Communauté d’agglomération de Cambrai

Cambrai (CA de)

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communauté d’agglomération du département du Nord, associant 55 communes et 81 700 hab. sur 41 130 ha. Cambrai (siège), Escaudœuvres, Iwuy, Masnières, Neuville-Saint-Rémy, Proville et Raillencourt-Sainte-Olle ont plus de 2 000 hab.

Exception à l’obligation de continuité territoriale des intercommunalités, trois communes de la CA de Cambrai et du département du Nord sont isolées dans le département du Pas-de-Calais où elles forment l’Enclave.

Au nord

Sailly-lez-Cambrai (450 Saillysiens, 328 ha) est à 5 km ONO de Cambrai sur la route d’Arras (D939). Sailly, devenue lez-Cambrai en 1962, a un cimetière militaire canadien, une grosse ferme du 18e s. (Lucas), une fabrique de vêtements médicaux et prothèses Cerecare (70 sal.), une base des entrepôts Lidl (270 sal.) et BD Log (80 sal.).

Haynecourt (320 Haynecourtois, 592 ha), 7 km NO de Cambrai, abrite un cimetière britannique et une maison à tourelles et porche du 20e s. Une partie de son finage est dans l’emprise d’un ancien aérodrome militaire et la commune hébergeait une partie du personnel de la BA 103: elle avait en 1999 quelque 420 «comptés à part» sur 660 hab., disparus de la statistique en 2009.

Sancourt (200 Sancourtois, 388 ha) est à 6 km NNO de Cambrai près de la D643; cimetière britannique.

Tilloy-lez-Cambrai (670 Tilloysiens, 332 ha) est contiguë à Cambrai, au NNO, traversée par la D643 qui dessert au NO une zone d’activités partagée avec Raillencourt-Sainte-Olle. Elle en a reçu une fabrique de colle industrielle du groupe Minnesota (3M, 240 sal.), la charcuterie Fleury-Michon (170 sal.), un Intermarché (40 sal.), un négoce de vaisselle Toussaint (25 sal.). Elle a un pigeonnier du 18e s., des cimetières canadien et britannique; l’A2 traverse le nord du finage. Tilloy a repris en 1962 la précision «lez Cambrai» qu’elle avait déjà adoptée momentanément en 1913 puis oubliée. Sa population a crû assez sensiblement depuis les 380 hab. de 1962, mais est restée stable après 1999.

Ramillies (610 Ramilliens, 511 ha), 5 km au NE de Cambrai, est sur la rive gauche de l’Escaut canalisé; maison arts déco des années 1930, cimetière britannique. L’A2 borne le finage au NO; +90 hab. après 1999.

Blécourt (310 Blécourtois, 358 ha) est à 6 km au nord de Cambrai; grosse ferme du 18e s (Valicourt); –40 hab. après 1999.

Cuvillers (200 Cuvillois, 283 ha) est à 7 km au nord de Cambrai.

Bantigny (530 Bantignois, 317 ha) est à 7 km au nord de Cambrai; +50 hab. après 1999.

Abancourt (480 Abancourtois, 567 ha) est à 8 km au nord de Cambrai, avec un petit hameau de la Gare sur la voie vers Douai; +40 hab. après 1999.

Aubencheul-au-Bac (550 Aubencheulois, 320 ha) est à 11 km NNO de Cambrai, sur la rive sud du canal de la Sensée face à Aubigny-au-Bac, sur la D643 et la voie ferrée vers Douai qui y traversent le canal; ancienne brasserie d’architecture originale de Pierre Leprince-Ringuet (fin du 19e s.) et pigeonnier du 18e s. Sa population a crû de 1962 (340 hab.) à 1990 et se maintient depuis (+60 hab. après 1999). C’est à Aubencheul que le futur canal Seine-Nord-Escaut doit faire sa jonction avec le canal Dunkerque-Escaut.

Fressies (580 Fressinois, 473 ha), 11 km NNO de Cambrai, est au bord du canal de la Sensée. Son finage est traversé par la voie ferrée de Cambrai à Douai.; sa population croît depuis 1975 (360 hab.) et a augmenté de 60 hab. après 1999.

