Communauté de communes de l’Argonne Champenoise

Argonne Champenoise (communauté de communes de l’)

'

Highslide JS

intercommunalité de la Marne associant 60 communes et 12 000 hab. sur 83 140 ha. Sainte-Menehould (siège) est seule à dépasser 2 000 hab.

Au Nord

Florent-en-Argonne (240 Florentins, 1 229 ha dont 902 de bois), 8 km au NE de Sainte-Menehould, entourée de vergers, occupe une clairière dans la forêt, vers 230 m. Elle est limitrophe de la Meuse, la limite orientale suivant le cours de la Biesme. Le plan en damier du village signale sa création délibérée et d’une pièce par le comte de Champagne en 1224, quand il s’agissait de peupler et tenir la marche argonnaise. Le village se nommait Florence en 1252, les noms de villes célèbres étant alors souvent adoptés par les villages nouveaux pour se valoriser et attirer les habitants; la mention «en Argonne» date de 1922. La commune a eu plus de 800 hab. au 19e s. Jadis réputée pour la tonnellerie et les bas, Florent n’a plus guère que des exploitations forestières. Elle accueille une nécropole nationale et des chapelles; au pont des Rèmes, on a trouvé des traces d’un atelier de poterie gallo-romain.

Moiremont (200 Gaillots, 1 698 ha dont 956 de bois), 5 km au nord de Sainte-Menehould, a son village sur le plateau argonnais, avec des bois à l’est; la limite nord du finage suit une voie romaine.

Vienne-la-Ville (180 hab., 748 ha), 10 km NNO de Sainte-Menehould, est au confluent de l’Aisne et de la Bionne.

Vienne-le-Château (530 Viennois, 5 136 ha dont 4 314 de bois), 14 km au nord de Sainte-Menehould dans la vallée encaissée de la Biesme, est la première commune du département de la Marne pour la surface forestière, car son territoire s’étend très largement sur le plateau de gaize, qui monte à 251 m; il est limité au sud par l’ancienne voie romaine. Le village est une bourgade desservant les communes voisines, et un lieu d’emploi original. Jadis on y a peigné et tissé la laine pour Reims, la bonneterie étant encore active en 1954, et fait travailler des verreries et tuileries. Le village a quelques commerces, services, artisans et de petites entreprises, une maison de retraite publique, un couvent des Sœurs de la Providence. Un atelier protégé polyvalent (Argonne Production, 75 sal.) travaille sur le site abandonné en 2014 par Albea, ex-Cebal, avatar de la grande fabrique d’emballages plastiques issue de Pechiney par Alcan, qui avait utilisé les locaux de l’ancienne bonneterie.

Au sud-ouest, le finage atteint le confluent de la Biesme et de l’Aisne aux abords de Vienne-la-Ville. À l’est du village, dans la vallée encaissée de la Biesme, se tapit le hameau de la Harazée, jadis village de gentilshommes-verriers, avec un rucher-école, et un grand cimetière national; hameau de la Placardelle au sud. Au-delà vers le nord s’étend le bois de la Gruerie, dont les massacres de 1915 sont de triste mémoire; s’y voient de nombreux monuments commémoratifs, des restes de tranchées et d’abris, ainsi que d’un camp allemand (Kaiserlager). Les troupes états-uniennes avaient installé en 1945 un grand chantier d’exploitation forestière où travaillaient des prisonniers de guerre allemands. Vienne-le-Château a eu près de 2 000 hab. au milieu du 19e siècle, 1 350 en 1900; sa population était tombée à 460 hab. en 1954 et a un peu augmenté depuis, puis perdu 110 hab. après 1999.

Saint-Thomas-en-Argonne (41 hab., 443 ha dont 133 de bois), 13 km NNO de Sainte-Menehould, est une petite commune dont le village, sur le rebord du plateau argonnais, domine le confluent de l’Aisne et de la Biesme; chapelle des Poilus. Le finage dessine une pointe juste au nord de Vienne-le-Château, qui inclut la nécropole nationale dite de Vienne-le-Château et Saint-Thomas. La mention en-Argonne a été ajoutée en 1921.

