Canton de Giromagny

Giromagny

3 320 hab. (Giromagniens), 565 ha dont 198 de bois, chef-lieu de canton du Territoire de Belfort, 14 km au nord de la préfecture dans la vallée de la Savoureuse. On y exploita des filons de plomb et de cuivre argentifères à partir du 14e s. et surtout au 16e s.: Giromagny fut alors le siège des mines d'Alsace et du Sundgau (1561) et de la justice locale, et elle était bien plus peuplée que Belfort; un musée de la Mine et des techniques minières retrace ce passé. La commune compte aussi un fort et un sentier des mines, mais son finage se limite au fond de la vallée et aux buttes qui la dominent; elle a quelques ateliers, dont Ultralu (échafaudages, 25 sal.); collège public, hôpital, institut médico-éducatif; un Intermarché (85 sal.). La population de Giromagny est relativement stable depuis 1875; elle s'est élevée de 130 hab. entre 1999 et 2008. La ville est le siège de la communauté de communes de la Haute-Savoureuse, qui réunit 8 communes et 8 700 hab.

Le canton a 12 400 hab. (12 200 en 1999), 13 communes et 12 401 ha dont 6 971 de bois; il est limitrophe de la Haute-Saône, des Vosges et du Haut-Rhin et monte jusqu'au ballon d'Alsace (1 247 m); la plus grande partie du canton est incluse dans le Parc des Ballons des Vosges. Son territoire s'étend largement dans le bassin permien de Giromagny, fermé au sud par les barres des monts Salbert et du Rodde, que tranche la Savoureuse avant d'atteindre le site de Belfort. La principale commune montagnarde, d'ailleurs la plus étendue et la plus boisée du Territoire, est Lepuix (1 230 Motieux, 2 969 ha dont 2 351 de bois), dont le village, sis à 500 m d'altitude, jouxte Giromagny mais dont le finage va jusqu'au Ballon, inclut les cascades de Rummel, du Saut de la Truite et du Saut de la Cuvette; ainsi que les champs de ski et les lacets de la route qui donne accès à la vallée de la Doller en Alsace, par le col de Sewen (1 050 m), et à celle de la Moselle dans les Vosges par le col du Ballon (1 178 m); carrières (25 sal.), centre d'aide par le travail, un hôtel de 25 chambres. Lepuix a gagné 100 hab. de 1999 à 2008.

Auxelles-Bas (480 Trissous, 941 ha dont 571 de bois), à 4 km OSO du chef-lieu à 500 m dans la petite vallée du Rhomme, a une fonderie d'aluminium du groupe Citele (Sicta, 95 sal.). Juste en amont, à 550 m d’altitude, se tient Auxelles-Haut (320 Quichelots, 648 ha dont 516 de bois) a une petite fabrique de serrures et ferrures pour bâtiment (Daffi, 25 sal.); son finage monte à 967 m au mont Ordon-Verrier au-dessus de Giromagny, et à 1 148 m à la Planche des Belles Filles sur la crête entre les bassins de la Savoureuse et du Rahin (Haute-Saône).

Dans la plaine, Rougegoutte (1 020 Rougegouttois, 807 ha dont 474 de bois), 3 km SE du chef-lieu, au bord de la Rosemontoise qui coule parallèlement à la Savoureuse, a un marché et des fêtes aux fleurs; elle a conquis les plus hauts titres dans les «villages fleuris» (4 fleurs, grand prix); une usine de plastiques, naguère à Thecla puis Reydel a été relancée par le groupe états-unien Visteon et fabrique des intérieurs pour voitures Peugeot (400 sal.); la commune a gagné 110 hab. de 1999 à 2008.

Chaux (1 100 hab., 926 ha dont 246 de bois), 5 km au sud de Giromagny, qui a gagné 130 hab. dans le même temps, accueille un usinage MGR (45 sal.), les transports par cars GIHP-LT (25 sal.). Juste en aval, et touchant déjà à l’agglomération de Belfort, Sermamagny (840 Sermamagniens, 790 ha dont 224 de bois) a de grands étangs, surtout de la Véronne (42 ha) et du Malsaucy (55 ha) à l'ouest, en partie aménagés en base de loisirs et de nautisme; maison départementale de l’Environnement; fabrique de peintures (Sigmakalon, 90 sal.). Sermamagny a crû de 170 hab. entre 1999 et 2008. Chaux et Sermamagny se partagent l'aérodrome dit de Belfort-Chaux (code LFGG), qui a deux pistes gazonnées de 1 000 et 800 m, avec aéroclub.


Évette-Salbert

2 120 hab. (Évalbertois), 916 ha, commune du Territoire de Belfort dans le canton de Giromagny, 5 km au NO de Belfort de l'autre côté de la montagne de Salbert, dans la plaine marécageuse et lacustre au pied des Vosges; elle partage avec Sermamagny l'usage du grand étang de Malsaucy (base de loisirs) et a intégré en 1975 l'ancienne commune de Salbert, qui avait alors 300 hab. et occupait tout le mont Salbert (647 m) avec son fort et sa tour de télécommunications. Le mont Salbert est un crêt des terrains triasiques très relevés de la bordure méridionale des Vosges, qui ferme au sud le bassin permien de Giromagny et domine Belfort au nord-ouest. La commune, principalement résidentielle, avait 580 hab. avant la fusion, 1 400 dès 1975, et a crû depuis; mais elle a perdu 90 hab. entre 1999 et 2008.