Communauté d’agglomération Le Grand Narbonne

Narbonne (le Grand)

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communauté d’agglomération au NE de l’Aude, associant 37 communes et 125 900 hab. sur 92 900 ha. Outre Narbonne (siège), quatorze communes ont plus de 2 000 hab.: Argeliers, Coursan, Cuxac-d’Aude, Fleury, Gruissan, Leucate, Ouveillan, Port-la-Nouvelle, Saint-Marcel-sur-Aude, Saint-Nazaire-d’Aude, Sallèles-d’Aude, Salles-d’Aude, Sigean, Vinassan.

À l’ouest et au nord du Grand Narbonne, un ensemble de communes viticoles et peuplées occupe la plaine de l’Aude et ses abords.

Montredon-des-Corbières (1 480 Montredonais, 1 715 ha dont 500 de bois et 400 de vignes) est à 7 km à l’ouest de Narbonne, dans la plaine au pied des reliefs des Corbières qui occupent les trois quarts du finage; zone d’activités à l’est sur la N113, analyses Dekra (25 sal.), entrepôts frigorifiques Sedifrais (50 sal.) et transports Perrenot (90 sal.), STEF (50 sal.), Grand Sud Route Alimentaire (40 sal.), Bourgey-Montreuil (20 sal.), bétons SEAC (45 sal.); installations électriques Fauché (25 sal.), Narbonnaise de Plâtrerie (30 sal.), travaux publics Malet (25 sal.). La voie ferrée de Narbonne à Toulouse traverse le finage au NE. Au sud se voit une petite butte ronde avec quelques traces d’occupation ancienne, nommée le Castellas; caverne du Trou de la Femme Morte au SO. La population a augmenté de 570 hab. (+63%) depuis 1999. Le nom se limitait à Montredon jusqu’en 1970.

Bizanet (1 670 Bizanetois, 3 709 ha dont 1 684 de bois, 850 ha de vignes), 13 km OSO de Narbonne, est un beau village de vieilles pierres, avec fontaines et lavoirs, musée des Granoliers (vigne, vin, produits de terroir). Il s’appuie sur les deux côtés d’une colline au milieu d’une plaine viticole. L’A61 passe au sud et offre une double aire de repos. Au sud-ouest, le château de Gaussan est une ancienne métairie cistercienne, devenue au 19e s. propriété viticole et transformée en bâtisse d’allure moyenâgeuse à haute tour carrée inspirée par la mode de Viollet-le-Duc; depuis 1994, des bénédictins venus de Fontgombault en ont fait un monastère avec château viticole (8 ha) et hôtellerie. Non loin, se dresse sur une butte le château de Saint-Martin-de-Toques, féodal remanié au 16e s., ruiné puis restauré à titre privé. Le finage s’allonge vers le sud sur les Corbières boisées dans la forêt de Fontfroide. La population communale avait dépassé 2 000 hab. vers 1900 et s’est abaissée jusqu’à 1 000 en 1975; stabilisée ensuite, elle a gagné 570 hab. depuis 1999 (+52%).

Névian (1 320 Névianais, 1 425 ha dont 560 de vignes), 10 km ONO de Narbonne dans la plaine, est juste au nord de la voie ferrée, la N113 traversant le finage un peu plus au sud: les deux se croisent à l’ouest au hameau de Laparre. Le finage est limité à l’ouest et au nord-ouest par le cours de l’Orbieu. Sur le relief au sud, qui fut le site d’un télégraphe, se serre un impressionnant alignement de 21 éoliennes Gamesa (17,9 MW), dont 3 à la Combe de Brousse pour le Moulin de Serviès, 11 à la Garrigue de Théron et 7 à la Grande Garrigue pour la Compagnie du Vent. La commune a gagné 220 hab. depuis 1999.

Villedaigne (520 Villedaignais, 249 ha dont 100 de vignes, 14 km ONO de Narbonne, n’a qu’un bien petit finage, traversé par la voie ferrée et la N113; l’Orbieu sinueux le limite à l’est; +40 hab. depuis 1999. La commune a été créée en 1892 à partir de Raissac, avec 470 hab.

Raissac-d’Aude (260 Raissacois, 593 ha), 16 km ONO de Narbonne au NE de Villedaigne, est flanquée par l’Orbieu au sud et à l’est, l’Aude au nord; grands étangs de gravières sur 70 ha au sud-ouest autour du site de la Fabrique; 210 ha de vignes.

Marcorignan (1 310 Marcorignanais, 564 ha dont 160 de vignes), 8 km NO de Narbonne, est bordé au nord par l’Aude. Le village qui a essaimé vers l’est, et a un centre médical, est traversé par la D607. La population a augmenté de 220 hab. depuis 1999.

Moussan (1 930 Moussanais, 1 488 ha dont 700 de vignes), 7 km NO de Narbonne, est bordée au nord par l’Aude; le canal de la Roubine s’en détache près du hameau de Moussoulens. Une butte-témoin au relief contourné trône au milieu du finage (table d’orientation); château de Védilhan à l’est, hameau des Hortes de Roucan au NO. et dont la population a fait un bond de 740 hab. (+62%) depuis 1999.

Saint-Nazaire-d’Aude et Saint-Marcel-sur-Aude, à l’ouest, ont dépassé 2 000 hab.

Ventenac-en-Minervois (550 Ventenacois, 620 ha dont 120 de vignes), 17 km ONO de Narbonne, à l’ouest de Saint-Nazaire, a aussi cave coopérative, château et port de plaisance sur le Canal du Midi, qui longe le village. L’Aude limite le finage au sud et reçoit la Répudre à l’angle SO du finage. L’aqueduc de la Répudre, construit pour le franchissement de cette petite rivière par le Canal du Midi, à la limite de Ventenac et de Paraza, est classé en tant que premier pont-canal construit en France (1676). La commune a gagné 190 hab. depuis 1999 (+53%). Minervois n’a été ajouté au nom de Ventenac qu’en 1966.

