Canton des Sables-d'Olonne

Sables-d'Olonne (Les)

14 900 hab. (Sablais) dont 350 à part, 883 ha, sous-préfecture de la Vendée, 38 km au SO de la préfecture, sur la côte atlantique. La ville est relativement récente, puisqu'elle n'est apparue comme telle qu'au 13e siècle, comme substitut du port de Talmont qui s'envasait. Elle occupe un petit cordon littoral qui s'est mis en travers du bras de mer d'Olonne, le fermant presque côté sud, et qui doublait un autre cordon situé plus au nord; entre les deux a été aménagé le port. Le cordon méridional porte le centre-ville, et la grande église commandée par Richelieu en 1648; il offre une grande plage exposée au sud, dominée par un remblai consolidé au 18e s. et qui soutient à présent un front de mer ambitieux, jalonné de grands immeubles: le Remblai, précisément. Il s'achève à l'ouest devant la passe par les installations du casino et du centre de congrès; il se prolonge vers le SE par la Corniche rocheuse, entièrement urbanisée, qui s'achève à la petite plage du Tanchet.

De l'autre côté de la passe se trouve l'ancienne île rocheuse de la Chaume, prolongée vers le nord par le cordon sableux et les massifs dunaires qui vont jusqu'à l'embouchure de l'Auzance, et qui est ainsi devenue la pointe méridionale d'une longue presqu'île; la Chaume portait un prieuré et un village de pêcheurs bien avant l'établissement des Sables. Sur la passe face aux Sables, elle s'orne du château-phare d'Arundel, un donjon des 12e-13e qui offre à son sommet un panorama apprécié; l'hôtel de la sous-préfecture est juste au sud, face à la ville; au sud encore, le fort Saint-Nicolas, associé au prieuré. Au nord de la Chaume, toujours côté est le long de l'ancien bras de mer, s'est construit le nouveau quartier balnéaire de Port-Olona, dont le port de plaisance peut contenir un millier de bateaux.

Très active aux 17e et 18e s., républicaine lors des guerres de Vendée, la ville des Sables a connu des temps difficiles dans la première moitié du 19e s., ce qui a peut-être contribué à ce qu'elle se lance très tôt dans la mode balnéaire, profitant de l'arrivée de la voie ferrée en 1866. Son succès dans ce domaine ne s'est jamais démenti: elle est la principale station littorale entre La Rochelle et La Baule, et aussi le premier port de pêche de Vendée; mais elle a perdu les conserveries. Elle bénéficie d'un centre hospitalier de180 lits et d'une clinique (Porte Océane, 110 sal.), de collèges public et privé, de deux lycées publics et deux privés; maison de retraite (40 sal.), musée et centre culturel de l'ancienne abbaye Sainte-Croix à l'est de la ville, depuis 1962; musée des guerres de Vendée, musée du Sel et musée des Coquillages en ville, musée de la Marine à la Chaume.

Il reste peu de place pour ateliers et entrepôts, compte tenu de l'étroitesse relative du territoire communal: ils sont plutôt à Olonne et à Château-d'Olonne. Dans la commune subsistent les constructions navales Océa (85 sal.) et la sellerie pour bateaux et voitures Ruchaud (45 sal.); mais le chantier Alliaura (200 sal. en 2005, groupe SGGR) a disparu en 2010. Le casino de la Plage ou des Atlantes (groupe Barrière) emploie 40 personnes, celui des Pins (groupe Moliflor) 120; l’hôtel Mercure avec thalassothérapie a 75 employés; entreposage frigorifique Sofrica (160 sal., groupe Tesso,), supermarchés Super-U (45 sal.) et Carrefour (40 sal.); aide à domicicle AD 85 (25 sal.), travail intérimaire Manpower (90 sal.), Adecco (80 sal.), Synergie (25 sal.); transport par cars Sovetours (40 sal.). Le port de pêche apporte 7 000 t par an, mais en poissons «nobles» (soles en tête, merlus, lottes et bars), avec 80 bateaux et 240 marins.

Le maire de la commune est Louis Guédon, député UMP, pharmacien, né dans la ville. La commune compte 21 hôtels (640 chambres), 2 campings (190 places), 11 000 résidences secondaires pour 8 900 résidences principales (55% des logements). Elle a eu 6 000 hab. en 1851, le double en 1900 et sa population a culminé à 18 400 hab. en 1962. Elle a diminué de 1 100 hab. entre 1999 et 2009. L’arrondissement a 228 400 hab. (189 900 en 1999), 11 cantons, 83 communes, 209 609 ha.

