Communauté de communes du Bocage Mayennais

Bocage mayennais (communauté de communes du)

'

Highslide JS

groupement intercommunal de la Mayenne, 27 communes et 19 400 hab., 52 694 ha, correspondant à peu près aux trois anciens cantons d’Ambrières, Gorron et Landivy. Le siège est à Gorron. Ambrières-les-Vallées est la seule autre commune de plus de 2 000 hab.

Hercé (320 Hercendais, 1 020 ha), 3 km à l’ouest de Gorron, n’a qu’un très petit village et un habitat fort dispersé; château du Bailleul à l’est, aux portes de Gorron; transports Roche (70 sal.); au NO, le finage déploie vers l’ouest un long appendice englobant Vaudemusson.

Vieuvy (140 Vieuvoyais, 711 ha), 6 km NO de Gorron, aligne ses quelques maisons sur la D5; l’Ourde limite le finage à l’ouest et au nord.

Saint-Aubin-Fosse-Louvain (220 Aubinais, 1 437 ha), 9 km NNO de Gorron est sur une colline dominant les confluents du Vieuvy et de la Colmont avec l’Ourde, qui borne au nord le territoire. La Colmont fixe à l’est la limite régionale. Fosse Louvain est un lieu-dit au SE du village, correspondant à une cuve de tête de vallon descendant vers la Colmont; le nom de la commune était établi en 1793.

Lesbois (200 Lesboisiens, 599 ha), 4 km au nord de Gorron, est un petit village sur la rive gauche de la Colmont, dont le cours limite le finage à l’ouest, la limite départementale le bornant au nord et à l’est; +50 hab. depuis 1999.

Couesmes-Vaucé (380 Couesmiens, 1 913 ha), 11 km NE de Gorron, étire son finage sur 11 km le long du département de l’Orne. L’habitat compte deux villages, Couesmes le plus central (mairie), Vaucé à 2 km au NO; les deux communes ont été réunies en 1972. Il en résulte un dessin de forme contournée, en trois branches vers le nord, le SO et l’est où le finage atteint le cours de la Varenne sous le hameau de Froulay; menhir au Pré de l’Étang et château de Moncorbeau au nord de Couesmes. La commune principale s’est nommée Couesmes-en-Froulay de 1919 à 1972.

Soucé (170 Soucéens, 667 ha), 15 km NE de Gorron, est un petit village sur le plateau dominant la vallée de la Varenne, qui sert de limite départementale tandis que Couesmes limite le finage au sud et à l’ouest.

Le Pas (560 Passereaux et Passerelles (sic), 2 190 ha) est à 11 km ENE de Gorron. Son finage atteint au NE le cours de la Varenne et son confluent avec l’Aversale, ruisseau qui traverse tout le finage d’ouest en est et passe au village; menhir de la Pierre Saint-Siviard (ou Saint-Civière) au sud.

Chantrigné (630Chantrignéens, 1 862 ha), à l’est d’Ambrières-les-Vallées, 22 km à l’est de Gorron, a une église intéressante; atelier de mécanique (MPM53, 35 sal.). Juste à l’est du village, allée couverte de la Hamelinière; menhir du Grand Coudray au NO au bord de la Mayenne. Le finage est limité à l’ouest par le cours de la Mayenne et s’étire en pointe vers l’est en une longue queue jusqu’au-delà de la D34, participant même par un mât au parc éolien de Montreuil-Poulay.

Saint-Loup-du-Gast (370 Lupigastois, 998 ha), 20 km ESE de Gorron, a son village au-dessus d’un coude de la Mayenne, dont le plan d’eau est élargi par le barrage de Saint-Fraimbault; le château Malortie, juste au sud du village, domine le coteau abrupt de rive gauche. La Voie verte avec vélorail traverse le finage en contournant le village; motte castrale du Moulin de Gènes à l’ouest; +50 hab. depuis 1999.