Ginestas (1 430 Ginestacois, 950 ha dont 330 de vignes) et un ancien chef-lieu de canton 18 km au NO de Narbonne dans la plaine au nord du Canal du Midi, qui apparaît à la pointe SE du finage; cave coopérative. Le finage envoie une queue vers le NE au-delà de la Cesse, atteignant ainsi la Minervoise (ici D5) aux abords d’Argeliers. La population augmente depuis le minimum de 740 hab. en 1982 et a gagné 360 hab. depuis 1999 (+34%), dépassant ainsi son ancien maximum de 1 200 hab. atteint en 1881. Ginestas et ses environs bénéficie d’une appellation de vin de pays du Val de Cesse.

Mirepeisset (770 Mirepeissetois, 519 ha dont 300 de vignes), 17 km NO de Narbonne, est sur la rive droite de la Cesse; camping, base nautique. Le finage touche au sud au canal du Midi; 310 hab. depuis 1999 (+67%).

Sainte-Valière (590 Saint-Valiérois, 639 ha dont 260 de vignes), 20 km NO de Narbonne, à l’ouest de Ginestas, donne à l’ouest sur la vallée de la Répudre et dépasse au NE la Minervoise (D5); elle a gagné 190 hab. (+48%) après 1999.

Pouzols-Minervois (530 Pouzolais, 1 015 ha dont 205 de bois et 350 de vignes), 23 km NO de Narbonne, a son village sur un mamelon; grand château viticole. La D5 Minervoise traverse le finage juste au sud, longeant la coopérative viticole près de l’ancienne gare; un lotissement est apparu au sud-ouest. Au nord-ouest, le finage monte sur les reliefs boisés du Minervois à la Serre d’Oupia (288 m). La population a augmenté de 190 hab. depuis 1999 (+56%). Le nom était seulement Pouzols jusqu’en 1936.

Mailhac (570 Mailhacais, 1 051 ha, 310 de vignes), 26 km NO de Narbonne, qui a gagné 80 hab. dans le même temps, s’abrite sous le relief de la Serre d’Oupia où l’oppidum du Cayla a fourni de nombreux restes dans des nécropoles; coopérative viticole; dolmen, ancienne porte et restes de remparts, musée archéologique; +190 hab. depuis 1999 (+50%).

Bize-Minervois (1 200 Bizois, 2 080 ha dont 800 de bois et 410 de vignes), 24 km NO de Narbonne au bord de la Cesse, fait figure de commune de piémont, entre des collines vigoureuses qui portent les ruines de la Tour de Boussecos. Le village, tassé sur la rive droite de la Cesse, a une ancienne porte de ville, un plan d’eau aménagé en base de loisirs, une coopérative oléicole l’Oulibo de 1 700 adhérents. Son finage lance une longue pointe vers le nord dans le département de l’Hérault, de part et d’autre de la vallée de la Cesse, jusqu’à la limite du Parc régional où elle atteint 337 m au Pech de Montahut, englobant le hameau de la Roueyre; grottes de Lasfonds et tour de Boussecos au NE du village. La population est en croissance: elle a gagné quelque 310 hab. depuis 1999 (+35%). Minervois a été ajouté à Bize en 1936.

Argeliers clôt au nord cette partie du Grand Narbonne.

Le reste du Grand Narbonne est associé au littoral et a des activités plus diversifiées.

Armissan (1 670 Armissannais, 1 251 ha dont 500 de vignes) est à 6 km au SE dans une conque évidée par l’érosion karstique au sein de la Clape. Le village dispose d’une cave coopérative de 1939, associée depuis 2000 à celle de Coursan sous le nom commun de la Clape. À l’ouest, le finage est dans la plaine viticole, drainée par le canal Sainte-Marie. L’A9 y traverse le finage; église médiévale ruinée à l’ouest, jardins de Langel au SO. La commune s’est accrue de 450 hab. depuis 1999 (+37%).

Bages (850 Bageois, 1 253 ha dont 270 de vignes) est à 8 km au sud de Narbonne. Le village de Bages est serré sur un rocher avançant dans l’étang de Bages, qui s’étend sur 900 ha dans la commune, à quoi s’ajoute au sud-ouest la moitié de l’étang de Saint-Paul (70 ha). Le finage se partage entre étang et contreforts des Corbières, où passent route (N9) et autoroute (A9). Entre celles-ci se glissent les hameaux des Vacquiers et de Prats-de-Cest et, un peu au nord, une zone d’activités; l’A9 a une double aire de repos. À l’ouest, le relief monte sur le rebord des Corbières au-dessus du domaine de Java. La population s’est accrue de 90 hab. depuis 1999.

Peyriac-de-Mer (1 130 Peyriacois, 2 692 ha dont 580 de vignes), 13 km SSO de Narbonne, a un peu exagéré son nom car le village est à 11 km de la Méditerranée et son territoire s’arrête à l’est au milieu de l’étang de Sigean, dont la commune contient 900 ha, où émerge l’île de Planasse; mais le site est pittoresque. Il associe un pan de collines des Corbières proche de Fontfroide et boisé en partie, l’étroit couloir de plaine où passent les routes, un rivage tourmenté entourant l’étang de Doul, rond (80 ha) et très salé (70 g/l), qui occupe une dépression d’origine karstique, proche d’une saline exploitée jusque dans les années 1960 au ras du village. L’ensemble forme un site protégé du Conservatoire du littoral (180 ha). Au village, église fortifiée du 14e s., restes du village médiéval, musée archéologique et historique. La population communale a gagné 290 hab. depuis 1999 (+35%).