Hem-Lenglet (560 Hemilangletois, 494 ha) est à 10 km au nord de Cambrai sur la rive sud du canal de la Sensée face à Féchain. Le finage déborde un peu au nord du canal, en terrain marécageux à étangs, où se pratique le maraîchage et où sont quelques maisons; elle a perdu des habitants entre 1968 et 1999 mais en a regagné 120 (un quart) depuis.

Paillencourt (1 020 Paillencourtois, 756 ha), à 10 km NNE de Cambrai, a son village sur une branche sud du canal de la Sensée, avec des lotissements et un petit faubourg d’outrepont (camping); Cambrai Charpentes (35 sal.). La commune a eu près de 1 300 hab. au milieu du 19e s. et a baissé jusqu’à 950 hab. dans l’entre-deux-guerres; sa population se maintient depuis à ce niveau (+60 hab. après 1999).

Estrun (720 Estrunois, 282 ha), 11 km NNE de Cambrai, est une petite commune au confluent de la Sensée et de l’Escaut, marqué par le Bassin Rond qui fut longtemps un rendez-vous de mariniers, et qui sert de base de loisirs avec centre de voile. Son finage est traversé par l’A2 au sud et conserve un château et des traces d’un oppidum dit camp de César. Le nom de la commune s’est écrit Étrun au 19e s. et jusqu’en 1994, où il a repris officiellement une forme plus ancienne; il semblerait dérivé d’un strum évoquant des eaux rapides. Le village a perdu des habitants de 1931 (600 hab.) à 1999 et en aurait regagné 290 ensuite, soit +67% !

Eswars (360 Eswarsiens, 278 ha) est à 7 km NE de Cambrai, un peu au nord de l’Escaut vers lequel le village projette un faubourg, avec passerelle, et même au-delà le petit hameau de Patoulet.

Thun-l’Évêque (760 Thun-Épiscopiens, 569 ha) est à 8 km au NE de Cambrai sur la rive gauche de l’Escaut, avec un port avec des silos; au nord passe l’A2. Elle fut Thun-l’Escaut en 1793. Longtemps assez stable, sa population a crû de 220 hab. après1999 (+41%).

Thun-Saint-Martin (550 Martiniens, 603 ha) est sur la rive droite de l’Escaut face à Thun-l’Évêque; elle fut Thun-les-Marais en 1793. Elle est traversée par la N30 et la voie ferrée (sans gare) et conserve deux châteaux dont celui du Sart, assorti d’un moulin à eau restauré; elle a gagné 70 hab. après 1999.

Villers-en-Cauchies (1 200 Villersois, 894 ha) est à 14 km NE de Cambrai sur la chaussée Brunehaut devenue D114, qu’évoque Cauchies (chaussée) dans le nom. Elle a une ferme-auberge du 18e s. (la Grande Cauchie). Sa population évolue peu mais reste à son plus bas niveau depuis 1830.

Rieux-en-Cambrésis (1 440 Rieuxois, 766 ha) est 10 km ENE de Cambrai sur l’Erclin; son finage est traversé par la chaussée Brunehaut au nord; cimetière britannique, château-hôtellerie du 19e s., maison de retraite. Rieux a précisé son nom en 1962; elle a eu plus de 2 200 hab. vers 1880 et s’est ensuite dépeuplée jusqu’en 1982, avant de se stabiliser (+60 hab. après 1999).

Naves (640 Navois, 519 ha) est à 7 km au NE, de Cambrai sur la D 114 qui reprend la chaussée Brunehaut vers Bavay; c’est une commune fleurie (trois fleurs); elle a eu 1 000 hab. en 1841 et se tient aux alentours de 600 hab. depuis 1926.

Cagnoncles (630 Cagnonclais, 623 ha) est à 6 km ENE de Cambrai, juste au sud de Naves et accueille une entreprise de location de matériel agricole et de travaux publics (Legrand, 90 sal.). Son finage est réputé pour la qualité de ses prés et elle conserve un ancien relais de diligences. La D942 traverse le finage au sud. Sa population a décliné de 1872 (870 hab.) à 1999, mais vient de reprendre 160 habitants depuis 1999 (un tiers).

Cauroir (580 Cauroisiens, 561 ha) est à 5 km à l’est de Cambrai et a une fabrique de chaudières (Ygnis, 100 sal.), d’anciennes maisons ouvrières liées à une sucrerie disparue, un pigeonnier du 18e s. La commune est traversée au nord par la D942 et atteint au sud la D643. Elle a gagné des habitants de 1954 (450 hab.) à 1982 (640 hab.), en a perdu ensuite mais en aurait regagné 60 après 1999.

