Communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut

Hainaut (Porte du)

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communauté de communes du Nord associant 47 communes et 158 800 hab. sur 37 140 ha. Wallers (siège), Abscon, Bouchain, Denain, Douchy-les-Mines, Escaudain, Escautpont, Hasnon, Haspres, Haulchin, Haveluy, Hérin, Lecelles, Lourches, Neuville-sur-Escaut, Raismes, Rœulx, Saint-Amand-les-Eaux, La Sentinelle, Thiant, Trith-Saint-Léger, ont plus de 2 O00 hab.

Au nord

Bruille-Saint-Amand (1 680 Bruillois, 788 ha) est un village-rue longeant la rive gauche de l’Escaut à l’aval d’Escaupont; travaux publics Delcroix (60 sal.). L’habitat est doublé à la limite occidentale de la commune par la longue rue de la Taillette à Hauterive, partagée avec Nivelle; et, au sud-est, par le gros hameau-rue de Notre-Dame-au-Bois sur la D954, réuni dès avant 1794 et auquel a été transférée la mairie en 1951. La population a culminé à 2 700 hab. en 1841 puis diminué jusqu’à moins de 1 400 hab. en 1975, avant de se stabiliser légèrement au-dessus.

Nivelle (1 370 Nivellois, 592 ha) est à 5 km ENE de Saint-Amand. Le village ancien est sur une île des marais de la Scarpe, rive droite; mais l’habitat occupe plusieurs rues entre Scarpe et Décours à l’ouest, et surtout à l’est, à la fois par la Rue d’En bas et, plus à l’est, la rue de Buridon et Hauterive, partagée avec Bruille-Saint-Amand à la limite des deux communes. La commune a des restes de casemates et fortins. La population communale a culminé à 1 800 hab. en 1841, s’est ensuite longtemps fixée autour de 1 000 hab., a un peu augmenté au cours des années 1980 et a gagné 200 hab. après 1999.

Château-l’Abbaye (870 Castellabiens, 441 ha), 6 km au NE de Saint-Amand, est entre Scarpe et Escaut mais le finage n’atteint pas leur confluent. Elle n’a pas gardé trace de son ancien château de Lucron ni de son ancienne abbaye de prémontrés, ni de sa mine de charbon brièvement exploitée au 19e s., et finalement sa population a peu varié en deux siècles, mais a gagné 110 hab. après 1999. Tout au NO, la Trétoire conflue avec la Scarpe sous le pont de l’Imbécile, tout près du collège de Mortagne, et le finage fait une petite excroissance sur la rive gauche de la Scarpe, englobant le confluent du Décours.

Flines-lès-Mortagne (1 660 Flinois, 1 446 ha dont 434 de bois) dessine à 8 km au NE du chef-lieu une excroissance en Belgique, un quadrilatère dont la frontière tient trois côtés, l’Escaut le quatrième. Ce territoire comprend plusieurs hameaux-rues et la petite forêt domaniale de Flines (240 ha); il abrite une maison de retraite (25 sal.). Flines est à la limite de l’aérodrome de Tournai-Maubray. Le finage contient au nord les gros hameaux de Rouillon, Legies et Rœux, au sud le bois des Poteries où se cache l’ancien fort de Flines à Rodignies, près du débouché du canal du Jard avec écluse dans l’Escaut. La commune a eu plus de 1 900 hab. au 19e s., un minimum de moins de 1 300 hab. en 1975; elle croît depuis (+120 hab. après 1999).

Mortagne-du-Nord (1 600 Mortagnais, 218 ha) est au confluent de la Sambre et de l’Escaut, également frontalière, avec un petit finage mais qui s’étend au sud de l’Escaut et qui ainsi est divisé en trois parties par la confluence, le village étant au nord, rive droite. Elle a un musée Fernig d’histoire locale, un collège public, un port de plaisance et de commerce; métallerie Sénéchal (30 sal.). L’adjonction «du-Nord» est de 1893; la population a crû de 1856 (1 100 hab.) à 1911 (1 600 hab.), et a oscillé ensuite modérément autour de ce niveau.

Thun-Saint-Amand (1 130 Thunois, 371 ha), 4 km au NE de Saint-Amand-les-Eaux, a son village-rue au bord de la Scarpe; le nom était Thun jusqu’en 1962. L’habitat se complète au NO du hameau-rue du Rieu, du Grand Hameau et du gros lotissement du Maroc. La seule entreprise notable est celle des bétons Caby (55 sal.). La population communale a beaucoup varié, atteignant 1 300 hab. en 1926, 930 en 1936, 1 300 à nouveau en 1968, puis baissant encore; elle a regagné 80 hab. après 1999.

Maulde (1 050 Mauldois, 518 ha), 7 km au nord de Saint-Amand-les-Eaux, s’étire sur une rue le long de l’Escaut, juste en aval du confluent de la Scarpe et jusqu’à la frontière belge, dont le centre du village est tout proche. La route de Saint-Amand à Tournai (D169) traverse le finage. La limite sud suit la longue Rue de Chorette, dont l’habitat est ainsi partagé avec Lecelles; un étang (12 ha) au SO. La commune conserve l’ancien fort Beurnonville des années 1880 et plusieurs casemates, et accueille une base des Éclaireurs de France. Sa population croît un peu (+160 hab. après 1999), mais avait dépassé 1 300 hab. en 1836.

