Communauté de communes du Grand Langres

Langres (Grand)

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communauté de communes de la HauteMarne, associant 54 communes et 21 200 hab. sur 69 640 ha. Le siège et à Langres, seule commune de plus de 2000 hab.

Saints-Geosmes (1 160 Saint-Geosmois, 1 494 ha dont 286 de bois), 4 km au sud de Langres sur la N74, est la seule véritable banlieue de Langres. La commune se signale par les forts de la Marmotte et de la Bonnelle, un hypermarché Leclerc (180 sal.) et plusieurs ateliers: Chaudronnerie de l’Est (CDE, citernes et réservoirs, 95 sal.), mécanique MGL (40 sal.) et JAC (30 sal.), entreprises de transports Imany (180 sal.), CTP (55 sal.) et SNC2M (Deux Moulins, 45 sal.). La population a crû depuis la guerre (310 hab. en 1954) puis s’est stabilisée après 1999, mais la commune s’est agrandie en 2016 en annexant Balesmes-sur-Marne (240 Balesmois, 1 267 ha), 4 km à l’est, qui abrite les sources de la Marne (grotte de Sabinus, monument); le village se trouve juste au-dessus du tunnel du canal Entre Champagne et Bourgogne (4 700 m) qui franchit la ligne de partage des eaux entre Marne et Saône.

Bourg (160 Bourgeois, 723 ha), 7 km au sud de Langres, a son village à la tête d’un vallon qui échancre le coteau méridional du plateau de Langres et qu’emprunte la D974; promenade du Belvédère.

Noidant-le-Rocheux (160 Noidantais, 1 649 ha dont 638 de bois), 10 km au SO de Langres, a son village dans la vallée de la Mouche, qui incise le plateau de Langres. L’A31 frôle le finage à l’ouest, une aire de repos porte le nom de Langres-Noidant.

Courcelles-en-Montagne (90 Courcellois, 1 516 ha dont 568 de bois),12 km OSO de Langres, est sur le plateau, traversée par l’A31.

Perrancey-les-Vieux-Moulins (300 hab., 1 726 ha dont 254 de bois), 5 km à l’ouest de Langres, a son village sur le versant droit de la vallée de la Mouche juste au début du réservoir de la Mouche, assorti d’un lotissement un peu en aval, d’un autre en amont sur le plateau, et du village des Vieux-Moulins (75 hab.) dans la vallée 2 km au sud, ancienne commune absorbée en 1972. Le finage atteint à l’est le haut du coteau qui domine Langres, englobant les restes d’un ancien fort.

Saint-Ciergues (180 hab., 1 245 ha dont 253 de bois), 6 km ONO de Langres, a son village sur le versant gauche de la vallée de la Mouche, au-dessus du barrage de 410 m qui retient le lac bifide de la Mouche (94 ha), réalisé en 1890. Le finage s’étend sur le plateau au NO.

Saint-Martin-lès-Langres (110 hab., 364 ha), 5 km NO de Langres, est sur le haut du versant gauche de la vallée encaissée de la Mouche, juste au NE de Saint-Ciergues; château en contrebas. La mention lès-Langres a été ajoutée en 1962.

Beauchemin (110 hab., 1 192 ha dont 568 de bois), 9 km NO de Langres, est sur le plateau de Langres au passage de la D3, entre deux buttes montant à 445 m. Au NO a pris place un vaste échangeur de raccordement de l’A5 et de l’A31. L’A31 traverse le finage au nord; au-delà, s’étend le Bois de la Pâture. La commune avait été réunie à Rolampont en 1972 mais a repris son indépendance en 1989.

Mardor (53 Mardochins, 744 ha), 10 km ONO de Langres, est sur le Plateau 4 km à l’ouest de Saint-Ciergues. Le finage est traversé à l’est par l’A31, au bord de laquelle a été placé en 1983 le Soleil de Langres, sculpture en acier de Louis Leygue, de 15 m de haut, commandée par la société des autoroutes (SAPRR).

Voisines (110 Voisinats, 1 908 ha), 13 km à l’ouest de Langres, est sur le plateau au bord de la Suize et en forme de clairière.

Ormancey (80 hab., 1 711 ha), 17 km ONO de Langres, est au bord de la Suize sur le plateau; forêt domaniale à l’ouest.

