Côtes de Meuse-Woëvre

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communauté de communes de la Meuse, associant 25 communes et 6 000 hab. sur 42 180 ha. Le siège est Vigneulles-lès-Hattonchâtel, aucune commune n’atteint 2 000 hab.

Vigneulles-lès-Hattonchâtel (1 660 Vigneullois, 6 259 ha dont 2 121 de bois) est un ancien chef-lieu de canton, 31 km au NNE de Commercy. Le village principal, de même nom depuis au moins 1801, est sous la Côte de Meuse, à l’endroit même où elle est le plus avancée vers l’est. La laiterie des fromages Riches-Monts, du groupe Sodiaal, y emploie 210 personnes; métallerie Jipé (35 sal.), supermarché Colruyt (35 sal.). La commune avait 470 hab. en 1968, contre un peu plus de 1 000 de 1830 à 1870. Elle s’est agrandie lors de la fusion de 1973, qui a intégré six autres territoires communaux, sautant ainsi de 470 hab. en 1968 à 1 250 hab. en 1975, et amenant ses limites au contact de la Meurthe-et-Moselle en absorbant Saint-Benoît-en-Woëvre (40 hab. en 2021, à 6 km à l’est, au carrefour des D904 et 901, dans un environnement d’étangs et où se trouvait une abbaye cistercienne très affectée par la Grande Guerre. Au nord au pied de la Côte elle a intégré Hattonchâtel (100 hab.) et Hattonville (190 hab.) juste au nord, Viéville-sous-les-Côtes (220 hab.) et Billy-sous-les-Côtes (120 hab. à 4 et 5 km plus au nord, et Creuë (220 hab.) 3 km au SO sur la D901. Elle a 200 hab. de plus qu’en 1999.

Le village d’Hattonchâtel est juché sur le promontoire extrême de la côte à 1 500 m au nord de Vigneulles, et affiche église, château et musée; l’église est une ancienne collégiale du 14e s. restaurée après 1920, avec un petit cloître contenant un retable de Ligier Richier; le château néogothique est des années 1920 dans le style du 15e siècle, et offre de sa terrasse un large panorama; le musée propose des peintures de Louise Cottin (1907-1974). Hattonchâtel est le siège de l’AREFE (Association régionale d’expérimentations fruitières de l’Est), créée en 1981 et qui y dispose d’un verger conservatoire de 21 ha. À Viéville, le plus gros des villages absorbés, un observatoire avec gros télescope est ouvert au public, et des caves à vins proposent des côtes-de-meuse; la Côte porte de beaux vergers de mirabelliers. Billy est le siège de la coopérative du Jardin de Lorraine (mirabelles). La commune monte à l’ouest sur le plateau (forêt domaniale de la Montagne) et englobe à l’est de nombreux étangs dans les fonds humides et boisés de la Woëvre; elle a un club d’ULM, une maison familiale rurale. La LGV Est traverse le finage au sud.

Saint-Maurice-sous-les-Côtes (360 hab., 930 ha dont 420 de bois) est à 7 km NNO de Vigneulles juste au pied de la Côte dans une anfractuosité; cimetière allemand; quelques vignes, camping. La mention sous-les-Côtes est ancienne. La commune a absorbé Bassaucourt en 1856, dont ne reste guère qu’un lieu-dit au NE.

Jonville-en-Woëvre (150 Jonvillois, 1 081 ha), 16 km NE de Vigneulles, est la commune la plus septentrionale du territoire intercommunal, limitrophe de la Meurthe-et-Moselle. La mention en-Woëvre est de 1922.

Lachaussée (280 Lacucéens, 2 719 ha dont 1 027 de bois), 16 km NE de Vigneulles et limitrophe de la Meurthe-et-Moselle, s’est agrandie en 1973 en fusionnant avec Hadonville-lès-Lachausssée au nord (27 hab. alors) et Haumont-lès-Lachausssée (54 hab.) au sud. Le centre de la nouvelle commune est occupé par le grand étang de Lachaussée (154 ha), qui dessine trois bras dans les vallons de trois petits tributaires de l’Yvron, lui-même affluent de l’Orne. Le village est juste entre le lac et la rivière; à l’ouest du lac s’étend la forêt domaniale des Haudronvilles, traversée par la D904.

Beney-en-Woëvre (130 hab., 1 720 ha dont 722 de bois), 11 km ESE de Vigneulles, au carrefour de la D904 et de la D67, est limitrophe de la Meurthe-et-Moselle et tourne le dos au reste de la communauté, dont elle est séparée par la forêt de Thiaucourt, et s’oriente vers Thiaucourt-Regniéville en Meurthe-et-Moselle, toute proche. La LGV passe juste au nord du village. La mention «en-Woëvre» a été attribuée en 1942.