Rumegies (1 790 Rumegeois, 771 ha), 6 km au NO de Saint-Amand-les-Eaux, est frontalière de la Belgique, mais sans accès transfrontalier autre que par sentiers. Elle est peuplée d’un long village-rue sur la D955; camping. La commune avait 1 700 hab. en 1841 et seulement 1 100 entre 1950 et 1975; puis elle a retrouvé quelque croissance; elle a gagné 370 hab. depuis 1999 (+26%).

Rosult (1 960 Rosultois, 816 ha), 6 km à l’ouest de Saint-Amand-les-Eaux, associe plusieurs hameaux-rues, dont Pluvinage à l’est, Galmont à l’ouest, l’Alène d’Or au sud traversé par la D953, Nouveau Jeu au SE sur la D953. Sa population croît depuis 1954 (1 100 hab.) mais n’a gagné que 100 hab. après 1999. La commune accueille les métalleries ACGR (35 sal.) et Chaudram (30 sal.), les réseaux et canalisations Hydram (45 sal.); routage Airfoils (75 sal.), transports urbains Place Hainaut (30 sal.), collecte de déchets Suez RV (55 sal.). Elle bénéficie d’une gare sur la voie vers Lille, et d’un échangeur sur l’A23, à l’ouest, partagé avec Sars-et-Rosières.

Sars-et-Rosières (620 Sarséens, 260 ha) est 9 km à l’ouest de Saint-Amand-les-Eaux. Elle a reçu un parc d’activités de 30 ha suscité par l’échangeur de l’A23; fabriques de portes automatiques Record (65 sal.), d’articles ménagers en plastique Sundis (85 sal.), métallerie Sotravi (65 sal.), peinture Roth (80 sal.), analyses et essais Teno (100 sal.); négoces de confiserie Fizzy (70 sal.), d’articles de ménage Sundis (50 sal.). La commune conserve de hautes ruines du château du Loir (15e s.). Formée par la réunion de deux villages en 1790, elle atteignait 580 hab. en 1846 et s’est dépeuplée jusqu’en 1975 (moins de 300 hab.); elle croît depuis et a gagné 230 hab. après 1999 (+59%).

Brillon (780 Brillonnais, 287 ha) est à 9 km OSO de Saint-Amand et accueille des fabriques d’automatismes Othua (65 sal.) et Sigma (40 sal.) ainsi que les transports VDK (120 sal.) et Interia (35 sal.): marais du Sars au sud; +90 hab. après 1999.

Bousignies (350 Bousigniens, 314 ha dont 189 de bois), 8 km OSO de Saint-Amand-les-Eaux, contient au sud le hameau de la Rue du Marais; +80 hab. après 1999.

Millonfosse (730 Millonfossois, 348 ha), 4 km au sud-ouest de Saint-Amand-les-Eaux, a gagné 120 hab. depuis 1999. La commune est traversée par l’A23 (aire de repos), et a placé dans son blason une charrue à double soc, engin qui y aurait été inventé au début du 19e s.

Au sud

Hélesmes (1 980 Hélesmois, 736 ha), à l’ouest de Wallers et 5 km au NNO de Denain, s’étire du sud au nord et s’étend dans les marais de la Scarpe, dont elle atteint la vallée au nord. Le finage est traversé (sans gare) par la voie de Douai à Valenciennes. De 800 hab. dans les années 1830, sa population est montée peu à peu à 2 100 hab. en 1968, puis a légèrement diminué. Elle vient néanmoins de regagner 140 hab. après 1999.

Bellaing (1 270 hab., 342 ha), 8 km à l’ouest de Valenciennes, entre Wallers et Haveluy, accueille un hypermarché Leclerc (230 sal.) La commune avait 400 hab. vers 1900, 810 en 1954 et a culminé à 1 600 hab. en 1982 avant de perdre quelques dizaines d’habitants, dont 50 après 1999.

Oisy (660 Oisillons, 257 ha) à 7 km à l’ouest de Valenciennes, croît lentement; elle a gagné 180 hab. (un tiers) depuis 1999.

Wavrechain-sous-Denain (1 650 hab., 237 ha) est juste à l’est de Denain; les puits de mine de Blignières (1896-1953) ont laissé des terrils. La commune n’avait que 200 hab. en 1850 et a culminé à 1 960 hab. en 1968; elle a perdu une centaine d’habitants après 1999. Elle est traversée par la D645 et bordée au sud par la rive gauche de l’Escaut et accueille un atelier de production de produits diététiques Super Diet (160 sal.).

Émerchicourt (890 Émerchicourtois dont 85 à part, 511 ha) est à 12 km OSO de Denain, juste au SE d’Aniche; la verrerie Saint-Gobain (180 sal.) s’y maintient (usine dite d’Aniche). La commune a été réunie sous la Révolution au village d’Azincour (simple homonyme du lieu de la délèbre bataille, qui est en Pas-deCalais), dont il ne reste qu’une ferme et une motte castrale. L’habitat est en trois parties: le village d’Émerchicourt au SO, un hameau avec mairie et école au centre, l’habitat principal au NE sur la D943 avec Azincourt, entourée de cités minières, et près d’Aniche usines, anciennes carrières et écomusée. Elle n’avait que 45 hab. vers 1840; sa population n’a pas cessé d’augmenter ensuite, du moins jusqu’en 1999: elle a baissé de 110 hab. depuis; institut médico-éducatif (135 places).

