Canton de Châteauponsac

Châteauponsac

2 210 hab. (Châtelards), 6 879 ha dont 1 136 de bois, chef-lieu de canton de la Haute-Vienne dans l’arrondissement de Bellac, 20 km à l’est de celle-ci. Le bourg domine la rive droite de la Gartempe. Au 19e s., il fut un actif foyer protestant et socialiste, attentif aux progrès techniques: la première usine électrique du département y fut installée sur la Gartempe, au site d’Étrangle-Loup; mais les emplois industriels ont fondu au 20e siècle et la population est passée de plus de 4 000 hab. dans les années 1880 à 3 100 vers 1950, et a continué de diminuer depuis; elle s'est abaissée de 130 hab. entre 1999 et 2008.

Châteauponsac, «petite cité de caractère», conserve un intéressant ensemble de maisons anciennes et une porte fortifiée, une église des 12e-14e s. à trésor, un vieux pont sur la Gartempe (du 12e s., refait en 1609). Il a surtout un riche musée ethnographique de qualité, dans un ancien prieuré; on y trouve des collèges public et privé, un Écomarché (25 sal.), un atelier de mécanique DJ Méca ex-Altym (30 sal.). En amont du bourg sur la Gartempe, le pont des Bonshommes, du 13e s., évoque les moines de Grandmont. Au nord de la commune au hameau de Cheygurat, un éperon dominant la petite vallée de la Semme, affluent de la Gartempe, porte des restes d’un oppidum, évidemment surnommé camp de César.

Le canton a 4 100 hab., 5 communes, 17 737 ha dont 2 996 de bois; il est traversé par la Gartempe. Rancon (560 Ranconniers, 3 331 ha dont 786 de bois) au bord de la rivière, 9 km à l’ouest du chef-lieu, et 12 km à l’est de Bellac, a un autre pont ancien, une église fortifiée et une belle lanterne des morts du 12e s., des sites agréables dans la vallée encaissée, comme au moulin d’Ardant, une pagode bouddhique aux Bonnages; la forêt de Rancon couvre le sud de la commune, avec des étangs. Balledent (210 Balledenchons, 1 228 ha dont 218 de bois) est un petit villageà 4 km au sud-est de Rancon.

À l’autre extrémité du canton à Saint-Amand-Magnazeix (540 460 hab., 3 071 ha dont 420 de bois), dont le nom évoque la seigneurie de Magnac, lanterne des morts au village et chapelle templière plus à l’est; échangeur de l’A 20, N 20 et N 145 au NE de la commune; la commune s'est agrandie en 1829 en absorbant La Bussière-Rapy, dont le hameau éponyme subsiste à l'est, au-delà de l'autoroute A 20; elle a eu plus de 1 400 hab. de 1880 à 1910 et s'est dépeuplée jusqu'en 1999; mais la population a augmenté de 80 hab. depuis 1999.

Au nord du canton, le finage de Saint-Sornin-Leulac (660 hab., 3 228 ha dont 436 de bois) est traversé par la haute vallée de la Brame et la N 145; la commune héberge un atelier de cartonnerie et conditionnement de cosmétiques Centre 7 (65 sal.). La commune s’est agrandie en 1972 par fusion avec Saint-Priest-le-Bétoux, au sud-ouest près de la N 145.