Communauté d’agglomération du Caudrésis et du Catésis

Caudrésis-Catésis

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communauté de communes du Nord associant 46 communes et 64 600 hab. sur 37 270 ha. Beauvois-en-Cambrésis (siège), Avesnes-les-Aubert, Bertry, Busigny, Caudry, Le Cateau-Cambrésis, Villers-Outréaux, Walincourt-Selvigny ont plus de 2 000 hab. Le nom, de création récente, est formé sur Caudry et Le Cateau-Cambrésis; mais l’ensemble se trouve en Cambrésis, comme l’indiquent plusieurs noms de communes.

Au nord

Fontaine-au-Pire (1 240 Fontenois, 757 ha) est 3 km à l’ouest de Caudry, avec une gare sur la voie vers Cambrai, et son habitat est soudé à celui de Beauvois; elle a une maison de retraite Orpea (Ariane, 65 sal.), une petite fabrique de linge (Lasson, 20 sal.). La voie ferrée de Cambrai à Saint-Quentin traverse le sud du finage. Pire vient de pierre et évoque une chaussée empierrée, qui allait de Saint-Quentin à Valenciennes et traversait la commune; par jeu de mots, la commune s’est un moment nommée Fontaine-Empire (1801). Elle a eu presque 2 500 hab. en 1911 et s’est dépeuplée jusqu’en 1999, mais vient de reprendre 120 hab. depuis 1999.

Cattenières (700 Catteniérois, 540 ha) est à 6 km ONO de Caudry, avec une gare sur la voie vers Cambrai. Elle perd des habitants depuis 1876, où elle avait culminé à 1 300 hab.

Estourmel (470 Estourmelois, 545 ha), 9 km ONO de Caudry, est traversée au nord du village par la D643 (ex-N43), sur laquelle le village a projeté le petit hameau Igniel dit les Frisettes. Elle offre une chapelle néogothique Bricout, inscrite, et un parc animalier sur 6 ha. Elle a 40 hab. de plus qu’en 1999.

Carnières (1 030 Carnièrois, 813 ha) est un ancien chef-lieu de canton, 8 km NO de Caudry et 10 km ESE de Cambrai. Le village a un clocher fortifié du 16e s.; le hameau et le château de Boistrancourt sont au sud du finage, sur la D643. La commune a eu tout près de 2 000 hab. en 1876 puis sa population est descendue à 1 000 hab. dans l’entre-deux-guerres et a encore perdu des habitants de 1982 à 1999; mais elle en a repris 80 depuis.

Boussières-en-Cambrésis (440 Boussiérois, 482 ha) est à 6 km NO de Caudry, à l’est de Carnières. Elle s’orne d’une église inscrite du 16e s., à tour-porche fortifiée, et de trois pigeonniers anciens restaurés. La mention «en Cambrésis» est de 1907. La commune a eu 1 100 hab. en 1881 mais a cessé de se dépeupler depuis 1999.

Bévillers (580 Bévillersois, 479 ha), à 4 km NNO de Caudry, a une grosse ferme du 18e s.; elle a eu plus de 1 200 ha. au début du 19e s. et s’est dépeuplée jusqu’en 1975 avant de stabiliser le nombre de ses habitants.

Saint-Aubert (1 580 Aubertois, 812 ha) est à 10 km au nord de Caudry au bord de l’Erclin, affluent de l’Escaut. Elle a une église classée des 17e, 18e et 19e s. à voûtes inspirées du gothique flamboyant. Sa population, avait atteint 2 600 hab. en 1872; elle a baissé jusqu’à 1 430 en 1999, reprenant 150 hab. depuis.

Saint-Vaast-en-Cambrésis (860 Védastois, 442 ha), 8 km au nord de Caudry, est au bord de l’Erclin et sur la D942. Elle conserve deux anciennes brasseries, ainsi qu’un moulin à vent rénové, datant des années 1850 et consacré à la production d’huile d’œillette et de lin. La mention «en-Cambrésis» date de 1962. La population a diminué depuis les 2 000 hab. de 1876 mais vient de se stabiliser.