Mastaing (890 Mastinois, 597 ha), à 8 km OSO de Denain, est un village très fleuri (quatre fleurs), montrant même un cheval de lierre tirant un tombereau fleuri, et a une église du 16e s. classée; le nombre de ses habitants a peu changé en deux siècles.

Marquette-en-Ostrevant (1 910 Marquettons, 747 ha) est à 12 km OSO de Denain, et a un beau chœur d’église du 15e s.; ambulances Cachera (45 sal.) et services aux cultures Ad Cachera (30 sal.), maison de retraite. Elle propose une foire de la pomme de terre animée par le géant Oscar «el voleur ed pinn’ter» (le voleur de pommes de terre). La commune avait déjà ce nom en 1790, et l’a reconfirmé en 1902 après s’être simplement nommée Marquette au 19e s.; aussi Ostrevant s’y écrit-il, judicieusement, avec un a. Sa population a culminé à près de 2 500 hab. en 1881 et a diminué jusqu’en 1990; elle a augmenté de 370 hab. (un quart) après 1999.

Wasnes-au-Bac (600 Wasnois, 519 ha), 14 km SO de Denain, est longée au sud par la vallée marécageuse de la Sensée, qui y a plusieurs étangs. La commune a eu 880 hab. en 1872, 450 à son minimum de 1982; elle a gagné 80 hab. depuis 1999.

Wavrechain-sous-Faulx (410 Wavrechinois, 380 ha) est à 13 km au SO de Denain sur le talus qui domine les marais de la Sensée et de l’Escaut; parc de loisirs le Fleury sur 22 ha (TEO, 65 sal.) avec plan d’eau de 7 ha; nettoyage GSF (170 sal.). Sa population était en 1999 à son minimum sur les deux derniers siècles mais a légèrement repris ensuite (+40 hab.); elle fut de 700 hab. en 1861.

Hordain (1 430 Hordinois, 566 ha), 11 km SO de Denain, est au sud de Bouchain et sur la rive droite de l’Escaut; son finage s’étend vers l’est et accueille un gros échangeur de l’A2 et de la N30, lesquelles traversent la commune; l’échangeur a contribué à l’apparition du parc d’activités Jean-Monnet au NE, où est l’usine d’automobiles du groupe Stellantis ex-PSA partagée avec Lieu-Saint-Amand. Hordain a une petite brasserie de la Choulette, les transports Gefco (70 sal.), STIL (55 sal.) et Morelle (35 sal.); intérim Proman (90 sal.). Sa population, jusqu’alors assez stable, s’est accrue de 230 hab. depuis 1999.

Lieu-Saint-Amand (1 440 Lieu-Saint-Amandinois, 511 ha), 3 km à l’est de Bouchain sur le plateau, c’est ici que s’est établie l’usine d’automobiles PSA ex-Sevelnord (1 790 sal., contre 4 100 sal. en 2005), ouverte en 1992 par accord PSA-Fiat sur le site d’une ancienne usine Simca des années 1970, devenue ensuite Peugeot Talbot. Elle occupe 161 ha et produit 350 voitures par jour. Elle y est accompagnée par les pièces plastiques Eurostyle (180 sal.), les services ISS (130 sal.) plus les transports Walon (65 sal.) et Bourgey-Montreuil (60 sal.); laboratoire de recherche en agrochimie Cereco (55 sal.). L’A2 et la voie ferrée passent à l’ouest du village. La population communale n’a crû que lentement depuis les 800 hab. de l’entre-deux-guerres; elle a augmenté de 180 hab. après 1999.

Avesnes-le-Sec (1 470 Avesnois, 1 039 ha) trône sur le plateau à 6 km SE de Bouchain et s’orne d’un château des 17e-18e s., ancienne dépendance abbatiale de Cambrai. Sa population déclinait depuis 1962, où elle atteignait 1 700 hab., mais a repris 180 hab. après 1999.

Noyelles-sur-Selle (700 Noyellois, 505 ha) est à 6 km au sud de Denain sur la rive gauche de la Selle, juste au sud de Douchy-les-Mines. Elle a perdu 140 hab. depuis 1999.


Abscon

(4 340 Absconnais, 727 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, 7 km à l’ouest de Denain sur la N45. Le village originel en croix est complété au sud et au nord-ouest par des cités minières; il conserve un château du 19e s. et le vieux terril d’une ancienne fosse dite La Pensée de la Compagnie des mines d’Anzin, qui produisit entre 1824 et 1871 puis servit ensuite à l’aérage de la fosse Saint-Mark d’Escaudain; cultures maraîchères, transports de personnes Taxillico (40 sal.). Le nom vient d’Ascondinium; il serait dérivé du germain ask, le frêne, mais enjolivé d’un b par un scribe qui y voyait un sens caché… De 500 hab. au début du 19e s., Abscon est passée à 3 000 hab. un siècle après et a culminé à 4 900 hab. en 1968; sa population a ensuite diminué jusqu’à moins de 4 000 en 1990, mais elle augmente très légèrement depuis (+180 hab. après 1999).


