Communauté d’agglomération du Pays de l’Or

Or (Pays de l’)

Highslide JS

communauté de communes de l’Hérault siégeant à Mauguio et rassemblant 8 communes (43 000 hab., 11 500 ha) autour de l’étang de l’Or. Elle s’est constituée en rupture avec la communauté d’agglomération de Montpellier, à laquelle elle avait d’abord été rattachée. L’enjeu est largement lié aux revenus apportés par les stations balnéaires et par l’aéroport de Montpellier, qui est dans le vaste finage de Mauguio. Toutes les communes sauf une dépassent 2 000 hab.: Mauguio (siège) La Grande-Motte, Lansargues, Mudaison, Palavas-les-Flots, Saint-Aunès, Valergues.

Candillargues (1 710 Candillarguois, 823 ha), 5 km à l’est de Mauguio, est moins peuplée, quoique également en croissance: +560 hab. depuis 1999 (+49%). Le village, au plan en damier, à 1 500 m de l’étang, est entouré de lotissements récents et a des artisans, mais assez peu de commerces. Le paysage est animé par des mas dispersés, des serres et d’assez grandes étendues de vergers (110 ha). On y élève des taureaux, mais les agriculteurs ont abandonné la vigne; préparations alimentaires Phytofrance (Aromathérapie, 35sal.), lignes électriques Imes Telecom (25 sal.). La commune compte 214 ha de terres salines (pacages) et a reçu un aérodrome de plaisance géré par l’aéroclub de Montpellier-Candillargues (code LFNG), avec une piste de 900 m et un atelier aéronautique.


Grande-Motte (La)

(9 050 Grand-Mottois, 1 058 ha) est une commune de l’Hérault, dans le Pays de l’Or (Or (Pays de l’)), 19 km à l’est de Montpellier. La commune est devenue indépendante en 1974, en se séparant de Mauguio; elle avait 2 200 hab. en 1975 puis est passée à 5 000 en 1990 et continue de croître: elle a augmenté de 2 450 hab. depuis 1999 (+37%). Les premières constructions remontent à 1960, à la faveur des travaux d’aménagement du littoral languedocien. Elle a été l’un des cinq sites majeurs de ce grand œuvre, et se signale par la silhouette originale de ses hauts bâtiments en forme de pyramides, imaginés par Jean Balladur pour offrir un maximum de vue et peut-être symboliser la houle et l’exotisme, selon un concept courant à cette époque. Le terrain était désert et l’effort de plantation et d’entretien des végétaux a été considérable, au point que la station peut s’enorgueillir de sa verdure (385 ha) et du remodelage paysager de ses dunes. Elle occupe 5 km de côte entre la mer et les étangs de l’Or et du Ponant.

Le centre s’organise autour du port de plaisance (1 500 places en tout), nanti d’une école de voile et de tous les ingrédients d’une station complète, dont un grand casino (130 sal.) du groupe Partouche, un aquarium panoramique et un aqualand «espace Grand Bleu», un établissement de thalassothérapie (Grand Delta, 50 sal.); un large ensemble d’hôtels et restaurants, centre de vacances Belambra (75 sal.); aide à domicile Faubert (Apef, 30 sal.); magasin Super U (30 sal.), nettoyage Nicollin (50 sal.), construction navale Outremer Yachting (70 sal.) et réparation navale CNM (20 sal.). Au total, la commune enregistre 12 hôtels (570 chambres) dont 3 de luxe (240 chambres), 6 campings (1 100 places) dont un de luxe (200 places), 16 200 résidences secondaires (72% des logements).

Côté ouest, en arrière et au-delà des «pyramides», sont les terrains de camping ombragés et le domaine du Grand Travers, avec une plage et deux villages de vacances. Vers l’est, s’étendent les villas, un autre village de vacances et des équipements sportifs (golf de 42 trous, tennis, gîte d’étape) aux abords de l’étang du Ponant, qui sert aux sports nautiques et communique avec la mer par un grau, limitrophe de la commune gardoise du Grau-du-Roi. Le canal de Sète au Rhône traverse la commune d’ouest en est en arrière des habitations; toute la bordure orientale et nord-orientale du finage suit la limite départementale.

La ville, conçue pour l’accueil des estivants, a une proportion croissante d’habitants permanents; certains travaillent à Nîmes, Vergèze ou Lunel, mais la plupart à Montpellier, dont La Grande-Motte est ainsi en partie une banlieue résidentielle. Elle est maintenant pleinement intégrée à l’agglomération montpelliéraine, ce qui ne va pas sans modifier le projet initial. La ville a reçu un collège public, un lycée privé; maison de retraite des Berges du Ponant (40 sal.).