Au sud

Awoingt (830 Leus, 631 ha) est à 4 km ESE de Cambrai; elle a une grosse laiterie Candia (Sodiaal, 250 sal.) et un cimetière britannique. La voie ferrée longe le village à l’est, la D643 au sud. Sa population a crû après 1968 (350 hab.) et aurait augmenté de 260 hab. après 1999 (+39%). Le gentilé, issu d’un surnom (les loups), n’est pas expliqué.

Niergnies (520 Niergniens, 437 ha) est à 4 km SSE de Cambrai. Le village est longé au nord par la D643 et contient au sud la plus grande partie de l’aérodrome de Cambrai (LFYG), ouvert en 1931 et agrandi en aérodrome militaire de l’OTAN jusqu’en 1950. Il a de ce fait une piste de 2 500 m en dur, plus une en bitume de 900 m et deux gazonnées de 800 et 680 m. Étendu sur 320 ha (en partie à Séranvillers), il a été utilisé par la base militaire n°103, fermée en 2013, et reste disponible pour deux aéroclubs et le vol à voile. La population est restée stable après 1999.

Séranvillers-Florenville (420 Séranvillerois-Florenvillois, 724 ha) a son village à 8 km SSE de Cambrai, frôlé à l’est par la D960. La partie nord du finage est occupée par l’aérodrome de Cambrai-Niergnies. Séranvillers a un ancien relais de poste et conserve un atelier de fabrication de la tome de Cambrai, affinée à la bière. Séranvillers et Florenville ont fusionné en 1964. Florenville est un petit hameau au nord, avec un cimetière militaire, au bord de la D960; il n’avait alors que 70 hab. et n’en a jamais eu beaucoup plus. Séranvillers seule a eu jusqu’à 600 hab. en 1836 et seulement 150 en 1962. Ensemble, elles ont crû de 1962 à 1990 et ont gagné 110 hab. après 1999.

Wambaix (370 Wambaisiens, 617 ha) est à 9 km SE de Cambrai, et a une halte ferroviaire. Sa population a culminé à 780 hab. en 1866; elle est passée sous les 400 hab. dans les années 1950 et se maintient depuis.

Esnes (680 Esnois, 1 444 ha), à 11 km SSE de Cambrai sur la D960, est un «village de charme» au bord de la Warnelle qui vient de Caudry et atteint l’Escaut à Crèvecœur. Elle conserve un gros château à tours rondes et douves, classé, en partie du 14e s., qui passe pour être le plus gros château fort du Nord; château Briseux au sud. Esnes avait 1 800 hab. en 1876 et n’a pas cessé de perdre des habitants jusqu’en 1999.

Lesdain (440 Lesdainois, 843 ha) est à 10 km SSO de Cambrai sur la Warnelle à l’aval d’Esmes. Son territoire étroit s’allonge vers le sud sur 6 km. Elle a eu 1 200 hab. en 1876 et elle est à son minimum depuis 1999.

Crèvecœur-sur-l’Escaut (800 Crépicordiens, 1 906 ha), 9 km au sud de Cambrai, est sur la rive droite de l’Escaut à un coude du fleuve, au confluent de la Warnelle. La mention du fleuve est de 1895 et la commune a eu 2 600 hab. en 1881; son minimum (590 hab.) est de 1954; elle en avait 680 en 1999 et poursuit donc une nouvelle croissance. Son territoire, très réduit depuis l’indépendance des Rues-des-Vignes, est allongé du nord au sud sur 11 km, fort étroit en son milieu et s’épanouit au sud autour du petit hameau de Mézières, de la ferme de Montécouvez et d’un cimetière britannique. Il y atteint la limite du département de l’Aisne et les premières maisons d’Aubencheul-aux-Bois (Aisne). Crèvecœur a un institut médico-éducatif (70 places).

