Pont-à-Marcq

2 700 hab. (Pontamarcquois) dont 120 à part, 222 ha, chef-lieu de canton du département du Nord dans l’arrondissement de Lille, 14 km au SSE de la préfecture au bord de la Marque. Le bourg a longtemps servi de relais entre Lille et Douai : il est connu pour ses auberges, et a un collège public. La commune abrite aussi un Cresda (Centre d’Education Spécialisée pour Déficients Auditifs, 150 places) et une maison de retraite. Elle a reçu en 1936 une grosse usine de produits chimiques pour la photographie associant Thiriez et Gevaert et devenue Agfa-Gevaert (340 sal.) ; négoce de textiles Madeco (70 sal.), installations thermiques Nordflam (30 sal.), Intermarché (35 sal.), transports Capelle (30 sal.). La commune a eu entre 800 et 950 hab. de 1846 à 1939, puis s’est mise a croître après la dernière guerre ; elle a encore gagné 500 hab. de 1999 à 2010.

Le canton a 38 900 hab., 15 communes, 11 686 ha dont 1 157 de bois. La plupart des communes, Frétin, Avelin et Ennevelin au nord, Phalempin, Attiches et Mérignies au centre, Mons-en-Pévèle et Bersée au sud-est, et Wahagnies, Thumeries et Ostricourt au sud-ouest, ont plus de 2 000 habitants. Restent, dans les interstices, des communes de petit finage.

La Neuville (700 Neuvillois, 395 ha dont 168 de bois), 7 km au SO du chef-lieu, a une population en augmentation (360 ha. en 1954) et a encore gagné 50 hab. de 1999 à 2007. Elle se distingue par le château de l'Hermitage (18e s.), à l'orée de la forêt domaniale de Phalempin qui s'étend dans le nord du finage, et au sud par un lac de 20 à 25 ha issu d'un bassin de décantation industrielle de l'ancienne sucrerie de Thumeries, dans les bois près des sources de la Marque. Autour de ce lac a été défini le site naturel ornithologique des Cinq Tailles, étendu sur 120 ha avec Thumeries.

Sa voisine Tourmignies (700 Tourmignisiens, 203 ha) est à 3 km au SO du chef-lieu au bord de la Marque et a une église classée, en partie du 12e s.; elle abrite le jardin d'attraction du parc d'Assignies sur 18 ha; sa population croissait aussi (510 hab. en 1954), mais elle a perdu 60 hab. de 1999 à 2010. Moncheaux (1 500 Monchelois, 497 ha) est tout au sud du canton et son habitat dessine une rue orientée vers l'ancien pays minier. Elle avait déjà 1 000 hab. en 1846 et n'a que très lentement progressé, gagnant toutefois 140 habitants entre 1999 et 2010.