Le canton a 47 000 hab. (42 700 en 1999), 6 communes, 14 863 ha; il va de la vallée de l'Auzance au nord à la commune de Talmont au SE. Il associe d'ouest en est le cordon littoral couvert par la forêt d'Olonne et qui se termine au sud par l'ancienne île de la Chaume; un couloir marécageux, lacustre et maritime qui va de l'Auzance aux Sables et qui dérive de l'ancien bras de mer d'Olonne; les basses collines du massif ancien vendéen dans une bande de 3 à 10 km de large le long des cantons de La Mothe-Achard et de Talmont-Saint-Hilaire. Olonne-sur-Mer et Château-d'Olonne complètent l'agglomération centrale.

Le canton est partagé en deux communautés de communes, celle d'Olonne qui associe les trois villes principales (41 300 hab.), celle de l'Auzance-Vertonne qui groupe les trois plus petites communes (5 700 hab.) et dont le siège est à Sainte-Foy (1 860 Foyens, 1 562 ha), 9 km NE des Sables, qui a gagné 390 hab. de 1999 à 2009. Les deux autres communes, séparées par le cours de l'Auzance, sont L'Île-d'Olonne et Vairé (1 500 Vairéens, 2 812 ha) au nord du canton, à 15 km du chef-lieu, qui a une carrière (Merceron, 20 sal.) et un récupérateur de déchets (Trait d'Union, 20 sal.), un parc éolien (la Mulinière) ouvert en 2007 à l'ouest du finage par la Régie Vendéenne d'Électricité avec 5 machines Enercon (4 MW), et qui vient de gagner 480 hab., soit presque la moitié de sa population, entre 1999 et 2009; la commune est bordée au sud par le cours de l'Auzance.


Château-d'Olonne

13 700 hab. (Castellonnais) dont 470 à part, 3 122 ha, commune de la Vendée dans le canton des Sables-d'Olonne, jouxtant la ville à l'est et au sud-est. C'est dans l'ordre d'apparition la deuxième des villes d'Olonne: elle se développa autour de la forteresse établie au 13e siècle pour défendre le pays, et qui a totalement disparu. Le peuplement se divise en trois sous-ensembles: le bourg originel au château, 4 km ENE des Sables; les extensions de l'urbanisme sablais dans la partie ouest de la commune, en continuité avec Les Sables; les lotissements balnéaires le long de la côte rocheuse qui se déploie sur près de 5 km entre la plage de Tanchet au NO et la baie de Cayola au SE.

La commune n'a pas de port, mais des formes rocheuses intéressantes, comme au Puits d'Enfer, et de petites plages dans les anfractuosités. Le long de la côte se trouvent un parc zoologique, les restes de l'abbaye d'Orbestier et l'aérodrome des Sables-Talmont. Elle bénéficie d'un collège public et un privé, un lycée professionnel public, une maison familiale rurale et un centre de santé spécialisé pour enfants. Elle a six campings (1 550 places) dont deux de luxe (510 places) et enregistre 2 900 résidences secondaires, qui ne font que 30% du parc immobilier, la dimension balnéaire étant ici modérée. Elle avait 2 000 hab. environ dans la première moitié du 19e siècle, puis sa population a augmenté: 3 800 en 1962, 5 800 dès 1968, 8 800 en 1982. Elle s'est accrue d'environ 400 hab. entre 1999 et 2009. Le maire est Jean-Yves Burnaud, divers droite.

La commune a un assez large éventail d’emplois; y travaillent une clinique (56 lits, 100 emplois), un atelier de constructions navales avec les voiliers en aluminium Alubat (75 sal.), l’imprimerie-édition des Codes Rousseau pour automobilistes (80 sal.); installations électriques ECCS (250 sal.); maçonnerie Morin (50 sal.), peinture Michon (20 sal.), travaux publics et réseaux Cise (25 sal.) et Screg (25 sal.). Dans le tertiaire, magasins Géant Casino (110 sal.), Intermarché (80 sal.), Super-U (30 sal.), Bricomarché (30 sal.), Proud (électroménager, 25 sal.); négoce de matériaux (VM Rousseau, 30 sal.); transports Rousseau (35 sal.); comptabilité Charrier-Brillon (50 sal.); restauration d'entreprise SFS (35 sal.)nettoyage Glassy Glass (160 sal.), assainissement Grandjouan (30 sal.); publicité Adrexo (55 sal.) et Mediapost (35 sal.).