Nonsard-Lamarche (220 hab., 1 818 ha dont 497 de bois), 8 km SE de Vigneulles, limitrophe de la Meurthe-et-Moselle, est sur la rive orientale du lac de Madine, et siège de la «station verte de vacances» du lac. C’est là que se trouvent le golf, la base de loisirs et la Maison du Lac, près du barrage. Lamarche-en-Woëvre (25 hab.), 2 km au NE, a été réunie à Nonsard et Heudicourt-sous-les-Côtes en 1972, mais cette fusion a été dissoute en 1982, Lamarche restant associée à Nonsard.

Heudicourt-sous-les-Côtes (170 hab., 1 356 ha dont 447 de bois) est à 5 km au sud de Vigneulles. Le village est au pied de la Côte, avec quelques vignes, et la commune donne à l’est sur le lac de Madine. Elle a reçu le parc ornithologique du lac; plage et campings sur la rive nord du lac, avec une presqu’île et l’île Verte La mention «sous les Côtes» date de 1922. La commune avait pris le nom de Madine en fusionnant avec ses deux voisines Nonsard et Lamarche en 1972, puis a repris son ancien nom après la défusion de 1982. Sa population avait atteint 760 hab. en 1851. Elle baissé de 60 hab. depuis 1999 (plus d’un quart)..

Chaillon (110 Chaillonnais, 1 154 ha dont 400 de bois), 6 km SO de Vigneulles, est au bord de la Creuë et de la D901 et traversée juste au nord par la LGV Est.

Lamorville (300 hab., 3 493 ha dont 1 694 de bois), 12 km OSO de Vigneulles, au bord de la Creuë qui descend vers la Meuse, n’avait que 95 hab. en 1972, contre 360 de 1830 à 1870. Une fusion l’a alors réunie à Deuxnouds-aux-Bois (60 hab.) 4 km au NE, Lavignéville (60 hab.) 1 km à l’est et Spada (80 hab.) 3 km au SO. Deuxnouds-aux-Bois, au NE, conserve des restes de l’abbaye de l’Étanche, en fond de vallon dans le bois de ce nom. La LGV traverse la commune.

Valbois (94 hab., 1 709 ha dont 618 de bois), 10 km SO de Vigneulles, est le nom nouveau et publicitaire, sans rapport avec les anciennes communes, adopté en 1973 pour entériner la fusion de trois autres communes du plateau, accidenté par les profonds vallons des têtes de la Creuë: Varvinay (45 hab.), Savonnières-en-Woëvre (25 hab.) en amont au SE et Senonville (45 hab.) au NO; menhir de la Pierre de la Damechonne à la limite sud.

Buxières-sous-les-Côtes (290 Buxiérois, 2 672 ha dont 700 de bois), 8 km SSO de Vigneulles, a son village au pied de la Côte de Meuse avec quelques vignes; le finage donne à l’est sur le lac de Madine. Peuplée de 115 hab. en 1972, elle a rassemblé à cette date les territoires de Buxerulles (75 hab.) et Woinville (130 hab.), 1 et 2 km au sud également au pied de la Côte. La mention sous-les-Côtes est de 1922.

Montsec (83 Montséchois, 595 ha),16 km au sud de Vigneulles, est au pied de la butte de Montsec (377 m, mémorial américain) au sud du lac de Madine; la Madine longe le versant nord du Montsec avant d’atteindre le lac.

Lahayville (29 hab., 396 ha), 17 km SE de Vigneulles, est limitrophe de la Meurthe-et-Moselle; son finage atteint au NO la rive orientale du lac de Madine qui, en forêt, n’est pas équipée.

Richecourt (60 hab., 623 ha), 20 km SSE de Vigneulles, limitrophe de la Meurthe-et-Moselle, contient au NO dans une quasi-enclave une partie du lac de Madine.

Xivray-et-Marvoisin (110 hab., 1 445 ha dont 353 de bois), 22 km SSE de Vigneulles, a ses deux habitats proches du Rupt de Mad, réunis depuis 1794. La commune, limitrophe de la Meurthe-et-Moselle à l’est, englobe le bois de la Haute-Charrière et se tient entièrement dans la plaine au pied de la Côte de Meuse. Elle a eu 540 hab. en 1836, 200 un siècle après, mais a arrêté de se dépeupler.

