Gourbeyre

8 300 hab. (Gourbeyriens) dont 230 à part, 2 252 ha, commune de la Guadeloupe et canton dans l’arrondissement de Basse-Terre, juste au sud de la préfecture. Elle s’est d’abord nommée Dos-d’Âne, avant de prendre en 1846 le nom du précédent gouverneur de la Guadeloupe. Le bourg est situé sur la N 1 à l’intérieur des terres, au sud-est de Basse-Terre à 3 km, mais il est à présent soudé à celle-ci par les lotissements qui dominent le ravin du Galion. Le finage de Gourbeyre, hérité de grandes propriétés ecclésiastiques, monte au sud jusqu’à la crête des monts Caraïbes (687 m) et envoie, au-delà du Plateau du Palmiste, un appendice vers le nord-est, presque au sommet de la Soufrière, dans un paysage boisé et accidenté, riche en chutes et cascades dans le ravin du Galion et dominé par les sommets de la Citerne (1 155 m) et de l’Échelle (1 397 m).

Le bourg est dominé au nord-est par une étroite planèze où est le hameau dénommé Plateau du Palmiste, qui monte jusqu’à 733 m. Dans le haut bassin de la ravine Blanche qui descend vers le sud-est où elle rejoint la rivière Grande, se sont fixées trois urbanisations annexes: Dos-d’Âne sur la N 1, Champfleury au sud et Dolé à l’est. Dolé est le site d’une source minérale chaude, déjà connue des Arawaks et exploitée ensuite par les religieux carmes, mais dont l’hôtel thermal de 1920 a été fermé dans les années 1960. C’est tout près, dans la ravine Blanche, qu’avait été construite la première centrale hydroélectrique en 1924.

La commune n’a qu’une petite fraction de littoral le long de l’anse Turlet, mais avec une belle plage et un port de plaisance intercommunal de 300 places (Rivière-Sens), où est aussi l’ancienne centrale thermique (fermée). Ce site, et le quartier de Blanchet qui le domine vers 100 m, ont attiré l’Institut régional de Pêche et de Marine (IRPM), un village de pêcheurs, un centre de thalassothérapie et un centre de vacances, une station-service, des logements collectifs et de standing ainsi que divers commerces et bureaux. La sylvathèque de Blanchet, ouverte en 2001, est un lieu d’information sur la forêt tropicale et a aménagé un sentier d’interprétation sur la grosse butte du Houëlmont (altitude 428 m), où a été établi l’Observatoire volcanologique de la Guadeloupe, qui avait été préalablement à Saint-Claude puis au fort Saint-Charles (Delgrès).

La population de la commune augmente légèrement: elle était de 6 600 hab. en 1990, 7 800 en 1999; mais elle avait déjà atteint 7 100 habitants en 1967. La ville a un collège public, un lycée professionnel privé, une clinique de rééducation, un institut médico-éducatif, l’hôtel des archives départementales (1986), plusieurs administrations et des entreprises, dont une usine d’embouteillage d’eau minérale (Capès-Dolé) et une pépinière, une zone d’activités. Quelques plantations de bananiers subsistent, mais en repli: la commune est de plus en plus urbanisée, la surface agricole est de 520 ha dont 260 de bananiers, pour une quarantaine d’exploitations à temps complet. Le taux de chômage est de 30% (1 100 chômeurs); la commune additionne 1 700 emplois, dont 660 seulement sont occupés par des habitants de la commune, tandis que les trois quarts des habitants ayant un emploi travaillent hors de la commune, ce qui témoigne de l’ampleur des migrations de travail dans l’agglomération de Basse-Terre. Les revenus sont moyens (15 200 € par ménage, 31% des ménages étant imposés).