Lansargues

(3 180 Lansarguois, 1 839 ha) est une commune de l’Hérault dans le Pays de l’Or (Or (Pays de l’)), 8 km ENE de Mauguio, 20 km à l’est de Montpellier, 7 km au SO de Lunel. Ce gros bourg de la plaine de Lunel, entouré de lotissements nouveaux, a tous les commerces et services de base et quelques petites entreprises; collège public; cave coopérative de 16 000 hl; église du 18e s. avec portail roman du 12e s. La commune va au sud jusqu’à l’étang de l’Or (canal de Lansargues et hameau des Cabanes), où jadis elle a eu un port. Son finage se partage entre vignes (sans AOC), vergers et serres, avec des pacages et manades au sud, et des habitudes de chasse; constructions métalliques Duo (65 sal.), traitement de déchets Delta Recyclage (30 sal.). La commune avait 1 850 hab. en 1906 et s’était un peu dépeuplée ensuite, passant au-dessous de 1 300 hab. en 1975. La population a augmenté assez nettement depuis, gagnant encore 660 hab. après 1999 (+26%).


Mauguio

(17 300 Melgoriens, 4 956 ha) est un ancien chef-lieu de canton de l’Hérault dans l’arrondissement de Montpellier, 11 km à l’est de la préfecture. Cette grande commune, qui va de l’autoroute A9 à la mer, sur 9 km NNO-SSE et 11 km O-E, inclut la station balnéaire de Carnon et la plus grande partie de l’étang de l’Or, dit aussi de Mauguio. Elle comprenait également naguère une partie du territoire de Palavas-les-Flots, celui de Saint-Aunès et celui de La Grande-Motte. Mauguio a succédé à Melgorum, bourgade gallo-romaine, dont l’étymologie reste discutée. Le site est ancien: on a trouvé à Guillermain des vases du Bronze II (1500 avant notre ère). Mauguio fut siège d’un comté, avec statut de ville, sous le nom de Melgueil, bien avant que Montpellier ne commence à exister. Elle était jusqu’au 12e siècle le point fort du pouvoir civil face à celui de l’évêque de Maguelone, et eut même sa monnaie propre (melgorienne); la forme Mauguio ne date que du 17e s.

La ville, de forme ramassée, s’étend sur 2 km E-O et 1,5 N-S; elle a une structure très lisible en plan et en vue aérienne; au milieu, la Motte, sur une légère butte, est un noyau urbain dense à double enceinte, un vieux centre circulaire étant inscrit au sein d’un boulevard en forme de rectangle aux coins arrondis. Il reste des maisons anciennes (certaines classées) et une église du 12e s. Une troisième couronne concentre des bâtiments publics et leurs plateaux (collèges publics, écoles, arènes, cave coopérative, etc.), tandis que les lotissements récents forment une quatrième couronne, elle-même prolongée par des ateliers. La ville a un équipement tertiaire complet et se signale en juin par une grande fiesta estivale andalouse de la Romería del Encuentro, avec spectacles taurins, soutenue par une forte colonie d’origine espagnole. Au nord passent le canal du Bas-Rhône et la LGV, l’A0 écornant juste l’angle NO de la commune. À l’ouest, Mauguio accueille l’aéroport de Montpellier-Méditerranée et ses installations, dans le quartier de Vauguières, à la limite de Pérols, ainsi qu’une zone d’activités étendue au Mas de Cavalier à un échangeur de la D66.

Là sont les principaux employeurs de la commune: Air-Littoral (880 sal.), Air-France (520 sal.), Air Assistances Sécurité (90 sal.), Esma (Aéroconseil, 70 sal.), Vallair (maintenance, 85 sal.), transports TME (55 sal.), La Poste (480 sal.). La commune héberge aussi sur ces parcs d’activités un Intermarché (90 sal.), Darty (50 sal.); fabrique de matériel médico-chirurgical Dedienne (55 sal.), imprimerie E-Factory (110 sal.); travaux publics Guintoli (120 sal.), EHTP (60 sal.); nettoyages ISS (830 sal.), Derichebourg (760 sal.), GSF Phocea (260 sal.), Elior (180 sal.), Propre Sud (160 sal.), PLD (140 sal.), Gimns (140 sal.), Alizés (100 sal.), Aber (65 sal.), G Net (55 sal.); gardiennage Sécuritas (110 sal.).

Se trouvent également dans la partie occidentale de la commune le petit lac de la Mourre et la fin du canal d’irrigation du Bas-Rhône-Languedoc à la ferme de la Banquière, ainsi que des serres et des mas. Les parties septentrionale et orientale du finage, où passe le canal, sont en vignes, vergers et serres; dans la commune entière, on cultive encore 580 ha de vignes (en partie AOC coteaux-du-languedoc et coteaux-du-languedoc-la-méjanelle); une grande SICA de vergers a rassemblé en 1964 jusqu’à 1 000 ha et plus de 300 adhérents. Tout le parcellaire et les chemins de la commune restent marqués par la cadastration romaine, de sens NNO-SSE et OSO-ENE, calée un peu plus au nord sur la Via Domitia. Et même la récente LGV, passant au nord du bourg, la respecte.