Saint-Hilaire-lez-Cambrai (1 580 Hilairiens, 641 ha) est à 7 km au nord de Caudry. Le Relais Cambrésis, coopérative ouvrière (scop) de 70 sal., créée en 1994, collecte, trie et redistribue 3 500 t de vêtements usagés ou chiffons d’essuyage, en partenariat avec Emmaüs mais distinctement, et sert de lieu d’insertion pour diverses activités. Saint-Hilaire a précisé son nom en 1894; elle a eu 2 500 hab. peu après et n’a pas cessé de se dépeupler depuis (-70 hab. après 1999).

Quiévy (1 820 Esquiévins, 686 ha) est à 4 km au nord de Caudry. Elle fut le lieu d’une solide communauté protestante appuyée par le milieu des tisserands et conserve un grand temple protestant de 1858, considéré comme le plus spacieux au nord de Paris. On a exploité dans la commune des phosphates de chaux; ancienne brasserie, cimetière britannique. Sa population était montée à plus de 3 600 hab. en 1872; elle n’a pas cessé de diminuer jusqu’en 1999, mais a gagné 80 hab. ensuite.

Béthencourt (770 Béthencourtois, 515 ha) est juste au nord-est de Caudry, et participe à ses activités, avec les dentelles Machu (35 sal.). Habitée par 1 500 personnes en 1886, elle s’est ensuite dépeuplée jusqu’en 1999, et a repris 80 hab. depuis.

Beaumont-en-Cambrésis (450 Beaumontois, 331 ha) est 4 km à l’est de Caudry sur la D643 où son village jouxte celui d’Inchy. Elle se nommait Beaumont simplement jusqu’en 1933; elle a eu 940 hab. en 1861 et s’est dépeuplée jusqu’en 1999; clocher du 15e s.

Inchy (680 Inchésiens, 390 ha) est à 5 km à l’est de Caudry sur la route de Cambrai (D643), Elle a une église du 19e s. à échauguettes à l’imitation d’églises fortifiées, un temple de 1857, le parc du château de Clermont; métallerie Acet (30 sal.). La population communale régresse depuis 1870, où elle avait atteint 1 700 hab.; elle a encore perdu 120 hab. après 1999.

Briastre (750 Briastrois, 692 ha) est à 8 km au NE de Caudry, sur la Selle et traversée par la D955. Elle a un atelier Ack Plastiques (45 sal.). Sa population a augmenté de 130 hab. depuis 1999.

Neuvilly (1 100 Neuvillois, 1 257 ha) est à 9 km ENE de Caudry, 5 km NNO du Cateau-Cambrésis sur la D955 et au bord de la Selle. Elle a restauré les «Treize voûtes» de soutènement, en fait dix-sept, construites en 1860 sur la place principale pour éviter des éboulements, ainsi qu’un moulin sur la même place; la grosse cense (ferme) de Rambourlieux est au sud de la commune sur le plateau. Le finage atteint au sud la D643. Neuvilly aussi a un cimetière britannique. La population a diminué du maximum de 2 700 hab. en 1881, jusqu’en 1999; elle a repris 100 hab. depuis.

Montay (280 Montagnards, 551 ha) est juste au nord du Cateau-Cambrésis dans la vallée de la Selle. Le finage est contigu au Cateau mais traversé par la route rectiligne vers Bavay (chaussée Brunehaut, D932) et la D955, qui s’y croisent. Elle a deux cimetières britanniques, un ancien moulin hydraulique à huile du 18e s. (le Tordoir); la ferme de la Feuillée est du 18e siècle. Montay a encore perdu 60 hab. après 1999.

Au sud

Pommereuil (780 Pommereuillois, 645 ha), parfois mais non officiellement Le Pommereuil, est à 4 km à l’ENE du Cateau-Cambrésis, sur la D959 à l’orée de la forêt domaniale de Bois-l’Évêque. Elle s’orne d’une église fortifiée du 16e s. Elle a eu plus de 1 500 hab. vers 1860, mais sa population n’a plus guère changé depuis les années 1930.

