Canton de Chantonnay

Chantonnay

8 500 hab. (Chantonnaisiens) dont 370 à part, 8 291 ha dont 719 de bois, chef-lieu de canton de la Vendée dans l’arrondissement de La Roche-sur-Yon, 34 km à l’est de la préfecture. C’est une ville marchande, de services et d’industrie, avec foire-exposition, au centre d’une belle étoile de routes, avec gare. Elle a un collège public et un privé, un lycée public et deux privés dont un professionnel, une maison familiale rurale. L’industrie alimentaire domine, avec deux usines Fleury-Michon (charcuterie 330 sal., traiteur 380 sal.), les volailles du groupe Doux (220 sal.).

Le reste se partage entre les meubles Gautier (270 sal.), les motoculteurs Pubert (80 sal.), et divers ateliers: plastiques Alphacan Soveplast (50 sal.), mécanique et machines-outils Sumeg (25 sal.) et Robin (20 sal.), menuiserie Loiseau (30 sal.), agencement de magasins SN Bocage (20 sal.); installations électriques du groupe Garczynski Traploir (55 sal.), revêtements Calandreau (25 sal.). Dans le secteur tertiaire, services à l'agriculture Merceron (45 sal.), un hypermarché U (180 sal.); négoces de pharmacie Cefar (35 sal.) et de matériel médical Handipharm (20 sal.); travail temporaire Partnaire (70 sal.), Adia (40 sal.) et Synergie (30 sal.); transports Capelle (35 sal.) et Alloin (25 sal.).

La commune est très étendue et inclut au sud le lac du Moulin (55 ha, 2 Mm3), fermé par le barrage de l’Angle Guignard, tout près du confluent des deux Lay; le Petit Lay fixe la limite occidentale de la commune. Celle-ci s’est beaucoup agrandie en intégrant en 1964 Puybelliard (380 hab.) au nord-est et Saint-Mars-des-Prés (360 hab.) à l’est, puis en 1972 Saint-Philbert-du-Pont-Charrault (1 040 hab.) au sud-est. Elle est ainsi passée de 4 000 hab. en 1954 à 7 000 en 1975, et sa population a un peu augmenté depuis; elle a gagné 540 hab. de 1999 à 2009. Chantonnay est le siège de la communauté de communes du Pays de Chantonnay, qui correspond au canton et se nommait auparavant communauté des Deux Lays.

Le canton a 17 400 hab. (15 600 en 1999), 8 communes, 24 319 ha; sa population s’accroît légèrement. Il est divisé par la faille de Chantonnay, accident majeur du socle armoricain, de direction SE-NO, qui a permis juste à l’est de la ville la conservation d’une bande de terrains sédimentaires jurassiques, introduisant du calcaire au milieu des terrains siliceux; Chantonnay en tira jadis une spécialité de fours à chaux. À l’extrême nord du canton, presque enclavée entre les cantons des Herbiers et de Pouzauges, la commune de Rochetrejoux (860 Rocatrojoviciens, 1 092 ha), 15 km NNE de Chantonnay, s’orne du château et du parc de la Débuterie (15e-16e s.), restaurés; les chantiers de plaisance Jeanneau (groupe Bénéteau) y emploient 75 personnes, Massé (charpente et serrurerie) 75. La commune a gagné 100 hab. de 1999 à 2009.

La commune de Saint-Prouant (1 500 Prouantais, 1 286 ha), un peu plus au sud à 11 km NE de Chantonnay, est bordée à l’est par le Grand Lay; atelier de mécanique Sadev (140 sal.), meubles Gautier (40 sal.), transports Blanchard-Coutand (125 sal.) et autocars Rigaudeau 50 sal.), plâtrerie A. Cousin (20 sal.), travaux publics Alain (20 sal.), récupération de déchets Trait d'Union (25 sal.); la population a augmenté de 180 hab. depuis 1999. Saint-Vincent-Sterlanges (710 Sterlangeais, 446 ha), qui a gagné 100 hab. dans le même temps, est la plus petite commune du canton, 7 km au NO de Chantonnay sur la N 137; travaux publics Guinaudeau (20 sal.).

Saint-Germain-de-Prinçay (1 520 Germinois, 2 434 ha), 5 km au NE de Chantonnay, a deux sites connus: à 3 km au NE du bourg, les restes de l’abbaye de Grammont, fondée en 1126, abandonnée au 17e s., devenue ferme et restaurée par la commune à partir de 1979; à 3 km au NO du bourg, sur le site de la bataille de Chantonnay de septembre 1793, le château des Roches-Baritaud, dont les éléments vont du 13e au 19e s., avec jardins à l’anglaise; atelier de toiles et auvents Clairval (30 sal.). La commune a 110 hab. de plus qu'en 1999. Un peu à l’ouest de Saint-Germain, Sigournais (850 Sigournaisiens, 1 830 ha), 9 km ENE de Chantonnay, donne à l’est sur le lac de barrage de Rochereau sur le Grand Lay, qui couvre 125 ha; au village subsiste un puissant donjon rectangulaire du 15e s.; fabrique d’appareils électroménagers OCF (40 sal.).

Le bourg de Saint-Hilaire-le-Vouhis (990 Voutraisiens, 2 891 ha) est à 7 km à l’ouest de Chantonnay et son finage est limité au sud par le lac de barrage de la Vouraie, dans la vallée encaissée d’un affluent du Petit Lay; atelier du Bois Cintré du Bocage (20 sal.); la population communale a augmenté de 210 hab. entre 1999 et 2009 (+27%). La commune de Bournezeau forme la partie sud-occidentale du canton, juste au sud du lac.


Bournezeau

3 080 hab. (Bournevaiziens), 6 049 ha, commune de la Vendée dans le canton de Chantonnay, 12 km au SO du chef-lieu et à 21 km à l’est de La Roche-sur-Yon. La commune est traversée du nord au sud par l’A 83 (échangeur), et bordée au nord par le lac de barrage de la Vouraie (ou de la Sillonnière, 100 ha), établi sur un affluent du Petit Lay, lequel fixe toute la limite orientale de la commune; maison familiale rurale, restauration colective Restauria (60 sal.), fabrique de matériel agricole Bourgoin (55 sal.), imprimerie Ouest Print (30 sal.), aérosols alimentaires Coltivia (20 sal.), maçonnerie Pete (25 sal.).

La commune a absorbé en 1972 sa voisine du sud-est Saint-Vincent-Puymaufrais (600 hab.), elle-même issue de la réunion de Puymaufrais et de Saint-Vincent-Fort-de-Laye en 1833, et où les restes d’une ancienne abbaye de Trizay (12e, 14e et 18e s.) ornent la rive droite du Lay. Sa population a augmenté lentement ensuite, puis elle a gagné 460 hab. entre 1999 et 2009.