Marac (220 Maracéens, 2 192 ha dont 967 de bois), 16 km NO de Langres, est au bord de la Suize sur le plateau et touche à l’échangeur autoroutier A5-A31; grands bois à l’ouest, dans le prolongement de la forêt d’Ormancey.

Faverolles (100 Faverollais, 1 728 ha dont 673 de bois), 19 km NO de Langres, est sur la rive droite de la Suize qui commence à s’encaisser dans le plateau de Langres; château, site archéologique gallo-romain avec musée.

Rolampont (1 480 Rolampontais, 4 910 ha dont 1 478 de bois) est à 11 km NNO de Langres dans la vallée de la Marne à son entrée dans le plateau, et au confluent du Val de Gris; elle est desservie par le canal, la N19 (D619), la voie ferrée et un échangeur à péage de l’autoroute A31 avec la N19, assorti d’une zone d’activités. Ses principales entreprises sont un poste des autoroutes (SAPRR, 30 sal.) et un constructeur (Maillefert, 30 sal.), et surtout la Forge des Belles Ondes (FBO, 60 sal., pièces pour chemins de fer), issue d’une chute d’eau qui avait fixé une forge au 18e s., puis un moulin, repris comme forge en 1946 et près de laquelle coule la cascade pétrifiante de la Tuffière. Rolampont a une population stable, compte tenu de sa fusion en 1972 avec Lannes (180 hab. en 2021, 3 km à l’est), Tronchoy (60 hab., 5 km ENE), Charmoilles (90 hab., 6 km à l’est) et Beauchemin; mais celle-ci, un peu éloignée au sud-ouest près du gros échangeur autoroutier A5-A31, a repris son indépendance en 1989. Au NE du village, le plateau porte l’aérodrome de Langres (LFSU, piste en herbe de 920 m, aéroclub et vol à voile). Au SE, une butte isolée le fort de Saint-Menge à 446 m.

Chanoy (130 Chanoyens, 210 ha), 9 km NNO de Langres, a un très petit finage sur la rive gauche de la Marne juste au sud de l’échangeur de Rolampont, avec un poste d’interconnexion électrique.

Humes-Jorquenay (590 Hûmois, 1 564 ha dont 143 de bois), 5 km au NNO de Langres dans la vallée de la Marne, au confluent avec la Mouche et la Bonnelle, prolonge l’agglomération langroise, bénéficiant de la N19, d’une gare et du canal; usine de plastiques Magna (150 sal., encapsulage de vitrages de voitures). La commune est issue d’une fusion de 1973 entre Humes (360 hab.) et Jorquenay (150 hab.) sur la rive droite de la Marne un peu en amont; sa population a augmenté jusqu’en 1982 puis s’est à peu près stabilisée.

Charmes (150 hab., 604 ha), est à 7 km NNE de Langres dans la vallée du Val de Gris. Juste en amont est la digue de 362 m de long et 17 m de haut qui retient le réservoir de Charmes, établi en 1906, de 5 km de long et 197 ha, capable de stocker 16 Mm3. Charmes a fait partie de la nouvelle commune de Val-de-Gris de 1972 à 1983.

Changey (310 Changeyeins, 667 ha), 10 km NNE de Langres, a son village au pied d’une grosse butte triangulaire montant à 467 m et jadis couronnée d’une batterie. La commune est traversée par une voie romaine et bordée au sud par le réservoir de Charmes, dont elle détient 40 ha. Elle a 90 hab. de plus qu’en 1999 (+41%): les bords du lac, 1 km au sud du village, se sont peuplés de pavillons et bénéficient d’un pont de la D54 vers Langres à travers le lac. Changey a fait partie de Val-de-Gris de 1972 à 1983.

Bannes (380 Bannois, 916 ha dont 144 de bois), 8 km NE de Langres, a son village sur la D74 au-dessus de la rive méridionale du lac de Charmes, dont la commune possède la plus grande partie, débordant même un peu sur la rive nord. Bannes a fait partie de Val-de-Gris de 1972 à 1983.

Champigny-lès-Langres (440 Campinois, 635 ha), 4 km NNE de Langres, est traversée par la voie romaine et bornée au SO par la vallée de la Marne, que suivent le canal et la voie ferrée.

