Communauté d’agglomération du Grand Avignon (COGA)

Avignon (Grand)

Highslide JS

communauté d’agglomération du Vaucluse associant 16 communes (dont 7 dans le Gard) et 192 800 hab. sur 30 260 ha. Avignon (siège), Caumont-sur-Durance, Entraigues-sur-la-Sorgue, Morières-lès-Avignon, Le Pontet, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Vedène, Velleron en Vaucluse dépassent 2 000 hab., ainsi que Les Angles, Pujaut, Rochefort-du-Gard, Roquemaure, Sauveterre, Saze et Villeneuve-lès-Avignon dans le Gard.

Jonquerettes (1 590 Jonquerettois, 257 ha) est une commune au très petit finage mais dont le village s’est peuplé récemment: elle n’avait encore que 210 hab. en 1962; elle a passé le millier en 1989 et s’est encore accrue de 330 hab. après 1999. Le village jouxte Saint-Saturnin-lès-Avignon et a une gare sur la voie vers Cavaillon et Marseille; ses vignerons cultivent 159 ha de vignes; château très remanié du 14e s.


Angles (Les)

(8 700 Anglois, 1 777 ha dont 1 149 de bois) est une commune à l’est du Gard, au bord du Rhône, dans l’agglomération du Grand Avignon. L’urbanisation prolonge celle de Villeneuve-lès-Avignon au sud-ouest sur le bas plateau, sans solution de continuité. Au sud, le finage comprend une part de plaine de rive droite du Rhône avec les ponts de la D902 et de la voie ferrée, et plus en aval le double viaduc de la LGV. Toute la partie occidentale de la commune est sur le plateau accidenté et vide de ses garrigues, qui porte le grand triangle de connexion des lignes de TGV vers Marseille, Nîmes et Lyon; château des Issarts en bordure du Rhône. Le finage atteint au sud le confluent de la Durance.

La croissance de la commune est postérieure à 1950: elle n’avait que 340 hab. en 1900, 670 en 1936, mais avait atteint 2 700 hab. en 1962, 5 000 en 1980; elle s’est augmentée de 950 hab. depuis 1999. Elle offre un parc du Soleil et du Cosmos, un théâtre de verdure; trois centres commerciaux dont un hypermarché Leclerc (290 sal.) et des magasins comme Weldom (35 sal.) et ATS Culligan (40 sal.); fabrique de peintures Blancolor (100 sal.), taille de pierres Bouvier (35 sal.); boulangerie BG (20 sal.); installations électriques Labbé (190 sal.), revêtements Technisol (30 sal.); ingénierie Rail Concept (30 sal.), assurances Texa (60 sal.), conseil Pack Solutions (80 sal.); clinique Saint-Luc (30 sal.), transports par cars Bernard et Bouisse (35 sal.).


Avignon

(92 820 Avignonnais, 6 478 ha) est la préfecture du Vaucluse. La ville est sur la rive gauche du Rhône, qui rase ses murs de près. La commune occupe l’espace de confluence entre Rhône et Durance; elle est ainsi limitrophe des départements du Gard et des Bouches-du-Rhône; l’une de ses principales banlieues, et la plus bourgeoise, Villeneuve-lès-Avignon, est ainsi dans une autre région. Sa principale originalité historique est d’avoir été choisie comme résidence pontificale au début du 14e s. Les papes n’y sont restés que trois quarts de siècle mais Avignon, achetée par Benoît XII en 1348 à la reine Jeanne, resta parmi les États pontificaux, avec le Comtat, jusqu’à la Révolution. Les deux autres originalités, qui se marquent à ses activités économiques et universitaires, sont dans le succès des productions agricoles intensives de ses environs, et dans le succès du festival annuel de théâtre.