L’étang de Mauguio ou de l’Or, qui s’étend sur 12 km OSO-ENE et 3 km de large (3 170 ha), est connu pour ses nombreux flamants roses, que les mouvements de l’aéroport ne dérangent plus; mais aussi pour ses malaïgues (mauvaises eaux) quand l’eutrophisation le colore en rouge en faisant proliférer les végétaux et en produisant de mauvaises odeurs. Tout autour, Mauguio, Candillargues, Lansargues et Marseillan cultivent une tradition de pêche, de chasse, de chevaux et de taureaux qui ne faiblit pas et se réfère à la proche Camargue. La rive nord de l’étang de l’Or reste amphibie, avec des manades, et de petits étangs dont l’étang de Plagnol; le r. Salaison avance dans l’étang des berges couvertes de cabanes de pêche et de chasse; une station de lagunage a été établie à proximité.

Au-delà de l’étang enfin, Mauguio possède encore près de 6 km du rivage de la Méditerranée, entre Palavas et La Grande-Motte, ce qui explique largement ses 3 500 résidences secondaires (32% des logements), ses 8 hôtels (310 chambres) et un camping de 400 places. La station de Carnon occupe la moitié occidentale du lido. D’ouest en est se succèdent plusieurs quartiers: les deux rives du grau, aménagé en port de plaisance (650 anneaux) et entouré d’immeubles collectifs récents; un ensemble public (mairie annexe, gendarmerie, école, piscine, gymnases); des pavillons serrés sur le front de mer et sur trois rues en arrière; un petit étang avec camping et centre équestre. Au-delà, la longue plage du Petit-Travers est restée inoccupée et inconstructible et reçoit, l’été, quantité de plagistes en liberté, dans un incroyable amoncellement de voitures. La partie interne du lido est occupée par le canal de Sète au Rhône et la voie rapide de Montpellier à La Grande-Motte.

Mauguio a eu 2 900 hab. en 1901, 3 500 en 1954, et sa principale croissance est donc récente: 5 600 hab. en 1975, 9 800 en 1982, 11 500 en 1990; elle s’est accrue de 2 330 hab. depuis 1999 (+16%). La ville est le siège de la communauté d’agglomération du Pays de l’Or (8 communes, 43 000 hab.), ainsi nommée d’après l’étang de l’Or et qui s’est agrandie par les adhésions des stations littorales de La Grande-Motte en 2004 et de Palavas-les-Flots en 2005, toutes deux en rupture avec la métropole de Montpellier; v. Or (Pays de l’). Le nouveau canton de Mauguio a 8 communes, 42 400 hab.


Mudaison

(2 590 Mudaisonnais, 810 ha) est une commune de l’Hérault dans le Pays de l’Or (Or (Pays de l’)), 5 km NE de Mauguio, 17 km à l’est de Montpellier. Le nom vient d’un Mutationes latin, qui signalait un relais de poste (mutatio = changement). Le cadastre de la commune reste calqué sur le cadastre romain, lui-même appuyé sur la Via Domitia. La commune est traversée par le canal d’irrigation du Bas-Rhône-Languedoc. Le village a un centre compact de forme elliptique, complété par des lotissements côté SO; arènes, commerces, petite cave coopérative (5 000 hl), coopérative fruitière et sica des Vergers de Mauguio; ingénierie Arkolia (35 sal.), publicité Adrexo (100 sal.), zone artisanale à l’ouest (mas du Bosc). La commune a 300 ha de vignes et vergers. Elle avait 700 à 800 hab. dans les trois premiers tiers du 20e siècle, et sa croissance est postérieure à 1975, passant par 1 300 hab. en 1983 et 2 000 en 1993; elle a augmenté de 320 hab. depuis 1999.


Palavas-les-Flots

(6 120 Palavasiens, 238 ha) est une commune de l’Hérault dans la communauté de l’Or (Pays de l’), 11 km au SE de Montpellier. Palavas est au débouché du Lez et en bord de mer. D’anciennes «cabanes de Mauguio» ont été érigées en commune en 1850, avec des apports de Lattes, Pérols et Villeneuve-lès-Maguelone. Le nom, dont l’origine est très débattue, vient probablement de palus (les marais); il était d’ailleurs l’ancienne appellation du grau correspondant à l’embouchure du Lez. Le train y est arrivé en 1872, devenu le fameux «petit train» caricaturé par Dubout; le classement en station balnéaire a été obtenu en 1924, «Les Flots» a été ajouté en 1929, comme élément publicitaire qui a plus amusé qu’impressionné.

