Canton de Saint-Nicolas-de-la-Grave

Saint-Nicolas-de-la-Grave

2 200 hab. (Nicolaïtes), 2 934 ha, chef-lieu de canton du Tarn-et-Garonne dans l'arrondissement de Castelsarrasin, 12 km au NO de celle-ci. La bourgade est au milieu du coude de la Garonne au confluent du Tarn, où elle bénéficie d'un grand plan d'eau de 400 ha, avec base de loisirs, réserve et observatoire ornithologiques. C'est une bastide de 1135 au plan en damier, avec des cornières sur la place du marché, et des halles récentes; elle a été dotée au 14e s. d'un château en briques, refait au 19e et doté de quatre hautes tours carrées qui lui donnent un air bolognais. Elle abrite la maison natale de Lamothe-Cadillac (1658-1730), l'aventurier qui explora en Amérique du Nord, fonda Detroit et dont des voitures de prestige portent encore le nom; fers à béton Seringes Armatures (25 sal.). La population croît depuis 1954 (1 600 hab.) mais n’a gagné que 160 habitants entre 1999 et 2009; elle avait dépassé les 3 000 hab. de 1836 à 1850.

Le canton a 6 400 hab. (5 500 en 1999), 14 communes, 16 032 ha dont 1 472 de bois; il est bordé au nord et à l'est par la Garonne, où ses contours très festonnés sont calés sur d'anciens lits du fleuve. Saint-Aignan (430 Saint-Aignanais, 485 ha), 7 km au SE du chef-lieu en bordure de Garonne, a un beau clocher-mur à 5 arcades. Le village de Cordes-Tolosannes (270 Cordois, 1 577 ha dont 233 de bois), 6 km au SE, bastide de 1270, se tient sur la terrasse au confluent de l'Arrats et de la Garonne, d'où l'on a une belle vue sur les ramiers de la basse plaine; Maison des Agriculteurs (Maïsagri Tarn et Quercy, 20 sal., approvisionnements). Il reste, près du confluent, des bâtiments de l'ancienne abbaye cistercienne de Belleperche (12e s.), avec une grande église ruinée et une vaste façade (80 m) du monastère des 17e-18e s.; ancien moulin de Théoule. La commune a eu 820 hab. en 1836.

Sur la rive gauche de la Gimone à 6 km au SO de Cordes, à Labourgade (170 Bourgadois, 549 ha), le château vicomtal de Terride, ou Terrides, des 13e-14e, 16e et 19e s., a été restauré en hôtellerie (50 chambres) et même en «complexe touristique international»; terrain de golf; la commune a 40 hab. de plus qu'en 1999. Sur la terrasse moyenne de la Garonne, Garganvillar (630 Garganvillarais, 2 234 ha) a commencé comme bastide de l’abbaye de Belleperche; de 950 hab. en 1836, elle était tombée à 400 en 1975; elle a repris 120 hab. depuis 1999 (+24%).