Les Rues-des-Vignes (790 Les-Rues-des-Vinois, 1 785 ha) est à 10 km au sud de Cambrai, sur la rive gauche de l’Escaut, juste au SO de Crèvecœur. La commune a été créée à partir de Crèvecœur-sur-l’Escaut en 1930 avec 830 hab., n’en avait plus que 630 en 1962 et le nombre de ses habitants a fluctué depuis; elle a 110 hab. de plus qu’en 1999. Jadis, le village se nommait Vinchy et il fut connu par une victoire de Charles Martel en 717 contre les Francs Neustriens. Le nom actuel était néanmoins déjà attesté en 1492, après que le terroir ait reçu des vignes pour le compte de deux abbayes; on y fête à nouveau la vigne… mais l’activité principale est une fabrique d’aliments pour animaux de compagnie Royal Canin (190 sal.). Le finage est partagé en deux par l’Escaut et le canal; il inclut sur la rive droite de l’Escaut, au sud du village, le site de l’ancienne abbaye cistercienne de Vaucelles (1145), dont il reste des bâtiments restaurés des 12e et 18e s., notamment une très grande salle capitulaire, et un beau parc; il s’y tient fêtes et expositions. Un Archéosite a été aménagé sur un site archéologique fouillé dans les années 1980, et le parc de loisirs de l’Échauguette ajoute aux attraits de la commune. En outre, le finage contient tout au sud une enclave de 317 ha qui ne touche qu’en pointe la partie principale; cette enclave atteint au sud la D644 et la limite du département de l’Aisne mais ne contient qu’une ou deux habitations.

Bantouzelle (440 Bantouzellois, 745 ha dont 582 de bois) est à 14 km SSO de Cambrai sur la rive droite de l’Escaut, et traversée par la D644. Le finage de Bantouzelle s’étire en pointe vers le sud-est et inclut à l’est un bois près de la ferme isolée de Gratte-Planche; musée 1914-1918; +50 hab. après 1999.

Banteux (350 Banteusiens, 618 ha), sur la rive gauche de l’Escaut, fait face à Bantouzelle; entretien et réparation de machines agricoles Godefroy (60 sal.). À l’ouest, son finage partage avec Gonnelieu l’échangeur n°9 de l’A26 avec la M917 (ex-N17). Au nord de la commune, la route qui vient de Cambrai offre une bifurcation vers l’Aisne (D644) et vers la Somme (D917). La ferme de Bonavis, qui dépendait de l’abbaye de Vaucelles, y arbore un beau porche-pigeonnier.

Honnecourt-sur-Escaut (780 Honnecourtois, 1 549 ha) est à 17 km SSO de Cambrai, sur la rive gauche de l’Escaut, doublé par le canal de Saint-Quentin; maison de retraite. Elle s’est nommée Honnecourt, puis Honnecourt-sur-l’Escaut en 1936, avant de perdre l’article en 1962. Elle avait plus de 2 000 hab. en 1876, et 670 hab. à son minimum de 1982; elle croît lentement depuis (+40 hab. après 1999). Le finage s’étend des deux côtés de la vallée et contient dans celle-ci le hameau d’Ossu, tout au sud rive gauche; plus celui de Nobleville au nord, rive droite; et sur le plateau oriental celui de la Terrière et la ferme de Rancourt, longée par la D644. Il est ainsi limitrophe des départements de la Somme et de l’Aisne à la fois.

Villers-Guislain (700 Guislanais, 1 127 ha), 18 km SSO de Cambrai, est limitrophe de la Somme. Le village a été détruit en 1917 et bien reconstruit, mais la commune conserve trois cimetières militaires britanniques. L’A26 traverse le finage tout à l’est. La commune a eu plus de 2 000 hab. de 1835 à 1880 et se dépeuplait depuis, mais a repris 50 hab. après 1999.

Gonnelieu (310 Ganelons, 497 ha), 17 km SSO de Cambrai, a son finage traversé au nord par la D917 et longé à ’est par l’A26 et participe au NE à leur échangeur à péage. Gonnelieu a jadis dépassé le millier d’habitants et a également été ruinée en 1917; elle s’est accrue de 40 hab. depuis 1999.

Gouzeaucourt (1 500 Gouzeaucourtois, 1 211 ha), 17 km au SO de Cambrai, est à la fois limitrophe du Pas-de-Calais et de la Somme. La bourgade, sur la D917, sert de centre de services et de commerces aux villages proches et a un collège public, un Intermarché (20 sal.), l’intérim Randstad (50 sal.) ainsi qu’une fabrique d’aliments du bétail Invafeed (55 sal.) et une usine de pièces pour automobiles Thyssenkrupp Sofedit (160 sal.). Une borne octogonale du 16e s., protégée, marquant une ancienne limite seigneuriale, symbolise aujourd’hui la limite du département sur la D917; cimetière britannique, La commune avait plus de 2 600 hab. vers 1870 et seulement 1 200 en 1954, niveau auquel elle demeure attachée.