Binarville (100 Binarvillois, 1 661 ha dont 1 003 de bois), 21 km au nord de Sainte-Menehould, est sur le plateau argonnais, limitrophe des Ardennes.

Servon-Melzicourt (110 Servonis, 2 578 ha dont 1 058 de bois), 17 km NNO de Sainte-Menehould, est sur la rive droite de l’Aisne, qui traverse le finage, et limitrophe des Ardennes. Melzicourt n’est qu’un très petit hameau au sud du village, rive gauche. À l’est, le finage envoie une queue de 2 km de long sur 200 m de large dans le Bois de la Gruerie, au sein du finage de Vienne-le-Château. La commune a été formée par une fusion de 1843.

Malmy (35 hab., 483 ha) est une petite commune juste au sud-est de Ville-sur-Tourbe, 17 km NO de Sainte-Menehould

Ville-sur-Tourbe (220 hab., 1 113 ha dont 243 de bois), 18 km NO de Sainte-Menehould, est un ancien chef-lieu de canton, au pied de la côte de Champagne, sur la D982. La Tourbe fixe la limite sud du finage; étang de Ville au nord. La commune avait 560 hab. en 1880, 250 en 1962 et décline toujours.

Cernay-en-Dormois (150 Cernaygots, 2 482 ha dont 470 de bois), 22 km NO de Sainte-Menehould sur la D282 au nord de Ville-sur-Tourbe, est sur la rive droite du Dormois, affluent de gauche de l’Aisne, et limitrophe des Ardennes. Le finage envoie une queue au SO dans les bois sur la Côte de Champagne.

Fontaine-en-Dormois (12 Fontainois, 529 ha), 27 km NO de Sainte-Menehould, est juste au pied de la Côte de Champagne, et limitrophe des Ardennes; restes de redoutes.

Gratreuil (27 Gratrouillats, 477 ha), 29 km NO de Sainte-Menehould à la limite des Ardennes, est sur le plateau champenois.

Rouvroy-Ripont (6 Capouillats, 1 177 ha), 25 km NO de Sainte-Menehould, 8 km au NO de Ville-sur-Tourbe, contient l’ancien village détruit de Ripont, ce qui ne l’empêche pas d’être la commune la moins peuplée de la Marne. Rouvroy et Ripont totalisaient 342 habitants en 1870, 166 en 1911; puis elles sont tombées à 16 en 1931, 12 en 1968. Rouvroy est sur la rive droite de la Dormoise à l’est, Ripont rive gauche à l’ouest. Le nom de Ripont a été ajouté à Rouvroy en 1950.

Massiges (50 Massigiens, 819 ha), 21 km NO de Sainte-Menehould, juste à l’ouest de Ville-sur-Tourbe, a laissé son nom dans les annales de la Grande Guerre par les combats de la Main de Massiges, une avancée de la côte de Champagne à plusieurs digitations, d’où son nom, juste au nord du village.

Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (53 Cahourds, 2 304 ha), 24 km NO de Sainte-Menehould, a un petit village au bord de la Tourbe au pied de la Côte de Champagne, et contient à l’ouest les restes de l’ancienne commune du Mesnil-lès-Hurlus, village détruit intégré au Camp de Suippes et dont le nom a été rajouté en 1950; nécropole nationale du Pont du Marson au NE.

Wargemoulin-Hurlus (48 Darnes, 1 517 ha), 26 km ONO de Sainte-Menehould a son village au bord de la Tourbe en amont de Minaucourt, et s’est accrue à l’ouest de l’ancien village détruit des Hurlus, également dans le Camp de Suippes et dont le nom a été ajouté en 1950. La limite sud de la commune suit l’ancienne voie romaine de Vienne-la-Ville.

Virginy (90 Virginiens, 1 228 ha), 20 km NO de Sainte-Menehould, 2 km OSO de Ville-sur-Tourbe, au pied de la Côte de Champagne, est sur la rive droite de la Tourbe, qui sépare son finage de celui de Massiges au nord.