La Palme (1 740 Palmistes, 2 747 ha dont 1 117 de bois dont 530 ha de vignes) est à 29 km au sud de Narbonne, 7 km au SSE de Sigean. Le village est né d’un prieuré et fut fortifié; il en reste de vieux murs et une porte de la Barbacane, la tour de l’Horloge, une église romane du 13e s. Il est dans la plaine au pied des Corbières, près de la route (N9) et de l’autoroute et à 4 km de la mer dont il est séparé par l’étang de la Palme (960 ha dans la commune y compris les salins) et une extension de la commune de Leucate. En 2004 toutefois, La Palme a pu échanger avec sa voisine septentrionale Port-la-Nouvelle un bout de garrigue et des vignes contre un accès à la plage, lui assurant 2 km de littoral. Le nom s’écrivait Lapalme jusqu’en 1995; l’orthographe de la commune a été changée, celle de l’étang fluctue. La fonction touristique reste modérée. La commune a deux campings (300 places) et 270 résidences secondaires (27% des logements). Au nord, le parc éolien Corbières-Méditerranée a été ouvert en 2011 avec 9 machines Enercon (20,7 MW) pour EDF, mais La Palme n’accueille que la plus méridionale d’entre elles, les autres étant à Sigean et Port-la-Nouvelle. La population communale avait atteint 1 700 hab. en 1886 et s’était abaissée aux environs de 800 dans les années 1946 à 1975; elle augmente depuis et a gagné 590 hab. de 1999 (+55%).

Portel-des-Corbières (1 360 Portelais, 3 510 ha dont 823 de bois, 700 de vignes), 18 km SSO de Narbonne et 6 km NO de Sigean, a son village dans un couloir entre les reliefs orientaux des Corbières, longé au sud par la Berre. La cave coopérative Rocbère a aménagé dans d’anciennes carrières souterraines de gypse une longue galerie-exposition nommée Terra Vinéa, avec musée. Le village est surmonté par les restes d’une belle chapelle romane du 13e s.; il a un centre d’aide par le travail. L’autoroute A9 longe le finage à l’est. Au sud-ouest, sur le versant droit de la Berre, se tient le hameau de Lastours, éponyme d’une des appellations viticoles des Corbières. Tout au sud sur le Pla del Pal a été installé vers 300 m le parc éolien de ce nom, doté d’abord de cinq petites éoliennes Vergnet (1 MW en tout), complétées par cinq Nordex (11,5 MW) de la société Qadran. Le nom de la commune a été complété en 1974; la population augmente depuis 1975 (840 hab.) et s’est accrue de 300 hab. après 1999 (+28%).

Roquefort-des-Corbières (1060 Roquefortois, 4 544 ha dont 3 500 de bois, 700 de vignes), 27 km au sud de Narbonne, 5 km SSO de Sigean. Le village, au pied de la colline du Pla de Roques, a des restes de fortifications. et une cave coopérative. La N9 et l’A9 traversent le finage au nord-est. Le relief s’étend largement sur les Corbières à l’ouest; on y trouve des ruines de l’ancien village de Montpezat, et au sud les bornes milliaires classées de la Clotte, qui ne signalent pas le passage d’une route romaine mais ont été transportées là depuis la Via Domitia et remployées au sud. L’altitude monte à 496 m au SO au Pla de la Serre. La population a augmenté de 390 hab. depuis 1999 (+58%).

Caves (870 Cavois, 913 ha dont 190 de vignes), 33 km au sud de Narbonne, a son village entre l’A9 et la N9 et leurs échangeurs, encadrant un péage et donnant accès à Leucate; base des Autoroutes ASF (45 sal.). Le finage est limité à l’est par la N9 et monte un peu à l’ouest dans les Corbières. Caves a bien plus que doublé sa population de 1999 (360 hab.) à 2009 et y ajoute 150 résidences secondaires (36% des logements).

Treilles (250 Treillois, 1 240 ha dont 120 de vignes), 37 km au sud de Narbonne, 3 km à l’ouest de Caves, semble partager avec elle un nom approprié au vignoble, mais ces appellations sont anciennes. Le site de Souleilla, au sud de Treilles vers 280 m, a reçu en 2000 et 2001 deux parcs de 6 et 10 éoliennes Bonus (ensemble 20,8 MW) pour Eole-RES. Treilles a 90 hab. de plus qu’en 1999 (+56%).


Argeliers

(2 140 Argeliésois, 1 079 ha dont 544 de vignes) est une commune de l’Aude, 20 km NNO de Narbonne à la limite de l’Hérault, dans le Grand Narbonne (Narbonne (le Grand)). C’est une commune viticole traversée par la D5 (la Minervoise). Elle s’est surtout illustré en 1907 comme capitale de la révolte des vignerons languedociens autour de Marcellin Albert, viticulteur d’Argeliers. Elle a une cave coopérative, d’anciennes fortifications, un port de plaisance sur le canal du Midi à l’est, un aérodrome à l’ouest (LF1159, piste en herbe de 400 m, aéroclub). Au NO, un relief en arc de cercle est équipé d’une tour et offre un site de vol libre au Pech (222 m). La population de la commune était montée à 1 700 hab. en 1881; elle s’est maintenue autour de 1 250 hab. de 1920 à 1999, puis a nettement augmenté de 890 hab., soit 71%.


Coursan

(5 940 Coursannais, 2 461 ha dont 880 de vignes) est un ancien chef-lieu de canton de l’Aude dans l’arrondissement de Narbonne, 7 km au NE de celle-ci, limitrophe de l’Hérault (agglomération du Grand Narbonne (Narbonne (le Grand))). Le bourg est sur la rive droite de l’Aude, qui y est doublé par une dérivation, dans la plaine viticole, à la traversée de la N9 (D609) et de la voie ferrée (gare); église fortifiée, cave coopérative de 1936, collège public; supermarché U (45 sal.), installations électriques Lanz (35 sal.), maison de retraite Laetitia (35 sal.), La Poste (50 sal.). Au nord, plusieurs canaux assurent le drainage de la plaine. Coursan a eu 3 800 hab. autour de 1900, 4 400 en 1931 et sa population s’était ensuite abaissée à 3 200 hab. vers 1960; la nouvelle croissance a commencé vers 1975 et se poursuit: le gain a été de 600 hab. après 1999. Coursan est le bureau du nouveau canton des Basses Plaines de l’Aude, qui a 6 communes, 21 100 hab.


