Canton de Laurière

Laurière

620 hab. (Orpaillards), 2 077 ha dont 696 de bois, chef-lieu de canton de la Haute-Vienne dans l'arrondissement de Limoges, 39 km au NNE de la préfecture, à 430 m; son nom rappelle que l'on y trouva quelques traces d'or dans les roches du socle, dont témoigne aussi le gentilé. La population a bien chuté: la commune avait 1 600 hab. en 1881, 1 100 en 1936; pourtant, elle a repris une quarantaine d'habitants entre 1999 et 2005, pour la première fois depuis plus d'un siècle. La commune a un camping de 170 places.

Le canton a 3 500 hab., 6 communes, 13 488 ha dont 4 605 de bois; limitrophe du département de la Creuse, il est largement occupé par les monts d'Ambazac, qui y dépassent 700 m. Un défilé dégagé entre deux blocs de relief est emprunté par la voie ferrée de Limoges à Paris et de Limoges à Guéret, sous le col de la Roche: Saint-Sulpice-Laurière (940 Saint-Sulpiciens, 1 431 ha dont 567 de bois) a grandi jusque vers 1930 comme agglomération ferroviaire à la bifurcation, juste à la sortie du défilé, 2 km au sud de Laurière. Le village est le siège de la communauté de communes de l'Ardour-Rivalier-Gartempe (3 communes, 2 100 hab.), la plus petite du département, et a reçu le collège public du canton. Lui aussi a gagné une quarantaine d'habitants entre 1999 et 2008, après une chute depuis les 2 000 hab. des années 1920.

Bersac-sur Rivallier (630 Bersacois, 3 254 ha dont 866 de bois), au pied des monts d’Ambazac à 5 km à l’ouest de Laurière, a une église classée des 13e et 15e s., le château du Chambon (16e s.), une gare. Jabreilles-les-Bordes (270 Jabreillauds, 1 905 ha dont 874 de bois), 9 km au SE de Laurière à 550 m, dans le bloc oriental des monts d’Ambazac, très accidenté, a une intéressante église romane classée (16e s.) et, au nord-ouest du finage près de Saint-Sulpice, des restes d'un oppidum de l'âge du fer avec enceinte, dit Camp de César.

La Jonchère-Saint-Maurice (800 Jonchérois, 1 559 ha dont 440 de bois), 11 km au sud de Laurière et 8 km au NE d’Ambazac, à 411 m, est juste au pied de l’escarpement méridional des monts d’Ambazac, qui porte un arboretum; des traces d’un camp antique ont été trouvées au Puy du Châtelard, au nord-est, à l’entrée du défilé du col de la Roche. La Jonchère fut l’un des hauts lieux de l’extraction d’argiles pour la porcelaine, tirées des pegmatites et quartzites, avant la découverte du kaolin; la commune abrite une clinique privée, spécialisée dans les maladies nerveuses (Saint-Maurice, 30 sal.).

Saint-Léger-la-Montagne (320 Saint-Légeois, 3 262 ha dont 1 162 de bois) campe à 660 m au milieu des monts, qui y culminent au signal de Sauvagnac ou d'Ambazac (701 m); étang de barrage de Pierre Millier (32 ha) à l’ouest de la commune, près du hameau du Mazeaud et d’un chaos rocheux; réserve naturelle de la tourbière des Dauges au sud, site d’observation des oiseaux au hameau des Combes, à l’est de la commune; église inscrite des 12e et 15e s. La commune, qui a absorbé celle de Saint-Pierre-la-Montagne, à l'est, en 1829, et qui a eu plus de 1 200 hab. dans les années 1850, encore 1 100 en 1911, a décliné depuis et a encore perdu 40 hab. de 1999 à 2008.