Oisseau (1 220 Oisseliens, 3 075 ha), 15 km ESE de Gorron, 8 km au NO de Mayenne, est un assez gros village juché sur un promontoire dominant au nord le cours de la Colmont, à l’est la plaine du fossé de Mayenne. Son nom vient de cette situation (racine uxello, en haut). Au sud et au pied de l’escarpement à Loré, chapelle et restes d’enceinte des 15e-16e; château de la Haie face au village de l’autre côté de la Colmont, dont le cours s’enfonce à nouveau dans le relief au NE du finage avant d’atteindre la Mayenne. Vers l’est, Oisseau partage avec La Haie-Traversaine un parc éolien de 6 Vestas (12 MW) ouvert en 2009 par VSB. La commune a gagné 90 hab. depuis 1999.

Saint-Mars-sur-Colmont (480 Marsicolmontois, 1 639 ha) est à 11 km ESE de Gorron; le village est sur la D132, au nord de la Colmont qui limite le finage au sud; jardin protégé du manoir de Fresnay au sud du village.

Châtillon-sur-Colmont (1 070 Châtillonnais, 3 962 ha dont 400 de bois), 10 km SE de Gorron, apparaît comme un village-centre avec des commerces, au sein d’une commune au vaste finage. Sa pointe sud, traversée par la route de Mayenne à Fougères (N12), est couverte par la forêt de Mayenne. Le village est le versant d’une butte exposé au sud, assez loin de la Colmont qui fixe la limite nord du finage; château du Plessis au NE. La population de Châtillon avait atteint 2 600 hab. dans les années 1850 et en conservait plus de 2 000 en 1906; elle a diminué jusqu’en 1999, mais a repris 110 hab. depuis.

Brecé (840 Brecéens, 3 527 ha) est à 3 km au SE de Gorron. Le village est juste au nord de la Colmont; qui longe ses premières maisons et traverse le finage du NO au SE; vers l’est, chapelle de Favière (15e s.); au SE, château d’Isle à douves, menhir du Vieux Soul; travaux publics Heuvelinne (20 sal.). La population reste stable.

Colombiers-du-Plessis (500 Colombiérais, 2 197 ha), 3 km SO de Gorron, propose au sud-ouest du finage un jardin botanique de 4 ha (les Renaudies) et a 50 hab. de moins qu’en 1999; château du Plessis au SE.

Carelles (270 Carrellais, 1 323 ha), 7 km OSO de Gorron, est dans un paysage très bocager d’habitat dispersé; elle a 60 hab. de moins qu’en 1999.

Levaré (370 Lévariens, 1 153 ha), 8 km à l’ouest de Gorron sur la D33, est à la source de l’Ourde; la limite occidentale de la commune suit une ligne de partage des eaux entre Manche (bassin de la Sélune) et Atlantique (bassin de la Mayenne). L’Ernée, qui a ses sources à Levaré et Carelles, sépare leurs finages; château à grandes douves au SE du village. La commune a perdu 60 hab. depuis 1999; elle en a eu 750 autour de 1850.

Saint-Berthevin-la-Tannière (350 Saint-Berthevinois, 1 764 ha), 12 km OSO de Gorron, conserve une église du 11e s. revue aux 15e et 16e, avec un très beau retable; transports Tarot (55 sal.). La Tannière est un hameau à l’angle NO du finage au confluent de la Hogue et de la Futaie et au carrefour des D31 et 33; son nom a été ajouté à celui de Saint-Berthevin dès 1801, pour distinguer la commune de son homonyme des environs de Laval; la population a diminué de 50 hab. depuis 1999.

Montaudin (920 Montaudinois, 2 166 ha), 16 km OSO de Gorron, est un village étoffé, servant de centre local; menhir de la Boussardière au sud-est. La limite SE du finage suit le cours de l’Ernée.

Saint-Ellier-du-Maine (530 Saint-Elliénois, 1 749 ha), 18 km à l’ouest de Gorron, est limitrophe de l’Ille-et-Vilaine et son habitat est très proche de celui du Loroux de l’autre côté de la Glaine, qui marque la limite. Le château de la Pihoraie (18e s.), au SE, est une sorte de malouinière, avec parc et jardins; la commune a gagné 50 hab. depuis 1999.

