Canton de Boos

Boos

3 170 hab. (Boésiens), 1 403 ha dont 282 de bois, chef-lieu de canton de Seine-Maritime dans l’arrondissement de Rouen, 12 km au SE de la ville au milieu du plateau entre Seine et Aubette sur la N 14. Elle conserve un des beaux colombiers anciens de Normandie, octogonal, du 16e s.; manoir des Abbesses (13e-14e et 16e-18e s.); un collège public; un Intermarché (65 sal.), sociétés immobilières du Fond du Val (CER, 50 sal.), DPLE (40 sal.), France-Confort (25 sal.) et Phenix (25 sal.). Boos est surtout résidentielle et a peu d’établissements, mais un décolletage (Sumpar, 70 sal.); elle avait moins de 600 hab. avant 1950, 770 en 1968 et a crû rapidement ensuite sous l’effet de l’exurbanisation rouennaise; elle a gagné 270 hab. de 1999 à 2008.

Son finage contient les installations de l’aérodrome de Rouen-Vallée de Seine (codes URO et LFDP), avec aéroclub et quelques entreprises liées au trafic, doté d’une piste de 1 700 m, d'une aérogare et occupant 150 ha. Le trafic a été de 32 000 passagers en 2008, mais seulement 4 700 en 2010; le nombre de mouvements avait atteint 62 500 en 2009 (2 500 commerciaux, 38 000 locaux et 22 000 voyages privés) mais seulement 7 000 en 2010. Quelques liaisons sont assurées avec la Corse et Malaga, mais Brit Air a fermé la liaison Rouen-Lyon.

Le canton a 37 100 hab. (5 600 en 1999), 15 communes, 10 831 ha dont 1 861 de bois; il s’étend à l’est de Rouen sur le plateau du Vexin entre les vallées de l’Andelle au sud et de l’Aubette au nord. Les cinq communes les plus proches de Rouen, Bonsecours, Le Mesnil-Esnard, Franqueville-Saint-Pierre, Belbeuf et Amfreville-la-Mi-Voie, ont toutes dépassé 2 000 hab. Au SE de Boos, La Neuville-Chant-d’Oisel vient de s'y ajouter. Ymare (1 140 Ymarois, 403 ha), 5 km au SO de Boos, a une usine du groupe Thales (Air Systems) travaillant pour la défense (radars et équipements divers, 300 sal.) et un centre de santé Korian (psychiatrie, 45 sal.); la commune avait seulement 210 hab. en 1962; elle en a gagné 90 entre 1999 et 2008. Gouy (830 Gauvasiens, 497 ha dont 121 de bois), 7 km SO de Boos, a un château de 1755 en brique et pierre, et des grottes à gravures paléolithiques dans le coteau de Seine.

Les Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen (1 250 Authipontains, 453 ha dont 122 de bois), à l’extrémité SO du canton à 8 km SO de Boos, se partage entre le village du plateau et, au pied du coteau de Seine face à Oissel, le hameau du Port-Saint-Ouen qui eut son rôle au temps de la navigation fluviale; son nom est lié à la construction de l’abbaye Saint-Ouen de Rouen, à laquelle il fournissait les pierres extraites dans le coteau de Seine; décoration florale TV Getal (35 sal.), travaux publics Eiffage (30 sal.) et Boutte (30 sal.). La commune n’avait que 340 hab. en 1962 et croît depuis (+60 hab. de 1999 à 2008).

À Montmain (1 380 Manemontais, 604 ha dont 225 de bois), qui domine les hauts vallons de l’Aubette à l’autre extrémité du canton, à 5 km NE de Boos, des jardins d’angéliques se visitent près d’un vieux manoir. Montmain a suivi une croissance parallèle à celle des Authieux (310 hab. en 1968, 1 000 en 1990). Toutes ces communes ont rejoint la communauté d’agglomération de Rouen en 2007.


Amfreville-la-Mi-Voie

3 100 hab. (Amfrevillais), 389 ha, commune de Seine-Maritime dans le canton de Boos, au bord de la Seine à 4 km SE de Rouen, face à Sotteville. Elle a eu des industries et des chantiers navals; quelques entreprises y travaillent, dont l’usine des câbles Pirelli, devenue Prysmian en passant au groupe Goldman Sachs en 2005 (100 sal.); entreprise de peinture Hubert (45 sal.), friperie des Chiffonniers d'Eureka (25 sal.). Cette banlieue s’est dotée d’une batterie de services: parc de loisirs, espace Jacques-Prévert et centre culturel Simone-Signoret, musée du patrimoine des écoles. Amfreville avait 400 hab. en 1806, 1 400 en 1901, 2 100 en 1975 et a encore gagné 200 hab. entre 1999 et 2008. Mi-Voie (Mivoye au 18e s.) signalerait l’étape que faisaient les charrois de pierre venant de Port-Saint-Ouen pour la construction de l’abbaye Saint-Ouen de Rouen. Longtemps limitée à une route très fréquentée, la N 15, l’urbanisation commence à gagner les hauteurs, mais des risques de glissements de terrain ont été signalés.


Belbeuf

2 110 hab. (Belbeuviens), 656 ha dont 169 de bois, commune de Seine-Maritime dans le canton de Boos, 5 km à l’ouest du chef-lieu. Le centre est sur un étroit plateau au-dessus d’Amfreville-la-Mi-Voie, éventré côté sud-est par un profond vallon qui débouche au hameau de Saint-Adrien. Au-dessus, fait saillie le promontoire des Roches Saint-Adrien, d’où l’on a une vue étendue sur le grand méandre de Rouen et du Rouvray; une chapelle y a été creusée dans la falaise dès le 13ee s. Le manoir des Ifs se cache à l’extrême sud-ouest du finage.

