une zone urbaine sensible partagée avec Le Mans.


Milesse (La)

2 470 hab. (Milessois), 1 041 ha, commune de la Sarthe dans le canton NO du Mans, 10 km au NO de la préfecture au bord de l’Antonnière; ateliers d’aéraulique Johnson Controls (90 sal.), mécanique Le Pratique (30 sal.), transports par cars STAO (25 sal.). La commune est associée à Saint-Saturnin et Aigné dans la communauté de communes de l’Antonnière (3 communes, 5 600 hab.), dont elle héberge le siège. Elle n’avait que 540 hab. en 1931 et a dépassé les 1 000 en 1972, les 2 000 en 1988; elle a gagné 160 hab. de 1999 à 2009.


Neuville-sur-Sarthe

2 420 hab. (Neuvillois), 2 294 ha, commune de la Sarthe dans le canton du Mans-Nord-Campagne, 9 km au nord de la préfecture sur la rive gauche de la Sarthe; boulangerie industrielle Panarmen (125 sal.), canalisations et travaux publics Canaouest (35 sal.); une gare. Neuville avait moins de 1 100 hab. dans les années 1960 et sa population a crû surtout entre 1975 et 1990; elle n’a gagné que 100 hab. dans les années 1990, 120 de 1999 à 2009.


Parigné-l'Évêque

4 820 hab. (Parignéens), 6 340 ha dont 2 886 de bois, commune de la Sarthe dans le canton du Mans-Est-Campagne, 16 km au SE de la préfecture. La commune, étendue et même la plus grande de la Sarthe, comporte de nombreux bois et étangs, dont le bois et l'étang de Loudon au nord; site classé et ruines du château de la Buzardière (féodal et 17e s.), église avec boiseries et lanterne des morts. Parigné accueille le centre médical François Gallouédec de l'Association pour l'hygiène sociale de la Sarthe (200 sal.) avec un institut médico-éducatif, et un collège public.

La fabrique d'emballages plastiques pour cosmétiques Albea (210 sal., ex-MT Packaging du groupe Alcan), qui était à Challes, a été transférée à la Boussardière à l'ouest du bourg près d'un échangeur de l'A 28; menuiserie Bourneuf (55 sal.), métallerie Williamey (25 sal.), supermarché U (70 sal.). La commune avait un peu moins de 3 000 hab. entre 1921 et 1970, contre 3 600 dans les années 1860, puis sa population a augmenté (+220 hab. de 1999 à 2009). Elle est le siège de la communauté de communes du Sud-Est du pays Manceau, groupement intercommunal du département de la Sarthe qui réunit 5 communes et 15 800 hab. de la banlieue du Mans.

Un peu à l’est à 4 km, dans le même canton, Challes (1 210 Challois, 2 583 ha dont 800 de bois) a un tissage (Ateliers de Bussières, 45 sal.) et conserve une fabrication d'emballages plastiques rigides par la société française Technicaps Packaging (95 sal.) dans les anciennes instalaltions d'Alcan-Albea; sa population croît depuis un creux à 750 hab. en 1975 (+100 hab. de 1999 à 2009).


Ruaudin

3 370 hab. (Ruaudinois), 1 378 ha dont 450 de bois, commune de la Sarthe dans le canton du Mans-SE, 8 km au SE de la préfecture. Le circuit automobile du Mans borde son territoire à l’ouest et accueille l'écurie de sports Driot-Arnoux (DAMS, 25 sal.). Deux zones d’activités se partagent diverses activités; machines pour l'agro-alimentaire Process Agro (30 sal.), semences du groupe RAGT (20 sal.), magasins Decathlon (50 sal.) et Darty (20 sal.), restaurant Relais d'Alsace (25 sal.), services funéraires Duluard (25 sal.). Ruaudin avait moins de 1 000 hab. en 1954 et croît depuis. Elle a gagné 470 hab. de 1999 à 2009.


Saint-Pavace

1 910 hab. (Palvinéens), 516 ha, commune de la Sarthe dans le canton du Mans-Nord-Campagne, 4 km au nord du Mans sur la rive gauche de la Sarthe; elle s’orne de plusieurs châteaux; le château et le parc de Chêne de Cœur forment un site classé de 92 ha; meubles MT2A (45 sal.), menuiserie Chanoine (20 sal.), chaudronnerie Secat (20 sal.); boulangerie industrielle BPA (30 sal.); installations électriques Elcare (50 sal.); maçonnerie Reis Manso (25 sal.); quelques négoces dont matériel bureautique Conty (25 sal.). De 400 hab. en 1954, la commune est passée à 800 en 1975 et 1 700 en 1982; elle aurait augmenté de 70 hab. entre 19989 et 2009.


Saint-Saturnin

2 410 hab. (Saint-Sanniens), 966 ha, commune de la Sarthe dans le canton NO du Mans, 7 km NO de la préfecture sur la route d’Alençon. Le territoire communal s’appuie à l’est sur la rive droite de la Sarthe et englobe ainsi le vaste échangeur autoroutier du nord du Mans. Cela vaut à cette commune de banlieue un remarquable équipement hôtelier (400 lits) et des ambitions en matière de logistique, où se remarquent les viandes de boucherie Serviand (120 sal.), les transports Ebrex (110 sal.) et les déménagements A Athena (35 sal.) et Tremblaye (40 sal.).