Berzieux (80 hab., 1 167 ha), 13 km NO de Sainte-Menehould, est dans la plaine au sud de Ville-sur-Tourbe sur la D982. La voie romaine rectiligne qui limite son finage au sud porte le nom de Chemin Ferré (= revêtu); petite butte résiduelle du Mont Trémois isolée au nord.

Ouest

Courtémont (62 Courtémontois, 1 057 ha), 12 km ONO de Sainte-Menehould, a son village sur la rive gauche de la Bionne, et son finage limité au nord par le Chemin Ferré; château de Saint-Hilairemont en aval. Le relief monte un peu sur la Côte de Champagne au NO.

Dommartin-sous-Hans (59 hab., 649 ha), 11 km ONO de Sainte-Menehould, est sur la rive droite de la Bionne, avec un cadastre quadrillé régulier; petite butte avancée de la Côte de Champagne au sud-ouest (mont Yvron).

Maffrécourt (59 Cressonniers, 674 ha), 8 km NO de Sainte-Menehould, est une petite commune de plaine. Le gentilé évoque une spécialité locale.

La Neuville-au-Pont (550 Neuvillois, 1 511 ha dont 233 de bois), 6 km NO de Sainte-Menehould, a un village étoffé à plan régulier sur la rive droite de l’Aisne, qui dessine un grand méandre. Il a été fondé en 1203 par la comtesse Blanche de Champagne en paréage avec l’abbaye de Moiremont. Il possède une église flamboyante des 14e-16e s., des fontaines, un hôtel de ville monumental (1869); cimetière militaire. La D982 traverse sur la rive gauche. La commune a le curieux privilège d’avoir été le lieu de naissance de savants cartographes du 18e siècle, le géographe Philippe Buache (1700-1773), son neveu Jean-Nicolas Buache (1741-1825) et l’hydrographe Charles-François Beautemps-Beaupré (1766-1854), de la même famille. La population a baissé de 50 hab. depuis 1999.

Chaudefontaine (330 hab., 1 298 ha dont 333 de bois), 3 km NO de Sainte-Menehould, jouxte la ville au NO. Le village est sur le relief dominant la rive gauche de l’Aisne, au creux d’un grand méandre. Le finage s’étend jusqu’à la petite vallée de l’Auve au sud, au-delà de la Voie de la Liberté (ici D3) et de la voie ferrée.

Braux-Sainte-Cohière (100 hab., 621 ha), 6 km ONO de Sainte-Menehould, a un grand château carré de brique et de pierre à tours d’angle, autour d’une vaste cour, construit en 1589 et au 17e s. et entouré d’un parc classé et de fossés; il sert à des rencontres et échanges culturels; petit musée de l’Association culturelle Champagne-Argonne.

Valmy (310 Valmeysiens, 2 428 ha), 10 km à l’ouest de Sainte-Menehould, a son village au fond d’un entonnoir dessiné par deux grandes avancées de la Côte de Champagne, l’une vers le NE (mont de Hans à 213 m), l’autre d’ouest en est au mont d’Orbéval. C’est ce dernier promontoire qui donne à Valmy sa célébrité: étroite échine de 2,5 km de long, il fut le lieu de la bataille du 20 septembre 1792. On y trouve, tous classés, les monuments à Kellermann et au général Miranda, une chapelle et le fameux moulin de bois; celui-ci, qui avait été reconstitué en 1947, a été mis en pièces par la tempête de décembre 1999; une souscription nationale a été lancée pour sa nouvelle résurrection, achevée en 2005 mais dans un style un peu différent, plus champenois. Le village, sur la D931 en contrebas, a une école, un gîte rural, des artisans mais pas de poste ni guère de commerce; une gare a fonctionné un peu au SE, avec entrepôts et silos de Champagne-Céréales. L’autoroute de l’Est traverse toute la partie sud de la commune sur 7 km; une double aire de service a été aménagée au SE. Le finage s’étend assez largement vers le SO, englobant le hameau des Maigneux.

Hans (150 Hantas, 1 950 ha), 16 km ONO de Sainte-Menehould, a son village sur la rive gauche de la Bionne au pied de la Côte de Champagne, avec un château.

