Cantons de Saint-Maixent-l'École

Saint-Maixent-l'École

7 700 hab. (Saint-Maixentais) dont 180 à part, 522 ha, chef-lieu de canton des Deux-Sèvres dans l'arrondissement de Niort, 24 km ENE de la préfecture. La ville se tient sur la rive droite de la Sèvre niortaise et elle est traversée par la N 11; la gare est sur la rive gauche. Saint-Maixent est née auprès d'une très ancienne abbaye bénédictine disparue, dont l'église avait été refaite au 17e s. dans le style flamboyant. Place forte, devenue place de sûreté protestante, la ville fut souvent attaquée et ravagée; aussi garde-t-elle peu de monuments anciens, comme la porte de Chalon, du 18e s.; mais il lui reste quelques intéressantes maisons bourgeoises. Elle connut un nouvel élan à partir de 1879, avec l'installation de l'école nationale d'infanterie, devenue en 1963 école de sous-officiers (ENSOA, école nationale des sous-officiers d'active), toujours en activité: elle forme 3 500 élèves par an et occupe 900 personnes; un musée militaire l'accompagne.

La ville a rajouté «l'École» à son nom en 1926. Elle a aussi un lycée et un collège publics, un collège privé, un hôpital-maison de retraite; quelques ateliers, dont le principal est celui de la carrosserie Libner (100 sal.); fabriques de matériels de carrières Bonnet (70 sal.), de bâches Jean (45 sal.), décolletage Bonnin (30 sal.), publicité Graphic Application (45 sal.); magasins Intermarché (40 sal.) et Bricomarché (30 sal.). La ville avait entre 4 000 et 5 000 hab. déjà au 19e siècle; elle est montée à 6 100 en 1936 et a culminé à 8 000 (sdc) en 1975, perdant 1 400 hab. jusqu'en 1999. Sa population totale a 600 hab. de moins qu'en 1999, mais les données ne sont pas comparables: les changements de définition ont fait s'évanouir la population comptée à part (1 800 hab. en 1999), tout en en intégrant une partie substantielle dans la population municipale. La communauté de communes d’Arc en Sèvre (9 communes, 20 800 hab.) a son siège dans la ville, qui est également le chef-lieu du pays du Haut Val de Sèvre.

Les 2 cantons ont 27 100 hab. (22 900 en 1999), 14 communes, 25 470 ha dont 1 422 de bois; ils sont traversés du NE au SO par la Sèvre et par son affluent le Chambon, la N 11 et l’autoroute Aquitaine (A 10), et leur population est en augmentation sensible. Au SO, La Crèche est à mi-chemin de Niort et à un gros nœud de routes. Tout au sud-ouest François (880 Franciens, 939 ha), 11 km NE de Niort, formée de plusieurs villages, s’orne du château de Vaudeleigne (16e s.); maçonnerie Dolci (45 sal.), transports Dallet (50 sal.); elle a 140 hab. de plus qu'en 1999. Cherveux (1 640 Cherveusiens, 2 225 ha), 14 km au NE de Niort et 13 km à l’ouest de Saint-Maixent, a un beau château du 15e s. à donjon carré et à douves, bien restauré au point de sembler néogothique; base de loisirs avec plan d’eau au nord du village. Cherveux a eu 1 700 hab. en 1881 et sa population était tombée à 880 en 1975; elle augmente depuis et s'est accrue de 340 hab. entre 1999 et 2008.

Augé (930 Augéens, 2 333 ha), 7 km au NO de Saint-Maixent, a une petite égise romane très pure à clocher carré et des maisons anciennes, qui lui donnent un air de «petite cité de caractère»; elle a gagné 120 hab. depuis 1999; emballages en bois Martin (50 sal.). Saivres (1 360 Saputiens, 2 124 ha), sur le Chambon à 3 km NO du chef-lieu, a des carrières (Moreau-Kléber, 30 sal.), et une population fluctuante: 1 700 hab. en 1886, 960 en 1975, une lente augmentation depuis; elle a gagné 160 hab. entre 1999 et 2008.

Azay-le-Brûlé (1 890 Azéens dont 140 à part, 2 210 ha), 4 km OSO de Saint-Maixent, a restauré un antique pont sur une voie romaine qui allait de Poitiers à l’océan. Azay est le siège de la communauté de communes du Val de Sèvre, qui groupe 8 communes et 8 200 hab. à l’est de Niort; commune de banlieue, elle abrite la menuiserie Cempi (40 sal.) et un centre commercial avec hypermarché Leclerc (175 sal.); plus un institut médico-éducatif. Le nom de la commune, très ancien, n’est pas expliqué. La population d’Azay avait atteint 2 000 hab. en 1846 et était descendue à 1 000 en 1975; elle remonte depuis et s'est augmentée de 310 hab. après 1999.