La vieille ville a conservé sur plus de 4 km de long la quasi-totalité de ses remparts du 14e s., cernés par les infrastructures ferroviaires et formant un large quadrilatère aux contours arrondis, qui contient tous les monuments et institutions remarquables. L’axe principal, nord-sud, va de la gare au Palais des Papes. Celui-ci est formé d’un Palais Vieux avec cloître et d’un Palais Neuf, tous deux du 14e s., et abrite un musée de l’Œuvre et un centre de congrès. Sa cour d’honneur accueille la partie officielle du célèbre festival de théâtre créé en 1947 par Jean Vilar. Il se tient au nord, à l’extrémité méridionale d’une colline qui domine le Rhône, le rocher des Doms, couronnée d’un jardin avec étang et qui porte la cathédrale (12e et 15e s.). Le Petit Palais, qui était destiné à l’évêché, est au pied, au NO, tout près du pont Saint-Bénézet, le fameux «pont d’Avignon» de la chanson, dont ne subsistent que trois arches du 12e s.

Vers le sud, se succèdent de nombreux hôtels et «palais» bourgeois, dont plusieurs accueillent des musées; hôtel des Monnaies (17e s.); hôtel de ville du 19e s. avec son beffroi, tour de l’horloge à jacquemarts du 15e s.; hôtels de Rascas (15e s.), de Sade (16e s.), de Salvan Isoard (17e s.), du Salvador (18e s.), maison du Roi René (17e-18e s.). Au sud, le couvent des Célestins abrite une cité administrative et le Centre national du théâtre a pris place dans les anciens locaux de l’université, qui s’est installée dans la partie orientale de la vieille ville dans l’ancien hôpital. La nouvelle préfecture et le palais de justice se sont établis à l’est, hors les murs, sur le boulevard de ceinture. À l’ouest, entre les remparts et le Rhône, il reste un peu de place pour les circulations et les parkings. La petite Sorgue, recouverte dans sa traversée de la cité, se voit encore au sud-est de la vieille ville le long de la rue des Teinturiers.

Avignon offre à la visite un grand nombre de musées: des beaux-arts au Petit Palais, collections d’art des musées Calvet, Angladon et Lambert, musée d’arts décoratifs Louis Vouland, musée lapidaire, musée d’histoire naturelle (Muséum Requiem), musée Jean Vilar (spectacles et festival), palais du Roure (culture méditerranéenne et ethnographie) et le plus ancien mont-de-piété de France. Le festival de théâtre a essaimé en une vingtaine de sites, et se double d’un festival «off» qui démultiplie les représentations jusque dans les rues. La ville a aussi un opéra-théâtre de 1847. Elle offre 850 emplacements de camping et un peu plus de 2 000 chambres d’hôtel

Avignon a 9 collèges publics et 4 privés, 4 lycées publics et 3 privés, 3 lycées professionnels publics et deux privés. L’université d’Avignon avait été créée par le pape dès 1303, mais avait disparu durant la Révolution. Elle a été recréée en 1984, à partir d’un collège littéraire apparu vingt ans avant, et a une base territoriale de niveau départemental. Elle a 7 500 étudiants (dont 2 000 en lettres et sciences humaines) et 550 salariés enseignants et employés, mais pas de médecine; les installations principales sont en centre-ville, mais il s’y est ajouté un campus Agroparc avec IUT, IUP et formations en agrosciences, sur le site de Montfavet commun avec l’Inrae. Plusieurs centres d’apprentissage et un Institut de formation régional de l’industrie agro-alimentaire (Ifria), un Institut supérieur en enseignement management agro-alimentaire (Isema), plusieurs institutions de formation continue et un Institut supérieur des techniques du spectacle.

Le centre hospitalier (760 lits) a été transféré au sud de la ville sur la rive de la Durance; Avignon a aussi plusieurs cliniques totalisant 350 lits, dont les cliniques Medica les Cyprès (210 sal.), Urbain V (160 sal.), Sainte-Catherine et Rhône Durance (Pamard, 240 sal.); centre chirurgical Montagard (65 sal.) et le centre de rééducation du Lavarin (Clinea, 80 sal.); centre d’aide par le travail (50 places), maison de retraite (80 places), plusieurs instituts médico-pédagogiques.

