Canton de Gonfreville-l'Orcher

Gonfreville-l'Orcher

9 200 hab. (Gonfrevillais), 2 581 ha, chef-lieu de canton de Seine-Maritime dans l'arrondissement du Havre, 9 km à l'est du Havre, face à Honfleur. La commune est disparate et témoigne bien des extensions de la fonction estuarienne. L'ancien château féodal d'Orcher, refait au 18e siècle et qui appartint à Falstaff et au banquier et ministre Law, subsiste sur le coteau de Seine. Le plateau, colonisé par lotissements et grands ensembles, conserve aussi le manoir renaissance de Bévilliers, aux jolis losanges de briques roses et noires; mais l'urbanisation des quartiers Est a dû être classée en zone urbaine sensible. La ville a un collège public. En contrebas, où ont été creusés le canal de Tancarville et le grand canal du Havre, la commune occupe tous les terre-pleins du port autonome entre les cantons du Havre et de Saint-Romain-de-Colbosc.

Les deux plus grands ensembles industriels sont ceux de la raffinerie de pétrole du groupe Total (1 400 emplois) et de la pétrochimie qui lui est associée (960 sal., plus 340 au centre de recherche), et celui de l’usine aéronautique Hurel-Hispano (Aircelle, 1 400 sal.), qui fait des moteurs d’avions et dépend du groupe Safran par la Snecma. Gonfreville abrite aussi plusieurs usines de chimie comme Chevron Oronite (680 sal.), la Normande de l’Azote (Yara, engrais ammoniaqués, 140 sal., groupe Norsk Hydro), les peintures PPG Coatings (310 et 85 sal.), Normanplast (bidons plastiques, 60 sal.), distillerie Hauguel (25 sal.); stockage de produits chimiques LBC Sogestrol (130 sal.) et (60 sal.), entrepôts Katoen Natie, qui ont agrandi de vastes silos, notamment pour les plastiques, sous le nom de Polymères Logistique (60 sal.); laboratoire d’analyses et contrôles pétroliers SGS (70 sal.) et gestion Petroservices (20 sal.).

Les autres domaines industriels sont peu représentés; chaudronneries ADF (Normande de tuyauteries, 55 sal.) et LTM (40 sal.), menuiserie métallique Isaac (45 sal.). En revanche, Gonfreville accueille des entreprises de logistique et distribution: les Dockers de Normandie (580 sal.) et les transports maritimes Services et Transports (130 sal.); transports Duboc (80 sal.), Arnal (40 sal.), Gefco (30 sal.); Logistique Estuaire (30 sal.); ISS Landside (25 sal.) et PGC (45 sal.) assurent la réparation et la maintenance de conteneurs. La ville accueille un Centre Leclerc de 300 emplois, assorti de magasins comme Castorama (110 sal.), Conforama (50 sal.) ou But (50 sal.); négoce de vaisselle Levoy Rexodif (35 sal.).

D’autres entreprises sont orientées vers le service à l’industrie et au bâtiment: ingénieries ETDE (80 sal.), SOM (35 sal.), Secomat (30 sal.) et Teuchos (25 sal.), analyses IS Services (100 sal.) et Intertek-OCA (30 sal.); installations électriques Ineo (150 et 40 sal.), Forclum (110 sal.), SPIE (80 sal.), Sdel-Applimatic (55 sal.); constructions GCMI (80 sal.), Damaël (50 sal.), Lefebvre (25 sal.); peinture PBI (50 sal.) et Prezioso Technilor (30 sal.); travaux publics Eurovia (170 sal.), Baudin Châteauneuf (40 sal.), réseaux Spac (35 sal.); assainissement Sane (140 sal.).

La commune avait 1 000 hab. en 1900, 4 400 en 1936; sa population est montée à 10 300 en 1982 (sdc) puis a très légèrement diminué et a perdu 800 hab. de 1999 à 2008. Le maire est Jean-Paul Lecoq, député communiste. Le canton a 20 800 hab., 3 communes, 3 467 ha dont à peine 111 de bois; les deux autres communes sont Harfleur et Gainneville.


Gainneville

2 400 hab. (Gainnevillais), 465 ha, commune de Seine-Maritime dans le canton de Gonfreville-l’Orcher, au NE du chef-lieu sur le plateau; centre de soins de suite pour femmes (Les Jonquilles, 50 sal.), peinture en bâtiment (Deschamps, 25 sal.), huisseries Tendance Rénovation (35 sal.). Gainneville est une commune résidentielle en croissance; elle avait moins de 1 000 hab. en 1965 et sa population a augmenté jusqu'en 1999.


Harfleur

8 200 hab. (Harfleurais), 421 ha, commune de Seine-Maritime dans le canton de Gonfreville-l'Orcher, juste à l'est du Havre au débouché de la vallée de la Lézarde. Ce fut le premier port maritime de l'estuaire, et même un port royal au 13e siècle; il déclina après la création du Havre, mais en tira bientôt parti et Colbert y fit installer une manufacture. La commune a un château-mairie du 17e s, une église flamboyante avec une haute flèche de 83 m, un ancien prieuré et un musée; elle a reçu un collège public et une grande clinique (Colmoulins, 370 sal.). Elle est densément bâtie et surtout résidentielle, n'ayant guère de part aux installations portuaires; la pêche aussi a disparu.

Néanmoins, Harfleur, où débouchent la voie ferrée (gare), l'A 131 et la N 15 (échangeurs), est aussi un lieu d'emploi, surtout dans l'industrie du bâtiment: fabrique de tubes plastiques pour bâtiment Girpi (220 sal., groupe belge Etex), fabrique d’engrais Yara (120 sal., groupe Norsk Hydro), menuiseries de plastiques Isoplas (110 et 40 sal.) et GM (20 sal.), menuiseries de bois Galli (50 sal.) et Bois Industrie (35 sal.), chaudronnerie TPI (30 sal.), imprimerie Snag (25 sal.); travaux publics et constructions Gagneraud (600 sal.), Valerian (45 sal.), et ENBTP (Normande, 30 sal.) peinture Pera (70 sal.) et TIM (Travaux industriels maritimes, 40 sal.), revêtements MI (25 sal.), installations électriques Forclum (250 sal.) et Forlumen (Actemium, 50 sal.), maintenance d'ascenseurs Otis (40 sal.), distribution d’eaux de la Banlieue du Havre (CEBH, 45 sal.); transports Bourgey-Montreuil (20 sal.); comptabilité Lecœur-Leduc (25 sal.). Harfleur avait 3 000 hab. au début du 20e siècle, 7 500 en 1954 et sa population (sdc) a culminé à 10 100 en 1975; elle a perdu 2 000 hab. depuis, dont 400 entre 1999 et 2008.