Bazuel (520 Bazuélois, 1 181 ha) a son village à 4 km ESE du Cateau-Cambrésis sur la D643. Elle a eu 1 300 hab. en 1866, est passée sous les 800 dès 1921, puis s’est encore dépeuplée de 1970 à 1999.

Ors (650 Orsois, 1 776 ha dont 730 de bois) est à 8 km à l’est du Cateau-Cambrésis. Le village est dans la vallée de la Sambre et sur le canal de la Sambre à l’Oise et a une gare sur la voie vers Maubeuge. Au nord, le finage contient toute la forêt de Bois-l’Évêque, qui abrite un camp militaire où les Allemands avaient préparé une base de lancement de V2. Ors a une ancienne motte féodale sur le site d’oppidum de la Malmaison, jadis forteresse de l’évêque de Cambrai, avec un étang et des douves circulaires; polissoir néolithique; cimetières militaires, transports Dufour (40 sal.). La population, de l’ordre de 1 400 hab. dans les années 1840, a été stable durant presque tout le 20e siècle autour de 750 hab. mais a perdu 110 habitants après 1999.

La Groise (490 Groisiens, 938 ha) est la commune la plus orientale de l’intercommunalité, 12 km ESE du Cateau-Cambrésis, limitrophe de l’Aisne. Elle a été créée en 1841 à partir de Catillon-sur-Sambre, avec 1 100 hab. Le village est sur la D934, prolongé sur celle-ci au sud par la Rue de Guise, et à l’ouest par la Rue de Catillon. La commune est dans les pommeraies de l’Avesnois. La D643 croise au sud la D934 au petit hameau du Chapeau Rouge. Elle a 50 hab. de plus qu’en 1999.

Catillon-sur-Sambre (810 Catillonnais, 1 303 ha) est à 9 km ESE du Cateau-Cambrésis, sur la D643 à la traversée de la vallée de la Sambre et du canal de la Sambre à l’Oise.Catillon, «sur-Sambre» depuis 1933, est un village épiscopal du 12e s. bâti sur un plan en damier avec plusieurs rues parallèles à la grand-route. Au sud-est, le hameau du Bois de l’Abbaye est de l’autre côté de la Sambre. La commune avait 3 200 hab. dans les années 1830; mais elle a cédé en 1841 le territoire de La Groise, en 1896 celui du Rejet-de-Beaulieu. Elle a 50 hab. de moins qu’en 1999.

Rejet-de-Beaulieu (240 Rejetois, 635 ha) est à 21 km ESE de Caudry et 10 km au SE du Cateau-Cambrésis, limitrophe de l’Aisne. La commune a été créée en 1896 à partir de Catillon-sur-Sambre, avec près de 700 hab., mais s’est dépeuplée très vite; elle était déjà tombée à 310 hab. en 1936, a un peu repris après la guerre (380 hab. en 1962) puis a décliné à nouveau jusqu’en 1982 avant de se stabiliser. Le village-rue s’étire sur la D115 et ajoute à l’est les hameaux de la Laurette et Petit Cambrésis, au nord celui de la Louvière. Le mot Rejet, présent dans d’autres communes des environs, désignait un écart. La Sambre traverse le finage à l’est, à son entrée dans le département du Nord; son canal est assorti de larges bassins d’alimentation.

Mazinghien (310 Mazinghienois, 901 ha), 19 km SE de Caudry, 7 km SE du Cateau-Cambrésis, est limitrophe de l’Aisne. Elle a un village-rue étiré sur la D115. À l’angle SO du finage, le hameau de l’Arbre de Guise est sur la D12 (D27 dans l’Aisne) à la limite du département. La commune a eu 1 300 hab. en 1872, ce qui la situe parmi les records de dépeuplement; le nombre d’habitants est toutefois stabilisé depuis 1999.