La situation décentrée d’Avignon dans son département la met dans une position ambiguë. D’une part, Carpentras est bien mieux située pour drainer les marchés du Comtat, et Cavaillon a su attirer de grandes entreprises de transport routier. Mais à l’échelle interdépartementale sa position est meilleure: Avignon est en position de carrefour à la croisée du Rhône et de voies transversales: vallée de la Durance et route d’Apt (ancienne Via Domitia) vers l’est, et vers l’ouest l’axe languedocien reprenant l’ancienne Via Domitia, vers les Cévennes et l’Ardèche sur d’anciennes directions de drailles de transhumance, Camargue et littoral gardois. La ville est à la bifurcation des voies ferrées vers Marseille, vers Paris par la rive gauche et par la rive droite, vers Montpellier par Tarascon. La N7 fait un petit détour entre Sorgues et Cavaillon pour passer en ville. En revanche, les autoroutes se sont un peu écartées d’Avignon, leur bifurcation étant reportée à Orange, tandis que la ligne ferroviaire à grande vitesse contourne la ville par l’ouest et le sud, en traversant deux fois le Rhône: de Montpellier à Lyon la «grande vitesse» routière ou ferroviaire ne passe plus par Avignon. Néanmoins, la ville a bien tiré parti de ces voies d’échange, ainsi que du Rhône et de la richesse agricole des campagnes environnantes, et a été équipée d’un marché-gare au sud-est. Certes, une bonne part des activités de l’agglomération est au Pontet, à Sorgues et à Morières-lès-Avignon, et se répand à Villeneuve-lès-Avignon, mais la commune elle-même ne manque pas d’activités de production et de distribution.

Parmi les premières émerge un ensemble agro-alimentaire qui comprend les plats cuisinés Agis (280 sal., groupe LDC), les condiments McCormick (ex-Ducros, 160 sal.), la charcuterie Fillière (110 sal.), la boulangerie Dulechalon (200 sal.). S’y ajoutent une plâtrerie Etex ex-Lafarge (270 sal.), les bétons KP1 (150 sal.), les maçonneries Girard (85 sal.) et Mariani (50 sal.); brosserie Rozenbal (75 sal.); chaudronnerie IMN (90 sal.); horticulture et pépinières Plan Jardin (190 sal.).

Le tertiaire est représenté par l’informatique CBA (150 sal.), les ingénieries GSE (150 sal.) et Fondasol (80 sal.), la comptabilité Causse (120 sal.), les gestions immobilières Grand Delta Habitat (370 sal.), Vallis Habitat (320 sal.) et Foncia (55 sal.), le géomètre Ecartip (80 sal.), la Banque de France (60 sal.); et, dans la distribution, les magasins Auchan (380 sal.) et Géant Casino (180 sal.), Galeries Lafayette (140 sal.), Leclerc (85 sal.), Intermarché (65 sal.), Carrefour (55 sal.), Castorama (110 sal.), Metro (110 sal.), Bricoman (55 sal.), les négoces de produits alimentaires Rouby (80 sal.) et Schoepfer (70 sal.), de quincaillerie Prolians (60 sal.) et Richardson (65 sal.), de fleurs SPG (80 sal.). S’y ajoutent l’aide à domicile Grand S (70 sal.), le gardiennage Best Of (80 sal.), les nettoyages GSF (230 sal.), Nera (125 sal.), Proimpec (80 sal.), les nettoyages urbains Suez RV (100 sal.) et Onyx (60 sal.); publicité Adrexo (180 sal.) et Mediapost (65 sal.); autobus urbains TCRA (390 sal.), transports de voyageurs Transdev (120 sal.), transports Grand Sud (60 sal.) et location de camions Berto (150 sal.); La Poste (160 et 170 sal.); Enedis (170 sal.), Orange (105 sal.), production d’électricité Q Energy (120 sal.), transport d’électricité RTE (90 sal.), la Sncf (150 sal.), Avignon Tourisme (110 sal.).