Cuxac-d’Aude

(4 070 Cuxanais, 2 154 ha dont 830 de vignes) est une commune de l’Aude, 5 km à l’ouest de Coursan, 8 km au nord de Narbonne, sur la rive gauche de l’Aude, limitrophe de l’Hérault (Narbonne (le Grand)). C’est une grosse commune viticole, avec cave coopérative et fabrique de capsules Balcap (30 sal.), plâtrerie Dodane (25 sal.); blanchisserie et location de linge Initial BTMF (85 sal.), institut médico-éducatif, maison de retraite du château de la Bourgade (30 sal.); ferme pédagogique d’Aubian au NE. Le finage est traversé par le canal d’atterrissement de l’étang de Capestang, dont le finage de Cuxac frôle la rive méridionale. Comme la plupart des communes de la basse plaine de l’Aude, elle est affectée par les inondations (graves en novembre 1999). La population communale avait frôlé 3 000 hab. en 1881, avant de descendre jusqu’à moins de 2 200 en 1962; elle a augmenté ensuite, puis a baissé de 280 hab. après 1999.


Fleury

(3 930 Pérignanais, 5 127 ha dont 1 000 de vignes) est une commune de l’Aude, 7 km à l’est de Coursan, 15 km NE de Narbonne (Narbonne (le Grand)). Elle est souvent désignée comme Fleury-d’Aude, mais le nom officiel se limite à Fleury. Son nom ancien était Pérignan; devenu duc de Fleury, le baron de Pérignan fit changer le nom du village en 1736; la Révolution lui rendit son nom originel, mais Fleury réapparut officiellement dès 1814. Le gentilé n’a toutefois pas changé, et il existe une appellation de vins de pays des côtes de Pérignan (5 communes). La population communale a fluctué pendant un siècle autour de 2 000 hab., et n’a entamé sa croissance récente que vers 1980, d’abord modérément, puis augmentant de 1 360 hab. depuis 1999 (+54%).

Le village est au contact de la plaine de l’Aude et des reliefs de la Clape, mais à 2 km du fleuve, très près de l’autoroute A9 et à 7 km du littoral. Dans la plaine au SO, aérodrome d’ULM (LF1151, avec piste en herbe de 320 m). La commune s’étend à l’est, jusqu’à la côte. Limitrophe du département de l’Hérault, elle englobe le cours inférieur de l’Aude jusqu’à son embouchure, désignée aussi comme grau de Vendres selon l’étang colmaté de la commune héraultaise voisine. À l’embouchure grandit la petite agglomération des Cabanes de Fleury, jadis simple suite de cabanes de roseaux servant aux pêcheurs, avec une spécialité de pêche au globe. Elle est passée au tourisme dans les années 1950 et a été aménagée à partir de 1978 en station, avec port de plaisance et de pêche. Une ambitieuse installation d’observatoire-aquarium sous-marin (Aquanaude, 1988), mal conçue, y a échoué, non sans scandale et gâchis de crédits publics.

Fleury dispose en tout de 6 km de côte. Plusieurs petits étangs, alimentés par les crues de l’Aude, occupent la partie nord. La station littorale de Saint-Pierre-sur-Mer se tient au sud, dans le prolongement de Narbonne-Plage, nantie d’un village de vacances. Au-dessus, les rochers de la Clape alternent garrigues et vignes; on y visite le site du gouffre de l’Œil Doux, belle forme karstique avec un petit lac, dont le nom occitan évoque en fait un trou d’eau, un puits. Le grand domaine de l’Oustalet (466 ha d’étangs et de garrigues) appartient au Conservatoire du littoral (randonnées). La commune a un hôtel, quatre campings (2 000 places) et 7 400 résidences secondaires, qui font 81% de son parc de logements.


Gruissan

(5 080 Gruissanais, 4 365 ha dont 445 de bois et 380 de vignes) est une commune du département de l’Aude, 12 km au SE de Narbonne (Narbonne (le Grand)). Le bourg originel est tassé en cercle quasi parfait autour de son château ruiné portant encore la tour dite de Barberousse. Il est au bord d’un petit étang, à 2,5 km de la mer à laquelle il tourne le dos mais en lui étant relié par un canal. Il occupe un site très intéressant, qui associe plusieurs étangs, les salines de Reprise, et les reliefs de l’île Saint-Martin au milieu.

Le port de pêche, animé par une vingtaine de familles, se maintient au village; mais on élève huîtres et moules en mer. Les Salins du Midi exploitent 392 ha, produisant 30 000 t de sel par an. La partie méridionale de la commune englobe tout l’étang de l’Ayrolle. La partie nord monte parmi les vignobles sur la montagne de la Clape et y atteint 172 m près du site de dévotion marine de la chapelle des Auzils, qui accueillait jadis les naufragés, et auprès de laquelle se trouve un cimetière marin. Côté est, la commune offre 10 km de côte sableuse; mais le littoral est réduit à un mince cordon au sud, tandis que les plages s’élargissent au nord.

L’urbanisation balnéaire de Gruissan-Plage a succédé aux cabanes qu’avaient édifiées des vacanciers narbonnais et toulousains à partir des années 1930. Détruites par les Allemands pendant l’Occupation, elles ont été reconstruites en dix rangées bien alignées dans les années 1950; leur modèle sur pilotis a inspiré les urbanisations récentes: la station dit offrir 1 300 chalets sur les plages. La commune a 6 hôtels (200 chambres), 5 campings (900 places) et 10 300 résidences secondaires (82% des logements).

D’amples aménagements, depuis, ont transformé la station en misant sur port de plaisance (1 000 places) et marinas. Plusieurs villages de vacances ont suivi. La commune s’est équipée d’un palais des congrès, d’un musée de la vigne et du vin, de l’Espace botanique du Pech Maynaud (8 ha, au port); nombreux sentiers balisés, voies d’escalade, manades; Centre européen des métiers d’art contemporains, casino du groupe SFC avec ensemble de loisirs le Phoebus (70 sal.), restaurants. De plus de 2 500 hab. vers 1870, la population communale s’était abaissée à 1 200 en 1962; elle a augmenté lentement ensuite jusque vers 1985 puis accéléré sa croissance; elle s’est accrue de 1 980 hab. depuis 1999, un gain de 64%.