Saint-Benin (340 Saint-Beninois, 466 ha) est une petite commune juste au sud du Cateau-Cambrésis, sur la Selle que traverse en viaduc la voie ferrée de Saint-Quentin à Maubeuge. Elle a eu 830 hab. en 1901 et a donc perdu plus de la moitié de sa population au 20e s., encore 60 hab. après 1999; elle conserve un viaduc ferroviaire sur la Selle, d’anciens moulins sur la rivière.

Saint-Souplet (1 240 Sulpiciens, 1 266 ha) est à 6 km au sud du Cateau-Cambrésis, où le village domine la vallée de la Selle; il est prolongé au SE par le hameau du Nouveau Monde au bord de la rivière et à la limite du département. Son finage, limitrophe de l’Aisne, a englobé à l’ouest le village d’Escaufourt (180 hab.) par fusion en 1973; sa population déclinait avant de se stabiliser tout récemment; elle était de 2 800 hab. dans les années 1860. La commune a un moulin ancien sur la Selle, un cimetière britannique; dans le dernier quart du 19e s., une usine textile y a occupé jusqu’à 700 personnes.

Honnechy (570 Hunyclésiens, 653 ha) est à 9 km SE de Caudry. Le village jouxte celui de Maurois et a une gare à l’ouest sur la voie de Cambrai à Saint-Quentin; atelier de la Galvanisation du Cambrésis (45 sal.). La commune a eu 1 500 hab. en 1876, mais semble avoir arrêté son déclin: elle a 60 hab. de plus qu’en 1999.

Maurois (410 Maurausiens; 211 ha) est à 9 km SE de Caudry sur une chaussée Brunehaut devenue D932. Son village est jointif d’Honnechy au nord. La commune a fourni à Émile Herzog, devenu André Maurois, le choix de son pseudonyme à l’occasion de la publication en 1918 des Silences du colonel Bramble. La commune a gagné 50 habitants après 1999.

Reumont (360 Reumontois, 277 ha) est à 8 km SE de Caudry sur la D932, ancienne chaussée Brunehaut, au NE de Maurois; +40 hab. après 1999.

Troisvilles (830 Troisvillois, 842 ha) est à 6 km SE de Caudry, en forme de village-rue. Elle a eu 2 100 hab. en 1861, s’est fort dépeuplée, mais a 40 hab. de plus qu’en 1999. Elle rassemble trois anciennes paroisses, les hameaux de la Sotière, du Villers et du Fay; déchèterie SITA (30 sal.). Les pavés entre Inchy et Troisvilles font partie des tracés habituels de la course cycliste Paris-Roubaix.

Montigny-en-Cambrésis (570 Montignaciens, 587 ha) est à 3 km au sud de Caudry; tissage de coton Margueroy (30 sal.), temple de chrétiens irvingiens édifié en 1900, grosse ferme du Tronquoy à porche-pigeonnier et pommeraie. La mention «en-Cambrésis» date de 1931. Le maximum de peuplement est de 1876 (1 200 hab.) et la commune n’a pas cessé de perdre des habitants depuis.

Clary (1 100 Clarysiens, 993 ha), 5 km au sud de Caudry, est un ancien chef-lieu de canton. Elle accueille la broderie Baudchon (25 sal.). Clary avait déjà 2 000 hab. en 1831 et a culminé à 2 800 hab. en 1872 et n’a pas cessé de se dépeupler jusqu’en 1999.

Ligny-en-Cambrésis (1 950 Lignysiens, 879 ha) est à 3 km au SO de Caudry; le château de Ligny, devenu hôtellerie, à tour ronde et en brique, est des 12e et 17e s.; une ancienne brasserie, fermée en 1963, subsiste; mécanique Mecajet (50 sal.). Ligny a précisé son nom en 1894; elle s’est nommée Ligny-Haucourt en 1972 en fusionnant avec Haucourt-en-Cambrésis, mais la fusion a été abandonnée en 1997 et la commune a alors repris son nom précédent. Sa population a plafonné à 2 700 hab. en 1911 puis la commune n’a pas cessé de se dépeupler, l’intégration momentanée d’Haucourt ayant peu changé la donne. Elle a gagné 280 hab. depuis 1999 (+17%).

