Canton de Loudun

Loudun

7 500 hab. (Loudunais) dont 330 à part, 4 377 ha dont 279 de bois, chef-lieu de canton du département de la Vienne dans l'arrondissement de Châtellerault, 55 km au NO de Poitiers sur la route de Saumur et Angers. Elle est sur la N 147, qui suit entre Loudun et Poitiers le tracé d'une voie romaine. La ville, bien entendu, est tout autre chose que la réputation dramatique que lui ont valu des drames historiques: les accusations démoniaques de Richelieu dans les années 1630 à l'encontre des ursulines prétendûment «possédées de Loudun», les crimes de Marie Besnard, «l'empoisonneuse de Loudun», dans les années 1940.

Elle conserve des restes de défenses, dont une Tour Carrée de 1040, la grosse porte du Martray à deux énormes tours rondes, et une belle ceinture de boulevards; collégiale du 12e s., église romane à peintures murales, maisons anciennes, musée Charbonneau-Lassay (histoire locale et collections diverses, maquette de la forteresse de Loudun) et musée Théophraste Renaudot, né à Loudun en 1586, avec figures de cire. La ville est fleurie (trois fleurs) et offre un jardin médiéval au pied de la Tour Carrée; maison de Pays à la sortie vers Poitiers.

Elle est dotée d'un collège public et un privé, d'un lycée général et d'un lycée professionnel publics; institut médico-éducatif, centre hospitalier; aérodrome au nord (Bellevue) avec aéroclub, golf à Roiffé (18 km). Le noyau tertiaire comprend un centre Leclerc (110 sal.) et une centrale de linge du groupe Elis (Les Lavandières, 100 sal.), un magasin Weldom (Audran, 20 sal.), les négoces de matériaux Colomat (25 sal.), les transports Coudreau (35 sal.), Arsonneau (30 sal.) et Marot (20 sal.); aide à domicile et insertion d'handicapés STI (45 sal.).

Loudun a aussi sa palette de fabrications: ateliers de construction électromécanique pour matériel ferroviaire roulant CEIT (170 sal.), de matériel agricole Agritubel (90 sal.); conditionnement à façon de cosmétiques Cofatech (80 sal.); meubles de bibliothèque Borgeau (45 sal.) et meubles de bureau et magasin SNCEP (40 sal.); matériel de levage Giansanti (40 sal.), traitements de surfaces GTS-Galva (40 sal.); peinture sur métaux d'éléments de mobilier Bario Pi (25 sal.), confection Bodet (40 sal.); maçonnerie Raval'Ouest (25 sal.), installations électriques du groupe Brunet (25 sal.).

La commune s’est agrandie en 1963 en intégrant la commune de Véniers au nord, dont le village est tout près de l’aérodrome; puis en 1972 celle de Rossay, dont le village est à 6 km au sud-est de Loudun. La population communale était de 5 000 hab. dans la première moitié du 19e s.; elle est descendue à 4 500 dans les années 1880 puis est remontée peu à peu; elle atteignait 5 500 hab. en 1954, est passée à 8 000 (sdc) en 1975 après les fusions, et diminue depuis 1980; elle a baissé de 600 hab. entre 1999 et 2008. De 1959 à 1999, le maire de Loudun a été René Monory, président du Conseil général, ministre et président du Sénat (UDF); le maire actuel est Elefthérios Benas, médecin, divers droite. Loudun est le chef-lieu de la communauté de communes du pays Loudunais, qui groupe 45 communes (24 200 hab. et 84 900 ha) des quatre cantons environnants; cette association forme aussi le pays du Loudunais.

Le canton de Loudun a 11 900 hab. (12 300 en 1999), 12 communes, 24 555 ha dont 2 898 de bois; il est limitrophe de l’Indre-et-Loire ainsi que des Deux-Sèvres, dont il est séparé par la vallée de la Dive. Saint-Laon (130 Saint-Laonnais, 1 193 ha), 9 km OSO de Loudun aux abords de la Dive, a plusieurs dolmens, ainsi que sa voisine de l’est Arçay (410 Arçois, 1 405 ha). Juste à côté, Mouterre-Silly (730 Mouterrois, 3 089 ha), 6 km au SO de Loudun, associe trois villages, Mouterre, Silly et Chasseignes absorbés en 1845; on y voit les châteaux de la Bâtie (17e s.) et de la Fuye (éléments du 16e s.); la population a augmenté de 40 hab. depuis 1999.

La Roche-Rigault (580 hab. dont 40 à part, 2 564 ha dont 521 de bois), 10 km ESE de Loudun, a aussi un dolmen, une église classée et les ruines du château renaissance de la Chapelle-Bellouin; parc d’«aventure scientifique» avec centre de séjour, lycée professionnel rural privé. La commune résulte d’une fusion de 1972 entre les communes de Claunay-en-Loudun (Claunay jusqu’en 1967) et Le Bouchet à l’orée des bois qui prolongent vers le nord la forêt de Scevolles. À Sammarçolles (610 Sammarçollois, 2 122 ha dont 247 de bois), 6 km ENE de Loudun, préparation de viandes Bocage Restauration (30 sal.) et conserves de viandes Samco (50 sal.); la commune a gagné 90 hab. de 1999 à 2008.