En amont de Saint-Maixent, la Sèvre a une direction SE-NO parallèle aux accidents du socle armoricain, et coule dans un fossé tectonique encadré par deux talus assez marqués. Nanteuil (1 680 Nanteuillais, 2 062 ha), commune résidentielle 3 km à l’est du chef-lieu, sur le talus septentrional, propose un musée de la TSF (anciens postes de radio); la population communale croît depuis 1950 où elle était de 1 000 hab.; elle a 170 hab. de plus qu'en 1999. Sainte-Eanne (670 Emmeranais, 1 383 ha), 3 km plus loin, a gagné 70 hab. dans le même temps; elle juxtapose une gare, un terrain militaire, un musée archéologique du val de Sèvre, et un gros abattoir-découpage de viandes du groupe Terrena (Arca, 460 sal., 85 000 t/an, 80% de porcs et 20% de bœufs); plus une fabrique d’aliments du bétail (Serval, 100 sal.) et les transports frigorifiques Viafroid (35 sal.).

Au-dessus du talus d’en face, 6 km au SSE de Saint-Maixent, Souvigné (890 Soussinois, 2 641 ha sont 340 de bois) associe temple et église et accueille un musée de la coiffe et du pays Pèlebois; le château de Régné, remanié sans cesse du 14e au 19e s., a une fuie de 1 800 boulins — c’est-à-dire un pigeonnier de 1 800 nids; un parc éolien de 4 machines Gamesa (8 MW) a été ouvert en 2010; la commune a gagné 70 hab. depuis 1999. À Romans (730 Romanais, 1 142 ha), 8 km SSO de Saint-Maixent, mare et lavoir rénovés forment une petite base de loisirs au «port» d’Aiript, à l’ouest du village; la commune s'est accrue de 200 hab. depuis 1999.

Sainte-Néomaye (1 290 Néomadiens, 1 069 ha), au bord de la Sèvre rive gauche à 7 km SO du chef-lieu, est connue pour ses foires aux mules et mulets; église romane, ancien logis fortifié aux Fontenelles, au NE dans un vallon; maçonnerie (25 sal.). Sa population a augmenté de 430 hab. entre 1999 et 2008, donc exactement de moitié! La commune de Saint-Martin-de-Saint-Maixent (1 090 Saint-Martinois, 1 264 ha) fait face à la ville sur la rive gauche de la Sèvre, en habitat très dispersé; anciens moulins et lavoirs, minoterie Bellot (70 sal.) et laiterie Soignon (groupe coopératif Eurial, 300 sal.), menuiserie et fermetures Pain (35 sal.); elle a gagné 230 hab. (+27%) depuis 1999.


Crèche (La)

5 600 hab. (Créchois), 3 450 ha, commune des Deux-Sèvres dans le canton de Saint-Maixent-l’École-1, 10 km au SO de la ville, à mi-chemin de Niort. Le bourg est sur la rive gauche de la Sèvre niortaise et traversé par la N 11; il dispose d’un collège public. Au bord de la Sèvre à la Villedieu, une ancienne aumônerie du 15e s. a été restaurée et propose des expositions. La Crèche a eu entre 2 000 et 2 400 hab. de 1846 à 1965. Elle a fusionné en 1965 avec la commune de Chavagné (750 hab.), au sud, ce qui a facilité l’opération d’aménagement. La population est passée à 3 200 hab. en 1975, 4 200 en 1982, et augmente encore: elle s'est accrue de 800 hab. entre 1999 et 2008.

C'est que la commune apparaît comme «la base arrière du port de La Rochelle». La Crèche a une gare, et la connexion des autoroutes A 10 et A 83 et de la N 11 lui vaut un vaste complexe d’échangeurs, susceptible de fixer des activités de logistique, jouant sur l’interconnexion fer-route. Un centre routier, l’ensemble interprofessionnel agricole Océrail contribuent à former un espace économique Atlansèvre, qui rassemble 7 zones d’activités réelles ou potentielles; il compte 80 entreprises sur 100 ha, soit environ 1 700 emplois, et devrait y ajouter 170 nouveaux hectares, en débordant d’ailleurs un peu sur la commune voisine de François. Les principales entreprises de logistique sont les transports TFE (250 sal.), Schenker-Joyau (80 sal.), Exapaq (70 sal.), Ebrex (65 sal.), Geodis (70 sal., Dusolier-Calberson), TNT (60 sal.), Tradimar (50 sal.), Dentressangle (25 sal.), et la plate-forme logistique du groupe crémier Eurial (50 sal.), plus l’école de conduite ECF (55 sal.) et le garage de poids lourds Bernis Trucks (45 sal.).

Dans les autres domaines se signalent le groupe Prévost, qui juxtapose les huisseries métalliques Edac (160 sal.), les profilages et piquets SPP (30 sal.), le conseil d'affaires Deya (60 sal.) et Deya Distribution (70 sal.), PSI Distribution (25 sal.) et le siège du groupe Prévost (40 sal.). À un moindre niveau sont encore de nombreux établissements: métalleries Atilac (60 sal.) et PAI (25 sal.), menuiserie métallique Roler (60 sal.); fabrique de matériel de boulangerie Panem (45 sal.); cuirs et éponges de la Chamoiserie de France (40 sal.); bétons Bonna-Sabla (35 sal.); éditions Geste (20 sal.); services d'entreprises BLS Services (50 sal.), travail temporaire Concept Plus (40 sal.); étanchéification EC2I (25 sal.), installations électriques Portalp (20 sal.).