Villers-Plouich (400 Villersois, 1 097 ha) est à 14 km SO de Cambrai, limitrophe du Pas-de-Calais. Le village est au centre d’une commune étirée d’ouest en est, qui inclut à l’ouest le hameau de Beaucamps, à l’est celui de la Vacquerie, proche d’une aire de service sur l’A26. La commune a deux églises de la reconstruction par P. Leprince-Ringuet, deux cimetières militaires britanniques. Villers-Plouich (Plouich est le même mot que plessis) a eu plus de 1 000 hab. vers 1850 et le nombre des habitants y est à son minimum.

Ribécourt-la-Tour (380 Ribécourtois, 879 ha) est à 12 km SO de Cambrai, 4 km au SO de Marcoing, limitrophe du Pas-de-Calais. Le village est dans un vallon affluent de l’Escaut; jardin botanique du Clos Xaviannes, deux cimetières militaires britanniques, et une église de la reconstruction à haut clocher, ce qui lui permit d’ajouter «la Tour» à son nom en 1933. À la limite SE du finage, dépôt d’hydrocarbures partagé avec Marcoing, sur 27 ha boisés. Ribécourt a eu 720 hab. en 1850, 400 en 1975.

Flesquières (270 Flesquerois, 628 ha) est 5 km à l’ouest de Marcoing, limitrophe du Pas-de-Calais sur le plateau. Ruiné en 1917 puis reconstruit, le village a une église de béton sur pilotis des années 1920 et un château du 19e s. (la Retraite), reconstruit après 1920; deux cimetières britanniques. Flesquières a eu 800 hab. en 1850 et n’a pas cessé de se dépeupler jusqu’en 1999.

Marcoing (1 930 Marconiens, 1 511 ha) est un ancien chef-lieu de canton du département du Nord, 9 km au SO de Cambrai. Le bourg est dans la vallée de l’Escaut (rive gauche) au bord du canal de Saint-Quentin; il offre un hôtel de ville flamand avec clocheton à bulbe de 1932, et le château de Talma (17e et 19e s.), ancien sanatorium fermé en 1994, converti en logements. L’A26 traverse le finage à l’ouest; avec une aire de repos à l’extrême sud. La commune a un atelier de menuiserie SBL (25 sal.) du groupe Lapeyre, une forcerie et des cultures d’endives; transports Trans Catalan (25 sal.). La population communale a peu varié depuis 1875, autour de 2 000 hab.

Rumilly-en-Cambrésis (1 460 Rumillons, 676 ha) est à 5 km SSO de Cambrai sur la D644, juste au nord de Masnières. Le village a été détruit en 1917; la commune conserve un menhir de grès dit Peulvan d’Hermès, découvert en 1971, et un tumulus. La mention en-Cambrésis a été ajoutée en 1933. Rumilly a eu plus de 2 000 hab. entre 1870 et 1914, dont 2 200 en 1896, et a eu son minimum en 1954 (1 300 hab.); la population fluctue depuis (–70 hab. après 1999).

Noyelles-sur-Escaut (820 Noyellois, 460 ha), 6 km au SO de Cambrai, est sur la rive gauche du fleuve, avec le petit hameau de la Râperie; elle a attendu 1962 pour ajouter sur-Escaut à son nom. Le canal de Saint-Quentin y franchit l’Escaut par un pont-canal. La commune a des casemates restaurées et une fabrique d’aliments du bétail Novial (75 sal.) du groupe Evialis, une fabrique de matériel agricole Holmer (20 sal.). La population a culminé à 790 hab. en 1881 et diminué ensuite jusqu’à 480 hab. en 1975. Elle a augmenté de 150 hab. après 1999.

Cantaing-sur-Escaut (410 Cantinois, 648 ha), 7 km OSO de Cambrai, limitrophe du Pas-de-Calais, a un village-rue sur les pentes dominant l’Escaut, qui frôle la commune à l’est; il fut également détruit en 1917; moulin à eau de Cantigneul, restauré. La mention «sur-Escaut» est de 1938. Cantaing a eu plus de 700 hab. vers 1850.

