Bures-sur-Yvette

(9 480 Buressois, 407 ha) est une commune de l’Essonne dans la CA Communauté Paris-Saclay, juste à l’ouest d’Orsay. La partie nord de la commune, avec l’ancien village, est dans la vallée de l’Yvette, que domine à la limite nord du territoire communal le talus du plateau de Saclay, ourlé par le bois de la Guyonnerie. Le domaine universitaire de Paris-Sud à Orsay déborde ici sur le territoire buressois dans le parc de Launay. L’anneau de collision, accélérateur de particules de 1967 et de 7 mètres de diamètre, qui a servi jusqu’en 1988, est inscrit parmi les monuments historiques. Un laboratoire de l’INRAE (neurobiologie comparée des invertébrés), spécialiste notamment des abeilles, y a trouvé place. Plus loin au sud-ouest sur la route de Chartres est l’Institut et Centre d’Optométrie (ICO), assorti d’un musée.

Au nord, les installations de recherche et d’enseignement du plateau de Saclay sont très proches du centre de Bures, mais dans un appendice de la commune de Gif-sur-Yvette. Le finage de Bures s’étend en pointe au sud, sur le plateau des Ulis, dans le quartier de Montjay qui a conservé son château et abrite une institution spéciale d’éducation surveillée; un grand lotissement de pavillons y a pris place. La limite sud-ouest de la commune suit le vallon boisé du ruisseau d’Angoulême, qui rejoint le Vaularon; celui-ci conflue avec l’Yvette en centre-ville au château des Bures, dans le parc de la Grande Maison. Le centre-ville s’accompagne vers l’est du parc du Grand Mesnil, qui abrite un hôpital psychiatrique pour enfants et adolescents (160 lits médicaux), et l’Institut des Hautes Études scientifiques, créé au Bois-Marie en 1958 par Léon Motchane, industriel d’origine russe; maison de retraite Korian (60 sal.).

La ville a un collège public, un centre d’aide par le travail; traitement des eaux Suez (100 sal.). La route D998 traverse la commune de l’est au sud-ouest. La voie ferrée de la vallée a deux gares du RER B, Bures-sur-Yvette au centre et la Hacquinière plus à l’ouest. La plus grande partie de la commune est couverte de pavillons; une fraction de l’ancien territoire, au sud-est, a servi en 1977 à la formation de la commune des Ulis. La mention «sur Yvette» a été ajoutée en 1927. La commune n’avait alors que 1 100 hab. mais venait d’entamer sa croissance, qui l’a menée à 2 600 hab. en 1954, 6 900 en 1975, 9 200 en 1990, 9 800 en 1999; le mouvement s’est inversé ensuite depuis.