Bouchain

(3 960 Bouchinois, 1 239 ha dont 208 de bois) est un ancien chef-lieu de canton du département du Nord dans l’arrondissement de Valenciennes, 19 km au SO de celle-ci, membre de la CA de la Porte du Hainaut. La vieille ville, ancienne capitale des comtes d’Ostrevant et place forte d’abord défendue par un système d’inondations dans les marais de l’Escaut, puis aménagée par Vauban, se serre sur les deux rives de l’Escaut et garde des éléments de ses fortifications, la tour d’Ostrevant (12e s.), le fort Noir et une poudrière de 1687, le bastion des Forges et des fossés côté sud. La commune s’étire du SO au NE de part et d’autre du fleuve, incluant au sud le confluent avec la Sensée et le parcours du Vieil Escaut; un terril est au nord, à la limite de Rœulx au milieu des Prés du Marais. Elle a deux étangs de pêche, un parc municipal; musée d’Ostrevant, un collège public, maison de retraite. L’habitat se divise en une Haute Ville sur la rive gauche, une Basse Ville en face rive droite.

Port-Malin est l’endroit, pourvu d’une écluse, où le canal à grand gabarit Dunkerque-Escaut rejoint l’Escaut, lui-même porté à grand gabarit et canalisé vers l’aval. Vers l’amont, le fleuve n’est qu’au gabarit Freycinet, jusqu’à Cambrai où la navigation passe dans le canal de Saint-Quentin. Bouchain a une gare, un port et une centrale thermique EdF (90 sal.), ouverte en 1969, qui traite plusieurs sortes de combustibles et des déchets (cendres), a une puissance de 250 MW et fournit 540 GWh/an. Bouchain accueille en outre une fabrique d’oxyde de zinc SNCZ (65 sal.), un supermarché Carrefour (65 sal.), les transports Mettier (45 sal.). La population communale a augmenté assez régulièrement au 19e s. et au 20e s. jusqu’en 1975 (4 800 hab.), mais elle diminue depuis, perdant encore 370 hab. après 1999.


Denain

(20 000 Denaisiens, 1 152 ha) est un ancien chef-lieu de canton du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, 10 km au sud-ouest de Valenciennes, sur la rive gauche de l’Escaut. Le monument le plus connu est une statue équestre de bronze du maréchal Villars, commémorant la bataille victorieuse de Denain en 1712 et refaite en 2003; mais Denain a aussi un théâtre à l’italienne de 1912, un jardin public (parc Émile Zola), ancien terril planté de 27 ha avec théâtre de verdure, le parc Lebret de 7 ha avec château et étang, le grand moulin à eau Doisy, jadis à une abbaye de femmes. La ville offre un musée d’archéologie et d’histoire locale, un musée de la Résistance, un musée régional du Chemin de fer, des galeries Picasso.

Elle dispose de trois collèges publics, et un privé, quatre lycées publics dont deux professionnels, un lycée professionnel privé, une école d’arts plastiques et un conservatoire de musique; cliniques (50 et 45 sal.), institut médico-éducatif (175 places), trois centres d’aide par le travail, maisons de retraite. Elle bénéficie de cinq stations du tramway de Valenciennes, d’une bifurcation ferroviaire et deux gares, d’un port de plaisance. Le grand Carnaval de printemps sort le géant Cafougnette, qui célèbre un personnage créé en 1896 par Jules Mousseron, figure locale de mineur poète (1868-1943).

Denain a été une ville minière avec deux fosses Enclos de la Compagnie d’Anzin, ouvertes en 1853 et 1891, dont la production a été arrêtée dès 1935 après avoir produit 7 Mt, et deux fosses Renard (1836 et 1873) arrêtées en 1948, dont la production avait atteint près de 15 Mt. D’autres fosses n’ont été exploitées qu’au 19e s. (1826-1876 pour Villars et Turenne); il reste des terrils Turenne et Renard. C’est à Denain qu’Émile Zola était venu se documenter pour préparer Germinal.

Denain a également été pionnière dans l’industrie de l’acier au 19e s. Une première usine a été ouverte en 1839, fusionnée avec celle d’Anzin dix ans après, convertie à l’acier Thomas en 1902; elle fut à l’origine d’Usinor en 1948 et a occupé jusqu’à 6 000 personnes, produisant 2,4 Mt d’acier en 1974, puis a fermé en 1980, provoquant de fortes manifestations, alors qu’elle avait encore plus de 4 000 salariés, et laissant une immense friche. Une autre grande usine était l’établissement métallurgique Cail, créé en 1844 et fabriquant notamment des locomotives, devenu par la suite Fives-Lille et qui était monté à 3 500 salariés en 1922. La crise des années 1970 a violemment frappé la ville.

Il reste de ce passé une Fonderie et aciérie de Denain (FAD, 110 sal.). Les autres activités notables de Denain relèvent du tertiaire et du bâtiment: hypermarché Carrefour (280 sal.), nouvelle plate-forme logistique Wilmot-Rucar pour les magasins L’Incroyable (équipement de la maison, 55 sal.); travaux publics Jean Lefebvre (80 sal.); entrepôts et transports SADA (Perrenot, 90 sal.), gardiennage GSPI (60 sal.), La Poste (70 sal.). La commune n’avait encore qu’un millier d’habitants au début du 19e s. puis est passée à 3 200 en 1836, 10 300 en 1861, 20 000 en 1897; sa population a culminé à 29 500 hab. en 1962 puis a perdu 10 000 hab. jusqu’en 1990, et encore 590 après 1999. Le grand ensemble du faubourg du Château, sur la rive droite de l’Escaut, est classé en «quartier prioritaire» de 47 ha et 2 300 hab.

Le nouveau canton de Denain a 18 communes, 69 800 hab.