Fontaine-Notre-Dame (1 810 Fontenois, 1 052 ha) est 6 km à l’ouest de Cambrai sur la route vers Bapaume (D630) et limitrophe du Pas-de-Calais. Son finage suit à l’est le canal de Saint-Quentin; un échangeur de l’A2 (n°14), de la N30 et de la rocade de Cambrai se déploie au nord-est de la commune. Celle-ci accueille l’ennoblissement textile de la Blanchisserie Bardusch (170 sal.), les transports LST (30 sal.) et Socatrans (30 sal.). La commune s’est nommée Fontaine-la-Montagne en 1793, et sa population a atteint 2 100 hab. vers 1890. Elle a 140 hab. de plus qu’en 1999.

Anneux (260 Anneusiens, 544 ha), 9 km à l’ouest de Cambrai, limitrophe du Pas-de-Calais et à 5 km au NO de Marcoing, sur la D630, a un finage qui dessine une avancée dans le département voisin. Le village a été détruit en 1917 et conserve un cimetière britannique; son finage est traversé par les autoroutes A2 et A 26, qui y communiquent par un vaste échangeur, en partie à Graincourt-lès-Havrincourt (Pas-de-Calais).

Les trois autres communes de la CA de Cambrai forment l’Enclave, à l’ouest et dans le Pas-de-Calais. Il s’agit de Mœuvres (480 Moeuvriens, 738 ha), Boursies (410 Bodiciens, 762 ha) et Doignies (330 Doigniesiens, 740 ha).


Cambrai

(32 790 Cambrésiens, 1 812 ha) est une sous-préfecture du département du Nord, 60 km au SSE de Lille. Elle fait partie des «villes d’art et d’histoire» et fut une Camaracum gallo-romaine. La ville ancienne est sur la rive droite de l’Escaut et commande une étoile de routes. Après avoir succédé à Bavay au 5e s. comme chef-lieu, et être passée dans le royaume franc de Clovis, elle devint évêché en 620, fit partie de l’Empire au traité de Verdun (843) et devint une principauté ecclésiastique. La population s’insurgea à plusieurs reprises contre ses autorités en cherchant à s’imposer comme commune franche, et Cambrai ne fut intégrée au royaume de France qu’en 1678. L’industrie textile y avait évolué vers la fabrication de batistes, «toilette» de lin et spécialité locale. Son centre fut détruit au moment de la retraite des Allemands en 1918 et la reconstruction fut menée sous la direction de Pierre Leprince-Ringuet; elle subit encore de graves dommages lors de la Seconde guerre mondiale.

Dans un lacis de rues serré elle conserve un hôtel de ville avec beffroi des 15e et 18e s., des tours et portes des 15e et 16e s., une cathédrale (1703, à campanile séparé) et une église (ancienne abbatiale Saint-Géry) sur fondations romaines, des maisons anciennes dont la Maison espagnole à pans de bois (16e s.) et plusieurs hôtels particuliers des 16e et 18e s, un musée de l’ancien collège des jésuites (17e s.). La place Fénelon, la sous-préfecture (ancien palais archiépiscopal) et le théâtre sont à l’emplacement du premier castrum romain et de la cathédrale gothique disparue. Au nord, le palais de justice s’appuie sur un reste d’anciens remparts. La citadelle du 17e s. est au sud-est, entourée de vastes jardins avec un étang et le palais des Grottes. Vers le sud-ouest, le quartier de Cantimpré a une zone industrielle et un port de plaisance avec parc.

Le canal de Saint-Quentin suit le cours de l’Escaut vers l’ouest; au-delà, d’autres zones d’activité sont dans les communes de banlieue, notamment en bordure de l’A2. Cambrai conserve les châteaux de Selles, ancien château fort du 12e au bord de l’Escaut (remanié au 18e s.) et de Ranette (18e s.), le cercle philosophique et culturel Thémis (18e s.). L’ancien hôpital Saint-Julien abrite l’école de musique dans ses bâtiments du 18e s. Le parc du château de la Motte-Fénelon et plusieurs cimetières militaires sont également à Cambrai, qui est une ville fleurie (trois fleurs) et où se tient un festival de musique classique. Les Pierres Jumelles sont deux menhirs.