Haucourt-en-Cambrésis (200 Haucourtois, 357 ha) est à 6 km OSO de Caudry. Elle s’est détachée en 1997 de Ligny-Haucourt après une fusion de 1972; elle conserve quelques restes d’un château médiéval. La Warnelle traverse au nord du village.

Caullery (460 Caullerisiens, 250 ha) est à 5 km au SO de Caudry. Elle a eu 930 hab. en 1876 mais a cessé de se dépeupler vers 1999.

Maretz (1 460 Maretziens, 1 128 ha) est à 10 km au sud de Caudry, sur la chaussée Brunehaut qui mène à Bavay (D932), et son finage est limitrophe de l’Aisne; ancienne brasserie, hameau d’Avelu à l’ouest. Maretz a eu plus de 3 000 hab. de 1861 à 1891 puis s’est dépeuplée jusqu’en 1999; elle a gagné 80 hab. ensuite.

Élincourt (630 Élincourtois, 841 ha) est à 10 km SSO de Caudry, à la limite du Pas-de-Calais. La D960 traverse le finage au SO. Elle a 40 hab. de plus qu’en 1999.

Dehéries (39 Dehérisiens, 187 ha) est une très petite commune très fleurie (3 fleurs) sur la D960 au sud de Walincourt, 11 km SO de Caudry.

Malincourt (500 Malincourtois, 1 030 ha), 12 km SO de Caudry, est limitrophe du Pas-de-Calais.


Avesnes-les-Aubert

(3 660 Avesnois, 901 ha) est une commune du département du Nord dans la CA du Caudrésis-Calésis, 12 km à l’est de Cambrai. Elle offre un collège public, une maison de retraite et une maison-musée du patrimoine. Deux géants rappellent depuis 1985 les deux anciennes activités principales, la culture de la betterave et le tissage. La commune accueille un supermarché Carrefour (30 sal.). L’orthographe du nom de la commune s’est progressivement altérée au 19e s. de lez en lès puis en les. Sa population a culminé à 5 100 hab. en 1911 puis a diminué jusqu’en 1999.


Beauvois-en-Cambrésis

(2 020 Beauvoisiens, 352 ha), 12 km ESE de Cambrai, est une commune du département du Nord dans le Caudrésis-Catésis, sur la route de Cambrai au Cateau-Cambrésis (D643). La commune partage la base de loisirs du Val de Riot avec Caudry, et a un souterrain-refuge et une chapelle du 16e s. Son habitat est prolongé au sud par le gros hameau de Fontaine-au-Pire. Beauvois, nommée «en Cambrésis» en 1903 et à nouveau en 1962, a eu jusqu’à 4 200 hab. en 1906, puis s’est dépeuplée jusqu’en 1999; elle a regagné 60 hab. après 1999.


Bertry

(2 200 Bertrésiens, 854 ha) est une commune du département du Nord dans la CA du Caudrésis-Catésis, 5 km au SE de Caudry. Elle a une gare sur la voie de Cambrai à Saint-Quentin qui longe la bourgade à l’est, et plusieurs fabriques: déodorants Hyodall (135 sal., groupe belge Nicols), produits funéraires et garnitures de cercueils Hyodall (50 sal.), bonneterie Dylco (30 sal.); transports Jacquemin (40 sal.). La ville a eu un maximum de 3 200 hab. en 1911, puis sa population a diminué jusqu’en 1982 (2 100 hab.) avant d’augmenter un peu; elle a toutefois baissé de 80 hab. après 1999.