La commune a de nombreux commerces et un lycée professionnel agricole privé, un centre de rééducation pour handicapés de 300 emplois, un multiplexe de 12 salles de cinéma (Mega CGR, 20 sal.); quelques ateliers, CHD (menuiserie, 25 sal.) et Techni-Confort (agencement de magasins, 25 sal.); agence Chronopost (30 sal.); magasins Jardiland (25 sal.), Distrilap (25 sal.); restauration collective SFS (20 sal.). La commune a choisi de rester à l’écart de la communauté urbaine du Mans pour s’associer à deux voisines dans la communauté de communes de l’Antonnière. Elle n’avait que 500 hab. au début des années 1960 et a atteint 1 200 hab. en 1982; elle a gagné 350 hab. de 1999 à 2009.


Sargé-lès-le-Mans

3 690 hab. (Sargéens), 1 385 ha, commune de la Sarthe dans le canton du Mans-Est-Campagne, 4 km NE de la préfecture; golf; restauration d’autoroute l’Arche (90 sal.) et station-service Total (25 sal.) et Carautorouets (groupe Carrefour, 35 sal.), négoce alimentaire Le Fenouil Biocoop (35 sal.); meubles Sofame (50 sal.), bois et foresterie de la Forestière du Maine (35 sal.); service des eaux Veolia (25 sal.). Le nom de la commune était Sargé jusqu’en 1933; elle avait 860 hab. à cette date, puis sa population a augmenté à partir de 1970, puis a ralenti sa croissance; elle a gagné 150 hab. de 1999 à 2009.


Savigné-l'Évêque

4 200 hab. (Savignéens), 2 848 ha, commune de la Sarthe dans le canton du Mans-Est-Campagne, 13 km au NE de la préfecture. Ses principales ressources sont sa mairie-château, des haras avec courses hippiques, une laiterie Novandie (170 sal., groupe Andros), un supermarché Casino (20 sal.). Bien que située dans un canton du Mans, la commune fait partie de la communauté de communes des Brières et du Gesnois. La population communale était de 2 700 hab. en 1831, 1 900 en 1931; elle croît depuis les années 1960 et a augmenté de 400 hab. entre 1999 et 2009.

La pot-bouille de Savigné

Savigné a rénové la tradition de la pot-bouille. «Au 19e siècle, Louis Lerouge, un maître des postes gagne une vache lors d'une partie de cartes. Cet animal l'encombre et il décide alors de le faire cuire sur la place de l'église, dans des chaudières et d'offrir la viande aux miséreux du village. Ainsi chaque année, au moment du Carnaval, tous les habitants contribuaient à la préparation de la «pot-bouille». Des collecteurs passaient dans les maisons et récoltaient les ingrédients indispensables au pot-au-feu. Le dimanche gras, la vache destinée à terminer dans l'estomac des Savignéens était promenée dans les rues du village, enrubannée et escortée par les collecteurs, habillés en bouchers qui faisaient office de cuisiniers et de marmitons. Et le mardi gras, la bête était mise à cuire dans les chaudières et le bouillon et la viande étaient distribués à tous ceux qui le désiraient. À cette époque, les gens venaient de très loin pour déguster un repas copieux et gratuit. Lors de la Première Guerre mondiale, cette coutume passa aux oubliettes et ce n'est qu'en 1979 que le comité des fêtes de Savigné fit renaître cette tradition. Depuis, chaque année, 15 jours avant Pâques, au mois de mars, les Savignéens entretiennent la tradition de la pot-bouille. Ils se régalent de ce plat cuisiné dans les 17 chaudrons alignés sur le trottoir qui contiennent une tonne de légumes et plus d'une tonne de viande. De nombreuses attractions entourent cette dégustation.» (http://www.sarthe.com/savigne-leveque/sav_potbouille.htm).


Trangé

1 100 hab., 1 111 ha, commune du département de la Sarthe dans le canton Nord-Ouest du Mans, 6 km ONO du Mans près de la N 157; château de la Groirie (16e au 18e s.), quelques bois; nettoyage Safen (280 sal.), travaux publics GTM (30 sal.), transports GLS (25 sal.). Trangé n'avait que 400 hab. en 1954, 600 en 1982, et croît depuis; elle a gagné 315 hab. de 1999 à 2006, soit 30%.


Yvré-l'Évêque

4 550 hab. (Yvréens), 2 761 ha dont 528 de bois, commune de la Sarthe dans le canton du Mans-Est-Campagne, 5 km à l’est du Mans. Son territoire est traversé par la vallée de l’Huisne (NE-SO), dont les abords sont classés auprès d’un vieux pont, et par l’autoroute de Caen à Tours (A 28) qui sert aussi de rocade externe au Mans. Un gros échangeur de la rocade avec l’Océane A 11) a été aménagé au nord de la commune.

Celle-ci a un atelier de mécanique (PMA, 50 sal.), une fabrique de literie GFL (30 sal.), un recyclages de palettes PGS (30 sal.), un magasin Bricoman (45 sal.); installations électriques ES Elec (25 sal.); un collège public. Dans la vallée se trouvent le parc d’attractions Papéa-City (30 sal.) et le site classé de l’abbaye cistercienne de l’Épau, qui date du 13e s. et a été restaurée par le département, mais qui a perdu son cloître dès le 18e siècle. La commune est longtemps restée autour de 2 200 hab. puis a grandi après 1950. Elle a augmenté de 240 hab. entre 1999 et 2009.