Deauville

4 050 hab. (Deauvillais) dont 80 à part, 357 ha, commune du Calvados dans le canton de Trouville-sur-Mer, face à Trouville de l’autre côté de l’estuaire de la Touques. La célèbre station doit son développement à sa relative proximité de Paris, et son style au choix d’aristocrates et de financiers parisiens qui en ont fait leur fief sous le Second Empire. Elle a conservé sa réputation de station de luxe, jusque dans ses manifestations: les unes du côté du cheval (jumping, championnats de polo, ventes de yearlings, pur-sang et trotteurs), d’autres du côté des faire-valoir (festival des voitures de luxe, festival nautique) et des distractions (festival de bridge, festivals du film asiatique, du cinéma américain, des musiques du monde, de musique classique, etc.).

Hippodromes, golfs et parcs agrémentent une ville où foisonnent les demeures cossues. Le casino est le troisième de France par le produit des jeux et emploie 530 personnes, l’hôtel Normandy a 200 salariés et le Royal 170, l’ensemble appartenant au groupe Barrière. Le centre de gestion du palais des Congrès a 45 salariés. La station a mérité 4 fleurs au classement des villes fleuries. Elle compte 5 500 résidences secondaires, soit 70% du parc de logements; elle a 19 hôtels, offrant 1 100 chambres, dont la moitié dans les deux hôtels de luxe; mais elle n'a pas de terrain de camping.

La plage, que l’on observe du haut de la promenade des Planches, n’a que de moindres attraits; un port de plaisance (360 places) s’abrite à l’estuaire de la Touques, qui se termine par la luxueuse urbanisation de Port-Deauville en forme de marina au milieu d’un bassin à flot. Deauville a un lycée public et un privé; les principales entreprises hors de l’hôtellerie et des garages sont une fabrique de parfums (Jacomo, 80 sal.), un magasin du Printemps (35 sal.) et un supermarché Carrefour (25 sal.), l’entreprise de travail temporaire Adecco (90 sal.); ventes de chevaux et d'objets d'art Arqana (25 sal.), Agence française de vente du Pur-Sang (20 sal.); peinture Halgatte (35 sal.), traitement des eaux SETDN (Veolia, 50 sal.).

Deauville a une polyclinique de 130 salariés et un centre de thalassothérapie (Deep Nature, 35 sal.). Un aéroport (codes DOL et LFRG) a été aménagé à 6 km vers l’est, à Saint-Gatien-des-Bois, sur 221 ha de plateau; doté d'une piste en macadam de 2 550 m, et d'une autre en herbe de 700 m, en nette progression, il a reçu 15 000 passagers en 2001, 41 000 en 2005, 82 000 en 2008 et 106 000 en 2010, dont 20 000 en transit, et presque tous en vol international; soit plus de 2 000 mouvements en vol commercial seulement; il accueille en outre plusieurs centaines de chevaux (1er en France).

La station est dominée par les collines du mont Canisy, qui montent à 111 m et portent le site et les villas de l’ancien village, Auvilla, dit Vieux-Deauville. Le mont Canisy a un hippodrome (Clairefontaine), un golf et un énorme hôtel du Golf, et l’on visite ses anciennes batteries et fortifications, formant un site protégé par le Conservatoire du littoral. Deauville avait moins de 100 hab. au début du 19e s., 2 500 à la fin; la population est passée à 5 000 vers 1960, et a connu son maximum à 5 700 en 1975; elle a baissé ensuite, et a encore perdu 470 hab. de 1999 à 2008. Deauville est le siège de la communauté de communes du Cœur de la Côte Fleurie (11 communes, 20 600 hab.).