Busigny

(2 480 Busignois, 1 647 ha dont 168 de bois) est une commune du département du Nord dans la CA Caudrésis-Catésis, 10 km au SO du Cateau-Cambrésis et limitrophe du département de l’Aisne. Quelques bois sont sur le relief, qui monte à 168 m, point culminant du Cambrésis. Busigny a une gare avec double bifurcation et une Cité des Cheminots au NO du village autour de la gare; hameau de la Malmaison au SO, grosse ferme de l’Ermitage à beau porche-pigeonnier à l’est, château d’agrément du 18e s. à tours carrées, cimetières militaires; métallerie Brillard et Choin (25 sal.), captage et embouteillage d’eau de source Roxane (25 sal.). Busigny a eu jusqu’à 3 700 hab. en 1856, et en avait retrouvé 3 500 hab. en 1926; sa population a diminué ensuite jusqu’en 1990 (2 400 hab.).


Cateau-Cambrésis (Le)

(7 170 Catésiens, 2 724 ha) est un ancien chef-lieu de canton du département du Nord dans l’arrondissement de Cambrai, 25 km ESE de Cambrai dans la CC du Caudrésis-Catésis. La ville est dans la vallée de la Selle, au passage de la N43 (D643), qui a repris le tracé d’une voie romaine. Elle a réuni Péronne et Vendelgies au 9e s. et son nom lui est venu plus tard du château des archevêques de Cambrai. De ce château est issu le palais Fénelon (18e s.), assorti d’un jardin public dit parc Fénelon — le Quercytain Fénelon (1651-1715) a été archevêque de Cambrai, où il est mort. La population de la commune était de 4 000 hab. au début du 19e s., 10 000 dès 1868, et a culminé à 10 700 en 1906; puis elle a diminué, en dépit d’une reprise momentanée dans les années 1960. Elle a encore perdu 520 hab. après 1999.

La ville a un hôtel de ville du 16e s. et un beffroi de 1705, une église baroque maniériste du 17e s. issue d’une abbaye bénédictine, et ses remparts ont été en partie reconstruits; brasserie de l’Abbaye classée et rénovée, souterrains, cimetière militaire. La ville a été le lieu du fameux traité de 1559 qui mettait fin aux ambitions de la France en Italie mais lui laissait les «trois évêchés» lorrains; la ville, que les Français venaient de piller, restait alors à l’Empire et ne fut annexée qu’en 1642 sous Louis XIII, qui supprima ses défenses. Elle fut au 19e s. un fief de la famille des industriels Seydoux, protestants d’origine suisse, et Henri Matisse (1869-1954) y est né. Le château Seydoux de 1856, dit du Mérinos, avec parc, au nord du centre-ville, abrite un institut médico-éducatif; le musée départemental Matisse a été ouvert au palais Fénelon en 2002.

La ville a une gare sur la voie de Paris à Maubeuge, un collège et un lycée publics, une maison familiale rurale, un centre hospitalier (60 lits médicaux, 175 en tout), la clinique des Hêtres (65 sal., 45 lits), un institut médico-éducatif (130 places) et un centre d’aide par le travail, une maison de retraite (Orpea, 55 sal.). Le finage du Cateau s’étend assez largement de part et d’autre de la vallée de la Selle, surtout à l’est où il atteint la limite départementale près de la ferme de l’Avantage et du hameau de l’Arbre de Guise.

Le passé textile est liquidé et la ville a eu du mal à rénover et animer la «friche Seydoux» laissée par la fermeture de la principale usine en 1981. Elle a cependant un éventail d’activités assez large. Les deux principales usines sont celles des équipements de cuisson pour la boulangerie et les métiers de bouche SASA (Société d’application des silicones alimentaires, 170 sal.) créée en 1978, associée au groupe Demarle, et celle des tapis et garnissages pour automobiles Trémois (160 sal.) du groupe Trèves. S’y ajoutent un Intermarché (65 sal.), le distributeur Maximo (55 sal.), le négoce de quincaillerie Norail (120 sal.), et un actif marché de bovins.

Le nouveau canton du Cateau-Cambrésis a 56 communes, 52 400 hab.