Leucate

(4 400 Leucatois, 2 355 ha dont 178 de bois, 170 de vignes) est une commune de l’Aude, 36 km SSE de Narbonne (agglomération du Grand Narbonne (Narbonne (le Grand))). Le vieux bourg, dont le nom vient des blancheurs environnantes du sel et des Corbières (du grec leukos, blanc), situé entre mer et étang, sur le site d’une ancienne île, reste entouré de vignes. La plus grande partie du territoire communal, qui compte 31 km de rivages dont la moitié en bord de mer, est occupée par l’étang de Leucate, où l’on élève des huîtres; son plan d’eau, partagé avec Salses et Le Barcarès (Pyrénées-Orientales), mesure au total 6 370 ha; une petite réserve du Conservatoire du littoral a été établie sur 6 ha à la Caramoun, juste au sud du vieux village.

Trois urbanisations littorales distinctes se succèdent en bord de mer. Tout au sud, Port-Leucate fait partie de l’ensemble Leucate-Barcarès, élément de la grande opération de la côte languedocienne des années 1960 avec marinas, port de plaisance de 1 100 places, yacht-club, équipements multiples dont un Aquamagic; plus un centre d’aide par le travail. L’urbanisation se prolonge côté nord par une zone naturiste qui a son propre port, au grau de Leucate, et de nombreuses constructions. Au droit du vieux centre, Leucate-Plage est plus ancien mais s’est peu étendu au pied de la falaise. Au nord, passé le décrochement que marque le cap Leucate, la plage de La Franqui s’est développée très tôt, comme première station de l’Aude, de façon plus familiale au bord de l’exutoire de l’étang de Lapalme, dont un fort du 18e s., restauré, garde l’accès; on y pratique des sports de glisse. Plus au nord se déroule la plage protégée et vide des Coussoules, entre l’étang de Lapalme et la mer, espace propice au char à voile; maison de retraite médicale le Château (25 sal.).

Leucate est le lieu de naissance d’Henry de Monfreid (1879), dont le restaurant familial contribua aux origines de la station et attira des artistes. La commune avait eu plus de 1 900 hab. en 1881, moins de 1 100 en 1962; la population a augmenté surtout après 1975 et a encore gagné 1 630 hab. après 1999 (+59%). C’est la commune de l’Aude qui a le plus de résidences secondaires: 13 500, soit 87% de ses logements. Leucate offre aussi 3 hôtels (60 chambres), 7 campings (1 150 places).


Narbonne

(55 000 Narbonnais, 17 296 ha) est une sous-préfecture du département de l’Aude, et sa plus grande agglomération. La ville fut une grande place romaine à une bifurcation de la Via Domitia. Son site reste celui d’un remarquable carrefour, où la traversée de l’isthme atlantico-méditerranéen se branche sur l’arc méditerranéen. Cette situation a fait des environs de Narbonne un site précoce de peuplement; l’oppidum de Montlaurès, un peu au nord de la ville mais dans la commune, a montré des traces anciennes, sans doute d’un peuple Elisyque (800 av. J.-C.) qui recevait des marchandises étrusques, phéniciennes et carthaginoises, avant d’être bousculé par les Ibères puis les Volques. Les premières mentions d’un Narbo ou Narba gaulois semblent remonter au 5e siècle avant notre ère, et Narbo Martius fut une ville romaine connue: une borne milliaire antérieure à 117 av. J.-C. y porte la plus ancienne inscription romaine trouvée en France; plus tard, vers 45 av. J.-C., elle ajouta à son nom Decumanorum, en raison de l’établissement d’une colonie d’anciens de la 10e légion romaine, alors que Béziers recevait ceux de la 7e.

Le carrefour exploité par Domitius Ahenobarbus vers – 117 fonctionne donc depuis longtemps, mais pas toujours intensément. Riquet lui-même n’avait pas été séduit: le Canal du Midi passe à 15 km au nord de Narbonne et se dirige droit vers Béziers; toutefois, le canal de la Robine devait permettre d’atteindre la mer, par Port-la-Nouvelle. De nos jours se croisent en ville des voies ferrées (vers Toulouse-Bordeaux, Perpignan-Barcelone, Montpellier puis Marseille-Nice ou Lyon-Paris) et près de la ville des autoroutes (A9 Languedocienne et A61 vers Toulouse, dite des Deux-Mers). Il se trouve que le long passé foncier et viticole de la ville ne l’a pas portée vers une mise en valeur intensive de cette situation: point de marché-gare, ni de grand système logistique. La ville est restée bourgeoise et dominée par la viticulture depuis le 19e siècle, et n’a pas développé autant d’industries que sa situation géographique l’aurait laissé supposer.

Le centre de la ville se divise classiquement en cité et bourg, séparés par la Robine. La première est dominée par les palais des archevêques et leurs musées (archéologique, art et histoire), et la grosse cathédrale du 13e s., avec cloître et trésor; un peu plus loin, l’Horreum, un ancien entrepôt de marchandises transformé en musée, est le seul reste gallo-romain. Le bourg a un marché 1900, une basilique avec crypte paléochrétienne (Saint-Paul) et l’ancien hospice, quelques vieilles maisons, le musée lapidaire. À l’ouest de la ville et au pied des reliefs, les quartiers Saint-Jean et Saint-Pierre ont reçu une collection d’HLM et sont classés en «zone urbaine sensible».

L’un des gros employeurs est la coopérative vinicole, devenue le puissant groupe Val d’Orbieu qui pris le nom de Vinadeis en 2015 en intégrant l’Uccoar de Carcassonne-Montréal. Vinadeis rassemble 1 500 viticulteurs, emploie 420 salariés, produit près d’un million d’hectolitres par an provenant de près de 15 000 ha (11 caves, 36 domaines et châteaux), et vend 2,6 millions d’hl. La coopérative avait déjà racheté les vignobles Listel aux Salins du Midi, mais les a revendus au nouveau magnat du champagne Vranken.

