Sainte-Marie

31 000 hab. (Saint-Mariens) dont 380 à part, 8 721 ha, commune et canton de la Réunion sur la côte au Vent, 10 km à l’est de Saint-Denis. Elle s’étend entre la ravine des Pluies, qui la sépare de Saint-Denis, et la ravine des Chèvres, vers Sainte-Suzanne. Ses 8 km de côte sont exposés au nord; l’aéroport de Saint-Denis, naguère de Gillot mais nommé Roland-Garros, y a pris place côté ouest; équipé de deux pistes de 3 200 et 2 870 m, d’une aérogare pour passagers de 27 000 m2 et d’une aérogare de fret de 9 000 m2, il enregistre 12 000 mouvements d’avions par an, 1 600 000 passagers et 28 000 t de fret, dont 20 000 aux arrivées, ce qui le classe au premier rang dans l’outre-mer français. Cinq compagnies assurent des liaisons régulières avec la métropole, Maurice, Madagascar, Mayotte, les Comores, Johannesbourg: Air Austral, Air France, Air Madagascar, Air Mauritius et Corsair.

Le bourg de Sainte-Marie est un peu à l’est, sur le rivage, et doté d’un petit port de plaisance, le troisième de l’île (180 places) mais dont la capacité devrait être portée à 400 anneaux. La commune, plus résidentielle qu’industrielle, offre à peu près autant d’emplois (8 600) qu’elle a de personnes occupées. L’ensemble formé par les quartiers le Verger, la Découverte et les Gaspards, qui jouxtent le centre-ville, est classé en «zone de rénovation urbaine». Plaine et basses pentes sont très urbanisées aux abords de Saint-Denis dans le quartier de Rivière des Pluies, et l’habitat monte assez haut sur les pentes du Grand Moka, jusqu’aux hameaux de l’Espérance et de la Confiance.

Le territoire communal a une largeur assez constante d’environ 7 km jusqu’à la crête qui domine le cirque de Salazie et qui s’élève à 1 802 m, à 12 ou 13 km du littoral. La forêt occupe les hauts dans la «plaine» des Fougères. Le peuplement de la commune est ancien, Sainte-Marie ayant servi d’espace agricole privilégié pour Saint-Denis; la culture de la canne à sucre y a été fondamentale et les distilleries y furent nombreuses. Avant qu’il ne transfère son siège à Paris en 1995, elle était le siège du groupe réunionnais Bourbon, qui possédait l’usine de Bois-Rouge mais s’est dégagé du sucre pour se concentrer sur la pêche, le transport maritime et la distribution sous la marque Vindémia — celle-ci finalement acquise majoritairement par le groupe Casino en 2005.

La commune abrite trois collèges et trois lycées publics dont deux professionnels, le second complexe de salles de cinéma de l’île après Saint-Paul, un dispensaire, une médiathèque, un beau temple tamoul. La population communale croît: elle était de 20 300 hab. en 1999, 26 800 en 1999. Le maire est Jean-Louis Lagourgue, UMP, également conseiller général.