Peigney (380 Villepaniens, 822 ha), 3 km au NE de Langres de l’autre côté de la Marne, se signale par une fromagerie du groupe Entremont (emmental, 100 sal.), le fort de Peigney, le barrage et une partie du lac de la Liez, le canal de la Marne à la Saône, une base départementale de loisirs et de plein air avec station nautique; camping de la Liez, de luxe (160 places, 20 sal.). Le lac de la Liez, mis en eau en 1888 derrière une digue de 400 m de long et 16 m de haut, occupe 290 ha et agrémente l’horizon de Langres. Son rivage NO, escarpé, composé par le hameau d’Angoulevent et la station balnéaire dite Langres-Plage, est dans la commune de Peigney, dont la population a cependant peu augmenté depuis 1999.

Chatenay-Mâcheron (100 hab., 610 ha), 6 km ESE de Langres, est dans un petit vallon affluent de droite de la Marne. La commune contient au nord la rive méridionale du lac de la Liez. La N19 traverse le finage entre le village et le lac.

Saint-Maurice (140 Mauritiens, 355 ha), 7 km ESE de Langres, jouxte Chatenay-Mâcheron à l’est; le finage s’avance en pointe vers le NO où il atteint le lac de la Liez.

Au centre

Chatenay-Vaudin (52 hab., 372 ha), 12 km ESE de Langres, est longée au sud par la N19. La commune a fait partie de Val-de-Gris de 1972 à 1983.

Lecey (210 hab., 785 ha), 10 km à l’est de Langres, est sur la Liez, à l’extrémité orientale du lac de la Liez dont elle possède la partie amont sur environ 110 ha. La commune a fait partie de Val-de-Gris de 1972 à 1983.

Orbigny-au-Mont (140 hab., 935 ha dont 211 de bois), 11 km ENE de Langres, est à la source de la Suane, petit affluent du Liez; son finage atteint à l’est le sommet de la Côte orientale du Plateau de Langres.

Orbigny-au-Val (100 hab., 755 ha dont 156 de bois), 10 km ENE de Langres, est juste à l’aval d’Orbigny-au-Mont sur la rive droite de la Suane et contient à l’ouest la baie NE du réservoir de la Liez, avec la presqu’île des Murgers. La commune a fait partie de Val-de-Gris de 1972 à 1983.

Neuilly-l’Évêque (610 Neuilléens, 2 376 ha dont 666 de bois), 13 km NE de Langres, est un ancien chef-lieu de canton, dans le Val de Gris. Son finage contient une dizaine d’hectares de l’extrémité orientale du lac de Charmes. Elle s’est nommée Val-de-Gris en 1972 à la suite de fusions de communes qui avaient haussé sa population à 2 400 hab. La fusion dissoute, elle a repris en 1984 son ancien nom avec son autonomie; forge Gascard Martin-Prost (35 sal.). La population a baissé de 40 hab. après 1999.

Dampierre (390 Dampierrois, 1 839 ha dont 291 de bois), 14 km NNE de Langres, est dans un vallon descendant vers Rolampont et emprunté par l’A31, qui frôle le village. À l’est, sur un promontoire dominant le Bassigny, se dresse le fort de Dampierre, monument historique du 17e siècle devenu réserve Natura 2000 en raison de l’abondance des chauve-souris. Dampierre partage avec Poinson-lès-Nogent et Vitry-lès-Nogent, au nord-ouest de son territoire, le parc éolien de Haut de Conge (12 Repower, 24 MW, au canadien Boralex), sur un site de plateau marqué par d’anciennes carrières. La commune a fait partie de Val-de-Gris de 1972 à 1983.

Chauffourt (210 Chauffourtois, 963 ha dont 226 de bois), 18 km NE de Langres, est juste au pied de la Côte et du fort de Dampierre, au bord de la Traire.

Frécourt (100 Frécourtois, 622 ha), 17 km NE de Langres, est au bord de la Traire, à la traversée de la D74 de l’A31 qui passent juste au nord. La commune a fait partie de Val-de-Gris de 1972 à 1983.

Bonnecourt (140 Bonnecourtois, 1 088 ha), 19 km NE de Langres, et aux sources de la Traire. La D74 et l’A31 traversent le finage au nord. La commune a fait partie de Val-de-Gris de 1972 à 1983.

Poiseul (73 hab., 458 ha), 17 km ENE de Langres, est à la tête du Val de Gris. La commune a fait partie de Val-de-Gris de 1972 à 1983.

