Canton de Palaiseau

Palaiseau

30 800 hab. (Palaisiens) dont 410 à part, 1 151 ha, sous-préfecture de l'Essonne, 20 km au nord-ouest de la préfecture. Son territoire s'étend sur 5 km d'ouest en est. Le cours de l'Yvette sert de limite méridionale à la commune. À l'ouest, le plateau qui domine la vallée de l'Yvette est occupé par l'École Polytechnique et la forêt domaniale de Palaiseau; le campus de Polytechnique, installé en 1976 sur 164 ha, réunit 3 500 personnes, dont 500 élèves par promotion (1 500 en tout) et presque autant d'enseignants, 640 chercheurs (21 laboratoires).

La partie nord du plateau est encore assez vide. Près du rebord oriental du plateau, l'Onera (Office national d'études et de recherches aérospatiales) occupe l'ancien fort de Palaiseau, sur 20 ha, et occupe 330 personnes. Un quartier d'habitation des Joncherettes s'est insinué sur le plateau dans la forêt, entre les anciennes batteries de la Pointe et de l'Yvette. Le centre-ville est au pied du plateau à l'est, structuré par des rues NE-SO entre la voie ferrée à l'ouest et l'A 10 et la LGV à l'est; il a une église inscrite des 11e-12e s., et propose un musée du Hurepoix.

La ville est dotée de trois collèges et deux lycées publics, un collège et deux lycées professionnels privés, un institut médico-éducatif, un centre d'aide par le travail, une maison de retraite. Le RER B a trois gares dans la commune, Palaiseau vers le nord, Palaiseau-Villebon au sud, suivie par Lozère dans la vallée de l'Yvette au sud-ouest. L'habitat, mêlant pavillons et grands immeubles, occupe toute la plaine au nord du plateau, en continuité avec Igny et Massy, dont les installations ferroviaires débordent au centre-nord de la commune de Palaiseau.

La ville est officiellement organisée en sept quartiers, quatre dans le tiers oriental et, du nord au sud, Pileu, Plateau et Lozère dans la partie orientale. Au nord-est, l'A 10 fait un crochet vers l'est en se démultipliant en plusieurs voies parallèles avant le grand échangeur de Champlan. Cette partie orientale de la commune comprend un quartier d'habitation entre deux zones d'activité, les Glaizes au sud, Émile-Baudet au nord, en continuité avec les Champs Ronds de Massy au nord et les zones de Villebon-sur-Yvette au sud.

Palaiseau abrite un large éventail d'établissements de production et du tertiaire: Danone (recherche-développement en agro-alimentaire, 550 sal.) et LU (Kraft Foods, 120 sal.); bétons Cemex (250 sal.); ateliers de monnaies et bijouterie Arthus-Bertrand (200 sal.), équipements aérauliques VIM (140 sal.), brochage de la Nationale de Façonnage (SNDF, 140 sal.), composants électroniques Dibcom (100 sal.), imprimeries Draeger (80 sal.) et PPO Graphic (50 sal.), boules Quiès (50 sal.); analyses de laboratoire Protec (50 sal.); ingénierie Le Moteur Moderne (110 sal.), informatique Silicomp (95 sal.) et Obiane (60 sal.); magasin Fnac (170 sal.), négoces d'électronique Avnet EMG (210 sal.), d'imprimantes Videojet Marconi (90 sal.), de prêt-à-porter Dormeuil (90 sal.), de fournitures industrielles Sertorius Mechatronics (75 sal.), de machines à brocher Muller Martini (65 sal.), de fermetures antifeu PSP (55 sal.); maintenance informatique Agilent (65 sal.); nettoyage GSF Aries (220 sal.) et AMS (200 sal.). Travaux publics Les Paveurs de Montrouge (95 sal.), maçonnerie Chanin (60 sal.).

Palaiseau a eu 2 000 hab. en 1866, 2 800 en 1900, 7 900 en 1936. Sa population est rapidement montée à 16 300 hab. en 1962, 28 700 en 1975, puis se serait stabilisée, avant d'augmenter à nouveau depuis 1990. Le maire est François Lamy, socialiste, ancien instituteur, également député. La commune est le siège de la communauté d'agglomération du Plateau de Saclay (communauté d'agglomération du), qui rassemble 10 communes, 97 500 hab. L'arrondissement a 537 700 hab., 19 cantons, 65 communes, 45 927 ha. Le canton a 38 300 hab., 2 communes, 1 533 ha. L'autre commune est Igny.


Igny

10 700 hab. dont 540 à part, 382 ha, commune de l'Essonne dans le canton de Palaiseau, au nord du chef-lieu. Le territoire, de forme plutôt ramassée, est bordé au nord-est par la rive droite de la Bièvre. Le Bourg, dont l'église du 13e s. est inscrite, est à ses abords, assorti de l'imposante école d'horticulture Saint-Nicaise, établie en 1862 comme orphelinat catholique horticole, et qui a le statut de lycée horticole privé. Le Bourg est encadré par la N 444 et la voie ferrée vers Jouy-en-Josas, qui y a une gare du RER C.

Le nord-ouest de la commune est occupé par les Bois Communaux, à l'extrémité orientale du plateau de Saclay. À l'exception de la petite zone d'activités triangulaire de la Vieille Vigne à l'est, et d'un groupe d'HLM Igny 2 vers l'est du grand quartier méridional de Gommevilliers, tout le reste du territoire, dans la plaine élargie au confluent de la Bièvre et du Vauhallan, est couvert de pavillons, en continuité avec Palaiseau au sud mais en rupture avec Massy au sud-est.

La ville a un collège public et quelques entreprises notables: fonderie de zinc et zamak Ami (IPM, 100 sal.), métallerie CTM Laser (35 sal.), informatique Archos (100 sal.), travaux publics Eiffage (380 sal.), nettoyage Millenium (50 sal.). De 600 hab. vers 1850, la population est montée à 1 600 en 1900, 3 600 en 1936, puis 5 500 en 1962, 9 100 en 1975; la croissance se poursuit mais à un rythme ralenti.