La commune, de forme triangulaire, a vu sa surface réduite avec l’émancipation du Pontet (1925) et de Morières-lès-Avignon (1870); mais elle conserve à l’est les collines de Montfavet, où se dresse la tour d’Espagne, reste d’une abbaye du 14e s., et où sont aussi une gare, l’hôpital psychiatrique départemental et des installations de recherche agronomique de l’Inrae; les vignerons cultivent 166 ha de vignes et disposent d’une cave coopérative. La pointe de confluence de Courtine, au sud-ouest de la commune, a reçu un nouveau port fluvial et elle est traversée par la ligne ferroviaire à grande vitesse, qui longe la rive droite de la Durance et franchit le Rhône en amont du confluent; elle a exigé la construction d’une nouvelle gare dans une partie non bâtie de la commune, ouverte en 2001.

À la pointe sud-est de la commune, à la traversée de la Durance, Avignon partage avec Caumont-sur-Durance un gros échangeur N7-A7. Le long de la N7, ont pris place un parc d’activités et le parc des expositions, l’aérodrome d’Avignon-Caumont, devenu Avignon-Provence (codes AVN et LFMV), ouvert en 1937, qui occupe 160 ha et qui a une piste bitumée de 1 340 m et une gazonnée de 700 m. Après avoir bénéficié de liaisons avec Paris ou Lyon, l’aéroport a connu des vicissitudes et été très réduit par la concurrence des TGV. Le trafic est tombé à 7 000 passagers en 2019 et en 2021, dont 6 000 internationaux, en 2 000 mouvements commerciaux, les mouvements non commerciaux se montant à 50 000 en 2018, 63 000 en 2021, dont un tiers en voyages privés, deux tiers en mouvements locaux (aéroclubs). Avignon dispose d’un autre aérodrome pour les loisirs, mais à Pujaut dans le Gard, à 10 km au nord-ouest; il est très actif en vol à voile et parachutisme.

Avignon a trois quartiers classés «prioritaires»: la Croix des Oiseaux-Saint-Chamand au sud-est et Monclar au SSO, qui forment ensemble une vaste zone franche urbaine; le quartier Est (Saint-Jean). Au nord-ouest, de l’autre côté du Rhône, l’île de la Barthelasse reste un espace non construit et soumis aux crues du fleuve; celui-ci y dessinait de grands méandres, qui fixent encore la limite départementale et régionale, et qui ont été recoupés par le canal de dérivation qui alimente l’usine électrique située sur l’île (120 MW). Un port de plaisance a été aménagé sur la rive gauche en bordure de la vieille ville; nombreux bateaux de promenade et bateaux-hôtels.

Avignon avait 30 000 hab. en 1830 et s’est lentement haussée à 46 000 vers 1900. Elle atteignait 60 000 hab. en 1938 et a culminé à 91 000 hab. en 1968 avant de fluctuer un peu, passant par 88 300 hab. en 1999 et augmentant de 4 500 hab. depuis. La communauté d’agglomération du Grand Avignon associe 16 communes (dont 7 dans le Gard) et 192 800 hab. L’arrondissement a 215 400 hab., 17 communes.

Trois nouveaux cantons portent le nom d’Avignon; ils divisent la ville le 3e ajoute la commune de Morières-lès-Avignon; au total, 99 900 hab.