Somme-Bionne (80 hab., 921 ha), 14 km ONO de Sainte-Menehould, à la source de la Bionne comme son nom l’indique, est traversée par la Voie de la Liberté (D931) et la voie ferrée.

Auve (320 hab., 2 330 ha), 16 km OSO de Sainte-Menehould, est un village de Champagne crayeuse sur la N3, avec quelques commerces, à la source de l’Auve qui rejoint l’Aisne à Sainte-Menehould; maison familiale rurale. La voie du TGV-Est traverse le finage au sud du village.

Saint-Mard-sur-Auve (64 hab., 1 010 ha), 15 km OSO de Sainte-Menehould, est traversée au nord par la D3, au sud par la LGV.

La Chapelle-Felcourt (52 hab., 958 ha), 13 km OSO de Sainte-Menehould, a son finage frôlé au nord par la D3, au sud par la LGV. Le village, 5 km au sud de Valmy est partagé entre La Chapelle sur une colline de rive gauche de l’Auve, et Felcourt sur la rive droite de la rivière. Les deux ont été réunies dans les années 1790.

Gizaucourt (120 hab., 779 ha), 10 km OSO de Sainte-Menehould, a son village en plaine sur la rive gauche de l’Auve. La D3 traverse tout au nord.

Voilemont (46 hab., 581 ha), 9 km OSO de Sainte-Menehould, a son village sur la rive gauche de l’Yèvre, juste au pied d’une avancée de la Côte de Champagne; petit hameau de Maupertuis au nord au bord de l’Yèvre, juste en amont du confluent avec l’Auve.

Dommartin-Dampierre (67 hab., 827 ha), 6 km OSO de Sainte-Menehould, associe deux villages. Dommartin est sur la D3, rive gauche de l’Auve, avec un château à grandes douves en carré; l’autoroute A4 et la voie ferrée traversent au nord. Dampierre-sur-Auve est juste au sud sur la rive droite; elle a été réunie à Dommartin en 1967.

Argers (120 Athacanés, 697 ha), 4 km OSO de Sainte-Menehould, est dotée de deux étangs dans un petit vallon, totalisant 26 ha. L’Auve borne le finage au nord; entre elle et le village passe l’A4. Le curieux gentilé vient probablement de l’Asténois.

Sud

Verrières (400 Padadas, 580 ha), 3 km au sud du chef-lieu, est hors de la forêt mais a une petite fabrique de manches en bois pour outils (Hénin, 30 sal., au Moulin de Bas). Le village est sur la rive gauche de l’Aisne.

Châtrices (36 Châtriciens, 1 953 ha dont 1 163 de bois), 7 km SSE de Sainte-Menehould, a un très petit village sur la rive gauche de l’Aisne, dans un grand méandre. Le finage déborde loin à l’est sur la forêt d’Argonne, creusée par une profonde vallée à six étangs, dont celui de la Grande Rouillie (16 ha). Il atteint ainsi la vallée de la Biesme et la limite du département au NE, où est la maison forestière de Pologne. Au SO, après un étranglement de moins de 100 m, il contient une quasi-enclave de 250 ha avec six autres étangs mais à l’ouest de l’Aisne.

Villers-en-Argonne (240 Babeurriers, 957 ha dont 286 de bois), 9 km SSE de Sainte-Menehould, a son village sur la rive gauche concave d’un méandre de l’Aisne, et des étangs dans la vallée à l’est; la LGV traverse le finage au sud. L’Ante borne le finage à l’ouest, la limite départementale est effleurée au NE.

Passavant-en-Argonne (210 Passavantins, 724 ha dont 161 de bois), 15 km SE de Sainte-Menehould, est bornée au nord par la limite départementale de la Meuse. Le village est au pied du plateau argonnais; l’Aisne limite le finage à l’ouest. La mention en-Argonne a été ajoutée en 1907.

Éclaires (100 hab., 1 096 ha), 17 km SSE de Sainte-Menehould, est limitrophe de la Meuse au sud et à l’est. Le village, au bord de l’Hardillon, est complété à l’est par les hameaux de Grigny et Gumont. La LGV traverse le finage au nord.