Andilly-en-Bassigny (110 Andillois, 842 ha dont 218 de bois), 20 km ENE de Langres, a son village au pied du coteau bordier du plateau de Langres. La butte-témoin du mont Mercure (443 m) est réputée signaler la divergence des bassins de la Marne, de la Meuse et de la Saône, qui vont vers trois mers différentes; vestiges de villa et de thermes gallo-romains. Le village est sur le ruisseau de Presles, qui descend en direction de la Saône par une branche de l’Amance. La voie ferrée de Chalindrey à Vittel passe au pied du coteau; ancienne gare au SO du finage. La mention en-Bassigny est de 1924. La commune a fait partie de Val-de-Gris de 1972 à 1983.

Plesnoy (120 Plesnoysiens, 903 ha dont 167 de bois), 16 km ENE de Langres au pied du Plateau, en Bassigny, est dominée par le fort de Plesnoy; la voie ferrée de Chalindrey à Vittel suit le pied du coteau. Une tête de l’Amance commence au village. La commune avait fusionné avec Marcilly de 1972 à 1987.

Marcilly-en-Bassigny (230 hab., 1 956 ha dont 753 de bois), 18 km ENE de Langres, est à l’une des sources de l’Amance, qui s’encaisse juste au sud. La vallée de Presles, autre tributaire de l’Amance, s’encaisse plus à l’est, dans la forêt domaniale de Marcilly-Voisey. La mention en-Bassigny est de 1924 puis la commune a pris le nom de Marcilly-Poisey de 1972 à 1987 à la suite d’une fusion.

Celles-en-Bassigny (110 hab., 892 ha dont 213 de bois), 22 km ENE de Langres, donne sur un vallon de la vallée de Presles. La mention en-Bassigny est de 1924.

Lavernoy (72 Lavernais, 450 ha), 25 km ENE de Langres est un maigre village-rue de plateau.

Rançonnières (110 Rancenais, 835 ha), 23 km ENE de Langres, est à un petit carrefour des D35 et D14, à la tête d’un vallon descendant vers la vallée de Presles.

Saulxures (130 Saulxurois, 819 ha), 26 km ENE de Langres, est à la source de la Petite Amance sur la D35; traces d’une voie romaine de Langres à Bourbonne; un étang de 9 ha au NO. La commune a fait partie de Val-de-Meuse de 1972 à 2012.

Au nord-est

Avrecourt (120 Avrecourtois, 764 ha), 24 km NE de Langres, est sur le bassin-versant de la Meuse; le finage est traversé par la voie ferrée vers Vittel et borné au sud par la voie romaine de Langres à Bourbonne. La commune a fait partie de Val-de-Meuse de 1972 à 2012.

Dammartin-sur-Meuse (200 Dammartinois, 1 558 ha dont 261 de bois) est à 28 km NE de Langres sur la D417. La Meuse naissante coule au nord du finage. La mention sur-Meuse est de 1909.

Val-de-Meuse (1 900 Montigniers, 7 416 ha dont 1 067 de bois), rassemble neuf communes anciennes. Le centre en est Montigny-le-Roi, ancien chef-lieu de canton à 24 km NE de Langres au carrefour de la D417 et de la D74, traversée par l’A31 (échangeur à péage juste à l’est du bourg, double aire de repos un peu au sud). Dans la commune travaillent une grosse fromagerie du groupe Entremont (280 sal.), l’atelier d’encadrements Eurocadres (45 sal.), les transports Da Silva (60 sal.), des scieries et élevages de volailles; un collège public, un Intermarché (35 sal.). Montigny a 130 hab. de moins qu’en 1999 (dans sa configuration actuelle).

Montigny a absorbé en 1966 Meuse (140 hab.), 4 km à l’est du bourg sur la Meuse, avec gare ferroviaire et bifurcation routière. Puis en 1972 Montigny a fusionné avec 8 communes, dont Avrecourt et Saulxures au sud, qui ont repris leur autonomie en 2012. Sont restées Épinant (80 hab. en 2021), 3 km à l’ouest de Montigny dans un vallon affluent de la Traire et donc dans le bassin de la Marne; Récourt (60 hab.), 7 km au sud de Montigny au pied de la Côte; Provenchères-sur-Meuse (240 hab.) 4 km ENE sur la rive gauche de la Meuse, assortie au nord du hameau de Damphal sur la même rive, qui lui a été réuni dès les années 1790; Lécourt (60 hab.), 3 km à l’est de Provenchères; Maulain (64 hab.) à 9 km ENE de Montigny sur la D429; Ravennefontaines (70 hab.), 3 km au NE de Maulain et donc à 12 km de Montigny. Enfin en 1974 est venue se joindre Lénizeul (90 hab. en 2021 à 10 km au NE).