Caumont-sur-Durance

(5 010 Caumontois, 1 823 ha) est une commune du Vaucluse dans la CA du Grand Avignon, 15 km ESE de la préfecture. Sous l’abri d’un oppidum montant à 172 m, le village tenait un gué sur la Durance, près duquel subsistent des restes de la chartreuse de Bonpas (17e s.), au nom significatif (bon passage), qui conserve une chapelle romane (12e s.) et des jardins à la française. Tout près, un échangeur de l’A7 et de la N7 a été aménagé à la pointe occidentale de la commune. Caumont cultive 74 ha de vignes et offre des restes de remparts et une porte, la chapelle Saint-Symphorien (12e s.) et un «jardin romain» réalisé sur un site de fouilles, une table d’orientation; magasin U Express (30 sal.), négoce de boissons Bleu Vert (40 sal.), voyages par autocar Odya (70 sal.). Caumont, nommée sur-Durance depuis 1953, avait 2 000 hab. au milieu du 19e s., moins de 1 400 dans l’entre-deux-guerres. La population a fortement augmenté après 1950 et a gagné 680 hab. depuis 1999 (+16%).


Entraigues-sur-la-Sorgue

(8 720 Entraiguois, 1 657 ha) est une commune du Vaucluse dans le Grand Avignon, 14 km au NE d’Avignon. Le centre historique, sur une butte de calcaire coquillier, a des restes de remparts et un ancien donjon dit tour des templiers (12e-13e s.), récemment restauré; des sculptures modernes aux entrées de la ville évoquent le thème de la «mémoire de l’eau». Le site de Trévouse (ou Trévouze), à l’extrême sud de la commune, fut celui d’une fabrique de poudre de garance, dans une grosse bastide qui date du 15e s. et en conserve quelques éléments. Le nom d’Entraigues est devenu «sur Sorgues» en 1918, puis «sur la Sorgue» en 1993. La commune a atteint 2 300 hab. en 1872, avant de tomber à 1 800 hab. en 1896; sa population a augmenté ensuite, surtout de 1962 (2 600 hab.) à 1982 (5 300 hab.); elle a gagné 2 020 hab. après 1999 (+20%). Une zone d’activités (zac du Plan) a trouvé place au sud de la commune sur un ancien dépôt de l’armée. La Sita-Sud y a acquis 30 ha pour un centre de stockage de «déchets ultimes». Entraigues a reçu d’assez nombreuses entreprises dont la centrale d’achats U Proximité (460 sal.), l’entreposage FM (130 sal.), les transports Schenker (110 sal.). et des négoces et entrepôts de moindre taille; nettoyage Onet (350 sal.).


Morières-lès-Avignon

(8 920 Moriérois, 1 035 ha) est une commune du Vaucluse dans la CA du Grand Avignon, 7 km à l’est de la préfecture. Elle a été commune quelques mois pendant la Révolution, puis recréée à partir du territoire d’Avignon en 1870 avec 1 600 hab.; mais la mention «lès Avignon» ne date que de 1918. La population n’avait pas augmenté jusqu’à la dernière guerre; elle a connu une forte croissance entre 1954 et 1982 (6 100 hab.), un palier ensuite, puis elle a gagné 2 200 hab. après 1999 (+34%). Son territoire, étiré du nord au sud, est traversé par l’A7 et par la voie ferrée Paris-Marseille (gare). Cette banlieue d’Avignon a une entreprise d’imprimerie-édition Jocatop (70 sal.) et des ateliers d’électronique SPEC (45 sal.), de finitions de bâtiment Indigo (35 sal.); un centre Leclerc (170 sal.); Helen traiteur (60 sal.), nettoyage Euroclean (190 sal.), gardiennage Loomis (45 sal.). Le bourg conserve la maison natale du compagnon menuisier Agricol Perdiguier, dit Avignonnais la Vertu (1805-1876), qui fut député républicain de 1848 à 1851, exilé puis libraire-éditeur à Paris. Au nord, le château Folard, qui date du 18e s., est devenu une Maison de la culture et des loisirs. Le château Saint-Laurent, du 19e s. avec un domaine viticole, est au sud de la commune. Morières cultive 287 ha de vignes et dispose d’une cave coopérative.