Sur le plateau, trône un château de brique et pierre de 1780, restauré dans les années 1960, propriété du groupe d’assurances Axa qui y emploie 55 personnes, dans un parc de 200 ha à grandes allées, avec un ancien colombier; plantations ornementales Activert (20 sal.), transports Halley (30 sal.), menuiserie Polytravaux (35 sal.), finitions de bâtiment SNPR (30 sal.), discothèque Belam (20 sal.). La commune avait 700 hab. dans les années 1930, 1 200 en 1968 et a poursuivi sa croissance, très modérée après 1999 (une soixantaine d'habitants).


Bonsecours

6 900 hab. (Bonauxiliens), 376 ha, commune de Seine-Maritime dans le canton de Boos, banlieue résidentielle au SE de Rouen; elle occupe l'éperon de confluence entre la Seine (rive droite) et la vallée encaissée du Robec, prolongée en amont par celle de son affluent l'Aubette; la côte Sainte-Catherine, qui domine la Seine, est un des célèbres promontoires de Rouen; une table d'orientation s'offre non loin de la basilique. La ville a reçu en 1844 une basilique néogothique consacrée à la Vierge et, en 1892-1893, quasi simultanément, un gros monument à Jeanne d'Arc et un casino; restauré en 1970 pour diverses formes d'accueil et d'expositions, celui-ci a été incendié début janvier 2006, puis refait comme salle de spectacles.

Bonsecours a un collège public, uun supermarché U (40 sal.); transports Martin (35 sal.), négoce de chariots élévateurs Loutz (20 sal.). L'ancienne ferme du Plan a été restaurée et aménagée en centre de loisirs et d'activités; elle conserve quatre bâtiments, dont un chartil du 18e s. Le nom de la commune fut Blosseville, puis Blosseville-Bonsecours jusqu'en 1958; elle avait 1 700 hab. à la fin du 19e s., 2 600 entre les deux guerres; sa population est montée à 3 800 en 1968 puis a connu un nouvel élan, passant à 6 000 hab. en 1980 et plafonnant depuis 1990.


Franqueville-Saint-Pierre

5 800 hab. (Franquevillais), 856 ha, commune de Seine-Maritime dans le canton de Boos, 3 km au NO de celle-ci et 9 km au SE de Rouen. La commune résulte de la fusion en 1970 de Notre-Dame-de-Franqueville et de Saint-Pierre-de-Franqueville; la population était de 2 300 hab. en 1975 et a nettement augmenté ensuite; la commune a gagné 500 hab. de 1999 à 2008. L’habitat se tient sur le plateau, au bord de la N 14. La ville a un lycée public récent (1992, 1 400 élèves), et plusieurs entreprises dont Carrier (430 sal., groupe états-unien UTC, équipements frigorifiques pour le transport), Bopack (étiquettes adhésives pour l’industrie, belge, 170 sal.); maçonnerie TCC (Technique Concept Construction, 60 sal.), menuiserie métallique AVA (Alu-Verre-Acier, 35 sal.), couverture Gallis (50 sal.); supermarché U (70 sal.), distribution alimentaire Maximo (35 sal.); informatique Synchronic (25 sal.) et Atlog (20 sal.).


Mesnil-Esnard (Le)

7 300 hab. (Mesnillais) dont 370 à part, 507 ha, commune de Seine-Maritime dans le canton de Boos, sur le plateau entre Seine et Auvette à 6 km SE de Rouen sur la N 14. La partie qui domine la vallée de l’Aubette, à l’est, est restée peu urbanisée et accueille un complexe de loisirs et de sports au Val aux Daims, et le Centre Normandie-Lorraine pour déficients visuels (80 emplois). L’ancienne voie romaine rectiligne sépare cette partie de la ville proprement dite, qui a reçu un collège public, un collège et deux lycées privés, un centre de formation d’apprentis. La commune accueille une fabrique d’étiquettes (Sneic, 35 sal.), une d'emballages (Décatoire Vicq, 20 sal.), une imprimerie (Seri, 25 sal.) et plusieurs négoces dont les fournitures de boulangerie Ducorbier (25 sal.); nettoyage ISS (25 sal.); supermarché Carrefour (30 sal.). Elle avait 1 500 hab. en 1900, 2 300 en 1954 et a crû surtout de 1970 à 1990; stable dans les années 1990, la commune aurait gagné encore 500 hab. entre 1999 et 2008.


Neuville-Chant-d'Oisel (La)

2 000 hab. (Neuvillais), 2 183 ha dont 450 de bois, commune de Seine-Maritime dans le canton de Boos, au sud-est du chef-lieu. Le nom de La Neuville vient d'un village de défrichement postérieur au 11e s., qui s’étire sur 4 km le long de l’ancienne voie romaine; son prédicat s’est orthographié Champ-d’Oisel au 19e s., apparemment par erreur, et a repris la forme ancienne après 1950. La propriété du coureur cycliste Jacques Anquetil, qui s’y était établi de 1961 à sa mort en 1974, est devenue un lieu de rencontres. La population s'est accrue de 200 hab. entre 1999 et 2008.