Canton d'Yvetot

Yvetot

12 100 hab. (Yvetotais) dont 270 à part, 747 ha, chef-lieu de canton de Seine-Maritime dans l’arrondissement de Rouen, 36 km au NO de Rouen sur le plateau de Caux. La ville est sur le tracé de la N 15 et de la voie ferrée du Havre (gare); elle est frôlée par l’A 29, mais les accès en sont éloignés. Le nom de la ville vient du patronyme scandinave Yvar. Yvetot est restée célèbre par son roi, et la chanson qu’en fit Béranger en 1813… en visant Napoléon; puis l’opérette de Jacques Ibert (1928). La ville a un collège et un lycée publics, un collège et un lycée privés, un hôpital local (20 lits) et une clinique chirurgicale (40 sal., 40 lits); un musée municipal des ivoires, un musée du pays de Caux avec ferme et musée du lin; église moderne de 1956 à très grande verrière. Le manoir du Fay (1613), municipal, associe expositions, verger et jardins.

L’emploi industriel est diversifié mais relativement léger: confection de chemiserie Laporte (170 sal.), , chaudronnerie (CTMI, 40 sal.), biscuiterie (Forchy, 30 sal.), lubrifiants Holdys (30 sal.); s’y ajoutent un centre commercial Leclerc (270 sal.), des magasins Intermarché (50) et MrBricolage (35 sal.); transports Tournié (30 sal.), presses du Courrier Cauchois (40 sal.), gestion d’HLM Logeal (150 sal.); installations thermiques Bichot (40 sal.) et électriques Haddouche (20 sal.), peinture et vitrerie Levesque (30 sal.), recyclage Gardet-Bézenac (40 sal.), et plusieurs garages.

Yvetot a gagné plus d'un millier d'habitants de 1999 à 2008. Le maire est depuis 2008 Émile Canu, socialiste, ancien proviseur de lycée, également conseiller général du canton. La communauté de communes de la région d’Yvetot groupe 14 communes (20 900 hab.) et siège à Yvetot. L’unité urbaine d’Yvetot (Insee) est donnée pour 15 700 hab., comme l’aire urbaine.

Yvetot, capitale de royaume?

«Il était un roi d'Yvetot Peu connu dans l'histoire, Se levant tard, se couchant tôt, Dormant fort bien sans gloire; Et couronné par Jeanneton D'un simple bonnet de coton, Dit-on […] Il faisait ses quatre repas Dans son palais de chaume, Et sur un âne, pas à pas, Parcourait son royaume. Joyeux, simple et croyant le bien […] Aux filles de bonnes maisons Comme il avait su plaire, Ses sujets avaient cent raisons De le nommer leur père […] Il n'agrandit point ses États, Fut un voisin commode, Et, modèle des potentats, Prit le plaisir pour code.» La chanson, que Béranger a composée en 1813, visait clairement d'autres monarques, plus réels et moins appréciés… Une légende tenace a fait croire qu'un roi mérovingien aurait donné le titre de roi à l'un de ses vassaux, titulaire du fief d'Yvetot. Le titre a été porté en 1392 par le seigneur du lieu, profitant des désordres du royaume de France, puis par son fils, qui frappa même monnaie et vendit le titre en 1401 à un chambellan de Charles VI; il fut ensuite utilisé périodiquement par ses successeurs, jusqu'en 1551; il y eut même un moment deux rois, se querellant la succession du fief.

Le canton 20 400 hab. (19 300 en 1999), 12 communes, 9 342 ha dont 414 de bois. Le village de Valliquerville (1 300 Valliquervillais, 1 339 ha) est à 5 km à l’ouest d’Yvetot sur la route Bolbec et du Havre, mais la commune touche à celle d’Yvetot et partage avec elle des sites d’emploi: travail du lin (Centrale linière Eco-Techni-Lin, 20 sal.), travaux publics Yvetotaise (25 sal.) et Stumo (20 sal.), installations électriques DGS (40 sal.), nettoyages Netman (450 sal.), menuiserie Jamet (25 sal.), négoce de matériaux Concept Microfibre (20 sal.), transports Féron (20 sal.), garages. La population communale croît depuis 1968 (770 hab.), et a gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2008, mais elle avait dépassé 1 600 hab. au début du 19e siècle.

De l’autre côté d’Yvetot juste à l’est, Sainte-Marie-des-Champs (1 550 Saintmaritains, 411 ha) est une banlieue plus proche encore; tuyauterie industrielle Norton (120 sal., groupe Fives-Lille), réseaux électriques Garczynski Traploir (45 sal.), imprimerie ETC-INN (110 sal.), électromécanique REMI (20 sal.), informatique Caux-Formatique (25 sal.), négoce de matériaux Coverpro (40 sal.), couverture Iso-Toit (30 sal.), jardinerie de la Fourche (25 sal.). La commune n’avait que 500 hab. en 1968 et a crû jusqu’en 1999; elle a perdu une quarantaine d'habitants depuis. Saint-Clair-sur-les-Monts (660 Saint-Clairais, 407 ha), juste au sud-est d'Yvetot, s'orne du château de Marseille (17e s.) et accueille l'entreprise de couverture Alain Hue (25 sal.); la commune a gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2008.

Au nord du canton, Autretot (740 Autretotais, 380 ha), 4 km au NNO d’Yvetot, se distingue comme village très fleuri (4 fleurs); elle a gagné 110 hab. après 1999. Veauville-lès-Baons (680 Veauvillais, 796 ha), juste à l'est et 4 km au nord d'Yvetot, a un château avec parc, des 17e et 19e s., et partage la bifurcation des A 29 et A 150 (ex-N 15) avec Baons-le-Comte (340 Banais, 538 ha), qui est juste au nord-est d'Yvetot, et a deux châteaux (18e et 19e s.). Écretteville-lès-Baons (420 Écrettevillais, 940 ha) est plus à l'ouest, à l'angle NO du canton; aire de repos de l'A 29; le manoir du Catel (13e au 16e s.), au village, est classé.

Allouville-Bellefosse (1 130 Allouvillais, 1 466 ha), 7 km OSO d’Yvetot, a un musée de la Nature associé au parc régional, et un énorme chêne plus que millénaire malheureusement très abîmé pour avoir dû abriter une chapelle, un escalier, des prothèses en inox et autres interventions plus ou moins intempestives ou nécessaires. Le château de Bellefosse est du 18e s.; la commune a plusieurs manoirs et une zone industrielle, où l’usine de panneaux de bois et de lin Linex (150 sal.) a été modernisée en 2006. La population de la commune a augmenté de 120 hab. entre 1999 et 2008.

Auzebosc (1 270 Auzeboscais dont 260 à part), juste au SO d’Yvetot, accueille un lycée agricole et agro-alimentaire public avec un centre de formation professionnelle agricole (CFPPA); maçonnerie Syma (85 sal.). Sa population a crû de 310 hab. entre 1999 et 2008 (+32%). Touffreville-la-Corbeline (790 Touffrevillais, 1 260 ha dont 201 de bois), 5 km au sud d'Yvetot, est aux sources de la Rançon; plâtrerie TPCI (20 sal.); elle a absorbé en 1822 l'ancienne commune de Verbosc, dont il reste à l'est un hameau. Touffreville est censé venir d'un patronyme scandinave Thorf. Bois-Himont (430 Bois-Himontais, 584 ha), juste au sud des deux précédentes, a une entreprise de restauration collective (La Cuisine évolutive, 45 sal.).