Douchy-les-Mines

(10 330 Douchynois, 920 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, juste au sud de Denain. Son territoire, peuplé de plusieurs cités, est bordé au nord par la rive droite de l’Escaut et traversé du SO au NE par la D630 (ex N30) et l’A2 (échangeur), et du sud au nord par la Selle, qui y rejoint l’Escaut. Il contient le parc Maingoval et abrite les sièges du Printemps culturel du Valenciennois et du Centre régional de la Photographie; un nouveau beffroi a été achevé en 2007. Douchy a un collège public, une maison de retraite; Intermarché (75 sal.), déchets Coved (65 sal.).

La commune a été le lieu d’une exploitation minière concédée au groupe Dumas (compagnie des mines de Douchy) entre 1830 et 1950, mais dont les principaux puits étaient à Lourches; il reste à Douchy un terril au bord de l’Escaut, et un musée de la fosse Boca. Le nom de la commune a été complété en 1938. Sa population, qui n’était que de 1 700 hab. en 1850, est passée à 3 000 vers 1900, 3 800 en 1936 et a crû surtout après la dernière guerre, passant à 5 200 hab. en 1962 et culminant à 11 100 en 1975 et 1982; elle a diminué lentement ensuite avant de se stabiliser (-170 hab. après 1999).

Le développement urbain au cours des années 1960 a été lié à celui de l’aciérie Usinor de Denain et lui a valu des barres d’immeubles, puis une grave crise de l’emploi après la fermeture. Une partie de la commune relève d’une zone franche urbaine dite Faubourg du Château-Nouveau Monde-Liberté, qui s’étend sur Escaudain, Lourches, Denain et Douchy-les-Mines, et concerne 14 700 hab. sur 462 ha. Elle englobe à Douchy le grand ensemble de la Liberté, lui-même classé en «quartier prioritaire» de 31 ha et 4 100 hab.


Escaudain

(9 730 Escaudinois, 997 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, 4 km à l’ouest de Denain; on prononce écodain. Son territoire est traversé par la N45 et plusieurs voies ferrées, et marqué par l’ancien site minier de la fosse Saint-Mack au nord-ouest (1880-1968), qui a fourni au total quelque 20 Mt, et celui d’Audiffret-Pasquier au nord (1851-1939, 8 Mt), accompagnés de terrils et de plusieurs cités minières dont une cité du Maroc au nord-est. Elle conserve une tour de garde du 16e s., et propose un musée d’arts et traditions; elle accueille un collège public et la zone d’activités des Six Mariannes; panneaux de bois Renard (70 sal.). transports Abeille Rush (50 sal.), gardiennage GSS (45 sal.), alarmes Slusarski (30 sal.). Une partie de la commune, au sud, est rattachée à une zone franche urbaine denaisienne dite Faubourg du Château-Nouveau Monde-Liberté, qui s’étend sur Lourches, Denain et Douchy-les-Mines, et concerne 14 700 hab. sur 462 ha. Escaudain avait 2 000 hab. en 1850, 4 400 en 1906; sa population est montée jusqu’à 11 800 hab. en 1968 puis a baissé; mais elle a regagné 350 hab. après 1999.


Escautpont

(4 240 Escautpontois, 678 ha dont 216 de bois) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, à sa limite orientale et à l’est de la forêt de Saint-Amand. La ville, dont le nom se prononce localement comme écopon, est en continuité avec l’urbanisation de Valenciennes et Bruay, sur la rive gauche de l’Escaut, à l’exception de la cité des Bruilles qui est sur la rive droite. Son nom évoque l’endroit où la chaussée romaine dite plus tard Brunehaut, de Bavay à Tournai, traversait l’Escaut à mi-chemin des deux cités. Elle soigne ses jardins et centres de loisirs et son finage s’enfonce au nord dans la forêt de Saint-Amand, le long de la chaussée Brunehaut à l’est. Elle a un collège public; Intermarché (30 sal.), travaux publics STBM (35 sal.), négoce de matériaux Bary (20 sal.) et d’équipements d’automobiles Mondin (25 sal.). La cité Thiers est classée en «quartier prioritaire » sur 89 ha et 4 000 hab., partagés avec Bruay-sur-l’Escaut. La commune avait 1 000 hab. en 1861, 2 700 en 1911; elle est passée à 4 200 en 1931 et sa population a culminé à 6 000 hab. en 1962, puis a entamé une lente décrue, quasi arrêtée depuis 1999.


Hasnon

(3 950 Hasnonais, 1 274 ha dont 601 de bois) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, 6 km au SO de Saint-Amand-les-Eaux. La commune est formée par plusieurs villages-rues des marais de la Scarpe, qui borde au nord le finage, et englobe une partie de l’extrémité occidentale de la forêt de Saint-Amand. Elle conserve plusieurs chapelles et elle est traversée par l’A23, qui y offre un échangeur. La ville fut naguère la capitale mondiale de la fléchette, exportée en masse sur les marchés anglais et nord-américains jusqu’à ce qu’elle soit ruinée au cours des années 1980 par la concurrence japonaise. Elle est à présent surtout résidentielle. Le nombre de ses habitants a assez peu changé en deux siècles mais s’est accru de 740 hab. après 1999 (+23%).


Haspres

(2 700 Haspriens, 1 220 ha,) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, 10 km au sud de Denain en Ostrevant et dans la vallée de la Selle. Haspres a deux cimetières britanniques et d’anciennes maisons de mulquiniers (tissage et commerce de toiles fines comme la batiste ou le linon); travaux publics Soriaux (30 sal.); hameau de Fleury au nord. Elle a eu 3 300 hab. en 1861, 3 000 en 1962; le nombre d’habitants semble être devenu assez stable (-80 près 1999).


