Canton du Poiré-sur-Vie

Poiré-sur-Vie (Le)

7 80 hab. (Genôts), 7 190 ha, chef-lieu de canton de la Vendée dans l’arrondissement de La Roche-sur-Yon, 14 km au NO de la préfecture. Le nom viendrait en fait de la pierre. Le gentilé semble faire référence aux genêts, présents aussi dans le nom de la Génétouze. Le bourg, qui n’est pas très peuplé, est dans un vallon affluent de la Vie, mais la commune, étendue, a de nombreux hameaux et surtout elle avance en pointe au SE jusqu’à inclure des lotissements de l’agglomération de La Roche-sur-Yon. C’est d’ailleurs là, à la Ribotière, que se trouve la principale usine, qui fabrique des vérins hydrauliques (Serta, groupe Vensys, 220 sal.).

Une nouvelle usine de constructions navales Jeanneau du groupe Bénéteau (SPBI, 200 sal.) est apparue en 2005, entraînant un atelier de l’accastillage suédois Selden Mast (25 sal.). La commune a d'autres ateliers: ensembles hydrauliques Hydrokit (120 sal.), plomberie Turquand (75 sal.), charpentes de lamellé-collé Fournier (55 sal.), matériel de levage Chabas et Besson (40 sal.); chaudronnerie Buton (40 sal.); imprimerie (Graphique de l’Ouest, 20 sal.), pièces pour bateaux; installations thermiques DVB (25 sal.), travaux publics Atlan (50 sal.), Guillet (45 sal.); transports par autocars Sovetopurs (150 sal.). Au total, Le Poiré réunit quatre zones d’activité et un millier d’emplois.

Le moulin à Élise a été restauré dans un beau site avec plan d’eau, jardin vendéen et sentier botanique; dolmen de la Pierre des Farfadets à l'ouest dans la vallée de la Vie, château de la Métairie (17e s.) au nord. Le Poiré a un collège privé et une maison familiale rurale, un Intermarché (40 sal.). La ville accueille le siège de la communauté de communes Vie et Boulogne, qui correspond au canton. Sa population croît depuis le minimum de 3 400 hab. (1954); elle a gagné 1 800 hab. entre 1999 et 2006, soit +30%.

Le canton a 29 200 hab. (22 700 en 1999), 8 communes, 32 628 ha; Aizenay, Belleville-sur-Vie, Les Lucs-sur-Boulogne et Saint-Denis-la-Chevasse dépassent 2 000 habitants. À l’extrémité orientale du canton, Beaufou (1 180 Meillerets, 2 906 ha), 9 km au nord du chef-lieu, a reçu en 2007 au sud-ouest du finage un parc de 6 éoliennes Enercon (12 MW) de la CNR. La commune, étirée sur plus de 10 km ONO-ESE, contient plusieurs hameaux dont le principal est la Charnière, proche de Belleville-sur-Vie. Elle a gagné 250 hab. (+27%) de 1999 à 2009.

Saligny (1 740 Salignais, 2 336 ha), 10 km au NE du chef-lieu, est rasée par la voie rapide qui mène de l’A 83 à La Roche-sur-Yon; elle avait 830 hab. en 1975 et croît depuis, gagnant 540 hab. (+45%) depuis 1999. La Génétouze (1 730 Genestoisiens, 1 312 ha) est à 5 km au sud du Poiré; chapelle du 12e s.; la commune n’avait pas 600 hab. en 1960 et a crû sensiblement, surtout depuis 1975; elle a augmnté de 280 hab. depuis 1999.


Aizenay

8 100 hab. (Agésinates), 8 106 ha dont 500 de bois, commune de la Vendée dans le canton du Poiré-sur-Vie, 16 km au NO de La Roche-sur-Yon sur la route de Challans. La commune occupe toute la partie occidentale du canton entre les vallées encaissées de la Vie au nord et du Jaunay au sud: elle est bordée au NO par le lac d’Apremont et inclut à l’est la forêt d’Aizenay. La commune a encore environ 150 exploitations agricoles, dont la moitié professionnelles, pour une production annuelle de 10 000 bovins et 10 millions de litres de lait. Aizenay avait 3 900 hab. en 1954 et croît depuis; elle a gagné 1 900 hab. de 1999 à 2009 (+31%).

