Aspres (les)

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communauté de communes des Pyrénées-Orientales, regroupant 19 communes (20 200 hab., 23 150 ha). Thuir (siège) et Trouillas ont plus de 2 000 hab.

Les Aspres sont une petite contrée de la bordure orientale du massif du Canigou, entre Vallespir et Conflent. Le mot évoque un terrain «âpre», difficile, du moins vu de la plaine du Roussillon, mais qui a en même temps le sens de terre sèche, non irriguée, par opposition à la même plaine; il a aussi bien un sens générique qu’un sens toponymique. Mais il existe deux styles d’aspres. Les Aspres tout court sont de hautes terrasses anciennes formées de cailloutis grossiers issus de l’érosion de la montagne, aux sols assez profonds portant des vignobles soignés par des villages actifs, dont Thuir est le principal centre de service. Les Hautes Aspres correspondent à un haut glacis taillé par l’érosion à partir de talus de faille dans la roche du massif ancien, des schistes surtout, et défoncé par les torrents; ces Hautes Aspres sont largement en friche et parsemées de petits villages dépeuplés environnés de maquis. Ce qui reste du monastère de Serrabone en est le fleuron. Le seul village à se dire «des Aspres», Banyuls-dels-Aspres, est en fait dans la plaine, à l’extrémité orientale. Le nouveau canton des Aspres a 22 communes et 30 500 hab.; le bureau est à Thuir.

Camélas (Cameles, 460 Camélais, 1 272 ha dont 500 de bois), à 5 km ONO de Thuir, cultive encore quelques vignes et sa partie de ribéral, côté nord, a plus de 200 ha de vergers; une église à riche mobilier, un musée historique privé agrémentent le petit village originel. L’habitat est dispersé, en trois hameaux dans les collines, Camélas le plus haut (315 m), Bellecroze et Puig un peu plus bas, et une collection de mas dans la plaine, où la mairie est près de la route principale (D615); camping tout au nord au bord du canal de Perpignan; dolmen à la Caixeta à l’ouest. Au sud, la Roca monte à 522 m juste au-dessus de Camélas, avec ancienne église de Sant Marti et site d’escalade. Le rec de Castelnou borne le finage à l’est. La commune a gagné 60 hab. depuis 1999.

Castelnou (Castellnou, 340 Castelnouvois, 1 928 ha), 7 km OSO de Thuir, juchée à 315 m sur un petit causse de calcaires dévoniens sous le roc de Majorque (Mallorca, 444 m), n’est plus guère viticole. Son château féodal assez bien conservé, avec parc, ses portes et remparts et tout le village d’allure médiévale attirent les visiteurs et l’artisanat d’art; il s’y tient de nombreuses expositions. Castelnou est classé parmi les «plus beaux villages de France» et sa population a augmenté depuis le minimum de 1982 à 150 hab. La Cantarane (Cantarana), sinueuse, borne le finage au sud-est, et rejoint le Réart à Pollestres.

Sainte-Colombe-de-la-Commanderie (150 Sainte-Colombans, 474 ha), 3 km au sud de Thuir, a son petit village juste au pied des reliefs des Aspres, dans le prolongement des maisons de Thuir au sud; grande carrière au NO. La population a augmenté de 50 hab. (la moitié) depuis 1999. Le nom était seulement Sainte-Colombe avant 1989.

Terrats (660 Terratois, 732 ha), 4 km SE de Thuir, est sur la D615; elle n’avait encore que 320 hab. en 1962 et elle a 130 hab. de plus qu’en 1999; cave coopérative, 540 ha de vignes. La Cantarane traverse tout le finage juste au sud du village.

Villemolaque (Vilamolaca, 1 390 Villemolaquais, 600 ha dont 150 de vignes), 9 km ESE de Thuir au passage de la voie ferrée, de la N9 et de l’A9, a gagné 460 hab. depuis 1999 (+49%). Le Réart borne au nord le finage, qui dessine une queue au NE sur sa rive droite; l’A9 a une aire de service au sud.

Saint-Jean-Lasseille (1 570 Lasseillais, 289 ha), 2 km au SE de Villemolaque, cultive 210 ha de vignes (cave coopérative); elle n’avait que 470 hab. en 1999, faisant mieux que tripler depuis (+234%!).

