Canton de Lorgues

Lorgues

7 700 hab. (Lorguais) dont 370 à part, 6 437 ha dont 4 000 de bois, chef-lieu de canton du département du Var dans l'arrondissement de Draguignan, 13 km au SO de celle-ci par une route très sinueuse. La commune conserve des bains maures du 8e s., restes d'enceinte et fontaines, beffroi du 14e s., ancien couvent des ursulines (16e-17e s.) et collégiale du 18e s.; chapelle mariale de Belval et château Renard aux environs, animations culturelles au château de Berre; musée d'art Rob Jullien (peinture et architecture) dans un ancien moulin à huile et musée d'art sacré à l'ermitage Saint-Ferréol.

Le finage est bordé au sud-ouest par le cours de l'Argens; châteaux de Sainte-Foy au nord-ouest, des Crottes à la pointe méridionale. La ville a un collège et un lycée publics; supermarchés Intermarché (40 sal.) et Casino (30 sal.), restauration Bruno (40 sal.). Elle cultive 597 ha de vignes et a une cave coopérative. Lorgues avait plus de 5 000 hab. au début du 19e s. et s'est ensuite dépeuplée, jusqu'à un minimum de 2 700 autour de 1930; puis elle a repris une croissance soutenue, passant les 3 000 hab. en 1965, les 5 000 en 1981; elle a gagné 1 240 hab. de 1999 à 2006. Elle a aussi 1 200 résidences secondaires, en augmentation (840 en 1999).

Le canton a 15 800 hab., 4 communes, 17 347 ha dont 9 058 de bois. Les Arcs commande sa partie orientale. Taradeau (1 600 Taradéens, 1 731 ha dont 1 150 de bois), 9 km au sud-est de Lorgues, est dans un renfoncement de la plaine de l'Argens, 4 km au nord de Vidauban; oppidum du Fort avec restes romains et bourg castral, chapelle romane (12e s.) et tour Taradel; sur le plateau au nord, châteaux de Rasque et de Selles, parc du château de Saint-Martin dans la plaine (18e-19e s.) avec spectacle Son et lumières. La N 7 suit au sud la limite communale; la voie ferrée traverse le finage par une grande courbe au nord de l'Argens. Taradeau a 257 ha de vignes, une cave coopérative et des vins réputés. La commune n'avait pas 300 hab. en 1936, mais sa population croît depuis la guerre; elle n'a toutefois gagné que 75 hab. de 1999 à 2007. Le taradel est en Provence le nerprun alaterne, arbrisseau dense à baies noires.

Le Thoronet (1 500 Thoronéens, 3 753 ha dont 2 384 de bois) est à 9 km au SO de Lorgues sur le bas plateau. Le finage est au sud-ouest du cours de l'Argens et s'orne, vers l'ouest, de la célèbre abbaye romane cistercienne du Thoronet dans la forêt de la Darboussière; l'abbaye, l'une des plus prestigieuses de Provence, a été fondée en 1148 à partir de Tourtour dans un site particulièrement isolé; le style roman en est d'une grande pureté, bien que les bâtiments aient été abondamment restaurés au 19e et au 20e s. et qu'ils aient été affectés par des glissements de terrain. Des traces des bourgs castraux d'Envessènes et de Sèguemagne (11e et 12e s.) subsistent dans la commune. À la pointe nord-ouest du finage, la Bresque conflue avec l'Argens. Le Thoronet cultive 366 ha de vignes et a une cave coopérative. La population communale croît depuis 1962 où elle n'était que de 520 hab. Elle a gagné 420 hab. de 1999 à 2005 (+27%); il s'y ajoute 300 résidences secondaires.


Arcs (Les)

5 500 hab. (Arcois), 4 744 ha dont 1 524 de bois, commune du département du Var dans le canton de Lorgues, 15 km ESE du chef-lieu et 9 km au sud de Draguignan. Le bourg, ancienne baronnie promue marquisat en 1612, est dans la dépression périphérique des Maures au pied de la côte; porte de ville, donjon du 13e s., quartier médiéval du Parage. La commune se nomme souvent Les Arcs-sur-Argens, en partie pour mieux se différencier de la station savoyarde, mais ce n'est pas son nom légal. Elle a une gare, la N 7 et l'autoroute A 8 traversent son territoire dans la plaine de l'Argens, où est aussi le château de la Cognasse.

Le nord de la commune est sur le bas plateau viticole, dans un repli duquel se cache l'ancienne abbaye de la Celle Rouhaud (16e et 19e s.), à l'est, qui conserve une chapelle en partie du 11e s. La partie méridionale de la commune s'étend sur le revers des Maures dans la forêt communale des Arcs, sans beaucoup dépasser 300 m d'altitude. L'Argens s'enfonce ici par épigénie dans le massif cristallin, où il dessine deux grands méandres, et reçoit l'Aille rive droite.

Les Arcs ont un collège public et un lycée agricole; conserves d'olives Agro-Azur (25 sal.), supermarché U (80 sal.), travaux publics Colas (50 sal.). La commune cultive 711 ha de vignes, dispose d'une cave coopérative et offre une Maison des Vins des côtes-de-provence, où siège le Conseil interprofessionnel des Vins de Provence. Elle avait 3 000 hab. en 1866 et s'est à peu près maintenue à ce niveau jusqu'en 1975, puis s'est mise à croître sensiblement. Elle a gagné près de 900 hab. de 1999 à 2007 et dépasse ainsi largement les 6 000 hab.; elle avait 420 résidences secondaires en 1999.