Le bourg a un collège privé et un collège public récent (2005), un hypermarché U de 230 employés; une grosse menuiserie (bois et pvc) de 590 employés (Cougnaud) dans la zone industrielle de la Forêt et une fabrique de fours à micro-ondes Cefemo du groupe Brandt (passée de 210 à 100 sal., à l’espagnol Fagor); Atelier 3T de construction métallique (50 sal.), métallerie Arcane (20 sal.); plastiques MTO (30 sal.) et Oceplast (25 sal.); minoterie des Grands Moulins d’Aizenay (25 sal.) et conserves de poisson Le Marin Vendéen (15 sal.); sables et granulats Traineau (20 sal.); travaux publics Sedep (75 sal.), Poissonnet (40 sal.); jardinerie Nature Création (20 sal.), négoces de boissons France Boissons (45 sal.), d'équipements de maison AVA (Atlantic Vendée Automatisme, 40 sal.), de matériaux AMF (40 sal.); ingénierie Axiome (30 sal.); transports Maupetit (45 sal.), Legrand (35 sal.), SATP (David, 20 sal.); travail temporaire Adia (45 sal.); au total, 5 zones d’activités et un village artisanal.


Belleville-sur-Vie

3 840 hab. (Bellevillois), 1 516 ha, commune de la Vendée dans le canton du Poiré-sur-Vie, 7 km ENE du chef-lieu, avec gare et échangeur pour la route à 4 voies vers La Roche-sur-Yon, qui n'est qu'à 13 km; le bourg n'est pas au bord de la Vie mais le fleuve a ses sources dans la commune. La population est restée autour de 1 100 hab. de 1865 à 1965 puis a sensiblement augmenté, et s'est encore accrue de 800 hab. (+26%) de 1999 à 2009.

Belleville accueille plus de 2 100 emplois. Elle compte un chantier de construction navale Jeanneau (SPBI, 330 sal., bateaux de plaisance), une laiterie-beurrerie du groupe Eurial (270 sal.) plus la fabrique de protéines Bonilait (25 sal.), et un ensemble d’entreprises de banlieue, notamment dans le bâtiment avec Privat (constructions, 65 sal.) et sa filiale de bétons Novadal (50 sal.), les réseaux d’eau et étanchéité Sodaf (55 sal.) et les aménagements fonciers SodafTP (25 sal.), les installations électriques Solargie (25 sal.); une école de conduite et de formation d'adultes Marionneau (70 sal.), un centre d'appels CAR (Sunheat, 25 sal.) et un atelier d'isolation CSR du même groupe (25 sal.), ainsi que des grossistes et entrepôts relevant de la ville-préfecture, comme M3 (négoce de matériel de travaux publics, 50 sal.), Solen (négoce de matériels électriques, 20 sal.), et le groupe Dubreuil avec Lubexcel et Actigaz (carburants, lubrifiants, gaz, 90 sal.); un collège public, un magasin Super-U (100 sal.).


Lucs-sur-Boulogne (Les)

3 300 hab. (Lucquois), 5 315 ha dont 219 de bois, commune de la Vendée dans le canton du Poiré-sur-Vie, 9 km au nord de Poiré, au-dessus de la vallée encaissée de la Boulogne, rive gauche. C’est un haut lieu des guerres de Vendée, dont la population subit un massacre en février 1794; musée-mémorial des guerres de Vendée, chapelle de 1867, chemin de la mémoire.

C’est aussi une bourgade fleurie (3 fleurs) et étendue, qui compte plus de 100 villages ou hameaux. Elle a plusieurs ateliers de produits alimentaires, dont les pâtes feuilletées Mariebel (100 sal.) et les plats préparés La Belle Henriette (50 sal.), les ovoproduits Liot (20 sal.); imprimerie du Bocage (25 sal.), menuiserie Le Rabot Vendéen (20 sal.), confection (jupes Sefa, 40 sal.) et bâtiment (maçonnerie Morisset, 65 sal.).

La commune abrite également l’École départementale du patrimoine historique et naturel de Vendée, créée en 2000 avec des fonds du Conseil général et qui dispose d’une dizaine d’antennes dans les grands sites vendéens. Les Lucs sont devenus «sur Boulogne» en 1891; la population communale a culminé en 1906 à 2 800 hab., s’est abaissée ensuite jusqu’à moins de 2 100 en 1968 puis a repris; elle a augmenté de 550 hab. entre 1999 et 2009.


Saint-Denis-la-Chevasse

2 110 hab. (Dionysiens), 3 947 ha dont 264 de bois), commune de la Vendée dans le canton du Poiré-sur-Vie, 14 km au NE du chef-lieu sur la Boulogne. Elle réunit trois fabriques de gâteaux d’apéritif du même groupe, Frandex (Snacks Team, 140 sal.), Patatys (40 sal.) et Europe Snacks (25 sal.), un atelier de machines pour l’agro-alimentaire (Immequip, 30 sal.), un de matériels pour les élevages (MEV, 45 sal.) et un musée des ustensiles de cuisine anciens. Sa population croît depuis 1982 (1 400 hab.) et a gagné 420 hab. de 1999 à 2009 (+25%); elle avait culminé à 1 900 hab. en 1901 et vient ainsi de dépasser ce niveau.