Sarrey (390 Sarreyens, 1 421 ha dont 280 de bois), 21 km NNE de Langres, 5 km au NO de Val-de-Meuse et 7 km au SE de Nogent, relève du bassin industriel de celle-ci et a gagné 50 hab. depuis 1999; traitements de surfaces Chesneau (70 sal.) et Haute-Marne Parachèvement (75 sal.).

Is-en-Bassigny (560 Issois, 1 937 ha dont 413 de bois), 26 km NNE de Langres, est au bord du Rognon et de la D417; charpentes et menuiserie Lallemant (20 sal.). Au sud-est, parc de six éoliennes Vestas (12 MW) au canadien Boralex. Au nord, la butte de la Côte d’Hennemont monte à 457 m. La commune a 50 hab. de moins qu’en 1999.

Rangecourt (64 Rangecourtois, 681 ha), 29 km NNE de Langres, est dans un vallon affluent de la Meuse et traversée par la voie romaine de Langres à Trèves par Bourbonne.

Lavilleneuve (60 hab., 515 ha), 31 km NE de Langres, est bornée au NE par la Meuse et traversée par la voie romaine Langres-Trèves.

Choiseul (82 Causéoliens, 863 ha), 33 km NE de Langres, domine un court vallon affluent de droite de la Meuse. Au nord, butte ronde de la Côte Saint-Nicolas (408 m).

Noyers (86 hab., 729 ha dont 148 de bois), 32 km NE de Langres, est au pied de la Côte jurassique, sur la D74; la voie romaine limite son finage à l’est.

Daillecourt (73 Daillecourtois, 737 ha), 34 km NE de Langres, fait suite à Noyers dans un même site, 2 km au sud de Clefmont; charpentes métalliques Constru’Métal (25 sal.).

Clefmont (180 Clefmontais, 1 933 ha dont 1 261 de bois), 37 km NE de Langres, est un ancien chef-lieu de canton, 30 km à l’est de Chaumont, sur le rebord du plateau dominant le Bassigny et la D74; château-prieuré, grande forêt avec arboretum au nord sur le plateau. Elle a eu 450 hab. en 1876 et n’a cessé de se dépeupler depuis, perdant encore 40 hab. après 1999.

Perrusse (33 Perrussiens, 561 ha), 38 km NE de Langres, est sur le plateau juste à l’ouest de Clefmont.

Buxières-lès-Clefmont (28 hab., 592 ha), 37 km NE de Langres, est sur le plateau au-dessus d’un vallon, 2 km à l’ouest de Perrusse.


Langres

(8 100 Langrois, 2 233 ha) est une sous-préfecture de la Haute-Marne, à 35 km au SE de la préfecture. Langres est surtout remarquable par son grand rectangle de remparts qui en font une citadelle presque intacte. Sa position au beau milieu de ce seuil exceptionnel qu’est le plateau de Langres en a fait à la fois un point fort et un lieu menacé, en limite de provinces et, quelque temps, de royaumes. Elle a commencé sur son oppidum et comme capitale de la tribu gauloise des Lingons, dont vient son nom; mais la ville romaine, qui tenait quelque 80 ha du côté sud de la ville actuelle, se nommait Andematunum.

Elle fut un évêché précoce (4e siècle), puis une ville royale et une forteresse des confins champenois; elle devint une capitale de la contre-réforme catholique au 17e siècle, avec collège, et un lieu d’industrie, notamment de la coutellerie; elle fut aussi le berceau de Diderot, qui y naquit en 1713. Puis elle perdit beaucoup d’atouts: la fonction de défense faiblit avec la fin des troubles, des bandes et de la guerre de Trente Ans; la croissance de Dijon lui enleva une part de son attraction, et même Chaumont l’emporta comme préfecture en 1790; la coutellerie l’abandonna pour les campagnes environnantes avant de se fixer à Nogent.

