Canton d'Ustaritz

Ustaritz

5 900 hab. (Ustaritzars) dont 280 à part, 3 275 ha dont 997 de bois, chef-lieu de canton des Pyrénées-Atlantiques dans l’arrondissement de Bayonne, à 13 km au sud de Bayonne sur une terrasse de rive gauche de la Nive. Le nom évoque en basque une «plaine aux chênes». La commune est bien équipée: établissements de santé (hôpital privé), institut culturel basque; lycée général, lycée professionnel et collège privés. Le château de Haitze (14e et 17e s.) est sur la colline qui domine la ville à l'ouest, comme le hameau de Saint-Michel un peu au sud. Au nord, les quartiers peuplés d'Arrauntz et d'Herauritz sont sur des éléments de plateau s'avançant au-dessus de la plaine de la Nive; Herauritz a un trinquet et un centre de rééducation. Un grand bois communal occupe le sud-ouest du finage, qui s'étend aussi au nord-est sur les collines au-delà de la Nive.

Ustaritz fut une sorte de chef-lieu du Labourd et a bénéficié d’une assemblée coutumière (biltzar) entre 1451 et 1789, pour la gestion des biens collectifs et des chemins; on s’efforce maintenant de la faire revivre. La population de la commune est montée à 5 770 hab. au recensement complémentaire de 2003; elle oscillait autour de 2 500 de 1880 à 1970 et croît sensiblement depuis; elle a gagné 500 hab. de 1999 à 2008.

Le canton a 23 000 hab. (19 200 en 1999) pour 9 communes et 17 280 ha (3 800 de bois); il est traversé à la fois par la Nive à l’est et par la Nivelle au sud-ouest. Il va au nord jusqu’en banlieue de Bayonne, par Arcangues et Bassussarry, et de Biarritz par Arbonne. À l’est de la Nive, il confine aux landes d’Hasparren, tandis qu’à l’ouest il laisse toute la côte au canton de Saint-Jean-de-Luz. Incluant au sud Saint-Pée-sur-Nivelle, il touche à la frontière d’Espagne par Dancharia) et ainsi sépare Sare d’Espelette, son chef-lieu de canton. Ahetze (1 600 Ahetzars, 1 056 ha) est 4 km au sud d'Arbonne et 5 km au sud-est de Guéthary; église inscrite du 16es., trinquet. La commune n'avait encore que 480 hab. de 1954 à 1968 et croît depuis; elle a gagné près de 300 hab. de 1999 à 2007 et ses croupes se couvrent de villas.

Trois communes sont au sud-est d'Ustaritz. Larressore (1 500 Laressoroars, 1 076 ha) est sur les collines de rive gauche de la Nive, entre Ustaritz et Cambo; ancien séminaire du 18e s., pont romain sur la Latsa à l'ouest; elle avait 670 hab. en 1962 et en a gagné 170 de 1999 à 2008. Halsou (490 Haltsuars, 508 ha) est à 4 km SE d'Ustaritz au pied du coteau de rive droite de la Nivelle juste en aval de Cambo; son finage s'étire vers le nord-est. Elle avait 270 hab. en 1954, 510 en 1999. Jatxou (1 100 Jatsuars, 1 395 ha dont 594 de bois) est à 2 km ESE du chef-lieu sur le relief; église inscrite des 13e et 17e s. et benoîterie; chapelle médiévale de pèlerinage Saint-Sauveur au nord. Elle a eu 310 hab. en 1954, 650 en 1990; elle en a gagné 240 de 1999 à 2008.


Arbonne

1 900 hab., 1 059 ha, commune des Pyrénées-Atlantiques dans le canton d'Ustaritz, juste au sud de Biarritz, entre Bidart et Arcangues; église inscrite (12e au 17e s.) et benoîterie; maison de retraite, centre d'aide par le travail. De nombreux pavillons se dispersent sur les croupes. Elle avait 610 hab. en 1954, 1 400 en 1999 et a donc gagné plus d'un tiers entre 1999 et 2008.