Haulchin

(2 370 Haulchinois, 515 ha), commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, juste au SE de Denain sur la rive droite de l’Escaut. Son territoire contient les échangeurs de l’A2 et de la N30, une gare, un centre de loisirs. Une pyramide (classée), érigée en 1875, commémore la bataille de Denain de 1712. Les principaux établissements sont dans le bâtiment, avec Eternit (fibrociments, 70 sal.), Escaut Construction (45 sal.). La commune est passée de 500 hab. en 1836 à 1 300 en 1900, est restée à peu près à ce niveau dans la première moitié du 20e s., puis est montée à 2 950 hab. en 1975 avant de se mettre à perdre des habitants (-230 hab. après 1999).


Haveluy

(3 310 Haveluynois, 470 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, 3 km au nord de Denain. Elle a eu des puits de mine de la compagnie d’Anzin (1866-1936) dont ont été extraits 7 Mt de charbons; il en reste deux terrils et le coron dit de Denain. La commune est dans le parc régional Scarpe-Escaut, sur la D40. De 700 hab. vers 1850, la population communale est passée à 2 100 hab. en 1881, s’est stabilisée ensuite, a repris sa croissance après 1920 et jusqu’à son maximum de 4 100 hab. en 1962; elle a diminué ensuite avant de se stabiliser; elle a 210 hab. de plus qu’en 1999.


Hérin

(4 160 Hérinois, 448 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, 5 km à l’ouest de Valenciennes dans le parc régional Scarpe-Escaut. Elle fut un site d’extraction de la houille, avec trois puits de la compagnie d’Anzin descendant jusqu’à 809 m et actifs entre 1854 pour le premier et 1955 pour le dernier; terril (n°159), anciennes brasseries, nouveau tramway de Valenciennes-Denain. La commune avait 1 000 hab. vers 1850, 2 500 en 1900 et continue de croître modérément (+180 hab. après 1999).


Lecelles

(2 900 Lecellois, 1 624 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, 4 km au NO de Saint-Amand-les-Eaux. Les maisons de cette commune en partie agricole et surtout résidentielle se dispersent le long des nombreux chemins qui sillonnent le marais de l’Elnon, affluent de la Scarpe. Une rue de 4 km accompagne ainsi la D955 jusqu’à Saint-Amand en passant par le centre, mais plusieurs autres sont au nord (rue des Fèves, Rue de Chorette) et la D169 à l’est est également bordée de maisons. Lecelles a un temple, une ancienne brasserie, quelques fermes à cour carrée et porche-pigeonnier. La frontière belge limite au nord le finage dans un environnement de vergers mais sans passage transfrontalier. Remarquablement stable autour de 2 100 hab. entre 1830 et 1970, la population de Lecelles a un peu augmenté depuis, dont +200 hab. après 1999.


Lourches

(3 970 Lourchois, 265 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, 5 km au NE de Bouchain sur la rive gauche de l’Escaut, juste au sud-ouest de Denain. Elle fut une commune minière de premier plan, avec les fosses Gantois (1835-1886), Désiré (1839-1900), la Naville (1846-1936), Saint-Mathieu (1833-1924) et surtout Schneider de la Compagnie des mines de Douchy, plus l’avaleresse Dumas. La fosse Schneider (1907-1953), qui succéda à une fosse Sainte-Barbe plus ancienne (1837), atteignit 925 m de profondeur et fut la plus active de la compagnie de Douchy; mais elle eut 9 morts en 1952 par un coup de grisou et fut inondée en 1955, ce qui entraîna sa fermeture.

Lourches a eu également une cokerie; son territoire contient une bifurcation ferroviaire et une gare. Il accueille une métallerie (Codime, 60 sal.), la récupération de déchets Suez RV (55 sal.), un Intermarché (25 sal.), un collège public, une maison de retraite (les Sinoplies, 45 sal.). Lourches avait 3 000 hab. vers 1850, 5 400 en 1900 et a culminé à 6 000 hab. entre 1936 et 1954; sa population a ensuite baissé jusqu’en 1990 (3 600 hab.) puis augmenté un peu (+150 hab. après 1999). Une partie de la commune relève d’une zone franche urbaine dite Faubourg du Château-Nouveau Monde-Liberté, qui s’étend sur Escaudain, Denain et Douchy-les-Mines, et concerne 14 700 hab. sur 462 ha.


Neuville-sur-Escaut

(2 700 Neuvillois, 474 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, 3 km au NE de Bouchain à l’ouest de Douchy sur la rive droite de l’Escaut. Elle a eu une centrale électrique dès les années 1890 grâce à un moulin sur l’Escaut; l’autoroute A2 y a un échangeur avec la N30. La commune a eu 1 000 hab. en 1870, 2 000 en 1927 et un maximum de 3 300 en 1975 mais le nombre de ses habitants baisse depuis (-120 hab. après 1999).


Raismes

(12 390 Raismois, 3 331 ha dont 2 200 de bois) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, 6 km SSE de Saint-Amand-les-Eaux. Étendue, elle englobe la moitié méridionale de la forêt de Saint-Amand, de la chaussée Brunehaut, à l’est, à la mare à Goriaux à l’ouest. Celle-ci est un grand étang issu d’un affaissement minier et occupant 90 ha, protégé comme site ornithologique au sein d’une réserve de 145 ha et flanqué d’un terril. L’autoroute A23 traverse la forêt dans la partie occidentale de la commune et y a un échangeur avec la route de Tournai. Les bordures méridionales de la commune sont occupées par des témoins de l’exploitation de houille et des extensions des banlieues de Valenciennes, qui ont constamment mordu sur la forêt au 19e et dans la première moitié du 20e s.