Pontet (Le)

(17 180 Pontetiens, 1 077 ha) est une commune du Vaucluse dans le Grand Avignon, juste au nord-est de la préfecture. Elle a été créée en 1925 seulement, à partir du territoire d’Avignon, avec 2 400 hab.; elle a connu depuis une croissance spectaculaire: 5 000 hab. en 1960, 10 000 en 1974, 15 000 en 1988. Elle a 1 190 hab. de plus qu’en 1999. Bordée à l’ouest par la rive gauche du Rhône, la commune a reçu une part des activités industrielles d’Avignon au nord, prolongées en amont par les installations de Sorgues. La commune a un collège public, un port fluvial et un échangeur de la N7; espace culturel et école de musique du château de Fargues (14e et 19e s.), bel ensemble rénové et assorti d’un «jardin médiéval»; maison de retraite (50 sal.), institut médico-éducatif; le domaine de Roberty (18e s.) abrite un hippodrome.

Le Pontet a une usine des produits réfractaires SEPR (430 et 60 sal.). Les autres activités de production sont une papeterie Smurfit (55 sal.), la fabrique de matériaux isolants Deltisol (55 sal.), les viandes Bigard (55 sal.). La distribution est représentée par le vaste hypermarché Auchan (700 sal.), les magasins Leroy-Merlin (270 sal.), Brico Dépôt (75 sal.), Decathlon (95 sal.), Boulanger (95 sal.), les vêtements Zara (50 sal.); distribution pharmaceutique CERP (55 sal.) et Alliance Santé (60 sal.); transports API 2M (130 sal.), Axio (75 sal.), Dispam (150 sal.), Calberson (150 sal.); distribution d’eau Suez (70 sal.). La ville offre aussi 500 chambres d’hôtel.

Le nouveau canton du Pontet a 5 communes, 37 900 hab.


Pujaut

(4 050 Pujaulains 2 350 ha dont 371 de bois, 600 de vignes) est une commune du Gard dans la communauté du Grand Avignon, 5 km NNO de Villeneuve-lès-Avignon, au sud de Roquemaure. La bourgade est au bord d’un ancien étang asséché au 17e siècle, en partie occupé par l’aérodrome d’Avignon-Pujaut et traversé par la N580 et la voie du TGV. Elle monte au sud-est sur les garrigues de la Montagne, mais elle est séparée du Rhône par la commune de Sauveterre. Elle a quelques industries: bétons et préfabriqués du groupe KP1 (170 sal.), récupération de déchets Paprec (40 sal.); cellier des Chartreux, serres horticoles à l’ouest. La commune avait un millier d’habitants entre 1880 et 1965 et sa population a augmenté régulièrement depuis; elle a encore gagné 750 hab. après 1999 (+22%).


Rochefort-du-Gard

(7 810 Rochefortais, 3 403 ha dont 532 de vignes) est une commune du Gard dans la communauté du Grand Avignon, 10 km à l’ouest d’Avignon. Le finage se partage entre une plaine qui garde les traces de l’ancien étang asséché de Rochefort, voisin de celui de Pujaut, et un long triangle de plateau de garrigue montant au NO jusqu’à la forêt de Malmont (261 m). L’A9 court au NO de la ville sur un bas plateau de garrigue.

Le vieux centre se tasse sur une butte dominée par une église romane du 12e s.; l’habitat s’est disséminé sur le relief au nord et à l’ouest, dans les quartiers de la Garrigue, plus que dans la plaine viticole; mais l’habitat a récemment gagné à l’est dans la plaine. Il s’est également densifié à l’extrême sud-est autour de la Bégude de Rochefort, en continuité avec Les Angles et au passage de la N100. La commune a une cave coopérative, un collège public; tout un quartier de serres à l’est entre la Louviane et la Maulonne; quelques ateliers dont les constructions OBM (40 sal.), magasin U Express (20 sal.); mais l’habitat est surtout résidentiel. Son expansion est récente et se poursuit: elle avait 680 hab. en 1954, 1 100 en 1975, 2 000 en 1982; elle s’est encore accrue de 1 930 hab. après 1999 (+33%). Le nom était Rochefort seulement avant 1891.