Le Chemin (53 hab., 624 ha), 14 km SE de Sainte-Menehould, a son finage borné à l’ouest par l’Aisne et traversé au nord par la LGV Est.

Les Charmontois (120 Charmontais, 1 465 ha dont 353 de bois), 19 km SE de Sainte-Menehould, juxtapose au bord de l’Aisne Charmontois l’Abbé en amont, Charmotois le Roi à l’ouest; élevages porcins. Le finage est limitrophe de la Meuse. L’Aisne le borne à l’est, puis le traverse. Vers l’ouest, au-delà de l’Aisne, il a une extension de 300 ha dans la forêt de Belval, avec des étangs.

Belval-en-Argonne (49 Belvalois, 1 217 ha dont 567 de bois), 21 km SE de Sainte-Menehould, 10 km à l’est de Givry, est limitrophe de la Meuse à l’est et au sud. Le village est tout à l’est; au centre, l’étang de Belval, originaire du 13e siècle, divisé par une digue du 18e, occupe une centaine d’hectares; il est contenu dans la réserve naturelle des étangs de Belval-en-Argonne (204 ha), elle-même incluse dans une réserve Natura 2000 de 279 ha, appréciée notamment pour ses oiseaux. La mention en-Argonne a été ajoutée en 1922; le nom avait été un temps Belval-sous-Hans.

Le Châtelier (62 hab., 1 070 ha dont 751 de bois), 21 km au sud de Sainte-Menehould juste au SE de Givry, a un finage très contourné à l’est dans la forêt de Belval, avec l’étang de Braux Forêt, mais entourant celui de la Grande Rouillie qui est à Givry. Le finage est traversé par la D902; la commune avait 91 hab. en 1999.

Givry-en-Argonne (460 Givryens, 766 ha dont 314 de bois), 18 km au sud de Sainte-Menehould, est un ancien chef-lieu de canton, sur la rive droite de l’Ante et la D982, pays natal d’Eugène Delacroix. C’est une ancienne seigneurie, refondée comme villeneuve en 1226, avec des franchises de bourg; François Ier lui octroya des foires en 1530; les étangs étaient exploités alternativement en assec et pour la pêche. On a fabriqué à Givry des toiles au 19e s., et des machines à battre jusque dans les années 1960. Sous le label de «station verte», le village met en valeur un bel étang sur l’Ante et son finage s’étend dans la forêt de Belval, incluant au SE l’étang de la Grande Rouillie (50 ha) avec ses digitations. La bourgade a des commerces et services de base, camping et maison de la voile au bord de l’étang, centre de vacances du Val d’Ante (80 lits); silos et atelier de ferronnerie-serrurerie et traitement du bronze (Ferri, 45 sal.). La population a diminué de 50 hab. depuis 1999.

Remicourt (60 hab., 937 ha), 19 km SSO de Sainte-Menehould, a son village face à Givry de l’autre côté de l’Ante, qui borde le finage à l’est et au sud; étang de la Lieue (10 ha) au SO.

La Neuville-aux-Bois (140 hab., 1 448 ha dont 558 de bois), 16 km au sud de Sainte-Menehould, a un finage en ailes de papillon, traversé par l’Ante qui longe le village et qu’accompagne la D982. À l’ouest, le finage est en plaine découverte avec deux grands étangs, d’Oie (19 ha) et des Fosses (32 ha). À l’est, il se déploie dans la forêt de Belval, où sont de petits étangs.

Le Vieil-Dampierre (110 hab., 1 378 ha dont 653 de bois), 14 km au sud de Sainte-Menehould est aussi sur la rive gauche de l’Ante juste au nord de La Neuville et longé par la D982; borne féodale. Le finage est beaucoup plus étendu à l’est, où il atteint le cours de l’Aisne et contient plusieurs étangs dans la forêt de Belval, dont celui des Franches Soles (19 ha) et celui de la Martinique (21 ha); hameau de Bournonville au SE à l’orée des bois.