Cambrai est aussi connue pour ses bonbons, en principe à la menthe avec une rayure de caramel, dits bêtises et inventés vers 1830 à la suite d’une erreur de manipulation, d’où leur nom. La maison Afchain en maintient la tradition et propose un musée. Cambrai a quatre collèges publics et deux privés, quatre lycées publics dont deux professionnels, trois lycées privés dont un professionnel et des éléments d’enseignement supérieur sous la forme d’une antenne de l’université de Valenciennes-Hainaut-Cambrésis (sciences et technologie, IUT) et de Lille (droit et administration d’entreprises); elle a aussi une école supérieure d’art et un lycée agricole privé (Leap). Cambrai est dotée d’un centre hospitalier de 850 lits dont 310 médicaux, des cliniques Sainte-Marie (135 lits), Saint-Roch (110 sal., 150 lits), du Cambrésis (60 sal., 50 lits), de deux instituts médico-éducatifs (85 et 65 places), deux centres d’aide par le travail, maisons de retraite dont les Airelles (50 sal.) et les Amandines (25 sal.). Elle a un tribunal de grande instance.

La principale usine, CMD, s’occupe de mécanique pour automobiles (transmissions, 290 sal.); le sigle vient de Citroën-Messian-Durand, entreprise héritière d’une usine Messian fondée à Cambrai en 1922, reprise par Citroën en 1962 et entrée au groupe PSA en 1977 puis cédée à CIF (Ferry Capitain) en 2005. Cambrai conserve des fabriques de textiles Cardon (55 sal., linge de maison); parfums et cosmétiques MP Prod (90 sal.), plastiques Baie Bleue (65 sa.); menuiserie Sipa (50 sal.).

Dans le secteur tertiaire figurent un hypermarché Cora (250 sal.), des magasins Match 50 sal.), Carrefour (40 sal.), Brico-Dépôt (70 sal.); conditionnement à façon Qualiservice (65 sal.); négoce de plomberie Desenfans (110 sal.; transports de voyageurs Place Mobilité Cambrésis (50 sal.), garages; nettoyage GSF (400 sal.), ordures Sita (60 sal.); centre d’appel Sofratel (160 sal.), intérim Adecco (170 sal.), CRIT (120 sal.), Manpower (95 sal.) et Triangle 17 (65 sal.); La Poste (100 sal.). L’aérodrome de Cambrai est à Niergnies.

Cambrai avait 15 000 hab. au début du 19e s., 26 000 à la fin. Elle a annexé en 1971 sa voisine Morenchies, qui avait à peine 50 hab.; sa population a culminé en 1975 à 39 000 hab.; elle a baissé de 2 200 hab. après 1999. La CA de Cambrai associe 55 communes et 81 700 hab. Exception à l’obligation de continuité territoriale des intercommunalités, trois communes sont isolées dans le département du Pas-de-Calais où elles forment l’Enclave. L’Insee accorde à Cambrai une «unité urbaine» de 46 400 hab. (8 communes), une «aire d’attraction» de 94 100 hab. (64 communes). L’arrondissement de Cambrai a 160 200 hab., 116 communes.

Le nouveau canton de Cambrai a 27 communes, 56 500 hab.


Escaudœuvres

(3 250 Scaldobrigiens, 664 ha) est une commune du département du Nord dans la a href="/epci.php?lepci=Cambrai (CA de)®ion=32" target="main">CA de Cambrai, 4 km au NE de Cambrai sur la rive droite de l’Escaut. Son territoire est traversé par une chaussée Brunehaut vers Bavay, la N30 et la voie ferrée vers Valenciennes (gare). Le nom est formé sur Scaldis (l’Escaut) et briga, la forteresse, d’où le gentilé un peu savant. La ville a passé les 2 000 hab. en 1873, puis a lentement progressé jusqu’en 1982 (4 200 hab.) avant de perdre des habitants, dont 500 après 1999. Commune de banlieue, elle accueille un centre commercial avec un hypermarché Auchan (380 sal.), les travaux publics Eiffage (85 sal.). Une sucrerie Tereos (100 sal., plus autant de saisonniers), fabrique 140 000 t/an de sucre et 100 000 t de sirop pour la distillerie d’Origny, à partir de la production de 16 500 ha de betteraves (1 350 associés-coopérateurs).