Areva traite à Narbonne, sur le site de Malvesi (ou Malvesy) un peu au nord de la ville, près de l’oppidum de Montlaurès, du minerai d’uranium provenant d’Arlit au Niger, afin de le raffiner. L’usine, d’abord Société de raffinage d’uranium (SRU) fut installée en 1959 et devint Comurhex dix ans après, en partenariat Pechiney-Cogema, avant d’être entièrement à la Cogema en 1992; elle raffine 14 000 t/an et emploie 300 personnes. sous le nom d’Orano Cycle.

Les Ateliers d’Occitanie (70 sal.) s’occupent de matériel ferroviaire; menuiserie métallique Barsalou (45 sal.); conserverie de viandes Montagne Noire (90 sal.). Les entreprises de distribution abondent: hypermarchés Carrefour (300 sal.), Géant Casino (160 sal.), Leclerc (105 sal.), Intermarché (80 sal.), Decathlon (50 sal.), Metro (40 sal.); mais la base régionale de distribution du groupe Intermarché (280 sal.) a été transférée à Béziers en 2014; restauration les Grands Buffets (90 sal.); quelques gros négoces dont le Cellier des Vignerons de la Méditerranée (120 sal.), Tridome-Orion (matériaux, 100 sal.) et Languedoc-Chimie (55 sal.); les carburants Dyneff (80 sal.); aide à domicile Aide et Assistance (40 sal.), informatique VAL (55 sal.); travail temporaire Work 2000; base des Autoroutes du Sud de la France (200 sal.), travaux publics Eiffage (60 sal.) et Colas (110 sal.); SNCF (100 sal.), Enedis (90 sal.), Orange (70 sal.); transports Frigo 11 (50 sal.); cars Keolis (130 et 55 sal.); gardiennage FMS (50 sal.), nettoyage urbain Sita (Suez-RV, 580 sal.); La Poste (175 sal.); centre d’aide par le travail.

La mairie occupe 800 personnes, le centre hospitalier plus de 1 000 (339 lits); deux cliniques le Languedoc (280 sal.) et les Genêts, 240 sal.) disposent ensemble de 300 lits; centre pour enfants déficients et institut médico-éducatif la Pinède (65 sal.), 70 lits psychiatriques; maisons de retraite les Pins Verts (45 sal.), l’Oustal (45 sal.), les Mimosas (40 sal.). La ville a trois lycées et cinq collèges publics, un lycée et un collège privés. Une antenne de l’université de Perpignan réunit 200 étudiants en droit et 160 dans un IUT juridique; le club sportif Racing-Club Narbonne-Méditerranée, qui fut célèbre en rugby, a 50 salariés. Narbonne figure parmi les «villes d’art»; il s’y tient un festival de théâtre amateur en juillet. Elle est le lieu de naissance de Charles Trénet (1913-2001), et fut un fief électoral de Léon Blum de 1929 à 1940.

La commune est très étendue et de dessin très contourné: elle va au SO jusqu’au site de l’abbaye de Fontfroide, qu’elle englobe, et à l’est jusqu’à la mer (Narbonne-Plage), soit plus de 25 km de portée. Elle entoure ainsi la commune de Bages, presque une enclave. La partie orientale contient une grande part de la montagne de la Clape, bloc de relief calcaire à garrigues et bois, devenu un bon terroir viticole où progresse le vignoble de qualité. La Clape domine l’urbanisation littorale de Narbonne-Plage, dont la croissance est relativement récente et où se trouve un parc de loisirs Aquajet. Narbonne compte en tout 4 400 résidences secondaires, la plupart sur ce littoral.

À l’ouest de la Clape, le finage s’avance au milieu des étangs, jusqu’au voisinage de Port-la-Nouvelle; il englobe ainsi toute la plaine où a été creusée la Robine, et où passe la voie ferrée de Perpignan; ainsi qu’une partie de l’étang de Bages, où s’est installé le petit port de plaisance de la Nautique; plusieurs domaines ont été acquis par le Conservatoire du littoral. L’aérodrome de Narbonne-Vinassan (LFNN, aéroclub) est à l’est de la ville, avec deux pistes en herbe de 710 m, dont une réservée aux planeurs.

Dans les Corbières au SO, se cache dans les bois l’abbaye de Fontfroide, restaurée au 20e siècle; très beau cloître, roseraie. Une AOC viticole fontfroide s’étend sur 6 communes et 1 500 ha des 5 400 ha qu’elles totalisent; consacrée VDQS en 1951, elle passa en AOC en 1985; elle porte sur des cépages voisins de ceux de l’appellation corbières: moitié de carignan et 40% de grenache noir, un peu de cinsault, mourvèdre et syrah; en blanc, grenache blanc avec un peu de bourboulenc et de maccabeu. Une autre AOC, propre à la commune de Narbonne, porte sur les reliefs dominant Bages, dans le terroir de Quatourze (600 ha), où sont installés un domaine expérimental avec centre de formation professionnelle agricole, et le château du domaine de Notre-Dame de Quatourze. Enfin, une appellation de vin de pays des Coteaux Narbonnais porte sur 5 communes. Avec 2 796 ha de vignes exploitées, Narbonne est ainsi la première commune viticole de l’Aude.

Les reliefs des Corbières se prolongent vers le nord par une série de collines jusqu’au site de l’oppidum de Montlaurès, riche en restes archéologiques; tout près, on a exploité une mine de soufre et le CEA a établi ses installations de Malvesi. Entre ces reliefs s’étale une plaine, large de 7 km, où la ville a pu s’étaler; elle est noyée au sud par l’étang de Bages. La population de la commune était de 28 000 hab. aux temps forts du vignoble autour de 1900; elle est montée assez régulièrement ensuite et continue de progresser après avoir passé le cap des 40 000 hab. en 1977; elle s’est accrue de 6 980 hab. depuis 1999 (+15%). L’unité urbaine Insee est limitée à la commune, l’aire urbaine compte 24 communes et 93 100 hab. La communauté d’agglomération du Grand Narbonne (Narbonne (le Grand)) associe 37 communes et monte à 125 900 habitants. L’arrondissement a 165 200 hab., 109 communes, 210 200 ha. Trois nouveaux cantons portent le nom de Narbonne, le premier avec une fraction de la commune et 4 communes voisines, le deuxième avec une autre fraction et 2 communes, le troisième avec seulement le reste de la commune de Narbonne.