Île-d'Olonne

2 7200 hab., 1 923 ha, commune du département de la Vendée dans le canton des Sables-d'Olonne, 8 km au nord du chef-lieu et 3 km au nord d'Olonne. Le bourg est situé sur le rivage interne des marais, devant de grands étangs. Le finage s'étend surtout à l'est et englobe une partie des marais septentrionaux, mais il est séparé de la mer par celui d'Olonne-sur-Mer. L'Île-d'Olonne a un musée de la Petite Gare, une réserve et un observatoire d'oiseaux, et pratique l'aquaculture; plâtrerie Stil (35 sal.). Elle n'avait que 840 hab. en 1968 et croît vivement depuis; elle a gagné 880 hab. de 1999 à 2009, soit +48%; elle offre un camping de 220 places, mais a peu de résidences secondaires (14% des logements).


Olonne-sur-Mer

13 900 hab. (Olonnais) dont 660 à part, 4 561 ha dont 1 009 de bois, commune de la Vendée dans le canton des Sables-d'Olonne, 5 km au nord des Sables. C'est le plus ancien habitat du pays d'Olonne, héritier d'un oppidum gaulois et d'un camp romain, puis port abrité au bord du bras de mer situé derrière l'île de la Chaume et son cordon littoral. L'origine du nom est en général reliée à l'eau; elle désignerait probablement une éminence au bord de l'eau. La moitié sud-est de la commune, autour du bourg, est la plus peuplée; au sud, elle est submergée par l'extension de l'urbanisme sablais et supporte la rocade nord des Sables; à l'est voisinent le château de la Pierre Levée, une jolie folie du 18e s. avec un grand parc, le golf et le menhir des Pierres Jumelles.

La partie occidentale de la commune est formée par le massif dunaire, de 8 000 m de long et 1 500 de large; la plage est étroite et vide de constructions, mais fréquentée en saison; la forêt domaniale plantée de 1840 à 1860 a été préservée dans la plus grande partie de ses 1 000 ha; elle est longée côté intérieur par la route des Sables à Saint-Gilles; un menhir de la Conche verte se voit au nord. Entre les deux, les marais de l'ancien bras de mer sont étroits à la hauteur d'Olonne, mais ils s'élargissent vers le nord où ils sont partagés avec la commune de l'Île-d'Olonne; aux abords de l'Auzance, ils ont été aménagés en marais salants. Tout ce couloir, qui communique avec l'Auzance au nord et avec l'océan au sud par le port des Sables, est soumis aux marées et parcouru par un chenal. Olonne a dix campings (2 500 olaces) dont cinq de luxe (1 650 places), mais pas d'hôtel.

Olonne participe intimement à la vie de l’agglomération sablaise par ses résidences permanentes, ses emplois et ses commerces, bien plus que par ses résidences secondaires (800 en 1999, qui ne font que 10% du parc de logements): articles ménagers en fil de fer Saprofil (Drahtzug Stein, 100 sal.), construction navale de plaisance J Composite (45 sal.), menuiserie métallique HPS Altech (45 sal.), équipements frigorifiques Cesbron (40 sal.); pain et pâtisserie Setacam (30 sal.) et Pajo (25 sal.), conserves de poisson La Sablaise (20 sal.), aliments déshydratés Titok (20 sal.), restauration Sodi (35 sal.); publicité Atlantic Média (160 sal.), négoces d'informatique Sage (Ciel, 60 sal.), de matériaux Trouillard (40 sal.); installations thermiques Pajot Chennechaud (25 sal.), constructions Milcendeau (130 sal.), Buton (35 sal.), Herbreteau (30 sal.), SRB (20 sal.); nettoyage NIL (100 sal.); transports par autocars Hervouet (55 sal.), routage Koba (55 sal.); hypermarché Leclerc (340 sal.) et magasin Super-U (125 sal.), jardinerie La Vallée (Villaverde, 25 sal.); crèches Domi Momes (25 sal.).

Un parc d’activités Actilonne a été aménagé par la communauté de communes; un musée des traditions populaires s’offre au bourg; un collège et un lycée professionnel publics; maison de retraite des Jardins d'Olonne (75 sal.). Olonne est devenue «sur mer» en 1928; elle avait alors 3 000 hab.; elle est passée à 5 000 en 1971, 8 000 en 1985, et croît toujours; elle a augmenté de 3 300 hab. entre 1999 et 2009. Le maire est Yannick Moreau, divers droite ex-MPF, aussi conseiller régional. La communauté de communes des Olonnes associe Olonne, Château-d’Olonne et Les Sables-d’Olonne (41 300 hab.) et forme ainsi le troisième groupement intercommunal de Vendée.