Roquemaure

(5 610 hab. Roquemaurois, 2 622 ha dont 480 de vignes et 369 de bois) est un ancien chef-lieu de canton du Gard, 35 km NE de Nîmes, 16 km au nord d’Avignon sur la rive droite du Rhône. Il se repère aux hautes ruines du château féodal avec deux tours, sur l’éperon de la barre rectilihgne ouest-est de la montagne de Saint-Geniès. C’est aussi un ancien port du Rhône, et le centre-ville ancien a du charme; un collège public, quelques entreprises dont les transports GLS (70 sal.), Perrenot Buchaca (30 sal.) et TNT (30 sal.), Transservice Locatrans (20 sal.); une fabrique de peintures Sofec (40 sal.); négoce de fournitures Amco (25 sal.); La Poste (35 sal.). Au nord de la commune se juxtaposent les trois ponts de la principale traversée du Rhône: routier, autoroutier (A9) et LGV, la ligne Paris-Marseille faisant une vaste incursion sur la rive droite du Rhône pour contourner Avignon.

Un gros échangeur autroutier (n°22) a été aménagé au SO de la commune au milieu des garrigues, une double aire de repos juste à l’ouest de la ville; château de Clary à l’ouest. La zone industrielle de l’Aspre est proche de l’échangeur au sud. Roquemaure a aussi une halte fluviale, un parc d’attractions Amazonia au nord près des ponts; un canal de dérivation du Rhône longe la ville en délimitant l’île de Miémar; cultures maraîchères avec serres.

La commune a eu 3 800 hab. en 1820 puis sa population s’est lentement abaissée à moins de 2 000 dans les années 1920; elle a regagné des habitants après 1950 et croît toujours, gagnant 680 hab. depuis 1999. Elle adhère à la communauté d’agglomération du Grand Avignon. Le nouveau canton de Roquemaure a 11 communes, 26 700 hab.


Saint-Saturnin-lès-Avignon

(5 050 Saint-Saturninois, 625 ha) est une commune du Vaucluse dans le Grand Avignon; c’est, autour de son village rond initial, une banlieue d’Avignon au patrimoine limité, et surtout résidentielle, entre plaine et collines, dotée d’une gare à la sortie du tunnel qui la sépare d’Avignon; 83 ha de vignes; maison de retraite de 110 chambres; crèche de santons animée dans l’église. La population avait culminé à 2 200 hab. en 1866 avant de descendre à moins de 1 300 en 1926; elle augmente depuis 1945 et elle a fait plus que doubler après 1999 où elle ne comptait que 2 390 hab.


Sauveterre

(2 110 Sauveterrois, 1 309 ha dont 260 de vignes) est une commune du Gard, détachée de Roquemaure en 1850 et qui avait alors 900 hab. Elle se tient sous les reliefs qui dominent la plaine du Rhône et s’étend dans celle-ci au-delà du bief de la dérivation d’Avignon, incluant l’usine hydroélectrique de Sauveterre sur le Rhône proprement dit; château de Montsauve (mairie, avec expositions). La population, qui se tenait entre 700 et 750 hab. entre 1890 et 1960, a crû ensuite, surtout depuis 1980; elle a gagné 390 hab. depuis 1999. Elle a choisi la communauté du Grand Avignon.


Saze

(2 160 hab., 1 260 ha dont 575 de bois et garrigues) est une commune du Gard dans la communauté du Grand Avignon, 9 km à l’ouest des Angles, au bord du plateau des Garrigues et de la N100. La LGV traverse le finage au sud. La commune cultive 450 ha de vignes; ai NE, elle atteintà la limite de Rochefort-du-Gard, le moulinas est un site de serres maraîchères. La population s’est accrue de 680 hab. depuis 1999 (+46%).