Brouilla (1 370 Brouillanencs, 783 ha dont 330 de vignes), 16 km ESE de Thuir, est sur la rive gauche du Tech; son église conserve un intéressant mobilier, classé. Brouilla est en pleine croissance: elle a gagné 730 hab. depuis 1999, faisant mieux que doubler (+135%). La voie ferrée passe au nord du village; le finage s’allonge vers le NO.

Banyuls-dels-Aspres (1 270 Banyulencs, 1 053 ha dont 405 de vignes), 15 km ESE de Thuir, 6 km au NE du Boulou, complète celle-ci dans la mesure où elle abrite au nord-ouest le Village catalan, une réalisation marchande très fréquentée au bord de la N9, avec aire de service, qui attire les foules de touristes en quête de «souvenirs» à l’entrée ou au retour en France. Le nom de la commune évoque un ancien étang, asséché; son qualificatif, adopté pour se différencier du Banyuls de mer, est un peu osé: les Aspres commencent un peu plus à l’ouest; cave coopérative. Le Tech borne le finage au sud-est. La commune a gagné 250 hab. depuis 1999.

Tresserre (1 080 Tresserrois, 1 121 ha dont 430 de vignes), 12 km SE de Thuir, a une station vitivinicole avec centre de recherche sur les AOC. Le finage atteint au SE le cours du Tech; A9, N9 et voie ferrée se croisent au sud, le relief s’accidente au peu au sud-ouest vers les Aspres. La commune a 440 hab. de plus qu’en 1999 (+69%).

Passa (770 Passanencs, 1 347 ha dont 290 de vignes), 9 km au SE de Thuir, a un finage étiré du SO au NE; à la pointe NE, il abrite l’ancien prieuré de Monastir del Camp, du 11e s., classé, qui conserve un très beau petit cloître de 1307 à arcades trilobées; +180 hab. depuis 1999 (+33%). Le relief s’accidente modérément au sud-ouest.

Fourques (Forques, 1 290 Fourcatins, 939 ha dont 330 de vignes), 7 km SSE de Thuir sur la D612, est un village de la plaine viticole; le Réart traverse son finage. Fourques a un ancien château du 12e s. (El Castell) et une porte de ville, plus une cave coopérative. La commune a gagné 520 hab. depuis 1999 (+68%).

Tordères (160 Tordérencs, 991 ha dont 349 de bois,11 km au sud de Thuir, est un petit village dans les premiers reliefs des Aspres, à 225 m, sur le massif ancien. La commune, boisée au sud, n’affiche qu’une soixantaine d’hectares de vignes.

Montauriol (240 hab., 1 110 ha dont 414 de bois), 10 km SSO de Thuir; a un village éparpillé dans la haute vallée du Réart, ici nommé la Golserana, dans le massif ancien des Aspres; 130 ha de vigne au NO au contact de la plaine, +50 hab. depuis 1999. Le relief atteint 482 m à l’angle SO du finage.

Llauro (320 Llauronencs, 834 ha dont 419 de bois et 82 de vignes), 13 km SSO de Thuir, a un relief accidenté et boisé; elle commande un petit col (380 m) sur la route de Thuir à Céret par les Aspres, dont le relief monte à 511 m à l’ouest au Torrer Blanc; elle a 50 hab. de plus qu’en 1999.

Oms (340 Ulmiens, 1 853 ha dont 1 023 de bois), 18 km SSO de Thuir, dont le nom vient des ormes, a son village à 496 m dans les reliefs des Aspres, en plein massif ancien, au-dessus des sources du Réart; 40 ha de vignes; +70 hab. depuis 1999. Le relief monte à 608 m au SO au Sarrat dal Rost. Tout le sud du finage est drainé vers le Tech par le Palmera et le Riucerda.

Calmeilles (60 Calmeillens, 1 322 ha dont 1 144 de bois), 20 km SO de Thuir, est aussi dans le massif ancien des Aspres, à 486 m. Le relief culmine à 789 m au Montner, au NO. Il est drainé vers le Réart au nord, le Tech au sud.

Caixas (150 Caixanencs, 2 811 ha dont 1 637 de bois), 15 km SO de Thuir, disperse ses veïnats (hameaux) dans les Aspres arides; on y est loin des 472 habitants de 1836, mais des résidences secondaires s’éparpillent dans la garrigue et les bois de chênes-lièges et de chênes-verts et la population a augmenté de moitié (+50 hab.) depuis 1999. Le relief atteint 774 m au SO; anciennes églises éparses au NO.


Aspres (Les)

v. Aigle (Pays de l’)