Toutefois elle retrouva au 19e siècle une position nationale: les tensions européennes lui firent retrouver sa fonction de place forte après 1840, une nouvelle citadelle fut élevée au sud de 1842 à 1858, et Séré de Rivières la fit doter après 1875 d’une ceinture de forts — qui ne servirent jamais; tandis que le seuil exprimait son rôle par le passage du chemin de fer (1857) et la bifurcation de Chalindrey, établie un peu au sud-est, et l’ouverture du canal de la Marne à la Saône (rebaptisé depuis Entre Champagne et Bourgogne), achevé seulement en 1907 et qui dota ses environs de quatre lacs appréciés. Plus récemment, la jonction des autoroutes A5-A26 et A31, lui assurant des liaisons rapides avec Troyes et Paris, Reims et Lille, Nancy-Metz et l’Allemagne rhénane, plus Dijon et le Rhône, semblait lui ouvrir de vastes perspectives. Pourtant la ville n’a guère grandi depuis longtemps. Langres avait 12 000 hab. en 1881, seulement 7 500 en 1931; la population est remontée à un maximum de 11 400 hab. en 1975 après avoir intégré la commune de Corlée au sud-est (210 hab. en 2021), avant de diminuer à nouveau; la perte a été de 2 390 hab. depuis 1999 (+23%).

Au moins Langres est-elle classée parmi les «plus beaux détours» et vaut-elle en effet la visite. Hors même la citadelle militaire qui la domine au sud, elle reste campée sur une longue butte dominant à droite la large vallée de la Marne, à gauche le vallon de son petit affluent la Bonnelle. C’est vers le nord et l’est que les pentes sont les plus fortes et les défenses les plus commodes, l’accès naturel depuis le plateau par le sud étant précisément défendu par la citadelle du 19e siècle. La ville est entourée par 3 km de remparts, dessinant un rectangle étiré du sud au nord, muni de sept tours et de six portes, qui viennent du 14e siècle; un complément fortifié s’y adjoint du côté de la Marne (tour Sous les Murs et porte Henri IV). Une porte à l’ouest est d’origine gallo-romaine; la porte des Moulins, au sud, est monumentale. Un axe nord-sud sert d’épine dorsale et se nomme évidemment la rue Diderot; la cathédrale, commencée au 12e siècle, flanquée d’un cloître, trône à l’est, l’hôtel de ville et le marché sont au nord-ouest. Le centre conserve quelques maisons anciennes dont une très belle maison renaissance, un musée d’art et d’histoire, le musée de faïence et coutellerie du Breuil; point de vue avec table d’orientation côté est.

Langres a un bon équipement tertiaire de sous-préfecture, avec un centre hospitalier public (135 lits), clinique privée (la Compassion, 75 lits, 85 sal.), deux collèges et deux lycées publics dont un professionnel, un collège privé; maison familiale rurale. La topographie oblige évidemment les gros employeurs à se tenir hors des murs, surtout dans la vallée de la Marne où passe la voie ferrée, ou sur le plateau au sud vers Saints-Geosmes. Un train à crémaillère avait relié la gare à la ville haute, mais a été supprimé; en 1995, deux ascenseurs ont été installés pour accéder des parcs à voitures à la ville haute. Un nouveau pôle logistique s’équipe à la faveur des autoroutes, avec 3 parcs sur 360 ha.

L’emploi industriel a été complètement renouvelé par la demande de l’industrie automobile: Freudenberg emploie 290 personnes à la fabrication de joints de caoutchouc; Plastic Omnium a établi deux usines de 220 sal. (Auto Extérieur, plastiques pour l’automobile) et 170 sal. (SULO Systèmes urbains); PPP (Producteurs de plastiques performants) ajoute 140 emplois au secteur. Langres accueille aussi une fromagerie Entremont Alliance (55 sal.); mécanique Marie (95 sal.); transports frigorifiques STEF (150 sal.); travail temporaire Adecco (120 sal.) et Manpower (75); un Intermarché (35 sal.); La Poste (50 sal.).

Les environs offrent surtout à la visite les forts des années 1880 et les quatre lacs alimentant le canal: Liez, Charmes, Mouche et Vingeanne ou Villegusien. La communauté de communes du Grand Langres associe 54 communes (21 200 hab.). L’arrondissement a 43 300 hab., 157 communes. Le nouveau canton de Langres a 18 communes et 11 900 hab.