Arcangues

3 200 hab. (Arcanguais), 1 747 ha dont 372 de bois, commune des Pyrénées-Atlantiques dans le canton d’Ustaritz en banlieue sud-ouest de Bayonne. Son centre, sur une colline, figure parmi les «villages de charme» et «de caractère»; pelote basque, golf réputé autour d’un curieux château 1900; théâtre de la nature dans un préau aménagé en 1967, stèle et sépulture de Luis Mariano; le nom basque est Arrangoitze. La commune est résidentielle, seule une entreprise de travaux publics (ETPM) atteint 100 sal. Sa population augmente assez nettement depuis les 1 100 hab. des années 1930 (1 700 en 1974) et a encore gagné 400 hab. de 1999 à 2008. L'habitat est très dispersé, et comprend à la pointe nord, dans le quartier du Chapelet, une fraction de la banlieue de Bayonne touchant à la Négresse. L'autoroute de la Côte Basque traverse la partie nord-ouest du finage. Celui-ci s'étend loin vers le sud, jusqu'aux bois d'Ustaritz par le village d'Alotz. Il atteint en pointe, à l'est, la rive gauche de la Nive sous le château de Bordebasse. Non loin, la route de Bayonne à Cambo (D 932) a attiré une zone artisanale isolée.


Bassussarry

2 500 hab. (Bassusartans), 651 ha, commune des Pyrénées-Atlantiques dans le canton d’Ustaritz, 8 km au NO du chef-lieu et juste au sud d’Anglet. Sa population croît rapidement et en fait une banlieue résidentielle de l’agglomération de Bayonne-Biarritz: elle n’était que de 350 hab. en 1962, 890 en 1982; elle a gagné 600 hab. de 1999 à 2008, soit 32%. Résidentielle, elle abrite quelques activités de banlieue, tels des garages d’automobiles ou une équipe de la société de travaux publics Eiffage (70 sal.).


Saint-Pée-sur-Nivelle

5 500 hab. (Senpertars), 6 508 ha dont 1 302 de bois, bourgade, 15 km à l’est de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques, canton d’Ustaritz) sur la rive droite de la Nivelle; Senpere en basque. C’est une «station verte de vacances» avec les vestiges d'un ancien château (début du 15e s.), un fronton municipal, une base de loisirs autour d’un étang de 12 ha, un village de vacances, un collège et un lycée agricole privés; pont d'Ibarrun (13e-14e s.), écomusée de la pelote et du xistera. La population de la commune avait un peu décliné du milieu du 19e siècle au milieu du 20e, passant de 2 500 à 2 000 hab.; elle augmente depuis (3 000 hab. en 1982, 3 500 en 1990) et s'est accrue de 1 070 hab. entre 1999 et 2008 (+23%).

Le territoire communal, très vaste, englobe au nord de la Nivelle des collines de landes (Zirikolatz) et atteint au sud la frontière d’Espagne à Dancharia. Le lac de Saint-Pée, au sud-est du bourg, a attiré de nombreuses villas. Vers l'ouest sur la rive droite de la Nivelle, le hameau d'Ibarrun s'est également entouré de pavillons, d'une zone artisanale Lizardia et d'un établissement de recherche de l'Inra-Ifremer pour la nutrition des salmonidés. Le finage s'étend encore plus loin vers l'ouest jusqu'au-delà du hameau d'Helbarrun et aux premières maisons d'Ascain; la redoute de Bizkarzun est à la limite d'Ascain sur la crête; quatre autres redoutes «napoléoniennes» (début du 19e s.) sont sur le territoire de Saint-Pée. Vers le sud, celui-ci s'étire le long de la Nivelle, mais à des altitudes très basses, 158 m tout au plus. La D 4 y franchit, bien entendu, un «pont du Diable»; le hameau de Cherchebruit est au confluent de la Nivelle et du Lizuniako qui vient de Sare sur sa gauche; un peu en aval après l'étroit du pont d'Amotz, Amotz est un hameau de rive gauche de la Nivelle, équipé d'un trinquet et de terrains de camping.