L’ancien site minier du hameau de Vicoigne avait quatre fosses (Boitelle, Évrard, Ewbank, Le Bret), qui ont fourni plus de 13 Mt à la Compagnie des mines de Vicoigne. La gare, une zone industrielle et des lotissements sont proches du château d’Arenberg au sud-ouest. La fosse Sabatier de la Compagnie des mines d’Anzin, fermée en 1980 et dont 22 Mt de charbon avaient été extraits depuis 1913, conserve un chevalement restauré et un terril boisé et aménagé, haut de 103 m. Du côté de Sabatier sont une mosquée Assalam, les cités d’Arnonville et du Pinson vers l’est, les anciennes fosses La Grange (compagnie d’Anzin, 1886-1974) et du Lavoir Rousseau tout à l’est près de Bruay et Escautpont, en cours de réaménagement.

Raismes offre sept étangs de pêche, des jardins aquatiques, une base de loisirs au château Mabille de Poncheville (de 1869 dans le style du 17e s.), une maison de la Forêt dont l’architecture est audacieuse, et où se tiennent des expositions; quelques vestiges de l’ancienne abbaye de prémontrés, le pavillon de chasse de l’ancien château de Cernay (17e s.). Elle a un collège public, centre de formation agricole public. Des concerts et un festival de musique ont lieu au château d’Arenberg, de 1829, propriété communale.

La ville accueille quelques entreprises: soudures de rails Pandrol (190 sal.), de condiments Covinord (85 sal.), travaux publics Cardem (55 sal.) et Ramery (140 sal.); Leclerc Drive (55 sal.), distribution de gaz GRDF (75 sal.). Raismes avait 2 500 hab. en 1836, 4 500 en 1866, 7 900 en 1901; sa population est montée à 18 700 hab. en 1962 puis a diminué, perdant encore 1 420 hab. d’habitants après 1999. Le «quartier prioritaire» de la Cité Sabatier occupe 95 ha et réunit 3 000 hab. au nord-est de la commune et au nord de Bruay-sur-l’Escaut, dans une clairière de la forêt de Raismes près des terrils de l’ancienne fosse Sabatier.


Rœulx

(3 830 Rœulxois, 402 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, 5 km OSO de Denain; maison de retraite, gare et gros poste d’interconnexion électrique à l’est. Rœulx a eu un puits à charbon de la compagnie de Douchy, la fosse L’Éclaireur, creusée dès 1836 et menée jusqu’à 835 m; l’extraction y fut arrêtée dès 1909 et elle servit ensuite à l’aérage de la fosse Schneider de Lourches. La population communale, de 1 100 hab. vers 1850, a crû jusqu’en 1975 (4 200 hab.), puis un peu diminué, mais vient de regagner 380 hab. après 1999.


Saint-Amand-les-Eaux

(16 030 Amandinois, 3 381 ha dont 1 459 de bois) est un ancien chef-lieu de canton du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, 14 km au nord-ouest de Valenciennes, au confluent de la Scarpe et de l’Elnon. La ville est issue du monastère de l’Elnon, fondé au 7e s. par saint Amand. Elle se nomma Saint-Amand-en-Pévèle puis prit son nom actuel en 1962. Elle le doit à des sources jaillissant aux abords du confluent, issues de calcaires carbonifères et chargées en minéraux, dont une à 26 °C. Ces sources ont été captées au 17e s. (Fontaine Bouillon) puis au 19e s. (source Vauban) et même plus tard (Amanda et l’Orée du Bois, pour l’embouteillage).

La ville a été connue aussi pour une manufacture de faïences, active de 1705 à 1794. Elle a rénové de nombreux monuments comme l’ancien corps de garde, l’échevinage qui abrite hôtel de ville, ancienne entrée monumentale de l’abbaye du 17e s., et la tour abbatiale du 17e s., très sculptée, avec porche et musée des faïences, haute de 82 m. La ville a un carillon de 48 cloches, un port fluvial et une maison de l’Eau, une gare, et elle abrite la Maison du Parc. Le Pasino est un ensemble de sports et loisirs créé en 2003 autour du casino; celui-ci, au groupe Partouche, emploie 220 salariés (avec l’hôtellerie). L’établissement thermal (55 sal.), appartenant à la Chaîne thermale du Soleil, est en voie d’extension. Il accueille environ 7 000 curistes par an, représentant quelque 100 000 journées.

La ville est fleurie (trois fleurs) et organise un festival de l’Eau en juin. Elle est dotée de deux collèges publics et un privé, deux lycées publics dont un professionnel, un lycée privé. Le centre hospitalier totalise 400 lits dont 50 médicaux; institut médico-éducatif (120 places), centre d’aide par le travail, maisons de retraite (300 places). La ville avait 8 000 hab. au début du 19e s., 10 000 en 1861, 14 800 en 1911; elle est restée à ce niveau jusqu’en 1954 puis a atteint 17 200 hab. en 1968, valeur qu’elle a retrouvée en 1999 après une légère baisse; elle a baissé de 1 300 hab. depuis 1999, en partie au profit de ses banlieues. Les quartiers du Moulin des Loups et de la Couture du Limon, au sud de la ville, forment un quartier prioritaire de 85 ha et 2 900 hab.

