Canton de Darnétal

Darnétal

9 500 hab. (Darnétalais), 493 ha dont 160 de bois, chef-lieu de canton de Seine-Maritime dans l’arrondissement de Rouen, en banlieue est de Rouen dans la vallée du Robec. La ville a reçu deux collèges publics, un centre de soins privé pour maladies nerveuses, un centre hospitalier public, une caserne de CRS; une école d’architecture occupe une ancienne usine de 1880. Sur le plateau à l’est de la vallée, s’étendent la zone d’activités des Violettes et, juste au sud dans le bois du Roule, un centre aéré. Vers l’ouest, la ville est dominée par le grand ensemble rouennais du Plateau.

Darnétal, qui a un côté de cité-dortoir, abrite de nombreuses petites entreprises de services et peu d'atliers; installations électriques Avenel (180 sal.), articles métalliques dont gouttières et pièces d'éclairage Amelux (30 sal.), fers à béton Hierros (20 sal.), menuiserie Lemoine et Dazy (25 sal.), plomberie Sanibat 76 (20 sal.); distribution de produits pour coiffeurs Coiff’idis (40 sal.); nettoyages TFN (390 et 120 sal.) et Domlis (40 sal.), blanchisserie et location de linge RLD2 (130 sal.), magasins Intermarché (45 saL.) et Super-U (30 sal.). La chaudronnerie RPA (130 sal.) a fermé en 2008.

Quoique dirigée par un maire communiste de 1977 à 1995, la commune se classe dans les banlieues plutôt bourgeoises de l’agglomération et le maire est Christian Lecerf, divers droite, tandis que le conseiller général, Jacques-Antoine Philippe, est socialiste et siège aussi au conseiller municipal. La population communale était déjà de plus de 5 000 hab. au début du 19e s., 6 800 en 1900; elle est montée à 10 000 en 1962 et a culminé à 11 800 (sdc) en 1975 puis s’est un peu tassée, avant de reprendre 170 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton a 27 500 hab. (25 800 en 1999), 19 communes, 14 823 ha dont 3 367 de bois; il s’étend sur le plateau entre Robec et Andelle et touche à l’est au département de l’Eure. Proches de Rouen, Saint-Léger-du-Bourg-Denis et Saint-Jacques-sur-Darnétal sont les communes les plus peuplées. Le Héron (250 Héronnais, 1 072 ha dont 415 de bois), 22 km à l’est de Darnétal dans un vallon affluent de l’Andelle, conserve des ruines d’un château fort refait au 17e siècle mais brûlé en 1945 (grand parc classé), et le manoir fortifié de la Malvoisine, du 16e s.

Ry (770 Ryais, 571 ha dont 146 de bois), 16 km à l’est de Darnétal dans la petite vallée du Crevon, affluent de l’Andelle, est le Yonville d’Emma Bovary: Gustave Flauvert a été inspiré par l’histoire vraie de Delphine Couturier, morte en 1848; le village en tire parti, s’est fait promouvoir «village de charme» et propose une galerie Bovary avec musée d’automates sur le thème du roman; il offre aussi quelques maisons anciennes et un beau porche en bois renaissance en façade de l’église romane. Sa population s'est accrue de 150 hab., presque un quart, entre 1999 et 2008.

Saint-Denis-le-Thibault (520 Dionyso-Thébaldiens, 1 025 ha dont 373 de bois), juste au sud de Ry, a récemment défrayé la chronique par son opposition à la création d’un centre d’éducation fermé pour jeunes délinquants dans un château local. Auzouville-sur-Ry (640 Auzouvillais, 798 ha), 4 km au SO de Ry sur le plateau, a crû de 60 hab. entre 1999 et 2008 et propose à la visite un jardin Plume de vivaces, plantes décoratives et légumes, dans un ancien verger.

Martainville-Épreville (720 Martainvillais, 761 ha), 4 km à l’ouest de Ry, s’orne d’un grand et haut château de brique de la fin du 15e s.-début du 16e, avec un musée départemental des traditions et arts normands, surtout de meubles et céramiques; viennoiserie Délifrance (80 sal.), menuiserie Sodematub Naudin (45 sal.). La commune, qui a gagné 90 hab. de 1999 à 2008, est le siège de la communauté de communes du Plateau de Martainville, qui groupe 13 communes (8 900 hab.), tandis que l’ouest du canton adhère à la communauté d’agglomération de Rouen.

Préaux (1 680 Préautais., 1 895 ha dont 297 de bois), 7 km au NE de Darnétal, en sensible croissance jusqu'en 1999 (600 hab. en 1965), accueille une menuiserie métallique (Jouannet, 25 sal.). Saint-Martin-du-Vivier (1 820 Saint-Martinais, 500 ha dont 145 de bois), au nord de Darnétal, est proche de la zone industrielle de Bois-Guillaume et dotée d’une gare; touchée par la croissance périurbaine, elle avait 450 hab. en 1962 et a encore gagné 310 hab. de 1999 à 2008 (+20%); quelques petites entreprises y ont trouvé place. Roncherolles-sur-le-Vivier (1 110 Roncherollais, 535 ha dont 192 de bois) est juste à l’est sur le plateau, à 3 km NE de Darnétal, et en croissance sensible de 1968 (380 hab.) à 1990; ingénierie Interface (35 sal.)


Saint-Jacques-sur-Darnétal

2 660 hab. (Saint-Jacquais), 1 671 ha, commune résidentielle de Seine-Maritime dans le canton de Darnétal, 4 km à l’est du chef-lieu sur le plateau; gardiennage SMP (170 sal.), couverture Cobema (60 sal.), désamiantage SDCM (35 sal.), maisons Ortellei (30 sal.), ascenseurs Schindler (30 sal.), menuiseries C. Dumoulin (20 sal.) et Prestapose (20 sal.), installations électriques ACT2F (20 sal.), transports Vortex (handicapés, 55 sal.). La commune avait 1 000 hab. en 1900, guère plus dans les années 1960, et croît depuis; elle a gagné 140 hab. de 1999 à 2008.


Saint-Léger-du-Bourg-Denis

3 380 hab. (Bourdenysiens), 281 ha, commune de Seine-Maritime dans le canton de Darnétal; située juste au SE du chef-lieu, elle s’étire dans la vallée de l’Aubette; quelques sociétés de services et petites entreprises dont Savec (génie thermique, 65 sal.), négoce de matériel de sécurité antifeu (Smatis, 45 sal.), les transports Urgence (40 sal.), la vente par automates Lyovel (30 sal.); couverture Martin (20 sal.). La commune avait 1 400 hab. en 1900, 1 600 en 1954 et croît depuis; elle a gagné 220 hab. de 1999 à 2008.