Ouveillan

(2 420 Ouveillanais, 2 998 ha dont 1 430 de vignes) est une commune du département de l’Aude dans le Grand Narbonne (Narbonne (le Grand)), 17 km au nord de Narbonne à la limite de l’Hérault. Elle fait le lien avec les grands vignobles du Biterrois et a aussi une cave coopérative. À Fontcalvy au SE, restes d’une ancienne grange (13e s.) de l’abbaye de Fontfroide avec festival de musique. La population d’Ouveillan a culminé à 2 850 hab. en 1901 et a connu son minimum en 1982 (1 880 hab.). Elle s’est accrue de 480 hab. après 1999 (+25%). Un étang subsiste juste au sud du bourg, quelques petites buttes accidentent le finage au sud et au nord-est, près des châteaux du Terral (19e s.) et de Preissan. Le Canal du Midi et la D5 Minervoise frôlent la limite nord du territoire.


Port-la-Nouvelle

(5 670 Nouvellois, 2 855 ha dont 1 560 de bois) est une commune de l’Aude dans le Grand Narbonne (Narbonne (le Grand)), 27 km SSE de Narbonne, 8 km à l’est de Sigean. La commune a été créée en 1844 à partir de Sigean. La Nouvelle est cependant mentionnée dès 1528, mais l’aménagement du port date du début du 19e siècle. Il a été établi en 1820 sur le grau de l’étang de Sigean; le canal de la Robine, passant entre les étangs de Sigean et de l’Ayrolle, le reliait à Narbonne en 20 km, et ainsi le connectait au Canal du Midi. La commune s’est d’abord appelée Port-de-la-Nouvelle, puis officieusement La Nouvelle, avant de prendre son nom actuel en 1953; elle avait 2 400 hab. en 1890, 1 800 en 1954, puis a fortement progressé jusqu’en 1975, lentement ensuite; enfin elle a gagné 750 hab. après 1999, signe de réussite des résidences nouvelles.

Le canal, longé par la voie ferrée, ne sert plus qu’à la plaisance, mais le port reste actif, notamment grâce à la pose d’une conduite en mer, permettant aux pétroliers de 40 000 t de rester à plus de 2 km du rivage. Une firme privée (Dyneff, dont le siège est à Lézignan et qui est devenue roumaine) en a fait sa base de stockage et de distribution de produits pétroliers, couvrant peu à peu les régions du Sud et de l’Est de la France. Le port atteint ainsi un mouvement de 600 navires par an et un trafic de 2,5 Mt, dont 1,5 Mt de produits pétroliers aux entrées, et 0,7 Mt de céréales aux sorties; il est donc le troisième port français de la Méditerranée. Une grosse usine des ciments Lafarge emploie 100 personnes. Au total, Port-la-Nouvelle rassemble 11 des 24 établissements à risque (Seveso) du département de l’Aude.

La commune s’étire sur 11 km de côte; elle inclut au nord le grand salin de Sainte-Lucie, ainsi que l’île boisée de même nom, réserve de 250 ha entre les étangs de Sigean et de l’Ayrolle, et une part de l’étang de Sigean (env. 600 ha) avec la petite île de la Nadière, ancien hameau de pêcheurs; et une étroite plaine littorale marécageuse. Au sud, les collines de garrigue portent depuis 1993 une station éolienne de 5 turbines Vestas (2,2 MW), doyenne de l’équipement languedocien, réalisée par la Compagnie du Vent avec l’aide et pour le profit de la cimenterie. Près de Sigean, le domaine de Frascati a été acquis par le Conservatoire du littoral. La voie ferrée de Narbonne à Perpignan — ou du Rhône à Barcelone — traverse la commune du nord au sud après être passée entre les étangs.

La ville joue à la fois sur le port de commerce et sur ses atouts balnéaires: une longue plage et les étangs; mais les cuves de pétrole, les silos et la cimenterie ne se laissent pas oublier dans le paysage. La ville est d’ailleurs divisée en deux agglomérations distinctes, la plage et le port, complétés par un actif port de pêche (depuis 1963) et le petit port de plaisance (150 places). Elle enregistre officiellement un hôtel, trois campings (630 places), 4 600 résidences secondaires (61% des logements). Village de vacances (Vacantel, 210 villas) et campings portent à 20 000 le nombre affiché de «lits» touristiques; «musée» de la baleine, à partir du squelette d’une baleine échouée en 1989; hôpital public pour convalescents, collège public, supermarché U (85 sal.); agence immobilière du Soleil (45 sal.), transports Camidi (Camions du Midi, 200 sal.), travaux publics Lavoye (90 sal.), gardiennage Securitas (85 sal.), La Poste (70 sal.).


Saint-Marcel-sur-Aude

(2 010 Saint-Marcellois, 837 ha dont 240 de vignes) est une commune de l’Aude à 12 km NO de Narbonne dans le Grand Narbonne (Narbonne (le Grand)). Elle est hors de la zone AOC du minervois, mais a une cave coopérative et une distillerie, ainsi qu’un Intermarché (40 sal.); maison de retraite médicalisée. La commune est bordée au sud par l’Aude et traversée par la D607. La population augmente assez nettement depuis le creux de 1962 (810 hab.); elle s’est encore accrue de 690 hab. après 1999 (+53%). L’adjonction «sur Aude» est de 1971.