Saint-Mars-sur-la-Futaie (590 Saint-Médamiens, 2 145 ha), 17 km ONO de Gorron, propose une exposition de légendes (le Monde merveilleux) et une énorme aubépine réputée millénaire, plus le prieuré de la Futaie au sud du finage; dolmen tout à l’est à la Louvetière. La Futaie est une petite rivière qui coule vers le sud-est et rejoint l’Ernée au SE de Montaudin. Le village est sur un talus exposé au sud, dominant le bassin de la Futaie qui fixe la limite sud du finage; camping au bord de la Futaie à la limite de Pontmain; 40 hab. de moins qu’en 1999.

Pontmain (860 Pontaminois, 720 ha), 21 km ONO de Gorron et à 15 km NE de Fougères, a un pèlerinage très suivi (350 000 personnes par an) et une grande basilique à deux flèches datant de 1900, issus d’apparitions mariales de janvier 1871, au moment de l’approche des troupes allemandes; s’y ajoute un musée des missionnaires. C’est cela qui a valu à Pontmain d’être érigée en commune en 1876; auparavant, elle était une section de Saint-Ellier-du-Maine et avait alors 560 hab.; sa population a augmenté jusqu’en 1975. Elle a été réunie en 1972 avec Saint-Ellier et Saint-Mars, mais cette fusion a échoué et a été dissoute en 1982.

Le finage est entre le cours de la Glaine à l’ouest (limite départementale) et celui de la Futaie à l’est. Pontmain se signale aussi par un village de vacances, un centre d’aide par le travail (35 sal., 115 places), une coopérative agricole du groupe normand Agrial, la fabrique de produits lactés Sofivo (110 sal., groupe Bongrain) à l’ouest du village, une usine d’incinération de déchets (Cosynergies, 25 sal.) avec production de chaleur (Smeco, 25 sal.), et les transports Normandie-Bretagne (50 sal.). Pontmain a perdu 50 hab. depuis 1999.

Landivy (1 170 Landivysiens, 2 854 ha), 23 km ONO de Gorron, est un ancien chef-lieu de canton de la Mayenne, à la limite de la Manche et de l’Ille-et-Vilaine; machines agricoles Desvoys (120 sal.), viandes Socopa (30 sal.); un collège public. Coup sur coup, Landivy a perdu en 2016 la chocolaterie Monbana (45 sal., créée à Landivy en 1934) et la fabrique de meubles Gontier (300 sal. vers 2010). La commune a eu plus de 2 000 hab. entre 1836 et 1876, et décline depuis; elle a encore perdu 130 hab. depuis 1999. La Futaie et la Glaine confluent au nord-ouest, formant l’Airon qui s’engonce en méandres vers le nord à la limite départementale; château de Mausson (15-16) à l’angle SO au bord de la Futaie.

Fougerolles-du-Plessis (1 240 Fougerollais, 3 329 ha), 18 km ONO de Gorron, est un gros village assorti d’étangs et du château de Goué (16e-17e s., avec parc), dans une petite vallée sous-affluente de la Sélune par l’Airon; sa population a diminué de 360 hab. depuis 1999. Au nord, la limite du département de l’Orne est fixée par le cours de la Colmont.

La Dorée (290 Doréens, 1 784 ha), 14 km ONO de Gorron, monte à 250 m sur une butte au sud-ouest et a deux petits étangs collinaires; la commune a perdu 100 hab. depuis 1999.

Désertines (500 Désertinais, 2 603 ha), 9 km au NO de Gorron, a un menhir classé au village; transports Gorron-Fret (100 sal.). L’étang de Pontpierre agrémente le sud-ouest de la commune, qui est bordée au nord par la Colmont, fixant la limite départementale, à l’est par le cours de l’Ourde; étang de Pontpierre au SO, château de la Grande Haie à l’ouest. La commune a eu 1 600 hab. vers 1850; elle a perdu 50 hab. depuis 1999.