Le territoire communal se limite à une portion du cordon littoral et aux levées qui encadrent le débouché du Lez — plus une partie des étangs. Le centre-ville est de part et d’autre de l’embouchure du Lez, franchie par une télécabine; un nouveau port de plaisance a été ouvert en 1997 et offre 1 000 places, plus 200 le long du canal; école de voile, casino depuis 1978 (60 emplois, au groupe Partouche). La commune a 9 hôtels (210 chambres) mais aucun de luxe, et quatre campings (200 places) dont un de luxe (350 places), plus 4 800 résidences secondaires (53% des logements).

Côté ouest, la commune inclut 2 km de lido (caillouteux) où ont trouvé place un Institut marin de l’Ifremer (30 emplois), des immeubles d’appartements, une station d’aquaculture et un camping. La commune englobe la moitié de l’étang du Prévost, les berges du Lez au croisement du canal de Sète au Rhône (les Quatre Canaux) et, un peu en amont, une série de cabanes le long du Lez. Côté est, elle s’étire sur 4 km de plage, avec des lotissements, immeubles, pavillons et campings, des installations sportives, des arènes; supermarché Carrefour (40 sal.), services aux entreprises Nouveo (40 sal.) et Samcil (35 sal.), plusieurs restaurants et bars, camping des Roquilles (25sal.).

Un château d’eau réaménagé en restaurant panoramique tournant (janvier 2000) et rebaptisé Phare de la Méditerranée est devenu l’un des lieux les plus visités du département (330 000 visiteurs par an). Le musée Albert Dubout occupe depuis 1992 l’ancienne redoute de Ballestras, édifiée en 1743 contre les pirates, puis déplacée en 1991-1996. La commune englobe l’étang du Grec et la partie occidentale de l’étang du Méjean; zone artisanale du Grec; centre d’aide par le travail, centre de rééducation (Institut marin Saint-Pierre), maison pour enfants spécialisée. En 2004 a été immergée une conduite de polyéthylène et béton de 11 km de long et 160 cm de diamètre, destinée à évacuer au large les effluents liquides de la métropole de Montpellier. Mais la municipalité a jugé bon de quitter la communauté d’agglomération de Montpellier en 2005 pour rejoindre celle de l’Étang de l’Or, et des conflits d’usages et de projets se sont multipliés depuis. La commune avait 700 hab. à sa création, 1 500 en 1936, 2 500 en 1969, et a passé le cap des 5 000 en 1996. Elle s’est accrue de 670 hab. depuis 1999.


Saint-Aunès

(3 350 Saint-Aunésois, 1 232 ha dont 180 de bois) est une commune de l’Hérault dans le Pays de l’Or (Or (Pays de l’)), 5 km au NO de Mauguio, 9 km au NE de Montpellier, au sud de Vendargues; grand magasin Orchestra de fournitures pour enfants (400 sal., dont couches sanitaires Pampers Ontex), fabrique de matériels électriques IES (70 sal.), centre commercial avec hypermarché Leclerc (340 emplois), Leroy-Merlin (150 sal.), Cultura (35 sal.); négoce de confiserie Bréguiboul (30 sal.); analyses Apave (100 sal.), maçonnerie EMF (45 sal.), génie thermique Hervé (60 sal.), réseaux Faurie (50 sal.), informatique Simpliciti (30 sal.), hôtel Actem (55 sal.). Vergers, serres et mas se dispersent alentour, avec 200 ha de vignes (dont AOC coteaux-du-languedoc et coteaux-du-languedoc-la-méjanelle). Au NE, zone d’activités et d’aménagement de Saint-Antoine proche d’un échangeur de l’A9; à l’est, golf de la Massane partagé avec Baillargues; au sud, double aire de repos sur l’A9 qui traverse tout le finage du NE au SO. La commune a été créée en 1873 à partir du territoire de Mauguio; elle avait alors 360 hab., et 540 un siècle après; puis est venue la rapide croissance périurbaine; la population a augmenté de 500 hab. depuis 1999.


Valergues

(2 090 Valerguois, 520 ha) et une commune de l’Hérault dans le Pays de l’Or (Or (Pays de l’)), 6 km à l’ouest de Lunel et 10 km au NE de Mauguio, à l’est de Baillargues, sur la N113 et la voie ferrée. En forte croissance, elle avait 940 hab. en 1990 et s’est augmentée de 340 hab. depuis 1999. Elle n’a plus guère de vignes, mais une nouvelle zone industrielle a reçu en transfert des ateliers des environs de Montpellier, comme les plastiques Cid (45 sal.) venus de Baillargues, la fabrique de matériel de traitement de l’eau Pool (45 sal.).