Saint-Nazaire-d’Aude

(2 050 Saint-Nazairais, 863 ha dont 240 de vignes) est une commune de l’Aude, 14 km NO de Narbonne, dans le Grand Narbonne (Narbonne (le Grand)). Elle a un village circulaire proche de la rive gauche de l’Aude. Le Canal du Midi traverse le finage à l’ouest et au nord. Tout au nord, le hameau du Somail, proche de la D607 et dont l’habitat déborde sur Sallèles-d’Aude, s’est développé au moment de la construction du Canal du Midi, comme base de l’entreprise puis étape des mariniers; port de plaisance, office du tourisme, musée des chapeaux, gros dépôt-vente de livres anciens (privé). Le Somail a demandé à être commune sans y parvenir, et groupe environ 500 hab. Le nom de la commune était seulement Saint-Nazaire avant 1921; le minimum de peuplement des deux derniers siècles s’est situé dans les années 1960 (700 hab.); la population s’est accrue de 920 hab. depuis 1999, soit de +81%.


Sallèles-d’Aude

(2 920 Sallélois, 1 255 ha dont 800 de vignes) est une commune de l’Aude dans le Grand Narbonne (Narbonne (le Grand)), 11 km NNO de Narbonne. Le village est sur le canal de jonction qui relie le Canal du Midi à celui de la Robine, et il est longé à l’est par la voie ferrée, à l’ouest par la Cesse. Commune viticole et «station verte de vacances», Sallèles a quelques industries, dont une minoterie (Toulousaine des Farines, 45 sal.), une carrière; supermarché Casino (20 sal.), maison de retraite, sept écluses.

La bourgade associe port de plaisance, château du 17e siècle, un «centre européen du patchwork», un musée du Vieux Sallèles et un musée des Potiers romains, œuvre de Roland Castro et J.-P. Gary édifiée en 1992 sur un site de fouilles découvert en 1968 et baptisé Amphoralis. Au nord, un site complexe associe le confluent du Canal du Midi et du canal de jonction, le port de la Robine, un pont-canal à la traversée de la Cesse et un parc d’activités; le finage va au sud-ouest jusqu’au Somail. Tout au sud, l’écluse de Gailhousty se remarque par une belle construction de 1782, le départ du canal d’atterrissement de l’étang de Capestang vers le NE, et le raccord du canal de jonction avec celui de la Robine par l’intermédiaire de l’Aude, que franchit la voie ferrée. La population communale a atteint un premier maximum à 2 450 hab. en 1891, un creux à 1 600 vers 1950 et s’est augmentée de 1 070 hab. après 1999 (+58%). La commune est le bureau du nouveau canton Le Sud-Minervois, 18 communes, 23 200 hab.


Salles-d’Aude

(3 320 Sallois, 1 815 ha dont 720 de vignes) est une commune viticole du département de l’Aude à l’est de Coursan, 10 km au NE de Narbonne dans le Grand Narbonne (Narbonne (le Grand)), à la limite de l’Hérault. La bourgade est entre l’Aude, au nord, et l’A9, qui traverse le finage au SE avec une aire de service, dite de Narbonne-Vinassan (Argedis, 25 sal.). Elle a un Intermarché (40 sal.), une coopérative vinicole. Elle jouxte celle de Fleury, dont seule l’autoroute la sépare. Sa population s’est accrue de 1 390 hab. depuis1999 (+72%). À l’ouest se dresse la butte de Céleyran, au pied de laquelle sont les domaines et châteaux de Céleyran (classé, avec restes gallo-romains, propriété de la Région depuis 2009) et du Pech-Céleyran (19e s.), et un ancien moulin.


Sigean

(5 570 Sigeanais, 3 535 ha dont 690 de vignes) est un ancien chef-lieu de canton de l’Aude, 25 km au sud de Narbonne, membre du Grand Narbonne (Narbonne (le Grand)). Le bourg est à 7 km de la mer, sur la D6009 (ex-N9). La commune compte une bonne partie (1 200 ha) de l’étang de Sigean, dont l’île et l’étang de l’Aute (parc naturel communal), et l’ancien Grand Salin. Le parc animalier de la Réserve africaine, au nord, sur 300 ha, emploie 65 personnes et reçoit de nombreux visiteurs. La commune a deux campings (330 places) et 610 résidences secondaires sur 3 100 logements. L’A9 traverse le finage à l’ouest, avec une double aire de repos et un échangeur à péage.

Sigean, qui exploite des vignobles de plaine, offre aussi un ensemble d’attraits et d’équipements: site archéologique de l’oppidum du pech de Mau (ou Maho), au NO, occupé à l’âge du Fer; centre d’art contemporain au hameau du Lac; musée des Corbières au bourg; collège public; base nautique de Port-Mahon avec école de voile sur l’étang, village de vacances; centre de rééducation de la Pinède; maison de retraite (la Pinède, 40 sal.) et Intermarché (40 sal.); transports Sud Pulvé (35 sal.).

Un parc éolien pionnier se tient au sud-est, depuis 2000 sur les collines de garrigues de Sigean-Port-la-Nouvelle (10 hélices Gamesa, 6,6 MW, à la Compagnie du Vent); il forme avec les 5 machines voisines de Port-la-Nouvelle le parc des Corbières Maritimes. La population de Sigean avait atteint un premier maximum à 4 200 hab. en 1881; descendu à 2 300 hab. en 1954, le nombre des habitants a constamment augmenté depuis, avec un relatif palier toutefois entre 1968 et 1982; elle s’est accrue de 1 450 hab. depuis 1999 (+35%). Sigean est le bureau du nouveau canton Corbières Méditerranée, 11 communes, 22 900 hab.; c’est l’ancien canton de Sigean, un temps dénommé Corbières Maritimes.


Vinassan

(2 700 Vinassanais, 896 ha dont 360 de vignes) est une commune viticole du département de l’Aude dans le Grand Narbonne (Narbonne (le Grand)), 7 km ENE de Narbonne; restaurant d’autoroute Autogrill (40 sal.); négoce de matériaux Chausson Trialis (25 sal.). Le finage est traversé par l’autoroute A9 et se peuple de lotissements; il comprend à l’est une extension autour du petit hameau de Marmorières. Modérée entre 1876 (400 hab.) et 1968 (770), sa croissance s’est accentuée à partir des années 1980; elle a gagné 660 hab. (+32%) depuis 1999.