Ambrières-les-Vallées

(2 890 Amboriverains, 3 878 ha) est un ancien chef-lieu de canton de la Mayenne dans l’arrondissement de Mayenne, 12 km au nord de celle-ci dans le Bocage Mayennais. La commune est limitrophe de l’Orne, dans le parc régional Normandie-Maine. Jadis Ambrières, elle devint Ambrières-le-Grand en 1919, Ambrières-les-Vallées en 1972. Elle a fusionné avec Cigné, au nord, en 1972; elle avait également intégré La Haie-Traversaine (au sud) à la même date, mais celle-ci a repris son indépendance en 1986. La population de la commune, de 2 700 hab. en 1861, était tombée à 1 600 un siècle plus tard; elle a perdu 70 hab. depuis 1999. Ambrières est «station verte de vacances» et a un collège public, un musée des tisserands mayennais, un moulin du 15e s.; camp de vacances avec sports et hébergement PGL Aventures au château du Tertre (30 sal.) au nord du bourg.

Le bourg est sur la rive droite de la Varenne, avec un faubourg linéaire le long de la rive gauche, prolongé au nord par le hameau de Montaton sur la route de Domfront (D23). Au SE, le confluent de la Varenne et de la Mayenne est sous le hameau de Vaux, où une base de loisirs a été aménagée avec piscine et plan d’eau de 140 ha, camping (60 places). Le finage s’étend largement à l’est de la Varenne, où sont le village et le château de Cigné, le château de Louiseval au bord de la Mayenne. Au NE, le château de Torcé est aussi au bord de la Mayenne, qui fixe la limite orientale de la commune. Au NO sur la rive gauche de la Varenne, moulin et château de Champs. Un vélorail relie Ambrières à Mayenne. La commune héberge le siège et deux établissements de Maine-Plastiques (profilés et clôtures, 150 sal., 400 dans le groupe); imprimerie Corlet (50 sal.), usinage de métaux au carbure (Sumca, 45 sal.), charpentes Chaignard (25 sal.); ovoproduits du groupe Avril (Ovoteam, 80 sal.); autocars Mayen Voyages (25 sal.).


Gorron

(2 650 Gorronnais, 1 432 ha) est un ancien chef-lieu de canton de la Mayenne dans l’arrondissement de Mayenne, 48 km au nord de Laval et 22 km au NO de Mayenne, au bord de la Colmont. Jadis, Gorron se signalait par sa carrière de granite et une tradition d’andouilles et de sabots. Ses employeurs principaux sont actuellement un spécialiste de matériel métallique pour l’agro-alimentaire (Serap, 250 sal., refroidisseurs, réservoirs, etc.), quelques entreprises de charpente (Belliard, 90 sal.) et maçonnerie (Foisnet, 55 sal.), menuiserie de plastiques (Corvée, 20 sal.), électronique (TME, 50 sal.), plastiques (Orela, 25 sal.), conserves (Rillettes Gorronnaises, 30 sal.), plus un pépiniériste (Renault, 30 sal.) et un négoce de bestiaux (Bétail Goronnais, 35 sal.); service d’eau de la Saur (25 sal.), supermarché U (70 sal.).

Le bourg a des foires, un collège public et un catholique, un atelier protégé Maine-Ateliers (90 sal.); Espace culturel Colmont, parc de loisirs avec plan d’eau, piscine intercommunale, salle omnisports, espace sportif; menhir de la Roche juste à l’est du bourg. Le finage s’étend vers le NE, où il atteint la limite départementale. La population croît depuis 1954 (2 200 hab.) mais a baissé de 300 hab. depuis 1999; elle avait approché 2 800 hab. en 1876. Gorron tient à la Maison du Bocage le siège de la communauté de communes du Bocage mayennais, qui groupe 27 communes à l’angle nord-ouest du département, et 19 600 hab. sur 52 700 ha. Le nouveau canton de Gorron a exactement le même territoire.