Saint-Amand est aussi un lieu d’emploi, y compris dans l’industrie: en tête la fabrique de médicaments Glaxo SmithKline Biological (910 sal., canadien), unité spécialiste des vaccins; matelas Simmons (Nord Bedding, 150 sal., groupe de mobilier Cauval, qui a fusionné en 2013 avec l’italien Sapsa); métalleries Outinord (220 sal.) et MTM (120 sal.), mécanique Socopa (55 sal.), équipements de communication en plastiques composites Lerc (groupe Comrod, 75 sal.); mortiers et colles à carrelages Parex (75 sal.); installations électriques Electrum (60 sal.). Dans les commerces et les services figurent un centre Leclerc (370 sal.), un supermarché Match (50 sal.), un nettoyage SNT (85 sal.)

Le nouveau canton de Saint-Amand-les-Eaux a 15 communes, 57 900 hab.


Sentinelle (La)

(3 130 Sentinellois, 389 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, juste à l’ouest de Valenciennes sur la rive gauche de l’Escaut, où s’étale le lac du Vignoble, avec base de loisirs. Elle a été un site minier de la Compagnie des mines d’Anzin dont elle avait reçu les deux fosses Dutemple de 1764, l’une fermée en 1911 et l’autre en 1940 après avoir livré 6,9 Mt de charbon, ainsi que la fosse Davy (1843-1942) et plusieurs autres de moindre notoriété.

Elle accueille les métalleries Cochez (65 sal.) et Sahut Conreur (65 sal.), des magasins Intermarché (55 sal.) et Leroy-Merlin (210 sal.); nettoyages Clinitex (390 sal.); transports Geodis (130 sal.). La commune a été créée en 1875 à partir de Trith-Saint-Léger, avec 2 700 hab.; elle a crû jusqu’à 3 700 hab. en 1982 mais baisse lentement depuis (-310 hab. après 1999).


Thiant

(3 020 Thiantais, 839 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, 9 km au SO de Valenciennes dans la plaine de l’Écaillon à son confluent avec l’Escaut. Elle a un collège public, une fabrique de panneaux alvéolaires Nidaplast Honeycomb (90 sal.); transports SNM (40 sal.) et Mistral (35 sal.); restauration collective API (350 sal.), travaux publics Revilis (55 sal.). La population communale a progressé durant trois demi-siècles, passant par 1 000 hab. vers 1850, 1 900 en 1900, et culminant à 2 900 hab. en 1968; elle a augmenté de 420 hab. après 1999 (+16%).


Trith-Saint-Léger

(6 380 Trithois, 687 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de la Porte du Hainaut, 5 km au SO de Valenciennes sur la rive gauche de l’Escaut. Trith, issu de trajectus, évoque le passage d’un cours d’eau, comme dans Utrecht; Saint-Léger était à l’origine une paroisse distincte, sur le talus du plateau un peu au nord de Trith. La commune a perdu en 1875 le territoire de La Sentinelle, devenue indépendante avec 2 600 hab. Trith a néanmoins poursuivi une croissance engagée depuis le début du 19e s., et qui l’a portée à 7 600 hab. en 1968; puis sa population est retombée à 6 000 hab. en 1982 et a oscillé ensuite, gagnant 100 hab. après 1999.

Le finage s’étend au nord sur le plateau, où sont un gros échangeur A2-N30, une zone d’aménagement concerté et l’aérodrome de Valenciennes-Denain, partagé avec Prouvy. Il possède aussi une extension sur la rive droite de l’Escaut dans le quartier du Poirier qui jouxte Valenciennes. La ville a deux gares, dont une au Poirier, un collège public et un lycée professionnel public et abrite un ensemble industriel: Stellantis ex-PSA (Française de Mécanique, 1 500 sal.) fabrique des boîtes de vitesses; l’aciérie électrique LME Trith (Laminés Marchands Européens, 490 sal.), du groupe italien Beltrame, fait du laminage à froid; Valdunes, jadis à Usinor et passée à l’états-unien Freedom Forge comme l’usine dunkerquoise de Leffrinckouke, fabrique des essieux et roues forgées pour les voies ferrées (260 sal.); travaux publics Colas (55 sal.), transports Gefco (60 sal.).


Wallers

(5 650 Wallersois, 2 089 ha dont 476 de bois) est une commune du département du Nord, 10 km ONO de Valenciennes. L’habitat forme deux gros noyaux, Wallers proprement dit et l’ensemble de cités minières d’Arenberg à l’est. La commune a une part de la forêt de Saint-Amand et de la mare à Goriaux, elle-même sur un site d’affaissement minier. La fosse d’Arenberg, ouverte en 1899 par la compagnie d’Anzin, avait été rénovée en 1954 mais a cessé son activité en 1989. Le film Germinal y a été tourné en bonne partie et le site minier d’Arenberg a été restauré, conservant des chevalements et des hangars, avec une salle de musée. La ville a un collège public; blanchisserie Satel (45 sal.), nettoyage HM (75 sal.). Wallers est le siège de la communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut, qui rassemble 47 communes et 158 800 hab. autour de Denain et Saint-Amand-les-Eaux. Sa population a progressé au 19e s. (2 700 hab. en 1821, 5 300 en 1911) et a culminé à 7 600 hab. en 1962 avant de décliner mais est stable depuis 1999.