Sivry-Ante (190 hab., 2 160 ha dont 484 de bois), 12 km SSO de Sainte-Menehould, a un finage étiré d’ouest en est et associe deux villages distincts. Sivry est à l’ouest, proche de la D982; Ante est sur la rive droite de l’Ante, assortie de trois étangs dans sa vallée. Leur fusion et le nom de la commune sont de 1967, mais Sivry a pu se nommer Sivry-sur-Ante auparavant. Au-delà vers l’est, la commune s’étend dans le Bois des Hargnes, garni d’étangs, et atteint le cours de l’Aisne, le long duquel elle ajoute vers l’amont une petite queue encore prolongée par une enclave de 2,7 ha entre Le Vieil-Dampierre et Le Chemin. La LGV Est traverse le finage tout au nord.

Braux-Saint-Remy (90 Brauxiens, 957 ha), 10 km SSO de Sainte-Menehould, a son village au SO du finage, que traverse à l’est la D982 et que longe au SO la LGV.

Élise-Daucourt (90 hab., 1 532 ha), 7 km SSO de Sainte-Menehould, a deux très petits villages proches, Daucourt étant sur la D982, la mairie à Élise au NO. Leur fusion et le nom sont de 1965; Élise s’est jadis écrit Élize.

Rapsécourt (35 hab., 723 ha), 13 km SO de Sainte-Menehould, a son petit village au bord de l’Yèvre. La LGV traverse le finage à l’ouest.

Dampierre-le-Château (110 hab., 1 113 ha), 15 km SO de Sainte-Menehould, a son village au nord de l’Yèvre; la LGV traverse le finage au nord.

Herpont (140 hab., 2 300 ha), 20 km SO de Sainte-Menehould, a un finage qui touche au SO à une ancienne chaussée romaine, empruntée par la D994.

Dommartin-Varimont (150 hab., 2 360 ha), 19 km SO de Sainte-Menehould, est formée par deux villages distincts dans la vallée de l’Yèvre, l’ex-Dommartin-sur-Yèvre en aval et Varimont en amont, réunis en 1965. À la limite orientale du finage se succèdent deux parcs de 14 éoliennes Gamesa (17 MW, italien Renvico) et 5 éoliennes Gamesa (16 MW, groupe français Vent d’Est) juchés sur la Crête de la Serre, qui est un fragment de la Côte de Champagne.

Épense (130 hab., 1 132 ha), 20 km SSO de Sainte-Menehould, est juste à l’est de Dommartin-Varimont, avec qui elle partage les parcs éoliens. À l’est, elle inclut l’étang de Roussi Pré (20 ha au mieux, mais de superficie très variable).

Somme-Yèvre (120 Segalais, 2 157 ha), 22 km SO de Sainte-Menehould, a son village à la source de l’Yèvre, comme son nom l’indique. La D884 traverse le finage au sud, sur une ancienne voie romaine.

Noirlieu (110 hab., 1 373 ha), 24 km SSO de Sainte-Menehould, est au pied de la côte de Champagne (crête de la Serre) à 7 km à l’ouest de Givry. Le village est au bord de l’étang de Noirlieu (40 ha) à la source de l’Ante, qui est au centre d’une zone de protection des oiseaux (Znieff de 55 ha). La voie romaine, reprise par la D994, limite le finage au sud.

Saint-Mard-sur-le-Mont (120 hab., 1 369 ha) est à 23 km SSO de Sainte-Menehould sur la D982 près des sources de la Vière, qui traverse le finage. La D994 passe au sud.

Contault (69 Contois, 962 ha) est à 27 km SO de Sainte-Menehould; le finage est longé au nord par la D994 sur une ancienne voie romaine.


Sainte-Menehould

(4 270 Ménéhildiens, 5 711 ha dont 3 918 de bois) est une ancienne sous-préfecture de la Marne, 46 km ENE de la préfecture. Les habitants sont les Ménéhildiens, mais le nom de la commune se prononce «Sainte-Menou» dans toute la Marne. Dans les documents historiques et dans les textes officiels, le nom a toujours été écrit sans accent; c’est par pure erreur que des variantes récentes, notamment dans la presse, lui donnent un, voire deux accents. Sainte-Menehould est la principale et même la seule ville de l’Argonne marnaise. Elle a reperdu en 2017 un rang de sous-préfecture qu’elle avait déjà perdu de 1926 à 1945.