Iwuy

(3 400 Iwuysiens, 1 275 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de Cambrai, 10 km au NE de Cambrai au confluent de l’Escaut et de l’Erclin et au passage de la N30 et de la voie ferrée vers Valenciennes (halte). Elle partage un échangeur de l’A2 avec Hordain. Elle a un collège public, une église du 18e s. à haut clocher (51 m) bichrome, un parc et un pavillon de chasse du 18e s.; cimetière militaire britannique. Les principaux emplois sont ceux de la fabrique d’articles de ménage et moules SIF Unis (35 sal.), de l’entreposage Babyliss (70 sal.) et de la manutention GSF (45 sal.), du nettoyage GSF (70 sal.). D’une tradition de rempaillage de chaises est issu un carnaval de la chaise. La population communale a culminé à près de 4 000 hab. en 1886 et a un peu diminué depuis, à part un maximum secondaire vers 3 600 hab. au cours des années 1960. Elle a 60 hab. de plus qu’en 1999.


Masnières

(2 770 Maniérois, 1 097 ha,) est une commune du département du Nord dans la CA de Cambrai, 7 km SSO de Cambrai dans la vallée de l’Escaut au bord du canal de Saint-Quentin, à la traversée de la D644. Le village avait été détruit en 1917; son église a été refaite après 1918 par P. Leprince-Ringuet. La commune a aussi un monument aux soldats canadiens, un collège public, une maison de retraite. La grande verrerie de Masnières (Stoelze) a été créée en 1818 et emploie 340 salariés à la fabrication de flacons de parfums et cosmétiques; elle appartient au groupe italien Bormioli-Rocco depuis 1994. Masnières accueille aussi la fabrique de cartons d’emballage Graphic Packaging (140 sal., ex-Lemaire ex-Riverwood, groupe états-unien) et les plastiques Ouveo (40 sal.). La commune avait 1 700 hab. en 1851 et a dépassé 2 700 hab. au début du 20e s.; puis a baissé au-dessous de 2 200 (1954) avant de croître à nouveau; +210 hab. après 1999.


Neuville-Saint-Rémy

(3 820 Neuvillois, 237 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de Cambrai, juste au NO de Cambrai sur la rive gauche de l’Escaut. Elle se signale par une tour d’un moulin du 17e s.; maison de retraite Korian (45 sal.), installations électriques Sogetrel (70 sal.) et Duez (45 sal.); publicité Mediapost (65 sal.). Sa population a passé les 1 000 hab. en 1861, les 2 000 en 1960 et a culminé à 4 100 en 1982 mais baisse depuis (-200 hab. après 1999).


Proville

(3 200 Provillois, 631 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de Cambrai, juste au sud-ouest de Cambrai. Le finage se tient pour l’essentiel entre la plaine de l’Escaut, occupée par le canal de Saint-Quentin, la N44 à l’est, et la rocade de Cambrai au sud-ouest. Le bourg a une médiathèque, le parc écologique et de promenade du Bois Chenu le long de l’Escaut, un centre d’aide par le travail et une zone industrielle; magasin Conforama (30 sal.), conditionnement à façon Socriver (35 sal.), lignes électriques EITF (Actemium, 65 sal.), revêtement CRM (30 sal.). La commune n’avait que 500 hab. au milieu du 19e s., 800 en 1962; sa population a fait un bond entre 1970 et 1982 et culminé à 3 700 hab. en 1982, puis un peu baissé, perdant encore 370 hab. après 1999.


Raillencourt-Sainte-Olle

(2 220 Raillencourtois, 709 ha) est une commune du département du Nord dans la CA de Cambrai, 6 km ONO de Cambrai sur la D939 vers Arras. Le finage associe deux unités distinctes, anciennes communes fusionnées en 1974: Sainte-Olle à 3 km de Cambrai, en continuité d’habitat, où passe l’A2; Raillencourt au-delà de l’autoroute, à 6 km. La commune a des cimetières britanniques, et pour entreprises principales les usines de pièces plastiques Antolin (230 sal.) et de conserves de légumes Florette (140 sal.), l’imprimerie Langlet (90 sal.); supermarché Carrefour (60 sal.), négoces d’habillement Columbia Sportswear (100 sal.). d’équipements U2R (75 sal.). La population communale est passée de 700 hab. vers 1830 à 1 500 en 1911, a un peu baissé ensuite et jusqu’en 1954 (1 300 hab.) puis a augmenté (+120 hab. après 1999).