Caudry

(14 260 Caudrésiens, 1 294 ha) est une commune du département du Nord dans la CC Caudrésis-Catésis, 16 km ESE de Cambrai sur la D643 vers Le Cateau-Cambrésis; gare, cimetière militaire. C’est une active ville industrielle, qui s’est tournée après 1827 vers le textile et spécialement le tulle de coton et la dentelle, puis la broderie mécanique, qui ont atteint leur apogée en 1914 avec quelque 10 000 ouvriers dans le bassin, et se sont orientées après 1975 vers la haute couture et la «dentelle de Calais». Caudry a un musée de la dentelle et des broderies, ainsi qu’une exposition historique, place des Mantilles, ainsi nommée en souvenir d’une des spécialités caudrésiennes. La ville a obtenu le label «ville et métiers d’art» et s’est dotée d’un théâtre et un cinéma municipaux, d’un pôle culturel, de la base de loisirs du Val du Riot avec promenade et jardin écologique (avec Beauvois-en-Cambrésis). Elle a une basilique de briques de 1890, avec un clocher de 75 m et la châsse classée de sainte Maxellende (14e s.), deux collèges publics et un lycée public, une maison de retraite La Dentellière (60 sal.)

L’activité textile reste présente dans les dentelles et broderies Sophie Hallette (Codentel, 150 sal.), maison qui remonte à 1887, et de nombreuses petites entreprises de moins de 50 emplois. Pourtant la principale unité, de loin, est depuis 1970 celle des parfums Sicos (Lancôme, 500 sal., groupe L’Oréal). Le milieu s’est diversifié avec les pizzas et surgelés Buitoni (Spac, 190 sal., au groupe Nestlé), les plastiques NP Nord (70 sal.), la fabrique de peintures et vernis Durieu (80 sal.). Caudry a aussi un centre Leclerc (240 sal.), un Intermarché (70 sal.); travaux publics Descamps (50 sal.), nettoyage NSI2 (140 sal.); La Poste (60 sa.); intérim Manpower (160 sal.), Adecco (130 sal.) et CRIT (80 sal.).

Caudry a absorbé en 1964 sa voisine Audincourt, qui avait alors 180 hab. De 3 000 hab. dans les années 1830, la population de Caudry est montée à 9 900 hab. en 1900, et a crû ensuite plus modérément, culminant à 14 100 hab. en 1982 avant de baisser un peu puis de se stabiliser; elle a regagné 560 hab. après 1999.

Le nouveau canton de Caudry a 33 communes, 51 300 hab.


Villers-Outréaux

(2 170 Villersois, 709 ha) est une commune du département du Nord dans la CA Caudrésis-Catésis, 12 km au SO de Caudry, limitrophe du département de l’Aisne. Elle reste fidèle à la tradition textile du Cambrésis avec les ateliers de broderies Potencier (90 sal.) et une Maison de la Broderie. Elle accueille un collège privé et un Intermarché (50 sal.). Elle avait 2 300 hab. au début du 19e s., plus de 3 000 hab. en 1876 et à nouveau en 1911; descendue à 2 100 hab. vers 1950, sa population est remontée à 2 700 en 1975 mais décline depuis (-70 hab. après 1999).


Walincourt-Selvigny

(2 180 Walincourtois, 1 507 ha dont 189 de bois) est une commune du département du Nord dans le Caudrésis-Catésis, dans le canton de Clary. Elle résulte d’une fusion de 1972. Walincourt est à 6 km à l’ouest de Clary sur la route de Cambrai à Bohain-en-Vermandois (D960), Selvigny (390 hab.) à 1 km au nord-est et n’avait alors que 350 hab. La commune a préservé le bois du Gard; elle contient à l’est le château de Sorval, au sud un moulin à vent du 15e s. restauré récemment, au NO l’abbaye des Guillemins; un cimetière allemand est entre les deux villages. Elle accueille un collège public et un atelier de broderie Leveaux (35 sal.). Les deux communes totalisaient 3 600 hab. en 1876, 2 400 hab. au moment de la fusion et leur population a diminué, mais a regagné 50 hab. après 1999.