Son site originel est un lobe de méandre de rive gauche de l’Aisne, au pédoncule très étroit et recoupé par un bref canal, de sorte que la ville est dans une île; une butte assez vigoureuse y porte le vieux village, avec le cimetière; l’Aisne lui sert de douve. Le centre-ville actuel, sur la N3 («voie de la Liberté»), est au pied de la butte côté nord. Ce site de Sainte-Menehould a fixé très tôt un château, qui a subsisté jusqu’au 9e s.; il a pris en 1148 le nom de la fille d’un comte du Perthois qui vivait vers la fin du 5e s. (Manehout, dite plus tard Ménéhilde); la place a été fortifiée à nouveau en 1204, le château relevant des comtes de Champagne.

Ville forte, Sainte-Menehould a surtout été une ville de route, servant d’étape entre Champagne et Lorraine. Elle s’y est signalée par la perspicacité de son maître de poste Drouet, reconnaissant Louis XVI en fuite sous son déguisement bourgeois le 21 juin 1791, et courant l’arrêter plus loin à Varennes; la commune fut baptisée Montagne-sur-Aisne en 1794. La ville basse a été entièrement reconstruite après un violent incendie en 1719, ce qui lui donne une allure homogène et appréciée aujourd’hui comme témoignage d’architecture du 18e s., où se mêlent les rangs de brique rouge et ceux de pierre blanche (gaize); musée municipal.

Toute la partie orientale de la commune s’étend sur le plateau boisé de l’Argonne, jusqu’à la limite départementale, parcouru notamment du nord au sud par les chemins de la Grande Tranchée et de la Haute Chevauchée (désignation attestée déjà en 1150), et qui culmine à 261 m. Ce plateau a longtemps eu un rôle stratégique éminent. Il est traversé par l’autoroute de l’Est, la voie ferrée de Châlons à Verdun (tunnel de 800 m), la N31 le long de laquelle, parmi les pommiers, s’étire le gros hameau de la Grange-aux-Bois, d’environ 700 habitants, créé au Moyen Âge mais qui n’est jamais devenu une commune. Les environs ont eu des verreries et des usines de draps.

Outre ses fonctions de bourg et d’ancienne sous-préfecture, qui lui valent un centre hospitalier public (20 lits), un office du tourisme, un collège et un lycée professionnel publics, trois supermarchés dont un Super U (65 sal.), un Intermarché, Sainte-Menehould est encore une petite ville industrielle. Elle fut un fief du groupe Pechiney, puis Alcan; la principale usine locale est celle des emballages Albea, ex Cebal, jadis Tuboplast, tubes et bombes aérosols, 530 emplois (une autre usine Alcan est à Vienne-le-Château). En outre, connecteurs Hummel (groupe Jaeger, 60 sal.) et divers ateliers, centres pour handicapés et d’aide par le travail, hôtel Le Cheval Rouge (20 sal.). Une zone d’activités a été aménagée sur 26 ha dès 1960; elle est relayée par le parc d’activités des Accrues, établi en 1988 sur 19 ha près de l’accès autoroutier.

Par ailleurs, Sainte-Menehould cherche à développer une fonction d’accueil et de loisir, soignant et en vantant ses spécialités gastronomiques, surtout le célèbre pied de porc; c’est une «station verte de vacances» avec camping, équitation, canotage, animations nombreuses. La commune a eu 5 300 hab. en 1896; sa population avait ensuite diminué jusqu’à 4 200 en 1931, puis était remontée à 5 800 en 1975, mais décline à nouveau depuis; elle a perdu 960 hab. depuis1999. La ville est le siège d’une communauté de communes de l’Argonne champenoise qui groupe 60 communes et 12 800 hab. Elle est le bureau du vaste canton nouveau d’Argonne Suippe et Vesle (22 500 hab., 79 communes).