Rambucourt (190 Rambucourtois, 1 486 ha dont 420 de bois), 24 km SSE de Vigneulles, est limitrophe de la Meurthe-et-Moselle; le village est sur la D958 et longé par la voie ferrée de Commercy à Metz.

Broussey-Raulecourt (290 hab., 2 102 ha dont 690 de bois), 24 km au sud de Vigneulles, est une commune de Woëvre résultant d’une fusion de 1973 entre Broussey-en-Woëvre, sur la D958 et la voie ferrée de Commercy à Metz, et Raulecourt (60 hab.) 3 km au SE. Son finage contient des étangs et une partie de la forêt domaniale de la Reine, à la limite du département de Meurthe-et-Moselle. Le Rupt de Mad draine assez difficilement cette partie de la Woëvre en direction de la Moselle. La population a augmenté de 70 hab. depuis 1999, presque un tiers.

Bouconville-sur-Madt (110 hab., 698 ha dont 172 de bois), 22 km au sud de Vigneulles, est un peu au nord de Broussey, avec d’autres étangs. La mention sur-Madt est de 1922.

Loupmont (77 Loupmontois, 1 033 ha dont 287 de bois), 18 km au sud de Vigneulles, est juste au pied d’une étroite butte-témoin SO-NE de 4 km (le Mont) qui y atteint 382 m.

Varnéville (53 hab., 644 ha dont 295 de bois), 14 km SSO de Vigneulles sur la D908, aligne quelques maisons dans le creux entre la Côte de Meuse et la butte du Mont.

Apremont-la-Forêt (410 Asperomontais, 3 289 ha dont 1 559 de bois), 16 km SSO de Vigneulles, résulte d’une fusion de quatre communes en 1973. Apremont (alors 160 hab.) est au pied de la Côte de Meuse au croisement des D908 et 907 et au débouché d’un vallon; le village propose un musée des Chemins de fer et un Jardin sous les côtes. Saint-Agnant-sous-les-Côtes (110 hab. en 1973, 90 en 2021) est 2 km au SO au débouché de la vallée de Marbotte; la mention sous-les-Côtes était de 1922. Liouville (50 puis 60 hab.) est au pied de la Côte à 4 km SSO d’Apremont, dominé par le fort ruiné de Liouville. Marbotte (40 puis 60 hab.) est dans sa vallée 6 km OSO d’Apremont, avec un étang et une nécropole nationale, plus un centre de documentation-musée sur la guerre de 1914-1918, non loin d’une ancienne commanderie de templiers. La commune a gagné 70 hab. depuis 1999.

Saint-Julien-sous-les-Côtes (140 hab., 495 ha dont 157 de bois), 22 km SSO de Vigneulles, est au pied de la Côte de Meuse, à l’entrée d’un vallon tributaire de la Meuse dans lequel passe la vie ferrée vers Commercy. La mention sous-les-Côtes est de 1922.

Girauvoisin (81 hab., 506 ha dont 193 de bois), 24 km SSO de Vigneulles, est au pied de la Côte de Meuse 2 km au SE de Saint-Julien.

Frémeréville-sous-les-Côtes (130 hab., 641 ha dont 150 de bois), 25 km SSO de Vigneulles, est au pied de la Côte au NO de Gerville. La mention sous-les-Côtes est de 1924.

Geville (630 hab., 3 310 ha dont 1 366 de bois), 27 km au sud de Vigneulles est la commune la plus méridionale de Côtes de Meuse-Woëvre et porte un nom nouveau. Elle est le résultat d’une fusion de 1973 entre Jouy-sous-les-Côtes (280 hab., la mention sous-les-Côtes existait en 1801), Corniéville (140 hab.) juste à l’est et Gironville-sous-les-Côtes (150 hab., Gironville seulement juqu’en 1919) 3 km au NNO, toutes trois au pied de la Côte de Meuse en exposition nord. Le nom choisi est en rapport avec le site de Gévaux, marqué par une chapelle dans un vallon du plateau tout à l’ouest de Jouy. Un fort de 1883 domine l’ancien village de Gironville. Jouy a aussi son fort sur le plateau, ainsi qu’un club d’ULM et un musée de la Belle époque. L’ancienne abbaye de Rangeval est plus à l’est, au-delà de Corniéville et aussi au pied de la Côte. Le finage s’étend vers l’est dans la plaine de Woëvre, dans les bois et les étangs de Rangeval qui appartiennent à la forêt domaniale de la Reine, le long de la limite de Meurthe-et-Moselle. La commune s’est accrue de 130 hab. depuis 1999.