Vedène

(11 750 Vedènais, 1 118 ha) est une commune du Vaucluse dans le Grand Avignon, 9 km ENE d’Avignon. La commune est traversée par l’A7 et y a un gros échangeur et un site des autoroutes ASF (360 sal.). Le bourg s’orne d’un château du 13e s. sur une butte, une tour de l’horloge (18e s.) et une porte-beffroi, une église classée du 18e s. La commune accueille le golf du Grand Avignon (25 sal.) et cultive 170 ha de vignes. Vedène organise un festival folklorique international en juillet et dispose d’un collège public.

Les principaux employeurs sont une usine alimentaire GB Foods (260 sal., firme de Barcelone), une robinetterie Watts (110 sal.), les travaux publics SPIE Batignolles (Valerian, 480 sal.) et 4M Provence Route (85 sal.); Carrières Vauclusiennes (85 sal.), plâtrerie Socogyps (80 sal.). Dans le tertiaire, magasin Ikea (210 sal.), négoce de surgelés Gineys (55 sal.), nettoyage urbain et tri sélectif Suez RV (60 sal.); La Poste (160 sal.). Vedène avait 2 200 hab. en 1872, moins de 1 600 trente ans après; elle en a retrouvé 2 100 en 1954 puis a connu une forte croissance, dont un supplément de 2 700 hab. après 1999 (+30%).


Velleron

(3 030 Velleronnais, 1 639 ha) est une commune du Vaucluse dans le Grand Avignon, 20 km ENE de la préfecture. Le village est au bord de la Sorgue, le long de laquelle le finage s’étire vers l’ouest. Il a des restes d’un ancien oppidum, des éléments de remparts, un hôpital du 18e s., qui fut établissement thermal; la mairie occupe l’ancien château de Crillon. Velleron héberge un Centre départemental de la pêche et de son environnement et un gros marché agricole. La commune avait 1 900 hab. en 1861, 1 000 seulement dans l’entre-deux-guerres et croît depuis; elle a gagné 160 hab. après 1999.


Villeneuve-lès-Avignon

(12 620 Villeneuvoist, 1 827 ha dont 235 de bois) est un ancien chef-lieu de canton du Gard dans l’arrondissement de Nîmes, 44 km ENE de la préfecture face à Avignon. La commune est membre de la communauté d’agglomération du Grand Avignon. Elle est une banlieue résidentielle plutôt riche; déjà, elle était le lieu de résidence des cardinaux au 14e s., protégé par le puissant fort Saint-André de la même époque, et enferme l’abbaye de même nom, plus ancienne. Villeneuve a aussi la chartreuse restaurée du Val de Bénédiction (14e s.), et a été classée parmi les «villes d’art»; musée municipal (art médiéval); clinique Bellerive (120 sal., 36 lits) avec section pour maladies nerveuses, maison de retraite (35 sal.); collèges public et privé.

La ville a dans son périmètre la centrale électrique du Rhône (CNR, 120 sal.) et a reçu plusieurs zones d’activité avec entrepôts et commerces; ingénierie KP1 (groupe PPB, 35 sal.), couverture Balazard (20 sal.), travaux publics Cise (90 sal.); jardinerie Botanic (55 sal.), supermarché Carrefour (50 sal.), hostellerie La Magnaneraie (25 sal.), hôtel Le Prieuré (45 sal.), La Poste (50 sal.), camping (20 sal.). Le finage va au NE jusqu’à l’ancien cours du Rhône, touchant ainsi à Sorgues, et inclut au NO une portion du plateau de Garrigues. La population communale avait dépassé 3 200 hab. au début du 19e s.; elle était descendue à 2 600 en 1891, et n’a cessé de croître depuis, atteignant 4 000 hab. vers 1940, 7 000 en 1968, 10 000 en 1988; elle n’a toutefois gagné que 540 hab. depuis 1999.